La chasse dans le Parc national de forêts : règles, zonages et enjeux

Le Parc national de forêts est un territoire historiquement lié à la chasse. L’activité de chasse fait partie intégrante de la vie des forêts du territoire et forge en partie son identité. Si elle concourt à la régulation des densités de gibier, la chasse constitue également un facteur de lien social.

Créé par décret en Conseil d'État le 6 novembre 2019, il est le onzième parc national français et le premier destiné à la protection des forêts de feuillus et de plaines. Il préserve les massifs forestiers de Châtillon, d'Arc-en-Barrois et d'Auberive, représentatifs des couverts de feuillus des plateaux du sud-est du Bassin parisien, ainsi que de nombreuses sources et quelque 700 km de cours d’eau.

Carte du Parc national de forêts

Un parc national de plaine entre Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est

Le Parc national de forêts s’étend entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est, soit un territoire grand de 240 000 hectares.

Il est composé d’une aire d’adhésion sans protection spécifique, comprenant notamment les territoires des communes de Châteauvillain, Châtillon-sur-Seine et Auberive, et d’une zone protégée appelée « cœur » du Parc national.

Le cœur du Parc national couvre une surface de 56 614 hectares, à 95 % forestiers. Le territoire comprend également une réserve intégrale, d’une surface de plus de 3 000 hectares.

La surface de l’aire optimale d’adhésion est quant à elle de 241 089 hectares. Le Parc national de forêts se distingue de la plupart des parcs nationaux par le fait qu’il est situé en plaine : son altitude maximale n’excède pas 500 m.

Le parc national est couvert à 85 % par les forêts, mais on y trouve également de nombreux milieux naturels, comme des marais tufeux, des pelouses calcaires et des prairies. Ces milieux abritent une grande diversité d’espèces végétales rares, parmi lesquelles figurent le Sabot de Vénus, la Nivéole de printemps et le Lis martagon.

En termes de faune, les forêts du Parc national de forêts se distinguent par un grand nombre d’ongulés - cerf, sanglier et chevreuil - fruit d’une très ancienne gestion forestière liée à la chasse. La richesse faunistique du Parc national de forêts réside également dans sa grande variété d’invertébrés.

Pourquoi la chasse est-elle pratiquée dans le parc ?

Chaque hiver, les chasseurs entrent dans les forêts pour la chasse au grand gibier : chevreuils, sangliers et cerfs.

En l’absence de grands prédateurs, la chasse permet de réguler les populations de grands ongulés sauvages dont le nombre n’a cessé de s’accroître depuis plusieurs décennies.

Le Parc national rappelle que l’enjeu est de concilier l’évolution naturelle de la forêt avec la présence de grands ongulés sauvages. La régulation de ces espèces vise à limiter les dégâts aux cultures et à la régénération forestière en évitant tout effet de « réserve ».

Une concentration excessive de ces espèces sur un même périmètre mènerait à la dégradation du milieu forestier et des espaces agricoles alentour.

Le Parc national de forêts a vocation à devenir un territoire de gestion cynégétique d’excellence. Cet objectif a été donné à sa création, avec des enjeux et des modalités adaptés aux différents zonages du parc national.

Une activité présente toute l’année

La chasse rythme la vie de plus de 3 000 pratiquants sur le territoire. En outre, nombreux sont les chasseurs qui viennent d’autres régions pour participer à des chasses au cerf et au sanglier.

Plusieurs modes de chasse sont pratiqués sur le territoire du Parc national de forêts : battue, chasse à l’affût, chasse à l’approche et chasse à courre. Ils rassemblent différentes générations autour d’une connaissance de la nature et d’un savoir-faire.

L’activité des chasseurs ne s’arrête pas pour autant le reste de l’année. Ils assurent aussi l’entretien des chemins et des cabanes, la prévision et le bilan des plans de chasse, ainsi que la contribution aux suivis de population.

La chasse dans le Parc national de forêts doit être un modèle dans sa mise en œuvre, dans cette région représentative des forêts feuillues de France métropolitaine.

Les règles selon les différents zonages

La réserve intégrale

Dans la réserve intégrale, la chasse est interdite par le décret de création, à l’article 4.

En revanche, la « régulation » des populations de trois espèces d’ongulés sauvages - cerf, chevreuil et sanglier - est possible et organisée sous la responsabilité du Parc national.

Cette distinction explique pourquoi la chasse est annoncée comme interdite dans la réserve intégrale, alors qu’une intervention destinée à réguler certaines populations peut y être organisée.

L’objectif est d’éviter tout effet de « réserve », c’est-à-dire une concentration excessive de cerfs, de chevreuils ou de sangliers dans un périmètre où aucune régulation ne serait effectuée.

Le cœur du Parc national

Dans le cœur, l’objectif est l’excellence dans la gestion cynégétique. Elle vise la suppression des pratiques artificielles, comme l’agrainage et le grillage, ainsi qu’une cohabitation harmonieuse et sûre entre la chasse et l’accueil du public.

La chasse est cependant autorisée dans le cœur du Parc national selon les prescriptions de la charte et des arrêtés préfectoraux applicables à l’ensemble du territoire du Parc national de forêts.

Les éléments prescrits dans les arrêtés préfectoraux AP Côte-d'Or 21-2026-05-22-00006 et AP Haute-Marne 52-2026-05-00054 s’appliquent à l’ensemble du territoire du Parc national de forêts.

La volonté d’accéder à l’excellence de ce territoire a conduit à définir quelques règles spécifiques pour le cœur du Parc national. Celles-ci sont décrites dans le livret 3 de la charte, à la modalité d’application de la réglementation en cœur n° 28.

L’aire d’adhésion

Dans l’aire d’adhésion, la gestion ne dépend pas directement du Parc national.

Les périodes d’ouverture générale sont définies par arrêté préfectoral. La vénerie, ou chasse à courre, et la fauconnerie, ou chasse au vol, s’exercent durant des périodes spécifiques, fixées par le ministre et adaptées dans chaque département par arrêté préfectoral.

Les espèces chassables dans le cœur du parc

La liste des espèces dont la chasse est autorisée diffère selon que l’action de chasse se déroule en forêt ou hors massif boisé.

Une cartographie de ces deux situations est réalisée par le Parc national de forêts et mise à disposition des chasseurs. Le cœur est majoritairement en zone « forêt ».

SecteurEspèces dont la chasse est autorisée
En forêtbécasse des bois, cerf élaphe, cerf Sika, chevreuil, daim, sanglier
Hors massifs boisés ou sur plans et cours d’eaucerf élaphe, cerf Sika, chevreuil, daim, sanglier, blaireau, renard, lapin de garenne, lièvre brun, bécasse des bois, bécassine des marais, bécassine sourde, caille des blés, canard chipeau, canard colvert, canard siffleur, foulque macroule, faisan de Colchide, grive draine, grive litorne, grive mauvis, grive musicienne, merle noir, oie cendrée, oie des moissons, oie rieuse, perdrix rouge, perdrix grise, pigeon ramier, pluvier doré, poule d’eau, sarcelle d’été, sarcelle d’hiver, tourterelle turque, vanneau huppé

La zone hors massif boisé inclut les 50 mètres de forêt en bordure des espaces agricoles et les bois de moins de 50 hectares.

La chasse du renard et du blaireau est interdite en forêt.

Dates particulières d’ouverture dans le cœur

Dans le cœur, certaines dates d’ouverture sont décalées par rapport à la réglementation départementale. Ces règles figurent dans les paragraphes 13 et 14 de la modalité 28, à la page 49 du livret 3 de la charte.

Type de chasseDate d’ouverture dans le cœurPrécision
Chasse en battue17 octobre 2026La charte prévoit le samedi le plus proche du 15 octobre, sauf mesures dérogatoires dans les secteurs considérés hors forêt
Chasse de la bécasse17 octobre 2026La charte prévoit le samedi le plus proche du 15 octobre

La chasse en battue débutera le 17 octobre 2026, sauf mesures dérogatoires prises dans les secteurs considérés hors forêt, qui représentent 2 300 hectares de plaine.

Modes de chasse autorisés dans le cœur

Dans le cœur du Parc national, la chasse à tir est autorisée selon plusieurs modalités :

  • devant soi, avec ou sans chien(s) ;
  • à l’approche ;
  • à l’affût ;
  • en battue.

La chasse à courre, à cor et à cri, est également autorisée.

Dans certaines zones du Parc national de forêts, notamment dans la forêt de Châtillon-sur-Seine, deux équipages de chasse à courre, à cor et à cri sont autorisés à traquer des sangliers et des cerfs.

La régulation des ongulés et la protection de la forêt

Le Parc national cherche à concilier l’évolution naturelle de la forêt avec la présence de grands ongulés sauvages.

La régulation du cerf, du chevreuil et du sanglier vise à limiter les dégâts aux cultures et à la régénération forestière.

Cette régulation doit éviter qu’une zone protégée ne provoque une concentration excessive d’animaux sur un même périmètre. Une telle concentration pourrait dégrader le milieu forestier et les espaces agricoles voisins.

La chasse au grand gibier répond donc à un double enjeu : limiter les dommages causés aux cultures et préserver la capacité de renouvellement des peuplements forestiers.

Chasse, agrainage et pratiques artificielles

Dans le Parc national de forêts, les chasseurs peuvent aussi distribuer du maïs aux sangliers, y compris dans la zone cœur.

Pour le monde de la chasse, mais aussi pour celui de l’administration, l’agrainage n’est pas considéré comme du nourrissage.

Cette pratique est toutefois en contradiction avec l’objectif affiché d’excellence dans la gestion cynégétique, qui vise la suppression des pratiques artificielles comme l’agrainage et le grillage dans le cœur du parc.

Les enclos et le cerf Sika

Le cerf Sika est un cervidé originaire d’Asie importé en France dans des enclos de chasse commerciaux.

Deux enclos qui existaient déjà avant la création du Parc national sont autorisés dans le Parc national de forêts. La charte permet notamment aux activités du domaine Val Bruant de continuer légalement.

Des animaux s’échappent régulièrement de certains enclos de chasse, ce qui explique la présence ponctuelle de petites populations d’animaux exotiques qui n’ont pas leur place dans l’écosystème local.

Dans le cas du cerf Sika, il existe un problème d’hybridation avec le cerf élaphe européen, ainsi qu’un risque de pollution génétique.

La chasse et l’accueil du public

L’accès et la circulation piétonne dans le cœur du Parc national restent libres.

L’accès à certains secteurs ou pendant certaines périodes peut néanmoins être restreint, voire interdit, en fonction de la sensibilité de certains milieux naturels ou de la nécessaire préservation de la quiétude des lieux, par exemple dans les secteurs de nidification de la cigogne noire.

Il est possible de circuler librement à l’aide d’un véhicule motorisé dans le cœur du parc national, en utilisant les voies communales et départementales ouvertes à la circulation publique.

En dehors de ces voies, la circulation motorisée dans le cœur n’est pas autorisée, afin notamment de garantir la quiétude de ces espaces naturels.

La cohabitation entre les chasseurs, les promeneurs, les automobilistes et les habitants repose sur l’application des règles de sécurité et sur l’information du public.

Chiens et divagation

Les chiens sont admis dans le cœur du Parc national. Leur divagation est interdite, pour la tranquillité de la faune sauvage et des troupeaux.

Il est interdit de déranger la faune, notamment en période de reproduction ou de nidification.

Est considéré comme divaguant tout chien qui, en dehors d’une action de chasse ou de la garde d’un troupeau, n’est plus sous la surveillance effective de son maître, se trouve hors de portée de voix de celui-ci ou de tout instrument sonore permettant son rappel, ou qui est éloigné de son propriétaire ou de la personne qui en est responsable d’une distance de plus de cent mètres.

Dans les lieux publics ou ouverts au public, les chiens doivent être tenus en laisse.

Où que ce soit, un chien doit toujours rester sous le contrôle direct de son maître et à proximité de lui.

Pour les propriétaires qui laissent leurs chiens divaguer à leur guise, il existe un risque que l’animal cause un accident de la circulation, morde un passant, terrorise des personnes qui ne sont pas familières des chiens ou se mette à poursuivre tout ce qui se déplace un peu rapidement.

Arbres coupés et réserve intégrale

Les automobilistes qui traversent le Parc national de forêts et ceux qui l’habitent s’interrogent en voyant des arbres centenaires coupés en bord de route.

Les coupes de sécurisation sont autorisées et rendues nécessaires par le changement climatique.

Certains arbres en bord de route peuvent être dangereux pour la circulation, sachant que la réserve intégrale a la caractéristique d’être entrecoupée par des routes départementales.

Dans la réserve intégrale, l’exploitation des arbres est interdite. Ils doivent rester sur place et servir au développement de la biodiversité.

Les arbres laissés au sol peuvent servir aux insectes et aux oiseaux, tandis que l’humus rejoindra le sol.

Cette non-exploitation a été décidée par l’État en dépit de la valeur vénale actuelle des arbres, d’une demande importante en bois et du besoin d’argent du même État.

Il est interdit de sortir les arbres de la réserve. Si l’un d’eux tombe en bordure de route, il est repris et remis plus loin sur le site.

Ces arbres dans la réserve intégrale, sur environ 7 km, allaient tomber un jour ou l’autre.

Viscères de gibier et règles de dépôt

Des promeneurs s’interrogent sur la présence de viscères d’animaux, alors qu’ils imaginent que la chasse y est interdite.

En Côte-d’Or, la Fédération départementale des chasseurs a organisé un système de collecte des viscères, avec l’implantation de bacs à viscères en différents points stratégiques.

Ce système est en conformité avec la charte du Parc national et constitue une gestion vertueuse de ces viscères, en proposant une solution collective simple et efficace aux chasseurs.

La charte du Parc national dispose que le dépôt des viscères est uniquement toléré en forêt à plus de 100 mètres d’un cours d’eau, d’une zone humide ou d’un espace d’accueil du public, et hors de portée de vue d’un sentier ou d’une voie de desserte accessibles au public.

Cette disposition ne doit cependant pas être entendue comme une porte ouverte à tous les abus. Les dispositions du règlement sanitaire départemental, du code rural et du code de santé publique continuent de s’appliquer partout.

Permis, assurance et sécurité de la chasse

Si vous résidez en France, vous devez obligatoirement, pour pouvoir chasser, détenir le titre permanent du permis de chasser et donc passer l’examen correspondant.

Vous devez également, obligatoirement, pour pouvoir chasser en France, souscrire une « Assurance Chasse » auprès d’une entreprise admise à pratiquer en France l’assurance des risques liés à l’exercice de la chasse.

Le permis de chasser délivré sur une fausse déclaration est nul de plein droit.

Le titre permanent du permis de chasser est un document viager.

À l’âge de 15 ans, il est possible de s’inscrire à la formation de préparation à l’examen du permis de chasser, qui est obligatoire.

Avant l’obtention du permis de chasser, il est également possible de s’inscrire à la formule « Chasse accompagnée ». Celle-ci permet, dès l’âge de 15 ans, de chasser accompagné d’un « parrain », gratuitement, pendant un an, selon la règle « une arme pour deux ».

La chasse répond à des normes sécuritaires strictes qui permettent toutefois quelques dérogations à certaines personnes souffrant de handicap moteur.

Les personnes souffrant d’un handicap moteur peuvent utiliser un véhicule à moteur pour se rendre à leur poste. Il est donc possible de tirer depuis son véhicule dans ces circonstances, à condition bien sûr que le moteur soit à l’arrêt.

Équilibre entre protection de la nature et activité humaine

Le Parc national de forêts a été créé pour protéger de vastes forêts feuillues, des sources et des rivières.

La recherche de cohérence territoriale à l’échelle du Parc national de forêts entre les deux départements est apparue comme une priorité dans la phase de préfiguration.

L’un des objectifs de la charte est la mise en place d’une trame de naturalité forestière. Il s’agit de multiplier les îlots de boisements permettant un vieillissement plus important des bois, la libre évolution forestière et le maintien d’arbres portant des micro-habitats.

Cet objectif doit permettre de renforcer la résilience des forêts face aux pressions du changement climatique.

Parmi les missions du Parc national de forêts figurent la préservation et la protection de la faune, de la flore et du patrimoine. Cette protection doit également être alliée à un développement économique et touristique du territoire, enjeu complexe et fondamental de la charte, impliquant de nombreux acteurs locaux et une participation accrue des citoyens.

La chasse constitue ainsi l’un des usages pris en compte dans la gestion du territoire, aux côtés de la protection des habitats, de l’accueil du public, de l’agriculture, de la sylviculture et du développement touristique.

Espèces exotiques envahissantes

Le Parc national se positionne comme un territoire moteur quant à la sauvegarde de sa riche biodiversité, qu’elle soit ordinaire ou remarquable.

L’expansion d’une espèce exotique envahissante a pour principale conséquence une baisse de biodiversité à l’échelle locale par prédation, compétition, introduction de pathogènes ou hybridation.

L’espèce introduite se développe en lieu et place de la flore ou de la faune indigène.

Les espèces exotiques envahissantes peuvent également modifier les conditions écologiques du milieu où elles s’installent, comme la jussie à grandes fleurs ou le robinier faux-acacia, et présenter un risque sanitaire ou économique pour l’homme, comme la berce du Caucase, l’ambroisie, le ragondin ou le frelon asiatique.

Le développement d’espèces exotiques envahissantes doit être suivi avec attention, notamment pour la Renouée du Japon, l’Ambroisie à feuilles d’armoise et les écrevisses américaines.

Le territoire du Parc national de forêts est globalement moins atteint par ce phénomène que les régions naturelles voisines, mais il n’en est pas exempt pour autant.

Lorsqu’une espèce exotique envahissante est installée, il est souvent trop tard pour l’éradiquer et il faut alors se contenter de la gérer pour limiter ses impacts négatifs.

Le règlement européen n° 1143/2014 relatif à « la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes » a généré dès 2014 des obligations envers les États membres en vue d’assurer une lutte cohérente et efficace vis-à-vis des espèces préoccupantes pour l’Union européenne.

En droit français, cela s’est traduit par la publication, en 2017, d’une stratégie nationale relative aux espèces exotiques envahissantes afin de répondre aux attentes du Comité français de l’UICN et de décliner des actions au niveau régional, puis local.

La stratégie nationale est déclinée en plans régionaux d’actions dans le Grand Est et en Bourgogne-Franche-Comté. Ces plans définissent des listes hiérarchisées d’espèces selon leurs impacts connus ou potentiels et leur comportement invasif.

Autres règles applicables dans le cœur

La cueillette de végétaux pour l’usage ou la consommation domestique est toujours possible dans le cœur du parc national, de même que le ramassage des mues de cervidés, mais ces pratiques sont réglementées.

Le camping, sous tente ou dans un véhicule, n’est pas permis dans le cœur du parc national, à l’exception des propriétés encloses ou privées.

Il est interdit de faire du feu dans le cœur du parc national, en dehors des équipements aménagés à cet effet et des habitations.

Le dérangement de la faune est interdit, notamment pendant les périodes de reproduction et de nidification.

Un territoire où la chasse s’inscrit dans une gouvernance collective

Le Parc national de forêts est un service public qui dépend du ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.

Le Conseil scientifique du Parc national est une instance consultative composée de 29 experts nationaux pluridisciplinaires.

Composé de 51 membres, le Conseil économique, social et culturel est une instance consultative qui apporte un éclairage pour la mise en œuvre de la charte du Parc national.

La Conférence des Maires est une instance originale voulue par la charte du Parc national de forêts. Elle est composée des maires des 127 communes de l’aire optimale d’adhésion, ou de leurs représentants.

Elle se réunit au moins une fois par an à l’initiative du président du conseil d’administration de l’établissement public.

Par un format participatif, elle vise à renforcer l’implication des communes dans le Parc national en les informant de la mise en œuvre de la charte.

La charte confie au Parc national de forêts une mission de mise en tourisme du territoire. L’éducation à l’environnement et au développement durable constitue également une mission fondamentale des parcs nationaux.

L’action du Parc national de forêts intègre les pratiques agricoles, inscrites au caractère du Parc national. Les principaux enjeux consistent au maintien du revenu agricole tout en développant des pratiques vertueuses sur le plan environnemental.

Le développement de l’agriculture biologique est l’un des objectifs affichés de la charte.

La marque Esprit parc national, présente sur l’ensemble des 11 parcs nationaux français, a été créée pour soutenir et valoriser le travail des entreprises locales sur les territoires des parcs nationaux.

Sur le Parc national de forêts, elle est attribuée aux producteurs dont l’activité se situe sur le territoire et respecte un certain nombre de normes environnementales en accord avec la charte et les valeurs du parc national.

Traque au grand gibier en forêt de Saint-Gobain

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