Hervé Brégeon, entrepreneur français originaire des Deux-Sèvres et ancien joueur de basket, avait choisi de s’installer en République dominicaine après une carrière sportive et une reconversion professionnelle. Son installation à Las Terrenas, dans la péninsule de Samaná, s’est toutefois achevée par un meurtre dont les circonstances ont profondément bouleversé sa famille et ses proches.
Le corps de cet ancien basketteur français de bon niveau - il avait joué notamment à Cholet, Poitiers et Montpellier dans les années 1980 - a été retrouvé lardé de coups de couteaux à l'intérieur de sa voiture, non loin de Las Terrenas, petite ville touristique de 20 000 habitants où vit une importante communauté française.

L’installation d’Hervé Brégeon en République dominicaine
Son soleil, ses plages paradisiaques et le charme de ses habitantes. C’est ce qui a attiré Hervé Brégeon en République dominicaine.
À 40 ans, cet ancien basketteur pro, reconverti dans les affaires, divorce laissant ses trois enfants en France, et pose ses valises à Las Terrenas, une ville de 20 000 habitants, où vit une importante communauté française.
La victime avait choisi de s'installer en République dominicaine il y a quelques années.
Il avait commencé à travailler dans les Caraïbes comme commercial avant d'y implanter sa propre activité.
Par ailleurs, Hervé Brégeon ne tenait pas une discothèque à Samana, dans le nord-est de la République dominicaine mais il y avait développé une activité d'importation de portes et fenêtres.
L'homme d'affaires, qui par ailleurs exploitait un dancing à Samana, à l'extrême nord-est de l'île, a été retrouvé mort sur un terrain vague, le 15 août dernier.
Il avait développé une activité professionnelle dans le secteur de la menuiserie et de l’importation de portes et fenêtres.
Son mariage avec Esther Deogracia
Hervé monte une entreprise et se marie avec une jolie dominicaine de 26 ans, Esther Déogracia.
Il convient de préciser que c'est sa deuxième épouse, une jeune Dominicaine, qui est soupçonnée d'avoir commandité son assassinat.
Il avait épousé Esther Deogracia, jeune Dominicaine de 26 ans, en mars 2010 à Bussac-sur-Charente, un village proche de Saintes où Hervé Brégeon possédait toujours une maison.
« C'est moi-même qui les avait unis, se souvient le maire, Christophe Dourthe. Nous avions dû faire les choses très vite, car ils devaient prendre l'avion dès le lendemain pour la République dominicaine. »
Esther Deogracia de Brégeon n'est pas une inconnue dans le Bocage bressuirais. Celle-ci accompagnait son époux en novembre dernier lors de l'enterrement de son beau-père Jean Brégeon, à Mauléon.
Mais la belle aventure tourne court.
Esther ne semble intéresser que par l’argent d’Hervé. Elle a aussi une fâcheuse tendance à le tromper.
Hervé veut divorcer.
Une source française évoque la découverte par Hervé Brégeon de l'infidélité de son épouse et ses projets de retour en France.
Selon El Nacional toujours, juste avant son assassinat, Hervé Brégeon avait mis en vente nombre de ses biens immobiliers.
Selon les éléments rapportés par la presse locale, ses projets de séparation et de retour en France auraient constitué un enjeu important dans les derniers mois de sa vie.
La découverte du corps
Hervé Brégeon, entrepreneur français de 45 ans originaire des Deux-Sèvres, a été tué dans la nuit du 14 au 15 août à Las Terrenas, dans la péninsule de Samana, au nord de l'île.
Le lendemain, 15 août, ce dernier, Oniel Capois King, aurait tué de plusieurs coups de couteau le Français, originaire de Mauléon (Deux-Sèvres), ancien joueur de basket à Cholet et Saintes.
Le corps a été découvert le 15 août dans une décharge.
Selon les informations en possession de Jacques Bregeon, le frère d'Hervé, qui réside dans les Deux-Sèvres, le corps de la victime n'a pas été retrouvé dans une décharge mais à proximité de sa voiture.
Le corps de cet ancien basketteur français de bon niveau a été retrouvé lardé de coups de couteaux à l'intérieur de sa voiture, non loin de Las Terrenas.
« Le corps lardé de coups couteaux », selon le journal El Nacional.
Dans une première hypothèse, les policiers ont pensé à un vol qui aurait mal tourné.
Les policiers pensent d’abord à un vol qui a mal tourné.
Très vite, ils confondent l’auteur du crime.
Très vite, les enquêteurs se sont intéressés à l’entourage de la victime et à l’hypothèse d’un meurtre commandité.
Les soupçons de meurtre commandité
L'auteur présumé de l'assassinat, Oriel Capois King, 22 ans, a été arrêté et incarcéré.
Il s'agit d'Oriel Capois King, âgé de 22 ans.
Oriel Capois King quant à lui, 22 ans, plâtrier de profession, purge lui aussi une peine de prison préventive.
Il aurait avoué avoir exécuté Hervé Brégeon à la demande de l'épouse de celui-ci.
Lors d'une rencontre qui aurait eu pour cadre, le 14 août, une discothèque, cette commerçante de 26 ans, Esther Deogracia de Bregeon, aurait demandé à un jeune homme de 22 ans d'exécuter son mari et lui aurait versé de l'argent.
Elle aurait monnayé le contrat 200 000 pesos, soit 3 650 euros, évoquant pour sa défense des violences conjugales.
Dans une autre estimation rapportée à l’époque, la somme promise était présentée comme étant d’environ 3 600 euros.
| Élément de l’enquête | Informations rapportées |
|---|---|
| Victime | Hervé Brégeon, 45 ans |
| Lieu du décès | Las Terrenas, péninsule de Samaná |
| Période du meurtre | Nuit du 14 au 15 août |
| Découverte du corps | 15 août |
| Suspect principal de l’exécution | Oriel Capois King, 22 ans |
| Épouse soupçonnée | Esther Deogracia, 26 ans |
| Somme évoquée | 200 000 pesos, soit 3 650 euros |
Les liens entre Esther Deogracia et Oriel Capois sont probablement basés sur l'argent, selon les premiers éléments de l'enquête, rapporte la presse locale dominicaine.
Selon le quotidien El Nacional, Esther Deogracia de Brégeon est soupçonnée d'avoir « commandité le meurtre de son époux. »
L'homme d'affaires d'origine mauléonaise, Hervé Brégeon, retrouvé mort le 15 août dernier à Samana en République dominicaine aurait bel et bien été victime d'un meurtre commandité.
C'est ce qu'annonçait dans un nouvel article hier le quotidien local El Nacional paru sur Internet.
La mise en cause d’Esther Deogracia
D'abord entendue en tant que témoin, Esther Deogracia avait défendu, dans un premier temps, la thèse d'une mauvaise rencontre qui aurait mal tourné à la sortie d'une discothèque de Las Terrenas.
Elle a été placée en détention par le fiscal, l'équivalent du procureur de la République pour les affaires criminelles en République dominicaine, Juan Medina.
Remise en liberté dans un premier temps, elle vient d'être à nouveau placée en détention par la justice.
Esther Deogracia, la commanditaire présumée, et le tueur sont placés en prison.
Le commanditaire présumé, Esther Deogracia de Brégeon, sa seconde épouse, une commerçante âgée de 26 ans, purge actuellement une peine préventive de trois mois en attendant le procès.
« Il s'agit d'une mesure de coercition », précise le quotidien.
Elle aurait expliqué son geste en évoquant des violences conjugales.
Mais sur place, une source française évoque la découverte par Hervé Brégeon de l'infidélité de son épouse et ses projets de retour en France.
Riskiant de tout perdre, Esther Deogracia aurait décidé de faire éliminer son mari.
Plusieurs médias dominicains rapportent que l'épouse machiavélique aurait tenté de soudoyer le procureur de Samana, Juan Medina de Los Santos, en lui offrant 1,1 million de pesos, soit 20 000 euros, pour qu'il la disculpe.
Ces éléments relevaient toutefois des soupçons et des informations rapportées pendant l’enquête, avant toute décision judiciaire définitive.
Le parcours sportif d’un ancien basketteur
Hervé Brégeon, dans les années quatre-vingt, était un excellent joueur de basket, évoluant un temps en nationale 2 au Cholet Basket.
Il avait débuté sa carrière professionnelle dans la fabrication d'ouvertures en bois et PVC.
Après avoir démarré une carrière de basketteur en nationale 2 dans le Choletais, Hervé Brégeon s'était installé dans le Cognaçais où il avait rencontré sa première épouse.
Il avait joué notamment à Montpellier, à Cholet, à Poitiers, à Quimper et à Saintes.
Il avait joué durant trois saisons dans l'équipe de Nationale du CEP Poitiers, de 1997 à 1990.
Sa carrière l'avait ensuite mené à Cholet où il jouait en Nationale 2 et à Saintes.
Natif de Mauléon, dans les Deux-Sèvres, Hervé Brégeon était, au début des années 1990, le pivot de l'équipe saintaise lorsque celle-ci est montée en Nationale 3.
« Il avait 26 ans lorsqu'il est arrivé. C'était en 1992. Un excellent joueur, énergique, très adroit. Un gabarit : 1,98 m pour 90 kilos. Un garçon charmant, bon vivant qui aimait bien rire », se souvient Jeff Rauser, ex-entraîneur du USSC Club.
Le fait que l'ancien joueur a été assassiné dans l'île des Caraïbes et que sa jeune épouse dominicaine est soupçonnée d'avoir commandité le meurtre, glace le coach à la retraite.
« Après avoir quitté Saintes, il a joué une saison ou deux à Port-d'Envaux. Après, je savais qu'il avait monté une menuiserie PVC et alu à Fontcouverte, au nord de Saintes, et qu'il était ensuite parti à l'étranger. »
« Il a vendu sa menuiserie, il y a un an, je crois », poursuit Alain Chion qui a joué avec Hervé Brégeon, à Saintes.
« La nouvelle de sa mort est terrible. Hervé était quelqu'un avec qui il n'y avait pas de problème. »
Un homme respecté « qui avait, au sein du comité départemental, été responsable de la formation technique des cadres. »
Après, il a tourné la page du basket du fait de son activité professionnelle, je pense.
« Je l'ai revu, il y a trois ans et je le poussais pour qu'il vienne avec moi faire du basket loisir mais ça ne le tentait pas trop. »
La reconversion professionnelle
Après sa carrière de basketteur, Hervé Brégeon s'était reconverti dans la menuiserie industrielle.
Il avait débuté sa carrière professionnelle dans la fabrication d'ouvertures en bois et PVC.
Il avait ensuite monté une menuiserie PVC et alu à Fontcouverte, au nord de Saintes.
Il a vendu sa menuiserie, il y a un an, je crois.
Aux Caraïbes, il avait commencé comme commercial avant d’y implanter sa propre activité.
En République dominicaine, il avait développé une activité d'importation de portes et fenêtres.
Juste avant son assassinat, il avait mis en vente nombre de ses biens immobiliers.
La réaction de la famille et des proches
C'est l'ambassade de France et le Quai d'Orsay qui ont averti la famille, quelques jours après le décès d'Hervé Brégeon.
Via l'ambassade de France à Saint-Domingue, le Quai d'Orsay s'est rapproché des autorités locales en République dominicaine.
Un Quai d'Orsay qui, pour l'heure, reste très discret sur les conditions exactes du décès d'Hervé Brégeon.
À Mauléon, berceau de la famille d’Hervé Brégeon, et dans la région de Saintes, où il s’était reconverti dans la menuiserie industrielle après sa carrière de basketteur, la nouvelle de son meurtre bouleverse.
« C'est tragique. Il avait commencé à travailler dans les Caraïbes comme commercial avant d'y implanter sa propre activité. Je l'avais revu au début de l'année pour l'enterrement de son père », témoigne Daniel Amiot, le maire de Mauléon.
Dans le Mauléonais et dans le milieu commerçant de Bressuire, l'annonce de sa disparition violente laisse sa famille et ses amis dans la douleur.
Les anciens du basket saintais étaient sous le choc en apprenant la mort violente, en République dominicaine, d’Hervé Brégeon, à l’âge de 45 ans.
La victime laisse plusieurs enfants orphelins.
Hervé Brégeon laisse dans la douleur, outre sa sœur vivant dans la région toulonnaise et son frère ancien artisan à Rorthais, plusieurs enfants issus de son premier mariage.
Dans le Bressuirais, la famille proche était très peu diserte sur la suite des évènements, en particulier concernant le rapatriement du corps ou non en France.
Le contexte familial
Son père, qui résidait dans le Mauléonais, est décédé à son domicile quelques mois auparavant dans l'explosion accidentelle d'une bouteille de gaz.
Ce dernier était alors décédé des suites d'une explosion accidentelle de bouteille de gaz à son domicile.
Esther Deogracia accompagnait son époux en novembre dernier lors de l'enterrement de son beau-père Jean Brégeon, à Mauléon.
La mort d’Hervé Brégeon a ainsi touché une famille déjà éprouvée par le décès récent de son père.
Crime organisé, DEA possiblement corrompu: ça BRASSE en République dominicaine!
Une procédure judiciaire encore en cours
Esther Deogracia avait d'abord été entendue en tant que témoin avant d'être confondue et placée en détention provisoire le 20 août.
Le meurtre aurait été commandité par sa femme.
Une autre personne a également été placée en détention : Oriel Capois King, âgé de 22 ans.
Il est soupçonné d'avoir exécuté le contrat.
La justice dominicaine n’a toujours pas condamné Esther.
Deux ans après cet assassinat, les proches d’Hervé sont en colère.
Elle a été libérée car la détention provisoire là-bas dure un an.
Les informations rapportées décrivaient donc une procédure marquée par des placements en détention, une remise en liberté puis une nouvelle mesure judiciaire concernant Esther Deogracia.
Les autorités françaises, par l’intermédiaire de l’ambassade de France à Saint-Domingue et du Quai d’Orsay, se sont rapprochées des autorités locales, tandis que les conditions exactes du décès demeuraient officiellement peu détaillées.
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