Mortelle Randonnée réunit quatre musiciens du collectif toulousain Freddy Morezon autour de l’œuvre de Carla Bley.
Rock pataphysique, chansons avant-pop, jazz à papa-maman, fanfare out-of-tune, entre vénération et parodie. Mortelle Randonnée parcourt le répertoire iconoclaste et hybride de la compositrice Carla Bley.
Ce projet propose une relecture libre, puissante et volontairement pop de plusieurs compositions de la pianiste, organiste et compositrice de jazz américaine. Cet hommage décoiffant donne à entendre quatre morceaux de la décennie 74-84 de la pianiste américaine.

Un hommage à l’œuvre de Carla Bley
Son initiateur, le trompettiste Sébastien Cirotteau, s’est fait connaître dans le monde des musiques improvisées avant de monter ses propres projets : Sweetest choice, duo de chambre avec guitare et Sikania, trio autour des musiques siciliennes.
Seize membres et quatre musiciens qui jouent tout à la fois - et en même temps - les instruments de la fanfare et du power trio, des instruments jouets et quelques claviers pour réinventer les arrangements fantasques de Carla Bley.
Avec une approche volontairement pop et un son puissant, ces quatre multi-instrumentistes viennent embellir la déjà très riche palette de timbres des compositions originales.
Il confirme aussi combien la musique de Carla Bley s’ouvrait déjà vers d’autres contrées musicales pour y puiser son originalité.
Les nouveaux arrangements décuplent le pouvoir évocateur de ces explorations.
Ce procédé permet à Mortelle Randonnée de laisser exploser sa propre folie en menant chaque morceau vers une sorte de climax qui semblait leur échapper dans leurs premiers habits.
Malgré l’exercice de la reprise, le groupe témoigne d’un belle force créative dans ses arrangements.
Un kaléidoscope sonore entre rock, pop et jazz
“La reine uphone” (No Funeral à l’envers) est un patchwork inclassable entre rock pataphyique, chansons avant-pop et jazz déviant.
Mortelle Randonnée, dans la relecture de ces répertoires, nous fait visiter un cabinet de curiosités.
Chaque titre est l'occasion de présenter une nouvelle facette d'un chatoyant kaléidoscope sonore: un grand air épique - une chanson perchée - une aventure avec Brian Eno - une course-poursuite en 1983 - allez tous en choeur lalalala ! - un accordage timbral -des tortues - un cauchemar électronique - et puis encore un baudet du multivers - toutes sortes d'oiseaux du Caucase, n'en jetez plus !.
La reine uphone' (No Funeral in reverse) is an unclassifiable patchwork of pataphy rock and patchwork of pataphy rock, avant-pop songs and deviant jazz.
Carla Bley, a major figure in American music, and her American music, and for 2 tracks (Ce Maudit Volcan, Tortues) with her daughter with her daughter Karen Mantler, a diaphanous double with ghostly apparitions.
Each title is an opportunity to discover a new facet of a dazzling kaleidoscope of sound: an epic grand air an adventure with Brian Eno - a chase in 1983 - sing along lalalala! - a timbral tuning - turtles - an electronic nightmare - and then a jackass of the multiverse - all kinds of birds from the Caucasus, Don't waste any more !
Des arrangements qui transforment les compositions originales
Ainsi, “Funnybird Song” devient “La Chanson de l’oiseau drôle” dans une ambiance de surf-music au son du ukulélé et “J’aime pas chanter” collisionne des airs de bossa au cabaret à la Kurt Weill de l’original “I Hate To Sing”.
Mortelle Randonnée souligne aussi le talent caché de Carla Bley pour la chanson et les ritournelles qui s’entonnent à la première écoute. (“J’aime pas chanter”, “La Chanson de l’oiseau drôle”).
A cet égard, la voix de chaque musicien est mise en avant sur un morceau.
Si la mode a souvent été de jazzifier la pop, entendre l’inverse est très réjouissant.
Surtout quand toutes les références de l’idiome jazz ont disparu et que seules demeurent la mélodie et liberté de prendre des solos.
Selon Sébastien Cirotteau, le projet aurait pu s’appeler « The Carla Bley Band Encore »…
Après 20 minutes de plaisir, la formule était judicieusement bien trouvée.
Cet EP laisse un goût de trop peu et mérite bien quelques « Encore » de plus.
« La reine uphone » et la présence de Karen Mantler
Parution chez Mr Morezon de “La reine uphone” de Mortelle Randonnée.
Coincée plus de deux jours à l’aéroport de Reykjavik, la chanteuse Karen Mantler a eu tout le loisir d'écrire cette chanson.
15 ans plus tard, Mortelle Randonnée invite la chanteuse américaine à enregistrer “Ce maudit volcan”, en version française.
Une voix nonchalante et stoïque comme une valise sur tapis roulant synthé-cold-jazz.
Lumière assez brumeuse, temps suspendu, un éclair de temps en temps.
Si l’on voulait plagier Brian Eno, on pourrait dire de cette chanson qu’elle est aussi facile à ignorer qu’intéressante.
Carla Bley, a major figure in American music, and her American music, and for 2 tracks (Ce Maudit Volcan, Tortues) with her daughter with her daughter Karen Mantler, a diaphanous double with ghostly apparitions.
Une musique entre hommage et parodie
Mortelle Randonnée se promène chez Carla Bley.
Rock pataphysique, chansons avant-pop, jazz à papa-maman, fanfare out-of-tune, entre vénération et parodie.
Cette formule permet au groupe de préserver l’esprit fantasque des compositions tout en développant une identité sonore propre.
Les instruments jouets, les claviers, les sonorités de fanfare et l’énergie du power trio composent un univers où la mélodie, l’humour et l’improvisation se rencontrent.
Les arrangements ne se contentent pas de reproduire le répertoire de Carla Bley : ils en déplacent les couleurs, les rythmes et les perspectives.
Une musique conçue pour la scène et l’écoute
Seize membres et quatre musiciens qui jouent tout à la fois - et en même temps - les instruments de la fanfare et du power trio, des instruments jouets et quelques claviers pour réinventer les arrangements fantasques de Carla Bley.
Avec une approche volontairement pop et un son puissant, ces quatre multi-instrumentistes viennent embellir la déjà très riche palette de timbres des compositions originales.
Les nouveaux arrangements décuplent le pouvoir évocateur de ces explorations.
Ce procédé permet à Mortelle Randonnée de laisser exploser sa propre folie en menant chaque morceau vers une sorte de climax qui semblait leur échapper dans leurs premiers habits.
Malgré l’exercice de la reprise, le groupe témoigne d’un belle force créative dans ses arrangements.
Carla Bley - Some Dirge - Mortelle Randonnee
Les morceaux et leurs nouvelles couleurs
| Composition revisitée | Nouvelle approche |
|---|---|
| “Funnybird Song” | “La Chanson de l’oiseau drôle”, ambiance de surf-music au son du ukulélé |
| “I Hate To Sing” | “J’aime pas chanter”, collisionne des airs de bossa au cabaret à la Kurt Weill |
| “Ce Maudit Volcan” | Version française enregistrée avec Karen Mantler |
| “Tortues” | Avec Karen Mantler |
Diffusion et actualité musicale
Pianiste, organiste et compositrice de jazz américaine, Carla Bley signe la musique du film policier de Claude Miller et succède à Alain Jomy (La meilleure façon de marcher, Dites-lui que je l'aime) et Georges Delerue (Garde à vue) dans l'oeuvre du cinéaste.
Annonce ( 07 2026) :Ce soir à 21h, sur France 5 • La musique du film policier de Claude Miller est signée Carla Bley, pianiste, organiste et compositrice de jazz américaine.
On y entend aussi "Der Hirt auf dem Felsen 12 Ländler op.171" de Franz Schubert.
Download available in 24-bit/48kHz.
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