L'Île-de-France n'est pas que Paris. À moins de 100 kilomètres de la capitale, des villages gardent leurs pavés, leurs remparts et leurs rivières pour eux seuls dès que l'automne arrive. Les plus beaux villages autour de Paris révèlent en hiver une qualité rare : l'authenticité sans mise en scène, les souterrains médiévaux sans file d'attente, les bords de Seine dans la lumière basse de janvier.
Les vacances d’hiver sont le moment idéal pour s’offrir une parenthèse à deux, en famille ou entre amis, entre escapades nature, soirées culturelles et dîners autour de Paris. La région parisienne se prête particulièrement bien aux sorties cosy avec ses parcs baignés par la lumière d’hiver, ses châteaux presque déserts, ses spectacles en soirée et ses restaurants au cadre chaleureux.
Les villages médiévaux et patrimoniaux à découvrir en hiver
Ce guide couvre quatorze villages répartis dans un rayon de 100 kilomètres autour de Paris : une cité médiévale inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, un hameau de 200 âmes perdu dans la forêt de Compiègne, le village où Van Gogh a peint 74 toiles en 70 jours, un château de conte reconstruit créneaux par créneaux par Viollet-le-Duc, et des ruelles picardes aux murs couverts de rosiers anciens.
Avant de prendre la route, vous pouvez commencer votre exploration depuis la capitale elle-même avec le guide audio Ryo de Paris, le temps d'une matinée dans les ruelles du Marais avant de filer vers la campagne.
Provins, la cité médiévale la plus spectaculaire en hiver
Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO pour ses foires médiévales et ses remparts en 2001, cette cité de Seine-et-Marne se trouve à 81 kilomètres de Paris, soit 1h30 de train depuis la Gare de Lyon sans correspondance. En été, les spectacles de fauconnerie et les joutes attirent des milliers de visiteurs par week-end. En hiver, tout ce monde disparaît. C'est précisément pour ça qu'il faut y aller.
La tour César domine la ville haute depuis le XIIe siècle. Ses 44 mètres offrent une vue sur l'ensemble de la cité médiévale, les remparts et la plaine briarde qui s'étend jusqu'à l'horizon. L'accès coûte 5 euros en hiver. Vous aurez de bonnes chances de la visiter presque seul, ce qui est impossible en juillet quand les groupes scolaires se succèdent dans les escaliers étroits. La vue depuis le chemin de ronde, par temps de brume, a quelque chose d'hypnotique.

En dessous, la Grange aux Dîmes (Rue Saint-Thibault, 77160 Provins, noté 4.4/5 sur Google pour 456 avis) abrite un espace muséal sobre mais solide sur l'histoire des foires de Champagne, qui firent de Provins une capitale commerciale de l'Europe médiévale aux XIIe et XIIIe siècles. Ces foires bimensuelles attiraient des marchands de toute l'Europe pendant plusieurs semaines : Italiens, Flamands, Aragonais s'y croisaient pour échanger draps, épices et métaux précieux. Le lieu conserve une atmosphère de commerce ancien que les reconstitutions estivales tendent à folkloriser.
Le réseau de souterrains médiévaux mérite une heure entière. Ces galeries creusées à partir du XIe siècle servaient alternativement de caves à vin, de champignonnières et de passages logistiques entre les maisons de la ville haute. Des visites guidées sont organisées toute l'année (1h, 7 euros adulte). En hiver, la température constante de 12°C dans les galeries est presque agréable comparée au froid extérieur. Les parois conservent des graffitis d'étudiants de l'université médiévale, des traces que personne ne songea jamais à effacer.
Les remparts du XIIe siècle encerclent la ville haute sur deux kilomètres encore praticables à pied. La promenade sur les chemins de ronde, au-dessus des douves aujourd'hui asséchées, commence par une porte discrète rue des Jacobins que la plupart des visiteurs ratent. Comptez 45 minutes pour le tour complet. Par temps de brume en janvier, les tours émergent du brouillard avec un effet saisissant que les photographes connaissent bien.
Côté logistique hivernale : le marché médiéval de Noël de Provins se tient généralement les premiers week-ends de décembre. Les restaurants de la ville haute ralentissent mais plusieurs brasseries restent ouvertes le week-end. La Rose de Provins, cette variété à pétales multipliés cultivée ici depuis le Moyen Âge pour ses propriétés médicinales, se vend sous forme de confitures, eaux florales et savons dans plusieurs boutiques de la ville basse.
Auvers-sur-Oise, sur les traces de Van Gogh
Vincent van Gogh y passa les 70 derniers jours de sa vie, de mai à juillet 1890, et y peignit 74 tableaux, dont l'Église Notre-Dame d'Auvers-sur-Oise (Rue Gachet, 95430 Auvers-sur-Oise, noté 4.6/5 sur Google pour 665 avis) et les fameux « Champs de blé aux corbeaux ». Il mourut le 29 juillet 1890 dans sa chambre de l'Auberge Ravoux, et fut enterré dans le cimetière du village avec son frère Theo, décédé six mois plus tard.
En hiver, le village retrouve une qualité particulière. Les groupes de touristes qui suivent religieusement les panneaux « Sur les traces de Van Gogh » sont absents. Vous pouvez flâner seul devant l'Auberge Ravoux, cette façade bleue tristement célèbre, et regarder la chambre n°5 au premier étage. La chambre fait 7 mètres carrés. Van Gogh y a vécu et y est mort. Il n'y a rien d'autre à ajouter.
L'Église Notre-Dame d'Auvers-sur-Oise, peinte par Van Gogh en juin 1890 (le tableau est au Musée d'Orsay), se dresse au sommet du village, entourée de son cimetière. En hiver, la lumière basse de l'après-midi lui donne exactement la couleur que Van Gogh avait saisie : un bleu-violet légèrement irréel. La tombe de Van Gogh et de Theo se trouve au mur nord du cimetière, deux pierres grises couvertes de lierre. Ce n'est ni monumental ni spectaculaire. C'est intime, et ça correspond parfaitement à l'homme.
La Maison du Docteur Gachet, le médecin ami de Van Gogh, est gérée par le Conseil départemental du Val-d'Oise et ouverte certains jours en hiver. Le Château d'Auvers propose un parcours multimédia immersif « Voyage au temps des impressionnistes », mais il ferme généralement de novembre à mi-mars.
Pour y aller depuis Paris sans voiture : transilien H depuis Paris Saint-Lazare jusqu'à Pontoise, puis TER jusqu'à Auvers-sur-Oise. Comptez 1h10 à 1h30 selon les correspondances. Depuis Pontoise, le vélo (8 kilomètres, itinéraire plat le long de l'Oise) est une option plaisante si la météo le permet. Les amateurs de peinture combineront utilement ce village avec une visite préalable du Musée d'Orsay à Paris, où plusieurs toiles d'Auvers sont exposées en permanence.
Giverny, le village de Monet
Giverny est à 80 kilomètres de Paris, en Normandie, dans le département de l'Eure. Il faut être honnête sur l'hiver : les jardins de Claude Monet sont fermés d'octobre à fin mars. Si vous venez en janvier, vous ne verrez pas les nymphéas. Ce que vous verrez, en revanche, c'est un village authentique, presque désert, aux colombages normands dans la lumière grise de l'hiver.
L'église Sainte-Radegonde où Monet est enterré est accessible toute l'année. Sa tombe, dans le cimetière attenant, est fleurie même en hiver par des visiteurs venus de loin. Le Musée des impressionnismes de Giverny ferme généralement de novembre à mars, mais sa façade et l'espace public autour restent accessibles.
Ce qui reste vraiment accessible en hiver à Giverny, c'est le village lui-même : ses maisons normandes en torchis et pans de bois, la petite rue principale, les ateliers d'artistes qui ont succédé à la colonie américaine installée ici dans les années 1880. Plusieurs de ces maisons accueillent encore des artistes en résidence. En se promenant à l'heure où le jardin serait ouvert au printemps, on finit par voir ce que Monet voyait chaque matin de sa fenêtre : pas les fleurs, mais la lumière sur la Seine et les collines de l'Eure.
Pour rejoindre Giverny depuis Paris : train Paris Saint-Lazare → Vernon (1h05, TER, une dizaine de départs par jour) puis navette depuis la gare de Vernon jusqu'à Giverny. Attention : cette navette ne fonctionne que de mars à novembre. En hiver, prévoir un taxi depuis Vernon (12-15 euros, 6 kilomètres) ou un vélo de location à la gare. En voiture, l'A13 depuis Paris permet d'atteindre Giverny en 1h15 environ.
La Roche-Guyon, château troglodytique et falaises de craie
Ce label, décerné sur des critères stricts de patrimoine, ne concerne que 184 communes françaises. Le village s'étire le long de la Seine, dominé par une falaise de craie de 60 mètres dans laquelle s'enfonce un château troglodytique du XIe siècle, prolongé par un château classique du XVIIIe siècle à la lisière de la roche.
La particularité de ce château tient à son architecture en deux parties : la tour féodale creusée directement dans la falaise de craie (accessible par un escalier de 200 marches taillé dans la roche), et le château du XVIIIe siècle au pied, avec ses jardins à la française et son pigeonnier en brique. En hiver, le château est ouvert (horaires réduits, vérifier avant de partir) et la visite est moins onéreuse qu'en été. Le jardin potager historique reconstitué a un charme particulier en hiver avec ses tonnelles vides et ses allées propres.
Le Vexin français, dont La Roche-Guyon est l'un des villages emblématiques, est un plateau calcaire au nord-ouest de Paris qui offre des paysages d'openfield atypiques pour l'Île-de-France. Des randonnées pédestres au départ du village longent la Seine jusqu'aux falaises. Les sentiers hivernaux sont boueux mais praticables en bonnes chaussures, et quasiment déserts. La boucle des falaises de craie (6 kilomètres, dénivelé modéré) offre des vues sur les méandres de la Seine qu'aucune carte postale ne reproduit fidèlement.
La Roche-Guyon se rejoint difficilement en transports en commun depuis Paris (plusieurs correspondances, 2h minimum). En voiture, l'A13 puis la D913 depuis Mantes-la-Jolie : 1h15 environ. Le village ne compte pas d'hôtel, mais plusieurs gîtes en lisière du Vexin accueillent les visiteurs en week-end, et Mantes-la-Jolie à 20 kilomètres offre des hôtels corrects.
Moret-sur-Loing et Barbizon, l’hiver des peintres
Moret-sur-Loing possède quelque chose d'un peu fantasmatique : on y arrive en pensant à Alfred Sisley, et le peintre est partout, pas dans des musées, mais dans la géographie même des lieux. Sisley vécut ici de 1889 à sa mort en 1899, et peignit les moulins, les portes médiévales, le confluent du Loing et de la Seine dans des toiles aujourd'hui dispersées dans les plus grands musées du monde.
Le village se trouve à 75 kilomètres de Paris, à la lisière de la forêt de Fontainebleau. Ses fortifications médiévales sont en grande partie préservées : la porte de Bourgogne et la porte de Samois encadrent encore la ville, et les remparts longent la rivière. En hiver, le brouillard qui monte du Loing le matin redonne aux pierres la couleur des huiles de Sisley : gris-rose, un peu humide, légèrement irréel.
Moret-sur-Loing est aussi connue pour ses sucres d'orge des Religieuses, des bonbons fabriqués selon une recette du XVIIe siècle conservée par les sœurs bénédictines locales. La boutique de la confiserie (aujourd'hui gérée par des laïcs qui ont racheté la recette) vend ces sucres toute l'année. Ce n'est pas un souvenir générique : c'est l'une des seules confiseries régionales françaises dont la recette a traversé quatre siècles sans modification notable.
L'accès en train est aisé : Paris Gare de Lyon → Moret-Veneux-les-Sablons en TER, 55 minutes pour environ 12 euros. Le village est à 1,5 kilomètre de la gare, soit 15 minutes à pied. En hiver, la forêt de Fontainebleau toute proche est idéale pour une randonnée de 2-3 heures sur les sentiers du Loing avant de rentrer à Paris.
Trois villages concentrent l'essentiel de l'intérêt, et leur proximité géographique permet de les combiner dans une même journée si vous avez une voiture.
Chevreuse est le plus accessible des trois, directement au terminus du RER B (station Saint-Rémy-lès-Chevreuse, 5 minutes à pied du centre). Son Château de la Madeleine est un ensemble de ruines médiévales perchées sur un éperon boisé, avec vue sur toute la vallée. L'accès est libre, la montée prend environ 20 minutes depuis le centre. En hiver, le sous-bois autour des ruines est nu, ce qui permet de voir la structure du château bien mieux qu'en été quand la végétation cache les murs. La ville basse a un marché le samedi matin et quelques bons restaurants qui pratiquent des prix raisonnables hors saison.
À 10 kilomètres de Chevreuse, Dampierre-en-Yvelines abrite le Château de Dampierre (2 Grande Rue, 78720 Dampierre-en-Yvelines, noté 4.3/5 sur Google pour 438 avis), une construction de Jules Hardouin-Mansart (le même architecte que le château de Versailles) commandée par le duc de Chevreuse sous Louis XIV. Le château est entouré d'un grand parc à la française avec des pièces d'eau et des allées de charmilles taillées. En hiver, le parc est accessible gratuitement même quand le château lui-même est fermé (il ferme généralement de novembre à mars). L'architecture sobre, en pierre de taille grise avec symétrie parfaite, plaît aux amateurs de classicisme français dans ce qu'il a de plus rigoureux.
Troisième étape : Montfort-l'Amaury, à 40 kilomètres à l'ouest de Paris. Ce village médiéval grimpe sur un coteau autour des ruines du château d'Anne de Bretagne. Les rues pavées, les maisons à colombages des XVe et XVIe siècles, et l'église Saint-Pierre dont les vitraux du XVIe siècle sont classés en font l'un des villages les plus complets architecturalement de la région. Montfort-l'Amaury est surtout connue des mélomanes pour avoir accueilli Maurice Ravel, qui y vécut de 1921 à sa mort en 1937. La Maison de Maurice Ravel (Le Belvédère) est ouverte au public en visite guidée. Les horaires d'hiver sont réduits, mais la maison reste accessible certains jours : vérifier sur le site du musée.
Pour combiner les trois villages en une journée depuis Paris : RER B jusqu'à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (terminus, 50 minutes depuis Paris), puis voiture de location ou covoiturage pour Dampierre et Montfort.
Ce village de 1 200 habitants à la lisière de la forêt de Fontainebleau, à 55 kilomètres de Paris, a exercé une influence sur l'histoire de l'art que sa taille ne laisse absolument pas prévoir. C'est ici que Corot, Millet, Rousseau et une vingtaine d'autres peintres s'installèrent entre 1830 et 1875, développant un style de peinture en plein air directement inspiré de la forêt. Ce mouvement, qu'on appela l'« école de Barbizon », influença l'impressionnisme, puis les Américains, puis les Japonais, qui reviennent aujourd'hui photographier les lieux en groupes organisés.
L'Auberge du Père Ganne, transformée en musée, est la principale attraction : c'est le relais rural où les peintres logeaient et peignaient, jusque sur les murs et les portes que le musée a conservés tels quels. Vous pouvez voir des esquisses à l'huile directement peintes sur le bois des panneaux de portes et des tiroirs. Horaires d'hiver : généralement ouvert du mercredi au lundi, 10h-12h30 et 14h-17h30, fermé le mardi. Tarif : 5 euros. En hiver, les salles sont quasiment désertes et il est possible de s'asseoir longuement devant ces peintures sans que personne ne vous bouscule.
La Grande Rue de Barbizon est une rue unique bordée de quelques galeries et d'ateliers. L'Atelier Jean-François Millet (29 Grande Rue, 77630 Barbizon, noté 4.4/5 sur Google pour 295 avis) (classé monument historique) est adjacent à la maison du peintre, parfois ouvert sur rendez-vous en hiver. La forêt de Fontainebleau commence littéralement au bout de la rue.
Les forêts d’Île-de-France pour marcher en plein hiver
Non, non, les vacances ne sont pas finies ! On commence la nouvelle année en découvrant de belles promenades hivernales à faire autour de Paris. Située à seulement 3,5 kilomètres, la forêt domaniale de Meudon est la plus proche de Paris. Avec sa superficie de 1 100 hectares, le lieu est idéal pour faire de jolies randonnées dans les plus grands bois des Hauts-de-Seine.
Pour ceux qui préfèrent flâner au sein de la nature sans monter sur les hauteurs, il est aussi possible de longer les quatre étangs de la forêt. Là, on peut s’étendre sur l’herbe, pique-niquer au bord de l’eau avec sa famille, ou méditer dans le calme profond des saules pleureurs.
Avis aux plus sportifs : une grande balade de 17 km vous attend sur les sommets de la rivière de l’Yvette. Cette belle randonnée vous fait traverser la forêt de Gif-sur-Yvette, où se dévoilent avec délice les couleurs hivernales. Cette longue marche vous fera traverser plusieurs parcs, des étangs, des ruisseaux et des prairies, en longeant la crête de la vallée de l’Yvette. Bien qu’il soit proche de la capitale, l’environnement est réellement dépaysant, et vous permet de découvrir de nombreuses espèces animales et végétales.
Vous ferez difficilement le tour de Luzarches puisqu’une vingtaine de longues balades sont à explorer dans la commune. Vous pouvez par exemple partir à la découverte du massif forestier de Coye-la-forêt, aux abords de la forêt de Chantilly, où se cachent plusieurs ruines d’une magnifique ancienne abbaye. En grimpant sur la butte de Saint-Côme, vous pourrez aussi visiter l’un des deux châteaux qui ont été autrefois construits à Luzarches. Cette promenade vous promet des paysages insolites ! On vous conseille de partir du Bois du Crot du Loup, au cœur de la forêt du Rocher Vert.
Près du massif de Fontainebleau, la forêt domaniale de Nemours vous emmène sur de vastes chemins sablonneux, rythmés par de grands rochers de grès et ombragés par des chênes ancestraux. Avec leurs formes insolites, les rochers ne passeront pas inaperçus aux yeux des randonneurs, qui pourront les reconnaître grâce à leurs noms évocateurs, comme le Bibendum ou la Tête de Singe.
Difficile de parler d’escapade sans citer la forêt de Rambouillet, l’une des plus grandes d’Île-de-France ! Situé au sud des Yvelines, son célèbre bois de 13 740 hectares est un vrai ravissement pour les promeneurs adeptes des paysages hivernaux. Sous les immenses chênes et pins, ce massif comporte des étangs, des terrains rocheux, des étendues de sable, des vallons et des cascades. Chargée d’histoire, la forêt nous fait visiter la Laiterie de la Reine construite pour Marie-Antoinette, le parc à l’anglaise de l’Ermitage, ou encore la chaumière aux coquillages… Et les plus chanceux pourront peut-être croiser quelques animaux s’ils se font discrets et patients.
À moins d’une heure de Paris, la forêt de Fontainebleau est idéale pour une escapade hivernale. Les sentiers autour de Trois Pignons ou de Franchard offrent des paysages variés : rochers, pins et allées forestières. La vallée de Chevreuse combine sentiers boisés et villages pittoresques. Le Vexin français est parfait pour ceux qui veulent s’aérer et voir loin. La forêt de Rambouillet est idéale pour une marche longue mais facile. Allées larges, étangs et zones peu fréquentées permettent de profiter de la nature sans effort technique.
Randonner en Île-de-France pendant les vacances de Noël, c’est profiter d’une nature proche, simple et efficace. Ces itinéraires permettent de respirer, marcher et se ressourcer sans préparer de grand voyage, tout en restant à quelques arrêts de train de Paris. En hiver, les forêts, vallées et étangs révèlent des atmosphères uniques. Le givre, la lumière douce et les paysages dégagés apportent une dimension méditative et vivifiante.
Les plus belles escapades nature accessibles depuis Paris
Tu penses que l’hiver n’est pas la saison idéale pour randonner ? Détrompe-toi ! À cette période, les sentiers sont plus calmes, les forêts mystérieuses sous la brume, et les paysages prennent une toute autre allure. Et le top dans tout ça ? Dans cet article, Loc’Adventure te partage 5 idées de randonnées hivernales accessibles en train depuis Paris, principalement situées dans l’Est parisien.
- Randonnée 1. 🌲 Pourquoi on aime : Cette grande forêt domaniale est très accessible et parfaite pour une sortie hivernale.
- Randonnée 2. 🚶 Pourquoi on aime : Idéal pour une rando douce à proximité de Paris. On longe la Marne et le canal de Chalifert, avec des passages entre nature et zones résidentielles tranquilles.
- Randonnée 3. 🌄 Pourquoi on aime : Fontainebleau en hiver, c’est magique. Moins de monde, une lumière rasante magnifique, et les célèbres rochers pour les amateurs de relief.
- Randonnée 4. 💧 Pourquoi on aime : Une rando bucolique le long de la rivière du Grand Morin. On passe près de vieux moulins, de petits ponts et d’un paysage rural très doux.
- Randonnée 5. 🏛️ Pourquoi on aime : Une rando rapide et accessible mêlant nature et patrimoine industriel. On longe la Marne, on découvre les anciennes usines Menier, on traverse des ponts charmants.
Ces itinéraires sont accessibles, inspirants et idéaux pour les citadins. À moins de deux heures de Paris, il existe une galaxie de pépites où respirer, marcher, trinquer ou juste glander - on ne l’appelle pas le Grand Paris pour rien.
Sorties culturelles, châteaux et lieux de mémoire en hiver
Les vacances d’hiver sont aussi l’occasion de redécouvrir les musées et monuments avec un peu plus de calme qu’en haute saison. Une journée type peut commencer par une exposition dans un grand musée, se poursuivre par la découverte d’un lieu plus intimiste (maison d’artiste, musée de quartier) et se terminer par une pause dans un salon de thé à proximité.
En s’éloignant légèrement de Paris, les châteaux et domaines d’Île-de-France constituent de véritables destinations à part entière. Visite des intérieurs, promenade dans les jardins d’hiver, animations ou parcours lumière selon la programmation. On peut facilement y passer une journée entière.
Une autre manière de profiter des vacances d’hiver consiste à miser sur les sorties en soirée. Théâtres, salles de concert, cabarets, cinémas indépendants et lieux insolites multiplient les propositions : pièces de théâtre, comédies, concerts intimistes, projections spéciales, spectacles jeune public.
La région parisienne accueille aussi des événements saisonniers comme des patinoires éphémères, des parcours lumineux dans les parcs, des croisières en soirée sur la Seine, des marchés d’hiver ou des animations dans certains centres commerciaux.
En hiver, un bon repas fait partie intégrante de la sortie. Autour de Paris, les possibilités vont de la petite brasserie de quartier au bistrot moderne, en passant par les tables gastronomiques avec vue sur la ville ou sur un monument emblématique. Vous avez le choix entre de nombreux restaurants et des adresses conviviales en Île-de-France, avec des coups de cœur pour les établissements au cadre chaleureux, les terrasses couvertes et les lieux atypiques.
Les vacances d’hiver peuvent aussi être l’occasion de s’accorder une nuit ou un mini-séjour hors de la capitale, sans partir très loin. À moins de deux heures de route ou de train, on trouve des chambres d’hôtes de charme, des hôtels-spas, des maisons d’hôtes en pleine nature ou des hébergements insolites comme des cabanes, des tiny houses ou des bulles transparentes. De nombreuses destinations proches proposent des formules incluant hébergement, accès à un espace bien-être, repas et parfois des activités (balade accompagnée, visite, atelier).
Quelques idées de visites d’hiver dans le Grand Paris
| Lieu | Atout principal en hiver | Accès ou information utile |
|---|---|---|
| Versailles | Le parc presque vide tôt le matin | Moins de 15 minutes de train depuis la gare Montparnasse |
| Chantilly | Château, Grandes Écuries et ambiance patrimoniale | TER depuis Gare du Nord, 25 minutes |
| Honfleur | Vieux Bassin, maisons à pans de bois et lumière de mer | Bus direct depuis Paris Bercy, environ 2h15 |
| Fontainebleau | Château, forêt et escalade | Transilien ligne R depuis Gare de Lyon, environ 40 min |
| Baie de Somme | Observation des phoques et oiseaux d’hiver | Train depuis Gare du Nord jusqu’à Noyelles-sur-Mer, environ 2h |
Puces, châteaux, vignes... Métro-boulot-bouchons vous donnent des envies de verdure, de château ou de littoral sans pour autant traverser la planète ? Bonne nouvelle : à moins de deux heures de Paris, il existe une galaxie de pépites où respirer, marcher, trinquer ou juste glander - on ne l’appelle pas le Grand Paris pour rien.
Au-delà de ses 20 arrondissements, le faste de la capitale déborde largement alentour, et parfois de manière plus éclatante encore. Des villes limitrophes aux départements voisins, on compte nombre d’escapades et parties de campagne à faire pâlir le Louvre et sa farouche Joconde. De l’art (millénaire comme contemporain), de l’or, des guinguettes ou des châteaux, à visiter en un coup de RER ou quelques coups de pédale.
Un peu plus loin, les régions environnantes offrent elles aussi leur lot de kif à portée de train, des vignes de Champagne aux châteaux de de la Loire.