Road trip en Dalmatie en une semaine : itinéraire de Split à Dubrovnik

Sillonnez la côte Adriatique le temps d’une semaine en Croatie ! Des remparts de Dubrovnik à l'antique beauté de Split, en passant par les chutes de Plitvice, ces 8 jours sous le soleil croate s'annonce inoubliable.

Cet itinéraire de 7 jours part de Split, descend le long de la côte dalmate et se termine à Dubrovnik, avec deux détours à l’intérieur des terres pour les parcs nationaux de Krka et Plitvice.

Le rythme est soutenu, mais chaque étape vaut le détour. Vous découvrirez les multiples visages de ce pays méditerranéen : ses villes historiques, son patrimoine de l’Unesco, ses eaux cristallines et sa nature luxuriante.

Pourquoi choisir un road trip en Dalmatie pendant une semaine ?

La Croatie est un petit paradis pour les amateurs de nature et d’activités outdoor.

Pour filer sur les routes dalmates et découvrir les paysages comme bon vous semble l’idéal reste le road trip et la Croatie s’y prête plutôt bien.

Passer de ville en ville, longer la côte, prendre des chemins de traverse, se garer en bord de mer ..

Je vous recommande toutefois vivement de louer une voiture pour être plus flexible et pour diminuer les temps de transport.

Une semaine est en effet un peu court pour visiter le pays, alors autant ne pas perdre des heures dans les transports en commun.

Surtout que le parc national de Plitvice peut être un peu difficile d’accès sans voiture.

Il faut aussi savoir que visiter la Croatie en une semaine seulement ne vous permettra pas de voir énormément de choses, mais vous pourrez voir les incontournables du pays.

J’ai diversifié le circuit en incluant aussi bien une ville plus culturelle, un parc national de l’intérieur du pays, que deux villes littorales.

Quand partir en Dalmatie ?

La Croatie présente deux climats différents.

Sur la côte, le climat est méditerranéen : l’hiver est agréable et l’été est chaud.

A l’intérieur des terres, les hivers sont en revanche très froids et les étés chauds et orageux.

La meilleure période pour partir en Croatie s’étend de mai à septembre : le temps est radieux et l’eau assez chaude pour qu’on s’y baigne.

Les allergiques à la foule éviteront cependant les mois de juillet et août sur la côté, très touristiques.

Et méfiez-vous du vent tout au long de l’année !

La fenêtre idéale, c’est mai-juin ou septembre-octobre.

Les températures tournent autour de 22-26°C, la mer est baignable (surtout en septembre, après un été à chauffer), et les prix sont 30 à 40 % plus bas qu’en plein juillet-août.

Mais surtout, les sites sont vivables.

Plitvice en août, c’est 10 000 visiteurs par jour.

En mai, moitié moins.

Juillet-août reste possible, mais il faut assumer : files d’attente à Plitvice, remparts de Dubrovnik bondés, et des tarifs d’entrée qui grimpent.

SaisonTempératureMerFoulePrix
Avril-mai18-24°CFraîche (17-20°C)FaibleBas
Juin24-28°CAgréable (22-24°C)ModéréeMoyen
Juillet-août28-33°CChaude (25-27°C)Très forteÉlevé
Septembre-octobre22-27°CChaude (23-25°C)ModéréeMoyen

Mon conseil : visez la deuxième quinzaine de septembre.

La mer est au plus chaud, les touristes repartent, et les prix redescendent.

Nous sommes partis début octobre, à la mi-saison, ce n’était plus l’été mais ce n’était pas l’automne encore.

Les températures en journée étaient agréables, mais dès que nous nous sommes rapprochés du parc national de Paklenica, il a vraiment fait frais avec la Bura, le vent du nord.

Bien choisir ses points d’intérêt c’est déterminer la saison à laquelle vous voulez découvrir la Croatie.

Itinéraire résumé du road trip

JourÉtapeTrajetPoints forts
J1Split, avec Trogir en option-Palais Dioclétien, Riva, parc Marjan, Trogir UNESCO
J2Îles depuis SplitFerry ou speedboatGrotte Bleue, Hvar, Brač
J3Krka et Šibenik1h depuis SplitCascades Skradinski Buk, cathédrale Saint-Jacques
J4Zadar puis route vers Plitvice1h30 depuis ŠibenikOrgue marin, Salut au Soleil
J5Parc national de Plitvice puis route vers le sud4h30 vers Dubrovnik16 lacs, grande cascade Veliki Slap
J6Dubrovnik-Remparts, Stradun, mont Srđ
J7Dubrovnik-Plages, kayak, détente

Jour 1 : Split, entre palais romain et colline Marjan

Le point de départ logique.

L’aéroport de Split est le mieux desservi de Dalmatie (vols directs depuis Paris, Lyon, Nantes en saison).

La particularité de Split est que son centre historique est logé à l’intérieur d’un palais romain : le palais de Dioclétien.

Les murs dans lesquels les habitants vivent sont donc vieux de 2 000 ans, et partout en ville, le patrimoine historique est exceptionnel.

La matinée est pour le Palais de Dioclétien, classé UNESCO.

Construit au IVe siècle, c’est un des monuments romains les mieux conservés au monde.

Et contrairement à la plupart des sites antiques, il n’est pas figé derrière des cordons : 3 000 personnes y vivent encore aujourd’hui, dans les murs mêmes du palais.

Des boutiques, des restos, des appartements, le tout imbriqué dans des murs de 1 700 ans.

La ville de Split s’est développée à l’intérieur du Palais de Dioclétien - construit par l’empereur éponyme au IVe siècle - qui au cours des siècles fut adapté aux besoins de logement de ses habitants et à d’autres fonctions urbaines et civiles.

Lorsque les habitants de Salone au début du VIIe siècle abandonnèrent leur cité à l’arrivée des Slaves, ils s’installèrent, cherchant refuge, sur les îles voisines et dans l’ancien palais impérial.

Les édifices du palais furent progressivement remaniés : le Mausolée de l’empereur devint la cathédrale et le Péristyle - espace central du palais - fut transformé en place urbaine.

A partir du Xe siècle, Split connaît une première expansion hors de l’enceinte du palais ; c’est la « vieille ville hors du palais ».

Avec l’apparition du danger ottoman aux XVIe et XVIIe siècles, un nouveau système défensif entoure la cité : les riches familles en profitent pour construire des palais de styles romans, gothiques ou vénitiens.

Cette histoire tumultueuse explique le caractère de la ville, qui semble faite de bric et de broc : où d’autres peut-on voir une arche du IVe siècle s’élancer depuis un bâtiment gothique qui abrite un supermarché Spar ?

Grâce à sa réutilisation, ce palais romain est l’un des mieux conservés au monde.

Sur 38.000m2 environ, il réunissait la résidence impériale, au sud, et des casernes au nord.

Une double fonction unique en son genre.

En son cœur, le péristyle, centre du palais où se retrouvaient les courtisans.

La cathédrale Saint-Domnius s’y trouve.

Elle s’est installée, au VIIe siècle, dans le mausolée de l’Empereur.

Son campanile, dont la vue est sublime, date lui du XIIe siècle.

La cathédrale Saint-Domnius est la plus ancienne cathédrale au monde qui utilise encore son bâtiment d’origine.

A quelques pas de là se trouve le baptistère Saint-Jean-Baptiste, installé dans l’ancien temple de Jupiter.

Le changement d’affectation en fait un des temples romains les mieux conservés au monde.

Ne quittez pas Split sans passer par la promenade Riva.

La Riva est le nom du bord de mer, là où l’on retrouve de nombreux cafés et restaurants bordés de palmiers.

L’après-midi, direction la Riva, la promenade du front de mer, pour un café, puis montez jusqu’au parc Marjan.

C’est la colline boisée qui surplombe la ville.

Comptez 30 minutes de marche pour atteindre le belvédère.

Le coucher de soleil depuis là-haut vaut chaque goutte de sueur.

Accolée au centre historique, se trouve la colline Marjan.

C’est un parc végétalisé d’arbres méditerranéens, sous lesquels on peut marcher ou faire du vélo.

La balade est très agréable.

En plus, tout autour de la colline, il y a des plages de galets ou des criques rocheuses où l’on peut se baigner.

Même en saison, on peut trouver des endroits déserts où faire un plongeon tranquillement.

Et si vous avez encore de l’énergie, poussez jusqu’à Omiš, à 25 km au sud.

La ville est connue pour sa tyrolienne au-dessus du canyon de la Cetina (8 câbles, 2,1 km, jusqu’à 150 m de hauteur) et ses sorties rafting sur la Cetina.

Deux activités qui valent clairement le crochet.

Palais de Dioclétien et Riva à Split

Trogir, une excursion depuis Split

Autre option pour l’après-midi : Trogir, à 25 minutes de Split.

La vieille ville est classée UNESCO et tient sur une île minuscule reliée au continent par un pont.

Cette ville de 10.000 habitants possède un centre médiéval - en fait, une cité complète positionnée sur une île, autour de laquelle la ville s’est depuis étalée - parfaitement conservé.

La cathédrale Saint-Laurent, XIIIe siècle, possède un portail sculpté par le maître Radovan en 1240 qui vaut le coup d’œil.

Son portail, de 1240, est un chef d’œuvre de l’art roman.

La vue depuis le campanile est, elle aussi, splendide !

Comptez 2-3 heures pour en faire le tour.

Moins de monde qu’à Split, et les restos sur le front de mer sont un cran au-dessus niveau rapport qualité-prix.

Si vous êtes féru d’architecture, repérez les gravures dans les façades, les lions devant la cathédrale, la loggia qui servait de lieu de rassemblement populaire, ou encore la Tour de l’Horloge devant l’église Saint-Sébastien.

Jour 2 : les îles de Dalmatie depuis Split

Journée sur l’eau.

Depuis le port de Split, plusieurs options pour explorer les îles dalmates en Croatie.

L’option la plus complète : une excursion en speedboat qui combine la Grotte Bleue de Biševo, Vis, le lagon bleu de Budikovac, Hvar et Brač en une journée.

C’est intense (départ 7h30, retour 18h), mais ça donne un aperçu solide de l’archipel.

Le bateau est limité à 12 personnes, ce qui évite l’effet « ferry bondé ».

Si vous préférez un rythme plus tranquille, concentrez-vous sur une ou deux îles.

Brač et la plage de Zlatni Rat

Brač : pour la plage de Zlatni Rat, la « corne d’or », l’une des plus photographiées de Croatie.

Elle change de forme selon les courants.

Et oui, c’est aussi beau en vrai qu’en photo.

Hvar, entre vieille ville et vignobles

Hvar : pour la vieille ville, la forteresse espagnole, et les champs de lavande à l’intérieur de l’île.

C’est aussi le spot festif de Croatie.

Habitée depuis des millénaires, l’île est longue de 68 km et est l’une des plus courues de l’Adriatique.

La ville a d’autres atouts que ses clubs et ses beach parties.

C’est un ancien port très séduisant, avec là aussi des ruelles bordées d’immeubles renaissance et vénitiens.

Après en avoir fait le tour, je monte jusqu’à la forteresse espagnole, qui surplombe la ville.

Elle a été construite à partir du XIIIe siècle mais c’est surtout à partir du XVIe qu’elle a été utile pour protéger la population des attaques des Turcs.

Elle s’appelle Forteresse espagnole car des ingénieurs militaires espagnols y travaillaient au XIVe siècle, pas parce qu’elle appartenait à l’Espagne.

J’enfourche mon destrier et part vers Stari Grad, la deuxième plus grande ville de l’île.

C’est souvent le point de chute de ceux qui ne trouvent pas à se loger à Hvar - ou qui simplement veulent un endroit plus calme.

Le bâtiment le plus important de la ville est le Tvrdalj, une sorte de manoir fortifié construit en 1520 par le poète Petar Hektorović.

Entre les deux villes s’étend la plaine agricole d’Ager, qui a conservé les murets de pierre sèche et les parcelles tracées par les Grecs.

Vrboska est un charmant petit port dont le principal point d’intérêt est l’église-forteresse Sainte-Marie, datant du XVe siècle.

Jelsa est jolie, mais il ne faut pas exagérer non plus.

Vis, Biševo et la Grotte Bleue

Vis : la plus sauvage, interdite aux touristes jusqu’en 1989.

Pour la Grotte Bleue de Biševo, comptez 12-24 € l’entrée selon la saison, en liquide uniquement.

Un détail que beaucoup ignorent : l’entrée de la Grotte Bleue est gratuite en décembre-janvier.

Mais la lumière bleue, elle, n’est au rendez-vous qu’entre avril et octobre, quand le soleil est assez haut pour traverser l’ouverture sous-marine.

Îles dalmates et Grotte Bleue de Biševo

Jour 3 : parc national de Krka et Šibenik

Visiter le parc national de Krka

Route vers le nord pour le parc national de Krka.

Le parc occupe environ 110 hectares et se compose en partie de chutes d’eau créées par le travertin.

D’une superficie de 109km2, ce parc naturel, qui suit principalement la rivière Krka, est le deuxième plus célèbre du pays après celui de Plivitce.

Les deux parcs permettent de découvrir le même phénomène géologique qui est dû à la calcification des plantes qui crée des barrières naturelles et des sortes de bassin.

La visite de Krka commence pour nous à Lozovac : pendant deux kilomètres, on suit des pontons de bois à travers une végétation abondante surplombant de l’eau tantôt si calme qu’elle en est transparente, tantôt dévalant le dénivelé en cascade.

Un sentier d’à peine 2 km, environ 1h de marche, emprunte des passerelles en bois sur pilotis.

Il est facile à suivre puisque des petits panneaux indiquent la direction à prendre, ceci afin que tout le monde marche dans le même sens.

Il est possible de faire le tour en 1 h mais prévoyez plutôt 2 h si vous voulez prendre votre temps et de nombreux arrêts photos !

Le clou du parc est constitué par les chutes de Skradinski Buk.

Attention, info importante : la baignade à Skradinski Buk est interdite depuis le 1er janvier 2021.

On peut marcher autour des cascades, les admirer de près, mais plus question de piquer une tête dans les bassins.

Un quota a été institué en 2017 : il ne peut y avoir plus de 10.000 personnes à la fois à Skradinski buk.

Il y a d’autres choses à voir dans le parc, notamment l’île de Visovac, où se trouve un monastère, et les chutes Roski slap.

Il faut une journée complète pour visiter le parc dans son intégralité, avec les 6 sites principaux.

Il y a par exemple un bateau qui va jusqu’à Roski slap depuis Skradinski buk en 3h30, durée totale.

Il est possible de visiter le monastère de Visovac en optant pour la promenade en bateau depuis Skradinski Buk ou en prenant un bateau à Stinice et Remetic sur les rives de chaque côté de l’îlot.

Le sentier pédagogique de Stinica compte 600 marches et permet de découvrir un belvédère sur la rivière Krka ainsi que la grotte d’Oziđana pećina, occupée jusqu’à 5000 ans avant notre ère.

Les cascades de Manojlovački sont plus éloignées et peu de touristes viennent jusque-là.

Pour éviter les groupes, arrivez tôt, avant 10h, pour les chutes de Skradinski Buk.

Šibenik, cathédrale et vieille ville

L’après-midi, direction Šibenik.

Sa cathédrale Saint-Jacques, classée UNESCO, est un bijou.

Entièrement construite en pierre, sans brique ni bois, elle constitue une prouesse technique du XVe siècle.

Ce bijou gothico-renaissance fut construit sur plus d’un siècle, à partir de 1431, principalement par l’architecte Georges le Dalmate.

Elle est tout en pierre, du sol au plafond : aucun ciment ni bois ne fut utilisé à l’époque.

Les 71 sculptures à l’extérieur du chœur sont les visages d’habitants de l’époque.

Le centre historique est compact et agréable, bien moins touristique que Split ou Dubrovnik.

Le reste de la ville est très agréable à parcourir.

La ville est surplombée par une forteresse du XVIe siècle, la forteresse Saint-Michel.

Le billet d’entrée est cher alors qu’il n’y a rien à y voir, à part le panorama sur la baie.

Petit conseil : dînez au bord de l’eau à Šibenik plutôt qu’à proximité de Krka.

Meilleurs restos, meilleurs prix, et ambiance locale.

Cathédrale Saint-Jacques et vieille ville de Šibenik

Jour 4 : Zadar et route vers Plitvice

Découvrir Zadar

Cap au nord.

Zadar mérite une bonne demi-journée.

Zadar est une charmante ville fortifiée et c’est l’une des plus grandes et plus vivantes de la Dalmatie.

La ville est bordée par la mer sur 3 côtés, ce qui en fait sa particularité.

Deux installations rendent la ville unique : l’Orgue marin, qui transforme les vagues en mélodie, et le Salut au Soleil.

L’Orgue marin transforme les vagues en mélodie grâce à 7 séries de tuyaux sous la promenade du front de mer.

Sur le front de mer, appelé Riva, des escaliers descendent en cascade et de là émanent d’étranges sons.

35 tubes de longueurs différentes ont été installés à fleur d’eau.

Ces derniers offrent des sons différents selon le vent et l’agitation de la mer.

Le Salut au Soleil est un disque de 22 mètres de diamètre fait de 300 panneaux solaires qui s’illumine la nuit.

Hitchcock a dit que Zadar avait le plus beau coucher de soleil du monde.

Le centre historique est petit mais dense : vestiges romains, église Saint-Donat, et une ambiance plus locale que les villes plus au sud.

Le Forum date du Ier siècle et l’église Saint-Donat du IXe siècle.

Le marché est l’un des plus pittoresque de la Dalmatie.

Il est ouvert de 7h à 13h et est reconnu pour la qualité de ses primeurs car Zadar est entourée d’une plaine très fertile.

Se garer à Zadar est un véritable parcours du combattant.

Tentez de laisser votre voiture dans les parkings qui bordent les remparts face au port.

Pag et Nin en option

L’île Pag ne ressemble à aucune autre, elle a vraiment sa particularité.

L’île est quasiment dépourvue de végétation.

Son paysage d’aspect minéral contraste avec le bleu profond de la mer Adriatique et la chaîne montagneuse Velebit.

On accède à l’île grâce à un pont gratuit.

Pag est souvent balayée par le vent appelé « la Bora ».

L’île Pag abrite des traditions bien ancrées comme la production de fromage et de sel.

Nin est une toute petite cité médiévale qui se situe à 15 km au nord-ouest de Zadar.

Nin est bâtie sur un îlot et durant l’antiquité la ville était une véritable petite cité Romaine et un port très actif.

Comme l’île de Pag, Nin a fait de la culture du sel, sa richesse.

Après la visite de Nin, Queen’s beach est une jolie plage dont l’eau est peu profonde.

Route vers les lacs de Plitvice

En fin d’après-midi, prenez la route vers Plitvice, environ 1h30.

Réservez un hébergement à proximité du parc pour le lendemain matin.

Les guesthouses et pensions autour du parc sont bien tenues et abordables, 40-70 € la nuit pour une chambre double.

Il existe 2 entrées officielles distantes de quelques kilomètres : l’entrée 1 et l’entrée 2.

Si vous arrivez par le nord du pays, privilégiez l’entrée 1.

Jour 5 : parc national des lacs de Plitvice

Le parc national de Plitvice est un incontournable en Croatie.

Le parc national de Plitvice est un espace naturel où se trouvent de nombreuses cascades et chutes d’eau, formant un paysage spectaculaire.

Il est connu pour sa chaîne de 16 lacs en terrasse, liés par des cascades, qui s’étendent dans un canyon calcaire.

Le site UNESCO le plus visité du pays.

Des promenades et des chemins de randonnée serpentent autour de l’eau sur des passerelles en bois et sur l’eau, et un bateau électrique relie les 12 lacs supérieurs et les 4 lacs inférieurs.

Seize lacs reliés par des cascades, le tout dans une forêt dense où vivent encore des ours bruns.

Achetez vos billets en ligne à l’avance, surtout en été, car les créneaux se remplissent vite.

PériodeAdulteEnfant 7-17 ansMoins de 7 ans
Haute saison, juin-sept.40 €25 €Gratuit
Mi-saison, avril, mai, oct.23 €13 €Gratuit
Basse saison, nov.-mars10 €5 €Gratuit

Le prix a été multiplié par 4 en quelques années.

En 2015, l’entrée coûtait 10 € toute l’année.

Pour l’itinéraire dans le parc, deux options principales sont particulièrement pratiques.

Le parcours H

Le parcours H dure 4-6h et couvre 8 km.

C’est le meilleur compromis.

Il couvre les lacs supérieurs et inférieurs, avec la grande cascade Veliki Slap, haute de 78 m.

Il inclut une traversée en bateau sur le lac Kozjak.

Avec nos 2 enfants de 8 et 10 ans, nous avons sélectionné la boucle H qui est un bon compromis pour voir les choses les plus importantes.

Une navette nous a emmené jusqu’au ST3 qui permet d’admirer tous les lacs supérieurs.

Le bus nous dépose donc au bout et à pieds nous revenons par des sentiers aménagés avec des pontons jusqu’au P2.

Un bateau électrique peut ensuite vous conduire soit au P3 pour continuer le circuit soit au P1 pour revenir à l’entrée.

Les personnes qui rentrent par l’entrée 1 commencent la visite par le lac inférieur.

Finalement le véritable attrait du parc sont les lacs supérieurs donc si comme nous vous devez faire un choix, prenez la boucle H.

Le parcours K

Le parcours K dure 6-8h et couvre 18 km.

C’est le tour complet, réservé aux marcheurs motivés.

La baignade est interdite.

Emportez un pique-nique, car les restaurants dans le parc sont chers et sans grand intérêt.

Prévoyez également de bonnes chaussures : les passerelles en bois sont glissantes quand il a plu.

Venez le matin et si possible un jour de grand soleil, car les couleurs sont vraiment exceptionnelles lorsque le soleil est là.

À l’intérieur des terres, il fait souvent plus frais qu’en bord de mer.

Les lacs se situent à 800m d’altitude : prévoyez des vêtements adaptés en fonction de la saison.

Après la visite, longue route vers le sud direction Dubrovnik.

Comptez 4h30 de route depuis Plitvice.

C’est la journée la plus chargée en conduite.

Alternativement, coupez le trajet avec une nuit à Split ou Makarska.

Lacs et passerelles du parc national de Plitvice

Jour 6 : Dubrovnik, la perle de l’Adriatique

Dubrovnik est la destination parfaite pour conclure ce road trip d’une semaine en Croatie.

Elle était autrefois une riche et puissante République maritime indépendante.

De cette époque, son centre historique garde des remparts, de nombreuses églises et des sculptures.

Dubrovnik, c’est spectaculaire.

Et honnêtement, malgré le surtourisme, ça reste un coup de cœur.

La Croatie attire 27 touristes par habitant à Dubrovnik.

La vieille ville compte 1 500 habitants permanents pour 15 000 touristes par jour en été.

Dès le réveil, précipitez-vous vers les remparts de Dubrovnik.

Le circuit fait 2 km et prend environ 1h30.

C’est 40 € par personne et 15 € pour les moins de 18 ans.

La vue à 360° sur les toits en terre cuite, la mer et l’île de Lokrum justifie le prix.

Allez-y dès l’ouverture, 8h en été, ou après 16h pour éviter la chaleur et la foule.

Les remparts ouvrent à 8 h, ou 9 h de novembre à mars.

Les croisiéristes débarquent au vieux port dès 10 h 30 et ne dorment jamais sur place.

Au petit matin, vous aurez donc les remparts pour vous seuls, ou presque.

Les monuments de la vieille ville

Dans la vieille ville, ne manquez pas le Stradun, la rue principale, pavée de calcaire poli qui brille sous le soleil.

Le monastère franciscain possède une pharmacie de 1317, l’une des plus anciennes d’Europe encore en activité.

La forteresse Lovrijenac, à l’extérieur des murs, est incluse dans le billet des remparts.

Elle est surnommée le « Gibraltar de Dubrovnik ».

En fin de journée, prenez le téléphérique du mont Srđ pour le coucher de soleil.

Le mont Srđ culmine à 412 m.

La vue plonge sur toute la vieille ville et les îles Élaphites.

L’aller-retour coûte environ 27 €.

Goûtez le rozata, un flan au caramel et au marasquin, une liqueur de cerise locale.

C’est le dessert typique de Dubrovnik.

Une sortie en kayak de mer vers l’île de Lokrum permet d’admirer les remparts depuis l’eau.

Remparts de Dubrovnik et vieille ville

Jour 7 : Dubrovnik, plages et détente

Dernière journée, on ralentit le rythme.

Banje Beach

Banje Beach est la plus proche de la vieille ville, à 5 min à pied de la porte Ploče.

La vue sur les remparts depuis l’eau est postcard-perfect.

Mais c’est aussi la plus fréquentée.

Les transats sont payants : comptez 20-30 € pour deux transats et un parasol.

Lapad Beach

Pour plus de calme, Lapad Beach, à 3 km du centre et accessible par le bus n°6, est une baie abritée avec du sable fin et des pins en arrière-plan.

L’ambiance est locale, avec des familles et des restaurants corrects sur la promenade.

Copacabana Beach et les activités nautiques

Copacabana Beach, sur la péninsule de Babin Kuk, est le spot pour les activités nautiques.

Jet-ski, paddle, parachute ascensionnel.

Ce n’est pas le plus authentique, mais c’est fun.

Si vous avez envie de bouger, l’excursion en kayak de mer vers l’île de Lokrum ou l’archipel des Élaphites est une belle façon de terminer la semaine.

On longe les remparts vus de la mer.

La perspective est totalement différente.

Faut-il louer une voiture pour ce road trip ?

Je vous recommande vivement de louer une voiture pour réaliser ce road trip de 7 jours en Croatie.

Rien à signaler avec la conduite en Croatie.

Elle est simple, les routes sont nombreuses et bien entretenues, et la conduite des Croates est correcte.

Il faut payer des péages pour utiliser les autoroutes, mais ils sont peu nombreux et peu chers.

Les péages autoroutiers sont modérés, comptez 7 € de Split au bout de l’A1.

Le seul problème est le parking.

La location de voiture démarre autour de 30 €/jour en basse saison, 50-55 €/jour en été.

Réservez bien à l’avance pour juillet-août.

Vous pouvez sélectionner une agence de location fiable en vous basant sur les notes qu’elle a reçues.

J’en choisis toujours une avec au moins 8/10.

Vous pouvez aussi choisir de récupérer le véhicule à Zagreb et de le rendre à Dubrovnik.

Le pont de Pelješac, long de 2,4 km et ouvert en 2022, permet désormais de relier Split à Dubrovnik sans traverser la Bosnie-Herzégovine.

Plus besoin de passeport, plus d’attente à la frontière.

Un gain de temps considérable en été.

Budget pour une semaine en Croatie

La Croatie n’est plus le « bon plan » qu’elle était il y a 10 ans.

Depuis l’adoption de l’euro en janvier 2023 et l’entrée dans Schengen à la même date, les prix se sont alignés sur les standards européens, surtout sur la côte.

PosteBudget serréBudget moyenBudget confort
Hébergement, 7 nuits350 €600 €1 100 €
Repas150 €280 €450 €
Transport, location voiture + essence250 €350 €500 €
Entrées et activités80 €180 €350 €
Total par personne~830 €~1 400 €~2 400 €

Informations pratiques

  • Monnaie : l’euro, depuis le 1er janvier 2023.
  • Espace Schengen : oui, depuis la même date.
  • Documents : en tant que ressortissant européen, vous n'avez pas besoin de visa pour voyager en Croatie. Il vous suffit simplement de présenter une carte d'identité ou un passeport en cours de validité.
  • Plitvice : achetez vos billets plusieurs jours à l’avance en haute saison.
  • Krka : la baignade à Skradinski Buk est interdite depuis le 1er janvier 2021.
  • Stationnement : prévoyez du temps pour vous garer à Zadar, Split et Dubrovnik.
  • Vent : la Bora peut rendre certaines journées plus fraîches et modifier les conditions sur les îles.

Variantes pour prolonger le voyage

Avec 3 jours de plus, l’itinéraire respire mieux et on peut ajouter des étapes qui valent vraiment le détour.

Trogir en étape propre

Au lieu d’un simple crochet depuis Split, prenez le temps de dîner sur le port et de visiter le matin au calme.

Ston et la péninsule de Pelješac

Ston possède la plus longue muraille d’Europe, 5,5 km.

Le vrai atout, ce sont les huîtres de la baie de Mali Ston, élevées en pleine mer et vendues 1 € pièce dans les fermes ostréicoles au bord de la route.

L’île de Mljet

Le parc national de Mljet est le plus tranquille du pays.

Il possède deux lacs salés intérieurs, un ancien monastère bénédictin sur un îlot et la légendaire Grotte d’Ulysse.

Le ferry part de Dubrovnik.

Kotor au Monténégro

Une excursion à Kotor est possible depuis Dubrovnik, à 2h de route.

La baie de Kotor est souvent comparée à un fjord.

La vieille ville fortifiée vaut le détour.

La carte d’identité suffit aussi.

30. Croatie : de Dubrovnik à Zadar. Cote Adriatique. Dalmatie.

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