Le pigeon voyageur marron appartient à la grande diversité des pigeons domestiques issus du pigeon biset. Lors de sa domestication, l’homme a sélectionné ses couleurs, tailles et formes selon des critères esthétiques, d’aptitude à la course ou, plus simplement, de corpulence pour la consommation humaine.
La plupart des pigeons urbains sont soit bleu/gris, soit roux pour 7% de la population. Au sein de chacun de ses deux groupes, leur couleur varie du totalement blanc à l’uniformément noir. Cette diversité explique pourquoi un pigeon voyageur marron peut présenter des nuances très variables, allant du roux au brun, avec parfois des parties plus claires ou plus foncées.

Qu’est-ce qu’un pigeon voyageur marron ?
Le pigeon voyageur est l’autre nom du pigeon biset domestique, dont le nom scientifique est Columba livia. Le premier a été domestiqué via la colombophilie. C'est ainsi que sa sélection par l’homme a permis de créer plus de 300 races, ce qui explique la diversité des plumages de cette espèce rencontrée en milieu citadin.
Le pigeon appartient au genre Columba et fait partie des oiseaux les plus anciens domestiqués par l'homme. Déjà présent dans les civilisations antiques, il a accompagné l'histoire humaine pour la nourriture et les communications.
Après la Première Guerre mondiale, les pigeons domestiqués sont retournés à l’état sauvage et ont colonisé les villes. La diversité de coloration sélectionnée artificiellement s’est ainsi maintenue dans les zones urbaines.
Un pigeon voyageur marron n’est donc pas nécessairement une espèce différente des pigeons voyageurs bleus, gris ou blancs. La couleur du plumage constitue principalement une caractéristique de variété, de lignée ou de combinaison génétique.
Plumage et apparence du pigeon marron
Les pigeons voyageurs ne sont pas sélectionnés de la même façon et sont généralement de couleur impure, je n’ai d’ailleurs jamais remarqué de couleur vraiment dominante.
Néanmoins, on remarque que :
- Deux bleus barrés ne donnent jamais de rouges, ni d’écaillés bleus.
- Deux écaillés ne donnent jamais de rouges.
- Généralement, les roux, les rouges, les cendrés qui ont du noir dans les plumes sont des mâles.
La couleur marron ou rousse peut donc s’inscrire dans une grande variété de plumages. Certains individus possèdent un corps uniformément brun, tandis que d’autres présentent un plumage mêlant des tons bruns, roux, gris, noirs ou blancs.
Le pigeon biset se distingue par les reflets de son cou qui vont de l'émeraude au violet. Son iris rouge orangé est aussi très reconnaissable. Il est plus petit que le pigeon ramier.
La couleur du plumage ne suffit pas à déterminer les aptitudes sportives d’un pigeon voyageur. Les pigeons voyageurs se vendent parfois aussi cher que des chevaux de course, mais on en trouve aussi des bons au prix de la viande.
Origine du pigeon voyageur
Le pigeon est un oiseau connu de tous, souvent associé aux villes ou aux campagnes françaises. Pourtant, derrière le pigeon biset sauvage ou le pigeon ramier que l'on observe dans la nature, il existe une large diversité d'espèces domestiques élevées pour leur beauté, leur robustesse ou leurs qualités reproductives.
La grande famille des Columbidés compte 351 espèces différentes. Les pigeons en font partie, avec les tourterelles, les colombes, entre autres.
En France, la souche naturelle de l'espèce Pigeon biset n'existe plus. On ne retrouve que ses descendants, les pigeons domestiques, certains individus restés à l'état sauvage et les pigeons de ville.
En France, il subsiste des populations sauvages naturelles. Le pigeon voyageur ou pigeon biset se maintient en Corse, notamment sur le littoral entre Calvi et Cargèse, dans la région de Bonifacio et en Bretagne à Belle-Île, d’après l’inventaire national du patrimoine naturel du Muséum national d’histoire naturelle.
Dans les régions tropicales, ils vont également se nourrir de fruits. On trouve le pigeon biset dans à peu près toutes les parties du globe.
Pigeon voyageur marron et colombophilie
La colombophilie appartient à notre patrimoine : elle est inscrite depuis 2012 à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français.
De nombreux passionnés font participer leurs pigeons bisets domestiques à des courses de plusieurs centaines de kilomètres. La colombophilie constitue un « sport » non reconnu, pratiquée par quelque 12 000 amateurs, avec ses fédérations régionales et sa réglementation.
Le pigeon voyageur est considéré par les colombophiles comme un véritable sportif de haut niveau. Les concours se déclinent en plusieurs catégories, de la vitesse aux épreuves de grand fond.
Certaines compétitions sont devenues mythiques, à l'image de Barcelone ou Perpignan. Les oiseaux peuvent parcourir plus de 1 000 kilomètres et atteindre ponctuellement des vitesses supérieures à 100 km/h.
Malgré les avancées technologiques, de nombreux colombophiles préfèrent conserver la magie de l’attente plutôt que de suivre leurs pigeons en temps réel.
1500 pigeons voyageurs en compétition
Pourquoi le pigeon voyageur retrouve-t-il son colombier ?
Les compétences du volatile revenant fidèlement à son pigeonnier ont été observées : le pigeon voyageur était né.
C’est, entre autres, la magnétite présente dans certains tissus de son cerveau qui, équivalente aux composants d’une boussole, l’aide à retrouver son pigeonnier.
Ce même oiseau est relâché à des centaines de kilomètres.
La capacité de retour dépend toutefois de l’apprentissage, de l’attachement au pigeonnier, de l’âge de l’oiseau et de ses conditions d’adduction.
Adduire un pigeon voyageur marron
Adduire des pigeons signifie habituer progressivement dans un pigeonnier des pigeons qui n’y sont pas nés et n’y ont pas grandi, afin de pouvoir les laisser voler librement.
S’il s’agit de jeunes pigeons, de trois semaines environ, qui ne sont jamais sorti, il est possible de les adduire rapidement.
Si vous avez obtenus vos jeunes à la sortie du plateau et qu’ils commencent à peine à manger seuls, il n’y a pas de problème d’adduction. Il suffit de les laisser librement dans le pigeonnier après leur avoir trempé le bec dans l’abreuvoir.
Ils se nourriront seuls quelques jours et dès qu’ils seront assez grands pour grimper sur la trappe, ils se repèreront progressivement les environs. Puis, quelques jours après, ils commenceront à voler.
Il ne faut surtout pas les forcer à sortir !
Pour adduire des pigeons plus âgés, il est bon de disposer sur la trappe une cage grillagée ou un dispositif quelconque qui bloque la sortie et permette aux pigeons de repérer les environs.
Les “coulonneux” appellent ce dispositif un spoutnik.
Si vos jeunes sont âgés d’un mois et ont déjà volé autour de leur colombier d’origine, il est impératif de leur laisser un temps d’observation d’un mois ou deux.
Après ce délai, vous pouvez les laisser sortir librement. Certains repartiront peut-être d’où ils viennent.
Si ce sont de vieux pigeons, il faut les accoupler avec des pigeons originaires de votre propre colombier et leur laisser deux mois d’observation des environs.
Il y a quand même de fortes chances pour que ces vieux pigeons repartent un jour dans leur pigeonnier d’origine :
- si vous lâchez vos pigeons avant de les nourrir, alors que l’un d’eux élève des jeunes,
- si le pigeon adduit est désaccouplé,
- au retour d’un concours,
- et pour bien d’autres raisons.
Avant de tenter l’adduction d’un pigeon auquel vous tenez, soyez certain que l’ancien propriétaire vous le rendra, sinon, gardez-le en volière.
Choisir et acquérir un pigeon voyageur marron
Si vous n’avez jamais élevé de pigeons, il est préférable de contacter le président de votre société colombophile : il se chargera de solliciter ses amis qui vous fourniront certainement des pigeons gratuitement.
Cette solution vous évitera de perdre au toit, au concours, ou par maladie, des pigeons que vous auriez acheté chèrement.
Après une expérience de deux ou trois ans, vous pourrez acquérir des jeunes ou des vieux reproducteurs de bonne souche.
Si vous les achetez cher, mettez ces pigeons en volière ; on n’est jamais assez prudent.
Si on vous donne des champions certifiés, mettez-les aussi en volière pour la reproduction.
Habitat et installation du colombier
Dans la nature, les pigeons nichent dans les cavités, les rochers ou les bâtiments. En élevage, ils ont besoin d'un habitat confortable et sécurisé.
Un pigeonnier doit offrir des perchoirs, des zones de vol courtes, des nids et une protection efficace contre la pluie, le vent et les prédateurs.
Pour bien faire, le pigeonnier doit être orienté à l’Est, de façon à ce que les ouvertures soient à l’abri de la pluie et des grands vents et que le soleil levant y entre largement.
Le pigeon ne craint ni le froid, ni le vent.
Le pigeonnier traditionnel, situé dans un grenier, présente beaucoup d’avantages, mais il devient rare.
Il est possible de construire le pigeonnier en briques, en bois.
Prévoyez une ventilation importante et variable.
Évitez les recoins difficiles d’accès.
Pensez à faciliter les nettoyages futurs (planchers et murs lisses).
Le pigeonnier à l’étage est préférable, car il est plus sec et on voit venir les pigeons de plus loin.
construction : permis de construire éventuel, règles sanitaires et voisinage à respecter.
Volume et organisation de l’espace
Calculez le volume du pigeonnier : on compte un mètre cube d’air pour deux couples de pigeons.
Il est bon de disposer des perchoirs tout le tour de la volière pour que les pigeons ne s’accrochent pas au grillage.
Il faut prévoir une zone abritée de la pluie et du soleil.
Vous pouvez recouvrir le sol de sable ou le laisser en herbe.
De préférence, les casiers sont en bois, montés sur roulettes pour faciliter le nettoyage ou la désinfection.
Pour dimensions des cases, on peut prendre : largeur 60 cm, hauteur et profondeur 50 cm.
Adaptez leur longueur au nombre de pigeons.
Trappes et dispositifs de rentrée
Elles doivent permettre au pigeon de rentrer le plus rapidement possible.
Ce sont des barreaux d’aluminium de 5 mm de diamètre, accrochés verticalement à l’intérieur du pigeonnier, devant les trappes, et bloquées en bas dans le sens de la sortie.
Quand le pigeon veut rentrer, il les pousse.
C’est une cage d’aluminium disposée sur la trappe.
En façade, il n’y a pas de barreaux, mais une plaque mobile qu’on enlève lors du lâcher.
Sur le haut du spoutnik, les barreaux sont espacés à la taille des pigeons.
Pour la rentrée, on obture la façade, les pigeons rentrent par le haut et - en principe !
C’est le système que j’utilise.
Cette planche est à l’intérieur du pigeonnier, devant l’ouverture de la trappe.
Elle est fixée par des charnières en haut de la trappe.
En hauteur, elle mesure 10 cm de plus que la trappe.
Ces 10 cm débordent sur le bas de la trappe.
Pour la sortie des pigeons, je la relève complètement.
Pour la rentrée, je l’accroche à mi-hauteur, juste pour que les pigeons puissent passer.
C’est efficace, rapide à installer, simple et économique.
Alimentation du pigeon voyageur marron
Le pigeon d'élevage est granivore. Il consomme principalement des céréales et des graines diverses.
Le pigeon est essentiellement granivore, mais il aime aussi les légumes verts.
Il a également besoin de sels minéraux.
On pourrait se contenter de nourrir exclusivement au blé ; c’est ce qui coûte le moins cher.
Mais pour satisfaire tous les besoins des athlètes que sont les pigeons voyageurs, il est préférable de leur servir un mélange de graines équilibré.
Les commerçants spécialisés vous proposeront toutes sortes de mélanges (élevage, veuvage, mue…).
Ces mélanges contiennent du blé, du maïs, de l’orge, des pois, des féveroles, des vesces, du dari, du cardi, etc…
Les avis sont partagés quant à l’utilisation de tel ou tel mélange, et chacun trouve que son mélange est le meilleur.
Une alimentation équilibrée améliore significativement la vitalité du pigeon, sa reproduction et la croissance des pigeonneaux.
Rythme des repas
On donne trois repas en été, deux en hiver.
Tout doit être mangé dans la demi-heure.
Glucides, protides, lipides et fibres
Ce sont des hydrates de carbone ou saccharides, de formule générale Cn(H2O)p.
Ils se divisent en -oses, et en -osides, ayant eux-mêmes plusieurs subdivisions.
Les -oses (par exemple : le glucose) ont une saveur sucrée.
Les -osides (holosides, polyosides) sont des sucres complexes.
L’amidon est un polyoside.
Ce sont des substances azotées (protéines, acides aminés…).
Les protides constituent le tissu musculaire.
Ce sont les graisses.
Elles sont riches en glucides et pauvres en protides (10%) et en lipides (4%).
En général, on augmente le pourcentage d’orge au moment de la mue et l’hiver.
Personnellement, j’utilise des mélanges sans orge toute l’année, car je trouve que l’orge brut est rugueux et blesse le tube digestif, surtout celui des jeunes.
Elles sont riches en protides (25%), assez pauvres en lipides et en glucides.
Ce sont essentiellement des fibres.
Elles sont riches en lipides (35%) et en protides (20%), mais pauvres en glucides.
Minéraux et grit
Le grit est un mélange de petits cailloux calcaires divers (briques, coquillages, silex, etc…).
Le sel est absolument indispensable.
Outre les grains, certains compléments naturels aident à renforcer la résistance digestive, soutenir la mue ou accompagner les périodes de reproduction.
Reproduction du pigeon voyageur marron
Ce qui distingue particulièrement les pigeons d'élevage est leur comportement social.
Le pigeon forme généralement un couple uni et fidèle, créant avec son partenaire un lien durable.
En principe, le pigeon est monogame, mais il change quand même facilement de partenaire.
Les jeunes pigeons voyageurs peuvent s’accoupler dès l’âge de 3 à 4 mois.
Il faut leur fournir de la paille ou des brindilles sèches pour que le couple puisse faire son nid.
Le pigeon est une espèce dont la reproduction est relativement simple.
Le couple construit un nid ensemble, la femelle pond deux œufs, et les deux parents assurent une incubation d'environ 17 à 19 jours.
La ponte survient une dizaine de jour après l’accouplement.
La femelle pond deux oeufs, le premier en fin d’après-midi et le deuxième en début d’après-midi, deux jours plus tard.
La couvaison dure pendant 17 jours après la ponte du deuxième oeufs.
Les parents couvent alternativement : la femelle le matin et le soir, le mâle, l’après midi.
Les jeunes pigeonneaux sont nourris au “lait de pigeon”, une sécrétion nutritive produite par les parents.
Cycle de reproduction dans la nature
La période de reproduction s'étend de février à octobre et connait fréquemment 3 couvées.
Chaque portée comporte 2 œufs et il est possible qu'il y ait 2 voir 3 pontes sur la période.
Ces indications concernent les populations de pigeons bisets et ne doivent pas être confondues avec les conditions de reproduction observées dans un élevage, où l’environnement, la lumière, l’alimentation et la gestion des couples peuvent modifier le rythme des pontes.
Génétique de la couleur chez le pigeon
Les noyaux des cellules du pigeon possèdent 62 chromosomes (31 paires).
C’est une découverte d’un savant japonais, le professeur Oguma, datant de 1927.
Ceci ne veut pas dire qu’ils sont accolés deux à deux, mais que chacun des 31 chromosomes a son frère dans la cellule.
Pendant la reproduction cellulaire, les chromosomes ont la forme de bâtonnets microscopiques.
Chez les oiseaux, c’est le mâle qui porte les chromosomes sexuels XX et la femelle qui est XY.
Chez l’homme, c’est le contraire.
Les chromosomes vont par deux.
Chaque gène d’un chromosome a son frère sur le chromosome apparié (frère ne signifiant pas forcément jumeau).
Lorsque le spermatozoïde féconde l’ovule, les gènes portés par les 31 chromosomes du mâle correspondent à ceux portés par les 31 chromosomes de la femelle.
Chaque caractère est donc lié à deux gènes partenaires.
Si ces deux gènes sont identiques, ce caractère est pur (type homozygote).
Si ces deux gènes sont différents, ce caractère est impur (hétérozygote).
Les gènes présentent parfois un caractère dominant, parfois un caractère récessif.
Certains caractères sont liés au sexe, les autres (plus nombreux) ne le sont pas.
On peut faire des constatations du même ordre chez les pigeons.
Les colombiculteurs ont beaucoup de références dans ce domaine, car ils maintiennent des caractères purs (couleur, cravate, huppe, capuchon…).
Différences entre pigeon biset, pigeon ramier et pigeon colombin
Trois espèces de pigeons fréquentent la capitale :
- le pigeon biset de ville, également nommé pigeon domestique ou pigeon voyageur (Columba livia),
- le pigeon colombin (Columba œnas),
- le pigeon ramier, également appelé palombe (Columba palumbus).
Le pigeon biset
Le pigeon biset se distingue par les reflets de son cou qui vont de l'émeraude au violet.
Son iris rouge orangé est aussi très reconnaissable.
Il est plus petit que le pigeon ramier.
Les pigeons biset sont granivores.
Le nid du pigeon biset est assez sommaire et consiste en un amas de branches sèches.
Dans un environnement rural, il peut faire son nid dans de petites cavités sur les falaises.
La période de reproduction s'étend de février à octobre et connait fréquemment 3 couvées.
Le pigeon ramier
Il est possible de distinguer le pigeon ramier par la tâche blanche qu'il porte de chaque coté du cou et par son iris jaune.
Les pigeons biset et ramier sont granivores.
Il est bien connu des agriculteurs car il puise aussi une part importante de son alimentation sur les terres agricoles.
Le pigeon ramier vit plus fréquemment à la campagne, dans les zones boisées.
On le trouve parfois en ville.
Les pigeons ramier que l'on retrouve en France métropolitaine sont sédentaires, à l'instar des pigeons ramier vivant en Europe de l'Ouest.
Les colonies de pigeons ramier migrateurs passent à l'automne dans le Sud-Ouest de la France où leur chasse est très développée.
La période de reproduction s'étend de février à septembre en fonction des zones.
Chaque portée comporte 2 œufs et il est possible qu'il y ait 2 voir 3 pontes sur la période.
Cette espèce pond principalement dans les arbres.
Les pigeons ramier peuvent aussi être retrouvés en ville.
Mais les pigeons ramier vivant en ville sont habitués à un environnement sonore fait de beaucoup de bruit (klaxons, voitures, etc.) et à la proximité des activités humaines.
Le pigeon colombin
De plus petite taille que les pigeons ramier et biset, le pigeon colombin se distingue également par un plumage plus uniforme.
Le pigeon colombin vit principalement dans les zones forestières mais on le retrouve également dans les centres-villes, aux côtés des pigeons ramier et biset.
On le retrouve en Europe, en Asie et dans le nord de l'Afrique.
Contrairement aux deux autres espèces décrites, le pigeon colombin niche dans des cavités situées sur des falaises ou des arbres.
Les couvées sont composées de 2 œufs (c'est la norme dans la famille des Columbidés).
Élevage du pigeon voyageur marron
Qu’il soit pigeon de rapport ou de fantaisie, il forme un couple uni avec sa femelle et pond régulièrement deux œufs qui donneront deux pigeonneaux.
À la Ferme de Beaumont, nous proposons un large choix d'espèces et de races de pigeons : Bleu de Gascogne, Pigeon Cauchois, Pigeon Paon, Pigeon Mondain, Pigeon King, Pigeon Texan, Pigeon Biset domestique et plusieurs autres variétés.
La Ferme de Beaumont élève et sélectionne des pigeons aux formes et couleurs très variées.
Le Pigeon Carneau, très beau pigeon de production.
Avec leur diversité de formes, de couleurs et de comportements, les pigeons sont des animaux intéressants, qui s'adaptent facilement aux petits élevages comme aux parcs paysagers.
Le pigeon est également un oiseau robuste.
En France comme en Europe, il s'adapte à de nombreux environnements, à condition de bénéficier d'un habitat sécurisé et d'un abri adapté.
Contrairement au pigeon sauvage que l'on voit en ville, les pigeons d'élevage ont besoin d'un environnement propre, bien protégé des intempéries et des prédateurs.
Entretien et protection du pigeonnier
Dans le cas où les oiseaux nichent dans le bâtiment à protéger, il est nécessaire d’enlever les nids et de bloquer leur accès dans un premier temps.
Le volume d'excréments de pigeons, les fientes, peut atteindre jusqu’à 12 kg par an par animal.
Leur acidité attaque les pierres des bâtiments.
Les fientes, les cadavres, les nids ou encore les plumes peuvent obstruer les conduits d’eau, les gouttières, etc.
Un entretien régulier du pigeonnier facilite la prévention des problèmes sanitaires et la conservation d’un environnement adapté à la reproduction.
La propreté, la ventilation et la protection contre les prédateurs sont essentielles pour maintenir des pigeons voyageurs en bonne condition.
Le pigeon voyageur dans l’histoire
Durant la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, le pigeon a été utilisé à des fins militaires pour transmettre des messages.
C’est le seul animal décoré de la Croix de Guerre 1914-1918.
De plus, l’armée française entretient toujours un colombier militaire au Mont Valérien (Hauts-de-Seine) aux portes du bois de Boulogne.
La colombophilie fait partie du patrimoine régional depuis plus de 120 ans.
Ancrée dans l'histoire du Nord-Pas-de-Calais depuis plus d'un siècle, la colombophilie continue de rassembler des milliers de passionnés.
Entre héritage minier et esprit de compétition, les coulonneux perpétuent une tradition qui séduit encore toutes les générations.
Héritée du monde minier, la colombophilie rassemble encore près de 3 500 pratiquants dans la région autour d'un même objectif : voir revenir leurs pigeons après plusieurs centaines de kilomètres de vol.
L'entraide reste une valeur forte : conseils, prêt de matériel et même dons de pigeons facilitent l'arrivée de nouveaux passionnés.

Un oiseau associé à de nombreuses représentations
Sous le nom de colombe, il est représenté dans la Grèce et la Rome antiques, dans l’Ancien et le Nouveau Testament et dans le Coran comme un animal bienfaisant.
Par sa place dans les récits religieux, il devient l’emblème de la paix et de l’amour.
Jean de La Fontaine lui dédie deux fables (« Les Deux Pigeons », « Les Vautours et les Pigeons ») dans lesquelles ils incarnent l’amour et les messagers de la paix.
De l’image de colombe blanche, symbole de paix, le pigeon se change au fil des années d’une symbolique négative, associé en ville à la saleté et aux nuisances sonores et olfactives (roucoulement, claquements d’ailes, déplacements sur un plancher de bois, fientes).
Ces oiseaux disposent bien entendu d’un cerveau.
De plus, ce sont des êtres doués, comme nous les humains, de sentience (du latin sentio, sentis : « percevoir par les sens »), c’est-à-dire qu’ils ont la capacité d'éprouver des choses subjectivement, d'avoir des expériences vécues.