Plan de zone touristique aménagée de Lourdes : enjeux, espaces et perspectives de relance

Lourdes, située dans le département des Hautes-Pyrénées, est une commune de 13 132 habitants (INSEE, RP 2019) à la population en déclin continu depuis 1968 sous l’effet d’un solde naturel et d’un solde migratoire tous deux négatifs.

Érigée, dans la seconde moitié du XIXe siècle, en lieu de culte dédié à la Vierge Marie, la ville de Lourdes, située sur le piémont pyrénéen, s’est rapidement imposée comme un centre majeur de pèlerinage pour les Catholiques du monde entier, recevant de ce fait des flux de visiteurs internationaux.

Lourdes est donc une destination touristique paradoxale. En effet, l’attractivité touristique, réelle, ne s’y accompagne pas d’une attractivité résidentielle.

Une destination touristique majeure des Hautes-Pyrénées

Alors que la « cité mariale » de Lourdes, dans les Hautes-Pyrénées, est la 2e ville hôtelière de France, la crise sanitaire liée au coronavirus a fortement pénalisé son économie touristique.

Malgré quelques périodes de repli dues à la conjoncture internationale (guerres mondiales, crises économiques), la destination a consolidé sa position durant le XXe siècle.

Transporteurs, hébergeurs, restaurateurs, commerçants, etc. ont contribué à la pérennisation d’un système touristique mis en place au XIXe siècle pour tirer un bénéfice économique des Apparitions.

Pourtant Lourdes dispose d’un important parc d’hébergements marchands (23 450 lits au 01/01/2021 dont près de 85 % correspondent à des lits hôteliers, selon l’INSEE).

Le taux de fonction touristique y est donc élevé (plus de 216 lits pour 100 habitants) et plus de la moitié des actifs a un emploi dans le secteur du commerce et des services en lien avec cette spécialisation marquée dans le tourisme.

IndicateurDonnée
Population13 132 habitants (INSEE, RP 2019)
Hébergements marchands23 450 lits au 01/01/2021
Part des lits hôteliersPrès de 85 %
Taux de fonction touristiquePlus de 216 lits pour 100 habitants
Classement hôtelier2e ville hôtelière de France

Une organisation spatiale structurée par le pèlerinage

Lourdes est située au sud de la France, étant entourée par trois sommets qui tiennent des Monts Pyrénées: Béout, Petit Jer et Grand Jer.

En même temps, les environs du sud sont marqués par trois sommets encore plus hauts : Aneto, Montaigu et Vignemale.

Lourdes est traversée par la Rivière Gave de Pau.

C’est precisement le long de cette eau qu’on trouve la fameuse grotte la (Grotte de Massabielle) des apparitions de la Vierge Marie.

Avenue Francis Lagardère et Avenue Alexandre Marqui, le prolongement au nord du premier, sectionnent Lourdes du sud au nord.

La partie d’ouest de Lourdes réunit presque l’entier volume des objectifs touristiques.

Leur position est en principe soulignée par Route de Pau, bien que tous les objectifs ne soient pas immédiatement visibles et accessibles de la rue.

Le Centre Commercial Leclerc est juste au nord de Lourdes, sur RN21.

Carte touristique aménagée de Lourdes

Les flux touristiques et religieux qui se déploient à Lourdes, notamment à l’occasion des grands pèlerinages, ont largement contribué à structurer l’espace.

Cette fabrique des lieux a abouti à la constitution d’une ville duale et au déclassement de la «vieille ville» face à la «ville neuve».

L’organisation duale de l’espace, soulignée par Zola dès 1894, est toujours perceptible ; la frontière reste nette entre la ville haute réservée aux Lourdais où les signes religieux ne sont guère présents et la ville basse fréquentée par les fidèles dans laquelle l’espace public est caractérisé par la présence du religieux.

Le sanctuaire, cœur de la zone touristique

Cet espace du sacré est désigné sous le nom de «sanctuaire»: espace circonscrit dédié au culte, investi d’une valeur sacrée et destiné à accueillir les fidèles s’y rendant en pèlerinage.

Ce sanctuaire est composé de deux grands types de lieux: les lieux centraux (grotte, basilique, chemin de croix) et les lieux connexes.

Le cœur est ainsi constitué de trois basiliques et deux églises, érigées entre 1862 et 1988, sur un domaine de 52 hectares entourant la grotte de Massabielle et racheté à la Ville par l’Épiscopat.

Le sanctuaire compte un total de 22 lieux de culte, de telle sorte que plusieurs messes puissent être faites en même temps.

Plan du sanctuaire de Lourdes

En période de forte affluence, les messes sont célébrées partout «sur des autels improvisés de planche ; il y en a en haut jusque dans la galerie des grandes orgues ; et les prêtres s’assistent les uns les autres, et l’aide nettoie, après la communion, le calice, à la place de l’officiant (…). Et il en est ainsi dans la basilique, dans la crypte, dans l’église du village, dans les couvents, partout où l’on peut dresser des simulacres d’autels ; c’est un moulinet de messes-express», «un service accéléré des messes» (Huysmans, 1906: p. 126 et 185).

Les activités des pèlerins à Lourdes se concentrent dans les lieux emblématiques de la cité mariale, situés dans la ville basse, parmi lesquels la grotte de Massabielle.

Les pratiques religieuses et les lieux emblématiques

Même si les pratiques varient, elles comprennent toujours certains des gestes les plus importants qui caractérisent l’esprit de Lourdes et qui n’ont guère changé en un siècle.

Les rites liés à l’eau

Les rites liés à l’eau jouent un rôle majeur dans la pratique du pèlerinage lourdais, dès ses origines.

L’eau de Lourdes est, au XIXe siècle, déclarée «banale» (à la différence des eaux médicinales des stations thermales pyrénéennes qui connaissent alors un vif succès) ; mais de ce fait même elle devient «surnaturelle» puisque la guérison ne peut s’expliquer scientifiquement par sa composition physico-chimique.

L’engouement pour l’eau de Lourdes ne s’est pourtant pas tari.

En 2019, onze piscines - interdites à l’immersion depuis la COVID-19 et maintenant réservées au «geste de l’eau» - étaient dédiées aux femmes tandis que six étaient réservées aux hommes.

Avant la pandémie, environ 400 000 personnes s’y rendaient chaque année pour se baigner.

Les pèlerins attendaient souvent des heures pour avoir la possibilité de s’immerger dans cette eau.

Le contact avec le rocher

Une autre coutume essentielle à Lourdes consiste à toucher le rocher de la grotte des apparitions.

Le contact physique fait partie intégrante de toute pratique d’un pèlerinage (Dupront 1987).

Là encore, la file d’attente est souvent longue pour avoir ce privilège.

La lumière et les processions

Les rites liés à la lumière ne sont pas en reste.

La vente de cierges représente un réel négoce (Huysmans, 1906).

Un grand choix de cierges est aujourd’hui encore mis à disposition des fidèles, au sein d’une «chapelle de lumière», érigée en 2017 et constituée de différents pavillons faits de bois et de métal.

La lumière est aussi en mouvement lors des processions qui ont lieu chaque soir depuis le XIXe siècle.

D’avril à octobre, à 21 heures, les pèlerins se rassemblent pour marcher en procession, suivant un itinéraire précis au sein du sanctuaire.

L’hybridation des pratiques religieuses et profanes, à Lourdes, amène de nombreux visiteurs à assister à la cérémonie sans se joindre à la procession.

Procession aux flambeaux à Lourdes

Le chemin de croix

Parcourir le chemin de croix constitue également une expérience courante, tant pour les pèlerins que pour les autres visiteurs.

L’itinéraire principal, élaboré entre 1901 et 1912 sur la colline des Espélugues, est composé de quatorze stations qui commémorent la Passion du Christ.

En 1958, une quinzième station a été ajoutée, celle de la Résurrection du Christ.

Les lieux connexes et l’élargissement de la visite

Si ces gestes de foi sont circonscrits à l’espace du sanctuaire, à la «ville sainte», ils s’accompagnent d’autres formes de pratiques touristiques qui débordent ce périmètre étroit.

Les visiteurs peuvent découvrir des lieux connexes «sur les pas de Bernadette», du moulin de Boly au village de Bartrès en passant par l’église paroissiale, le cachot et l’hospice, pour contempler les principaux lieux qui ont marqué la vie de la jeune bergère.

Enfin l’achat d’objets religieux dans les commerces installés dans les rues jouxtant le sanctuaire s’étend aujourd’hui à un périmètre plus vaste.

La formation historique de la destination

En effet, Lourdes s’est progressivement affirmée, dans la seconde moitié du XIXe siècle comme un haut-lieu du tourisme religieux, haut-lieu au sens de lieu singulier, éminent et plus grand que les autres du fait de la valeur symbolique qui lui est attribué et de la reconnaissance sociale dont il jouit, lieu exemplaire ou du moins construit «pour l’exemple», «templum» constitué en «opposition à l’espace profane ordinaire» (Micoud, 1994: p. 12).

Son attractivité ne doit rien au hasard, mais à l’effort conjugué de nombreux acteurs - religieux et profanes, privés et publics - pour faire des Apparitions de 1858 le terreau d’un nouveau «produit touristique».

En effet, «Lourdes n’est, pas un fait isolé dans les annales des Pyrénées» ; c’est un centre de pèlerinage surgi tardivement, ne constituant «ni une exception, ni une nouveauté» par rapport à des sanctuaires pyrénéens plus anciens (Huysmans, 1906: p. 9).

Il bénéficie cependant d’un contexte, local et national, favorable et tire profit de l’arrivée du chemin de fer, en 1866.

Le train contribue à l’augmentation rapide de l’audience du pèlerinage lourdais.

Aux pèlerinages locaux et spontanés, foisonnants dans les Pyrénées au XIXe siècle, se substitue progressivement un pèlerinage marial lourdais, national et bientôt international avec la mise en place des premiers pèlerinages étrangers depuis l’Allemagne et la Belgique, en 1875, puis le Portugal, l’Italie du nord et l’Espagne, en 1877 (Chadefaud, 1987).

En 1876, le Pape Pie IX reconnaît l’importance du pèlerinage de Lourdes avec le Couronnement de la Vierge ; en cette année exceptionnelle, Lourdes accueille 500 000 pèlerins au prix d’un «effort de propagande considérable» (Zola, 1995 [1894]: p. 141).

Si d’une année à l’autre, les flux varient en fonction de la conjoncture, la tendance globale est à l’augmentation de la fréquentation de la cité mariale qui, en 1908, année du cinquantenaire, reçoit plus d’un million de pèlerins venus pour la plupart dans l’un des 525 trains spéciaux affrétés pour l’occasion (Chadefaud, 1987).

À ces individus mus par la foi et souvent l’espoir d’une guérison miraculeuse, s’ajoutent les touristes et les curieux qui, en dehors des «voyages organisés», visitent Lourdes durant leur villégiature dans les stations thermales proches.

Les transports et l’accessibilité de la zone touristique

Le train qui a fait la fortune de Lourdes dans la seconde moitié du XIXe siècle, va demeurer pendant près d’un siècle le mode de transport privilégié par les pèlerins pour se rendre à Lourdes, progressivement concurrencé par l’autocar et l’avion.

Ces déplacements de masse et sur de longues distances, dans des trains affrétés spécialement pour conduire les pèlerins à Lourdes, ne peuvent plus être improvisés ; ils requièrent une organisation d’autant plus rigoureuse qu’ils transportent de très nombreux malades.

Ces convois singuliers induisent donc le rapprochement des autorités ecclésiastiques et des entreprises privées pourvoyeuses de moyens de transport (comme la Compagnie de chemin de fer du Midi) et d’hébergements.

Les archives municipales de 1932 ne mentionnent alors que deux moyens d’accès: le chemin de fer, distinguant les trains spéciaux des trains ordinaires, et la route, différenciant les voyages organisés en autocar des voyageurs individuels en voiture.

Cette place prépondérante du train va s’éroder progressivement durant la seconde moitié du XXe siècle au profit de l’avion.

En effet, la circulation des trains spéciaux va être considérablement réduite.

En 2014, l’intégralité des trains Corail est remplacée par les TGV.

Deux ans plus tard, les trains de nuit sont supprimés, puis remis en service partiellement, en décembre 2021.

Les fragilités structurelles du tourisme lourdais

À partir des années 2000, le tourisme lourdais commence cependant à montrer des signes d’essoufflement.

Faiblement diversifié, très dépendant de flux internationaux et souffrant de faiblesses structurelles, celui-ci a été fortement affecté par la crise de la COVID-19, laquelle a révélé et amplifié des problèmes latents depuis au moins deux décennies.

«Lourdes a bien pris, mais le tout est de savoir si ça durera longtemps» écrivait Zola dans le premier volet de sa trilogie intitulée Les trois villes: Lourdes, Paris, Rome (1893-1898) s’interrogeant déjà sur la pérennisation d’un système lourdais construit sur la base des apparitions de la vierge à une jeune bergère, Bernadette Soubirous.

En dépit des craintes exprimées par le romancier, ce dernier a su faire preuve de résilience (ou de résistance ?) face aux différentes crises du XXe siècle (conflits mondiaux, crises économiques, etc.).

Toutefois, à partir des années 2000, le tourisme lourdais commence à faire face à des difficultés: la fréquentation stagne, le taux d’occupation hôtelière est en berne et les fermetures d’établissements sans reprise croissent au point de se demander si Lourdes ne serait pas entrée alors dans la phase d’obsolescence du produit touristique caractérisée, selon Chadefaud (1987), par une double dégradation de «l’offre matérielle» (équipements, infrastructures) et «de l’offre immatérielle» (valeurs et représentations attribuées à l’espace de visite), à l’origine de la marginalisation progressive de ce lieu touristique.

Une ville touristique confrontée à des difficultés démographiques

De 2013 à 2019, le taux d’accroissement moyen annuel de la population a été le plus négatif depuis 1968: -1,8 % alors que, dans le même temps, le département enregistrait un léger gain de population (0,1%) du fait d’un solde migratoire positif (INSEE, RP 1968 à 2019).

En baisse, la population est également de plus en plus vieillissante: les moins de 30 ans représentent moins de 24% de la population lourdaise en 2019 (29 % de la population du département) et leur part s’est réduite depuis 2013 (28 %) ; à l’inverse les plus de 60 ans représentaient 33,86 % de la population lourdaise en 2013 et plus de 40 % de la population lourdaise en 2019 (INSEE, RP 2013 et 2019).

Le taux de chômage y est plus élevé que dans le reste du département: 17,6 % à Lourdes contre 13,5 % dans les Hautes-Pyrénées, en 2019 et en croissance par rapport à 2013 (16,7 %) ce qui témoigne d’une dégradation de la situation économique de la commune.

La situation démographique de la ville est difficile: à la vacance de logements s’ajoute celle de commerces et hôtels, le parc de résidences secondaires est limité à 12% du parc total de logements, en 2019, selon l’INSEE (soit bien moins que la moyenne départementale: 23,4 %).

Évolution et situation localeDonnée
Accroissement annuel moyen de la population, 2013-2019-1,8 %
Accroissement départemental sur la même période0,1%
Part des moins de 30 ans en 2019Moins de 24%
Part des plus de 60 ans en 2019Plus de 40 %
Taux de chômage à Lourdes en 201917,6 %
Taux de chômage dans les Hautes-Pyrénées en 201913,5 %
Résidences secondaires en 201912% du parc total de logements

La crise sanitaire comme déclencheur d’un nouveau plan touristique

En déclin sensible avant même la pandémie mondiale, le tourisme lourdais a été profondément ébranlé par la crise sanitaire avec une année 2020 quasiment blanche du fait de l’arrêt brutal de l’arrivée des clientèles internationales et de l’interdiction des grands rassemblements (Jarraud et al., 2021).

Le sanctuaire a dû fermer deux mois pour la première fois de son histoire et la saison des pèlerinages a été, et est toujours, très touchée.

Avec le second confinement, le sanctuaire a dû refermer ses portes, et l’incertitude et l’inquiétude sont grandes pour 2021.

Néanmoins, ne peut-on pas considérer cette «crise» comme un «moment indécis et décisif» pour Lourdes, lui offrant une «possibilité d’action, de décision, de changement, de transformation» (Morin, 2010.

Le « Plan Lourdes » et les dispositifs de soutien

Après avoir mis en place un soutien d’urgence aux acteurs touristiques, la Région construit avec l’État et les acteurs locaux un plan de relance spécifique du tourisme à Lourdes, 2e ville hôtelière de France.

Depuis mars, la Région accompagne les entreprises les plus touchées par la crise, notamment celles du tourisme.

Elle a mis en place son propre fonds de solidarité et lancé le fonds L’OCCAL (doté de 80 M€), le Pass Rebond puis les Pass et Contrats Relance et la carte Occ’ygène (29 000 ont déjà été remises aux jeunes et aux familles).

Spécifique, le « Plan Lourdes » qui sera voté avant la fin 2020 comprendra des mesures pour pérenniser les entreprises et l’emploi (2 500 saisonniers travaillent à Lourdes d’avril à novembre) et tracer des perspectives d’avenir en envisageant une évolution du tourisme lourdais.

Lourdes, l’un des Grands Sites Occitanie, a reçu des aides de 500 000 € de la Région à ce titre.

Depuis 2016, la Région a soutenu 46 dossiers lourdais, pour 2,5 M€ d’aides.

Dispositif ou soutienÉléments chiffrés
Fonds L’OCCAL80 M€
Carte Occ’ygène29 000 ont déjà été remises aux jeunes et aux familles
Emploi saisonnier à Lourdes2 500 saisonniers travaillent à Lourdes d’avril à novembre
Aides régionales reçues par Lourdes au titre des Grands Sites Occitanie500 000 €
Dossiers lourdais soutenus depuis 201646 dossiers
Montant des aides depuis 20162,5 M€ d’aides

Un soutien élargi à l’économie touristique

Le fonds L’OCCAL apporte un soutien au tourisme, commerce et artisanat, aux acteurs culturels, projets d’agritourisme et d’œnotourisme et centres équestres.

La Région mobilise également des financements exceptionnels accessibles sur le Hub Entreprendre Occitanie.

  • Fonds de solidarité de la Région.
  • Fonds L’OCCAL doté de 80 M€.
  • Pass Rebond.
  • Pass et Contrats Relance.
  • Carte Occ’ygène destinée aux jeunes et aux familles.
  • Aides régionales pour les Hautes-Pyrénées.

Être immergé dans l'eau aux piscines

Les orientations possibles pour une zone touristique aménagée

Le « Plan Lourdes » doit pérenniser les entreprises et l’emploi tout en traçant des perspectives d’avenir et en envisageant une évolution du tourisme lourdais.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte où l’offre touristique est faiblement diversifiée, très dépendante de flux internationaux et confrontée à des faiblesses structurelles.

Elle concerne à la fois les équipements, les infrastructures, les hébergements, les commerces, les services, les lieux de visite et les représentations associées à l’espace lourdais.

Le sanctuaire demeure le cœur de la zone touristique, avec la grotte de Massabielle, les basiliques, les églises, le chemin de croix et les lieux connexes.

Les visites «sur les pas de Bernadette», les paysages du piémont pyrénéen, le Gave de Pau, les sommets environnants et les activités touristiques situées au-delà de la ville basse peuvent contribuer à élargir les parcours.

Les flux touristiques et religieux qui se déploient à Lourdes, notamment à l’occasion des grands pèlerinages, ont largement contribué à structurer l’espace.

Une zone touristique aménagée doit ainsi articuler l’espace du sanctuaire, la ville basse, la ville haute, les axes d’accès et les lieux connexes, tout en tenant compte des besoins des habitants et des professionnels.

La crise sanitaire a révélé et amplifié des problèmes latents depuis au moins deux décennies.

Elle peut également offrir à Lourdes une «possibilité d’action, de décision, de changement, de transformation».

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