Flux de touristes vers la rive sud de la Méditerranée : carte, dynamiques et territoires

La Méditerranée est la première région touristique de la planète, accueillant 260 millions de touristes par an. Les flux de touristes vers la rive sud de la Méditerranée s’inscrivent dans un espace de contact entre l’Europe, le Maghreb, le Moyen-Orient et l’Afrique subsaharienne.

Ces déplacements sont liés à la proximité de l’Europe, au climat, aux paysages, au patrimoine historique et aux littoraux, mais ils dépendent aussi des infrastructures, de la stabilité politique, de l’offre d’hébergement et des conditions d’accès. La carte des flux touristiques met donc en évidence des contrastes importants entre les destinations déjà bien intégrées aux grands circuits internationaux et les pays dont le potentiel reste encore largement inexploité.

Carte des flux touristiques en Méditerranée

Un espace méditerranéen organisé autour d’une mer très fréquentée

C'est la mer Méditerranée qui donne son unité au lieu.

Cette mer, presque fermée à l'ouest par le détroit de Gibraltar, ressemble à une mer intérieure.

Vaste (2,5 millions de km²), elle est aussi assez étroite puisque seuls 140 km séparent la Sicile de la Tunisie.

Espace de transit entre l'océan Atlantique et l'océan Indien, c'est l'une des mers les plus fréquentées du monde.

Carrefour ancien de civilisations, le bassin méditerranéen rassemble près de 250 millions de personnes, dans 25 pays qui ont en commun un climat dit « méditerranéen » et des paysages caractéristiques.

Les flux qui le traversent sont importants et variés : la mer Méditerranée a toujours été un espace de contact entre les civilisations, entre des économies et des sociétés inégalement développées.

Surmontées de massifs montagneux, ses côtes forment des plaines étroites dans lesquelles se concentrent les populations.

Les rivages de la Méditerranée sont dans l'ensemble fortement urbanisés, cette tendance étant renforcée par l'essor du tourisme au XXe siècle.

Dans les pays méditerranéens, une personne sur trois vit dans une région côtière.

La part de la population vivant dans les zones côtières varie entre 5 % en Slovénie et 100 % pour les pays insulaires (Chypre, Malte) et Monaco.

Le climat méditerranéen, caractérisé par des étés secs et chauds, est également un facteur d'identité et détermine un milieu naturel fragile, sujet à différents risques (incendies, crues destructrices, séismes également), et dans lequel le problème de l'approvisionnement en eau se pose avec plus ou moins d'acuité.

Carte générale des flux touristiques vers la rive sud

Les principaux flux touristiques vers la rive sud de la Méditerranée partent d’abord de l’Europe occidentale, de l’Europe centrale et de l’Europe du Nord.

La proximité géographique permet des déplacements aériens rapides, des liaisons maritimes, des voyages organisés et, dans certains cas, des déplacements terrestres.

Les rivages marocain ou tunisien sont désormais des lieux de villégiature.

Si leur développement touristique est moindre que celui des littoraux espagnols, français, grecs ou italiens, ils ont un impact réel sur l'économie locale et constituent une source de devises non négligeable.

À l’échelle de la rive sud, les flux ne sont toutefois pas uniformes. Ils se concentrent sur quelques façades littorales, quelques stations balnéaires, les grandes villes et les sites historiques les plus connus.

Destination ou espaceCaractéristiques des flux touristiquesPrincipaux atouts
MarocFlux touristiques importants, notamment en provenance de l’EuropeLittoral, patrimoine, paysages et proximité
TunisieTourisme de masse et accueil de plus de 1 million de Français par anTourisme balnéaire et activités à plus forte valeur ajoutée
AlgérieTourisme encore balbutiantVestiges romains, désert, thermalisme et 1 200 km de côtes
LibyeFlux encore limités et projets de développement2 000 km de côtes, désert et patrimoine culturel
ÉgypteDestination n°1 dans la région, avec un développement recherché sur la côte méditerranéennePatrimoine culturel, mer Rouge et côte méditerranéenne
JordanieFlux affectés par l’instabilité politiqueTourisme médical, vacances familiales et écotourisme
Liban et SyrieFlux fragilisés par les conflits et l’instabilitéSites historiques, littoral et patrimoine culturel

Les grands foyers émetteurs de touristes

La rive nord de la Méditerranée, européenne, est nettement plus riche et plus développée que la rive sud.

De Valence (Espagne) à Rome (Italie), par exemple, s'étend une zone très urbanisée, très développée, bien reliée au nord de l'Europe, forte d'une économie diversifiée (espaces agricoles spécialisés, tissu industriel dense et activités tertiaires en plein essor, dont le tourisme).

Cette concentration de richesses, de réseaux de transport et de populations explique le poids des touristes européens dans les flux à destination de la rive sud.

Les touristes français occupent une place particulièrement importante dans plusieurs pays du Maghreb.

La Tunisie, à défaut de ressources naturelles, a fait le choix du tourisme de masse et accueille plus de 1 million de Français par an.

Le marché touristique méditerranéen ne se limite cependant pas à l’Europe occidentale.

Le bassin oriental de la Méditerranée reçoit également des visiteurs originaires des pays arabes et du Moyen-Orient.

La clientèle européenne mais aussi arabe est de plus en plus exigeante.

Le tourisme représente entre 10 et 25 % du PIB de plusieurs pays méditerranéens, avec des pointes encore plus élevées pour les économies insulaires comme Chypre ou Malte.

Les flux touristiques vers le Maghreb

Le Maroc : une destination littorale et culturelle

Les rivages marocains sont désormais des lieux de villégiature.

Le Maroc dispose d’une forte proximité avec l’Europe et d’une offre fondée sur le littoral, les paysages, les villes historiques et les échanges avec les populations d’origine marocaine installées en Europe.

Face à des destinations bien installées (Chypre, Turquie, Croatie…), certains doivent se tourner vers des activités à plus forte valeur ajoutée (Tunisie) ou aménager leur littoral (Maroc, Egypte).

Le développement du littoral marocain s’inscrit toutefois dans un contexte de forte urbanisation des côtes méditerranéennes.

La plupart de ces pays sont également ceux pour lesquels la différence est la plus grande entre le pourcentage de surface construite dans la frange côtière de 10 km et la frange côtière de 150 m.

La Tunisie : le principal modèle de tourisme de masse au sud

La Tunisie a fait le choix du tourisme de masse.

Elle accueille plus de 1 million de Français par an.

Ses littoraux constituent l’un des principaux points d’arrivée des flux touristiques européens sur la rive sud.

Le pays cherche toutefois à diversifier son offre en se tournant vers des activités à plus forte valeur ajoutée.

Cette orientation vise à réduire la dépendance à un tourisme exclusivement balnéaire et à mieux valoriser le patrimoine, les paysages et les territoires intérieurs.

Les rivages tunisiens ont un impact réel sur l'économie locale et constituent une source de devises non négligeable.

L’Algérie : un potentiel important mais des flux encore faibles

En revanche, le tourisme est resté balbutiant en Algérie.

En raison de la guerre civile dans les années 90, mais aussi d’une absence de volonté politique.

Un retard que le gouvernement annonce vouloir combler.

Le patrimoine exceptionnel du pays (vestiges romains, désert, thermalisme), souvent intact, reste à découvrir.

Un avantage, à l’heure du tourisme durable.

Si l’Algérie a des atouts naturels et culturels (2,5 millions de km2 dont 80% de désert, 1 200 km de côtes), ses infrastructures d’accueil l’handicapent.

Sa capacité hôtelière est limitée (81 000 lits) et 89 % des hôtels ne sont pas aux normes internationales.

Le ministère du Tourisme a donc lancé en 2004 une stratégie de développement en vue d’accueillir plus de 3 millions de touristes (dont 2 millions d’étrangers) en 2013 et de créer 230 000 emplois.

Le projet prévoit d’adapter les hébergements existants, et la création de 174 zones d’extension touristiques (ZET) : 42 544 ha, dont les trois quarts sur le littoral algérois.

32 ME seront consacrés à aménager 42 ZET et une procédure de privatisation d’hôtels a été lancée.

300 projets d’investissements ont par ailleurs été identifiés (30 000 lits et 15 000 emplois directs), mais 253 n’ont pas encore trouvé d’investisseurs.

Dans le sillage d’Air France, les transporteurs sont de retour (Aigle Azur, British Airways, Alitalia, Lufthansa, Qatar Airways) et l’aéroport d’Alger a été rénové.

Il faut mettre le voyageur en confiance, avec une mise à niveau des infrastructures, améliorer la qualité, garantir la sécurité.

Le tourisme de masse n’est pas possible et l’Algérie n’y pense pas.

Pour l’instant, le pays tente de fédérer le secteur.

Alors que les rares TO français présents en Algérie se cantonnent aux treks dans le désert, les opérateurs soulignent que le pays n’a pas encore d’infrastructures suffisantes en dehors d’Alger.

Le tourisme a néanmoins un potentiel fantastique, notamment avec les Algériens de France et les descendants de familles pied-noirs ou juives d’Afrique du Nord désirant retrouver leurs racines.

L’Algérie doit travailler son image.

Il ne suffit pas de développer des hôtels, il faut aussi former le personnel.

Les flux touristiques vers l’Égypte

Le cas de l'Egypte est différent.

Le tourisme est déjà un secteur primordial de l'économie.

Le pays s'est affirmé comme la destination n°1 dans la région mais n'a pas encore trouvé au niveau international la place qui devrait lui revenir.

Pour se développer, il doit s'intéresser à d'autres secteurs que le tourisme culturel, qui ne représente plus que 12 % des activités touristiques mondiales.

Les derniers attentats et crashs aériens ont refroidi les Français (465 000 en 2005) qui n'occupent plus que la cinquième place derrière les Allemands et les Italiens (1 million chacun), les Russes (700 000) et les Anglais (500 000).

Outre la mer Rouge, le pays compte sur la côte méditerranéenne, déjà fréquentée par les touristes locaux, pour réussir son pari.

Un accord de coopération a été signé avec le groupe TUI à travers sa filiale Travco (neuf hôtels 4b, soit 4 300 chambres d’ici quatre ans) pour un projet à Marsa Matrooh, près d’El-Alamein.

Une première tranche de 300 chambres vient d’être inaugurée.

Quatre zones ont été définies, où il n’y a pour l’instant que du sable et la mer.

La côte méditerranéenne égyptienne apparaît ainsi comme un espace d’extension des flux, complémentaire des grands sites historiques et des stations de la mer Rouge.

Les flux vers la Libye, la Syrie, le Liban et la Jordanie

La Libye : des projets importants face à une fréquentation limitée

La Libye débarque doucement sur ce marché des vacances.

Grand comme trois fois la France, le pays dispose d’un patrimoine culturel fantastique et d’atouts géographiques : 2 000 km de côtes et un désert magnifique.

Mais, avec 12 000 chambres, la capacité hôtelière est insuffisante.

Le gouvernement a mis au point un plan visant à faire de la Libye une destination majeure de la Méditerranée, avec 10 millions de visiteurs en 2015.

Reste à convaincre les investisseurs.

La Libye, dont l’image reste associée à celle du terrorisme, a mis sur pied un plan de développement qui court jusqu’en 2018, avec un budget de 5,7 milliards de dollars.

Il entend s’appuyer sur des investissements privés étrangers, estimés à 13 milliards de dollars.

La Libye est une destination idéale pour la découverte et le dépaysement, pas pour le tourisme de masse.

La situation géographique est meilleure qu’en Algérie, la durée d’ensoleillement plus longue.

Des atouts qui n’ont pas échappé aux croisiéristes, de plus en plus nombreux à faire escale à Tripoli.

La Syrie et le Liban : des flux fragilisés par l’instabilité

La Syrie cherche sa place dans les brochures touristiques malgré les contraintes liées à l’éparpillement des sites historiques et à la capacité hôtelière modeste.

Sur la côte, à Lattaquié, Accor a toutefois ouvert un Sofitel doté d’une marina, et deux complexes doivent y être construits par une société du Qatar.

Mais c’est une ville d’étape, qui n’a pas d’aéroport international.

À Tartous, un vaste projet baptisé Antaradus devait être terminé en 2009.

Le Liban est quant à lui dans l’expectative.

Plus de 30 projets luxueux devaient être lancés d’ici la fin de 2006, pour un investissement d’un milliard de dollars.

La reconstruction du pays est prioritaire et devrait, au mieux, décaler ces projets, s’ils ne sont pas annulés, faute de capitaux.

La fréquentation au Liban avait ainsi progressé de 37 % au premier trimestre 2006.

La récente guerre aura un coût élevé pour le pays.

La Jordanie : une stratégie tournée vers les clientèles à forte contribution

L’instabilité politique fait aussi du tort à la Jordanie, malgré une offre variée, de bonnes infrastructures et un service à la hauteur.

Même si les TO lui restent fidèles, les ventes ne suivent pas.

Le gouvernement entend lui aussi doper le secteur à l’horizon 2010, en attirant les touristes à haute contribution.

Il a défini pour cela des niches prioritaires : tourisme médical, vacances familiales, écotourisme.

Le basculement des flux vers l’Europe du Sud

L’été 2026 s’annonce historique pour le bassin méditerranéen.

Au cœur de cette dynamique, l’Espagne illustre la puissance du phénomène.

Le pays a accueilli près de 97 millions de visiteurs internationaux en 2025, un niveau sans précédent, et les arrivées ont encore progressé d'environ 3,7 % sur les premiers mois de 2026.

Entre juin et septembre, quelque 43 millions de touristes internationaux sont attendus sur le sol espagnol, soit une hausse de 6 % par rapport à la même période l'an passé.

Ce boom méditerranéen ne s'explique pas uniquement par l'attractivité propre des destinations du Sud.

Il se nourrit d'un double report de la demande mondiale.

D'une part, les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient ont fragilisé des marchés autrefois en pleine expansion : selon l'organisme Tourism Economics, la région pourrait enregistrer jusqu'à 38 millions de touristes en moins cette année.

D'autre part, un tassement des liaisons long-courriers transatlantiques a réorienté une fraction significative des voyageurs vers l'Europe du Sud, perçue comme plus accessible, plus sûre et mieux desservie par les compagnies aériennes à bas coûts.

Cette dynamique modifie la lecture de la carte touristique méditerranéenne : les flux ne se dirigent pas uniquement du nord vers le sud, mais se redistribuent aussi entre les différentes rives et sous-régions du bassin.

En Grèce, les réservations pour l'été 2026 ont atteint des niveaux inédits, avec une demande se reportant notamment sur des îles moins connues pour soulager les Cyclades traditionnelles, saturées depuis plusieurs années.

L'Italie du Sud, longtemps dans l'ombre des circuits classiques du Nord - Rome, Florence, Venise -, capte elle aussi une part croissante des flux touristiques méditerranéens.

Les effets économiques des flux touristiques

Pour les économies concernées, ces chiffres constituent une aubaine considérable.

Chaque saison record renforce les emplois dans l'hôtellerie, la restauration, les transports et le commerce local.

Ces performances alimentent par ailleurs des investissements croissants dans les infrastructures d'accueil, les transports régionaux et la numérisation des services touristiques.

Dans les pays de la rive sud, le tourisme constitue souvent une source essentielle de devises.

La fragilité du tourisme est toutefois importante, car il est souvent la première source de devises, alors que l’instabilité politique demeure, mettant à mal des années d’efforts.

L’insuffisance de l’offre d’hébergement et de services et la faible diversité des produits constituent d’autres handicaps que ces pays méditerranéens vont devoir surmonter.

Les pays de la rive sud cherchent donc à diversifier leurs produits : tourisme balnéaire, tourisme culturel, tourisme saharien, écotourisme, tourisme médical, croisières et tourisme de mémoire.

Les limites du modèle touristique méditerranéen

L'afflux massif de touristes n'est pas sans conséquences pour les territoires d'accueil.

Barcelone, les Baléares, Santorin et Venise constituent depuis plusieurs années les symboles d'un surtourisme qui dépasse les capacités d'absorption des destinations.

Dans la lagune vénitienne, le trafic incessant des bateaux de croisière érode les fondations de la cité et dénature l'expérience de visite.

À Santorin, la gestion insuffisante des visiteurs engendre des pénuries d'eau et une accumulation des déchets qui menacent l'écosystème insulaire.

L’exposition du littoral méditerranéen au risque côtier d’inondation et d’érosion est un problème majeur, en particulier en Égypte (delta du Nil) et en Italie (lagune de Venise).

Les littoraux touristiques sont également confrontés à la pression urbaine, à la consommation d’eau, à la production de déchets et à la dégradation des milieux naturels.

Les apports de plastique dans la mer, tels qu’estimés en 2015, sont de plus de 260 000 tonnes par an ou 730 tonnes par jour, selon la population côtière, qui peut varier avec les pays, soit plus de 2 % des apports totaux dans les océans du monde.

Le plastique représente de 5 % (Maroc) à 14 % (Israël) de tous les déchets produits.

Les modèles de consommation non-durables, la gestion inefficace des déchets et les lacunes en matière de gestion des déchets plastiques aggravent la pression exercée par la fréquentation touristique.

En Méditerranée, les fonds marins sont tapissés de câbles de transmission numérique et de faisceaux de câbles à fibre optique.

La demande croissante de la part des clients nationaux et d’interconnecter avec les flux « immatériels » d’une économie mondialisée contribue à transformer la Méditerranée en un espace où les flux matériels et immatériels se superposent.

Sept millions de navires ont été enregistrés dans le cadre de l’étude ACCOBAMS de 2015-2016 sur les zones de conflit potentiel avec la conservation des cétacés.

Les résultats ont montré que plusieurs points chauds en termes de bruit chevauchaient des habitats importants pour les cétacés, comme le Sanctuaire Pelagos, le canal de Sicile et la partie supérieure de la tranchée hellénique.

La régulation des flux touristiques

Face à ces tensions, plusieurs destinations méditerranéennes ont commencé à légiférer pour encadrer les flux.

Des taxes de séjour renforcées, des quotas de visiteurs sur les sites emblématiques, des restrictions sur les locations touristiques de courte durée : les mesures se multiplient pour tenter de concilier croissance économique et préservation des territoires.

À l'échelle européenne, le déploiement du nouveau système d'entrée/sortie (EES) aux frontières de l'espace Schengen modifie par ailleurs les conditions d'accès pour les voyageurs issus de pays tiers, ajoutant une nouvelle variable à la gestion des flux.

Les acteurs du secteur, des ministères nationaux aux offices de tourisme locaux, cherchent désormais un équilibre délicat : attirer davantage de visiteurs à forte valeur ajoutée plutôt qu'un flux toujours plus massif.

Des stratégies nationales différentes

Face à des destinations bien installées (Chypre, Turquie, Croatie…), certains doivent se tourner vers des activités à plus forte valeur ajoutée (Tunisie) ou aménager leur littoral (Maroc, Egypte).

D’autres comme l’Algérie ou la Libye débarquent doucement sur ce marché des vacances.

Autant de nouveautés qui contribuent à diversifier l'offre et à lui donner un nouvel attrait.

La création récente de la Mediterranean Travel Association (Meta), qui regroupe pays et opérateurs méditerranéens sur le modèle de la Pata en Asie/Pacifique, devrait contribuer à donner une identité au tourisme de la zone.

Ces destinations ont-elles un avenir touristique, comment se positionnent-elles ?

Le séminaire organisé par Ubi France à Nice il y a quelques semaines permet d’y voir plus clair dans les politiques et de dresser une première carte de ce que pourrait être le tourisme en Méditerranée à l’horizon 2020.

La Méditerranée reste la première destination touristique mondiale, et les pays de la rive sud cherchent à transformer cette attractivité en développement économique durable.

Les différents types de littoraux ( littoral touristique et littoral industrialo-portuaire)

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