À l’occasion de son 40e anniversaire, Nigloland prépare l’ouverture d’une nouvelle attraction. « Nigloland va célébrer ses 40 ans. Pour marquer cette nouvelle étape, nous voulions créer une attraction majeure à la hauteur de nos ambitions. »
Supersonic 1887, le nouveau coaster du parc à thèmes Nigloland, est le plus important investissement de toute son histoire, commencée en 1987. Avec cette montagne russe développée avec Mack Rides, le parc prépare une transformation importante de ses infrastructures et vise une nouvelle étape de sa fréquentation.
Les chiffres clés de Supersonic 1887
Au total, 18 millions d’euros sont fléchés vers cette attraction XXL d’une superficie de 8 500 m2 avec une emprise au sol, pour la gare d’embarquement, de 850 m2.
| Caractéristique | Donnée |
|---|---|
| Investissement | 18 millions d’euros |
| Superficie du projet | 8 500 m2 |
| Surface de la gare d’embarquement | 850 m2 |
| Vitesse maximale | 91 km/h |
| Hauteur maximale | 47 m |
| Longueur du parcours | 770 m |
| Propulsions | 6 |
| Inversions | 6 |
| Moments d’apesanteur | 6 |
| Capacité horaire | 800 visiteurs |
| Trains | 2 trains de 16 places |
| Places avec les pieds dans le vide | 8 « wings seats » par train |
Le coaster atteindra une vitesse maximale de 91 km/h, s’élèvera à 47 m de hauteur et parcourra 770 m sous forme d’aller-retour.
Pour les spécialistes des coasters, 6 propulsions seront opérées, les visiteurs auront 6 fois la tête à l’envers et seront en apesanteur à 6 reprises.
800 chanceux défileront sur la « bête » par heure via 2 trains de 16 places dont 8 « wings seats », c’est-à-dire avec les pieds dans le vide.

Une ouverture prévue au printemps 2027
Il faudra au moins attendre le 28 mars 2027, si l’hiver est clément pour l’installation, pour profiter des joies de ce que Rodolphe Gélis, le directeur du parc de Dolancourt, qualifie de « créature de Frankenstein ».
Dès le 1er juillet 2026, les visiteurs découvriront ce qui les attend avec Supersonic 1887 au printemps 2027. Nigloland présentera des photos et vidéos de sa future attraction.
La première phase des travaux a débuté durant l’hiver 2025-2026 avec le coulage de 1 200 m³ de béton destinés à accueillir la structure.
Le projet a été dévoilé la semaine passée, à Fribourg-en-Brisgau (Allemagne), dans les locaux de Mack Rides, le constructeur allemand d’attractions. Ses propriétaires ne sont autres que la famille Mack, à l’origine d’Europa-Park, également de l’autre côté de la frontière.
Mack Rides a été choisi parmi trois candidats au terme d’un processus où les équipes de Nigloland ont éprouvé les réalisations des entreprises en compétition.
Un investissement majeur pour Nigloland
L’ambition assumée avec Supersonic 1887 est de tendre vers le million de visiteurs annuel.
Pour rappel, l’exercice record de Nigloland remonte à 2022 avec 763 000 entrées.
« On voulait un coaster unique, une sorte de chimère, prolonge Rodolphe Gélis. Mack Rides a réalisé le produit parfait avec la plus haute qualité pour les visiteurs en termes de fiabilité et de sécurité. »
À l’occasion de son 40e anniversaire, le parc Nigloland annonce l’ouverture en 2027 de « Supersonic 1887 », une nouvelle montagne russe développée avec Mack Rides.
Avec un investissement de 18 millions d’euros, le parc mise sur une attraction immersive inspirée des Expositions universelles du XIXe siècle.
Une histoire inspirée des Expositions universelles
Au-delà de l’aspect technologique, Nigloland mise sur une forte dimension thématique.
La nouvelle zone s’inspirera de l’univers des Expositions universelles de la fin du XIXe siècle.
Selon le scénario imaginé par le parc, ce dernier présente lors de l’exposition un prototype de véhicule à vapeur expérimental capable d’atteindre des vitesses inédites.
Derrière son nom se cache une référence à l’exposition universelle de 1889 à Paris. Avec une subtilité : les deux derniers chiffres rappellent l’année de création du parc, 1987.
Creative Designer de Nigloland, Jessy Roig éclaire ce choix : « On souhaitait un univers encore jamais exploré par un parc à thèmes en Europe et raconter une histoire ancrée avec différentes attractions du parc. On a remonté le temps cent ans avant la création de Nigloland. »
La gare d’embarquement, premier élément du décor
La gare, porte d’entrée du coaster, sortie de son cerveau foisonnant est plus vraie que nature.
« C’est le pavillon français. Sa grande verrière est inspirée de la gare de l’est avec une petite touche Niglo avec la grande roue à l’intérieur. »
On vous laisse la surprise des autres éléments de décor.
La future attraction intégrera un univers repensé.
En plus du pavillon français, le « Fish & chips » sera le bâtiment anglais.
King of Mississippi, l’attraction avec un bateau à aube naviguant sur une rivière artificielle, sera thématisé en pavillon américain.
Le Grizzly, l’une des 6 montagnes russes actuelles du parc, sera intégré au pavillon canadien.

Un land homogène autour du Mississippi
« Ce sera un land homogène. On pourra manger directement sur l’eau, tout en contemplant les belles figures du coaster, souffle Jessy Roig. »
L’attraction sera imbriquée dans le tracé du King of Mississippi avec le lac et la proximité des rives.
Près de la moitié de l’attraction sera implantée au-dessus de l’eau et des îles du Mississippi.
On a cherché des compromis d’implantation avec Mack Rides pour qu’il y ait le moins de pylônes possibles et surtout le moins dans l’eau pour ne pas altérer l’étanchéité du bassin et l’esthétique.
La découverte ne se limitera pas à 2027 et à l’attraction.
De nombreux objets dérivés seront en vente dans une boutique en sortie de coaster et, en 2028, un restaurant « Fish & chips » ouvrira ses portes.
On pourra manger directement sur l’eau, tout en contemplant les belles figures du coaster.
Des travaux réalisés sans bloquer le parc
On vous épargne le brainstorming pour la circulation des visiteurs et l’exploitation du Grizzly et de King of Mississippi pendant les travaux.
Pas question de bloquer un pan du parc durant le chantier.
L’arrivée de cette nouvelle attraction entraîne une transformation importante des infrastructures du parc.
Une nouvelle ligne électrique souterraine de 10 km
A Jessy Roig la charge d’imaginer de beaux décors et à Philippe Dinant, le directeur technique, la lourde tâche de donner vie à ses idées.
« Mack Rides s’est rapidement mise en avant quand on a établi le cahier des charges. C’est le plus grand défi qu’on ait jamais lancé à Nigloland », dixit le technicien.
À tel point que l’alimentation électrique est un défi.
« En 2025, cette attraction n’aurait pu voir le jour. La capacité d’alimentation électrique du parc n’était pas suffisante, prolonge Philippe Dinant. On a tiré une ligne dédiée, 100 % enterrée et longue de 10 km, jusqu’à Bar-sur-Aube ! »
Elle servira aussi au développement du parc dans les années à venir.
Une implantation complexe au-dessus de l’eau
C’est loin d’être le seul défi relevé.
« L’attraction sera imbriquée dans le tracé du King of Mississippi avec le lac et la proximité des rives. On a cherché des compromis d’implantation avec Mack Rides pour qu’il y ait le moins de pylônes possibles et surtout le moins dans l’eau pour ne pas altérer l’étanchéité du bassin et l’esthétique. »
Près de la moitié de l’attraction sera implantée au-dessus de l’eau et des îles du Mississippi.
Supersonic 1887 et ses conséquences sont d’une ampleur inédite à Dolancourt.
Une peinture développée spécialement pour l’attraction
Preuve de cette exigence : il a fallu créer une peinture spéciale pour ce coaster jamais vu dans l’Aube.
On tient à ce que nos attractions soient peintes et traités anticorrosion de la meilleure manière possible.
Supersonic 1887 sortira des ateliers de Mack Rides en acier brut pour rejoindre une compagnie française spécialisée dans les traitements anticorrosion haut de gamme.
La teinte choisie n’était pas au catalogue des constructeurs.
Il a donc fallu développer une peinture spéciale à haute brillance pour respecter la pérennité et la protection du rail à long terme.
Une attraction qui veut cultiver sa singularité
Certains verront dans Supersonic 1887 des similitudes avec Voltron à Europa-Park et surtout Toutatis au Parc Astérix.
Rodolphe Gélis aborde la question sous un angle différent.
« Depuis quelques années, il y a une accélération des investissements en France et en Europe sur les grands coasters. On ne voulait pas un Toutatis bis. Il y en a déjà un et cela ne nous intéressait pas d’en refaire un. »
« On veut cultiver notre singularité et nos différences. Tout ce qu’on fait depuis des années doit être unique et exceptionnel à rider (NDLR : parcourir), à voir et pour sa thématique. »
« Dans cette compétition entre parcs, on doit jouer la place du challenger. Pas être quatrième mais sur le podium ! »