Le carrefour de la Croisière, situé entre la N145 et l’A20 à Saint-Maurice-La-Souterraine, constitue un point stratégique pour les mobilisations sociales en Creuse. Fréquenté par 16.000 véhicules par jour, il a été bloqué par des manifestants lors de plusieurs mouvements, provoquant rapidement d’importants ralentissements.
Les actions menées sur ce site se sont inscrites dans des contextes différents : mobilisation contre la loi travail en 2016, puis mouvement des Gilets jaunes en 2018. Les modalités ont varié selon les journées, entre blocages complets, barrages filtrants, opérations escargot et rassemblements destinés à rendre les revendications visibles.

Le blocage du carrefour de la Croisière à Saint-Maurice-La-Souterraine
Dès 7 heures du matin, 80 manifestants CGT et FO ont bloqué le rond-point de la croisière entre la N145 et l’A20, fréquenté par 16.000 véhicules par jour.
Très rapidement, des kilomètres de bouchons se forment à perte de vue et certains conducteurs encouragent parfois les grévistes alors que d'autres s'agacent.
Après le blocage du rond-point de La Croisière à Saint-Maurice-La-Souterraine durant deux heures, une centaine de personnes ont défilé dans les rues de Guéret.
Après 2 heures de blocage et une opération escargot jusqu’à La Souterraine et Guéret, une manifestation est prévue à 16 heures.
| Élément | Information |
|---|---|
| Lieu | Rond-point de la Croisière, entre la N145 et l’A20 |
| Fréquentation | 16.000 véhicules par jour |
| Début de l’action | Dès 7 heures du matin |
| Nombre de manifestants au départ | 80 manifestants CGT et FO |
| Durée du blocage | Deux heures |
| Action complémentaire | Opération escargot jusqu’à La Souterraine et Guéret |
Le défilé à Guéret après le blocage
Une manifestation est prévue à 16 heures, mais une demie heure plus tard, il y a peu de monde devant la mairie.
Une heure plus tard, la CGT compte 130 manifestants, pas assez pour aller jusqu’au siège du PS mais assez pour faire un tour du centre-ville.
La mobilisation s’est donc poursuivie dans les rues de Guéret après l’action menée sur le rond-point de la Croisière. Le nombre de participants a évolué au cours de l’après-midi, avec une présence plus limitée devant la mairie, puis un cortège suffisamment important pour parcourir le centre-ville.
Les suites de la mobilisation contre la loi travail
Une nouvelle journée de mobilisation est prévue jeudi 19 mai à 10 heures devant la préfecture Creuse.
Ce mercredi c'est au tour des cheminots d'entrer dans le mouvement, des perturbations sont à prévoir entre ce mardi 20 heures et jeudi 8 heures.
Les opposants à la loi travail ne désarment pas. Après l'été, ils se remobilisent ce jeudi partout en France et en Creuse le rassemblement aura lieu à 10 heures devant la préfecture de Guéret.
Le 15/09/2016 à 10h25
D’autres blocages à Guéret en 2016
Nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi Travail en Creuse. Les accès au centre-ville de Guéret ont été complètement bloqués jeudi matin par une soixantaine de militants de la CGT, de la FSU et de Force Ouvrière.
Le 26/05/2016 à 15h58
Après le rond-point de l'Europe la semaine dernière, les opposants au projet de loi travail sont repassé à l'action ce jeudi matin en Creuse. Ils ont bloqué les ronds-points de la zone commerciale de Carrefour, à Guéret, toute la matinée.
Le 02/06/2016 à 15h39
Ces actions montrent que les principaux axes routiers et les zones commerciales de l’agglomération ont été utilisés comme lieux de rassemblement, de filtrage et de visibilité.
La reprise des blocages des Gilets jaunes en Creuse
Depuis ce matin 9h, les blocages des gilets jaunes ont repris en Creuse. Des dizaines de manifestants sont déjà positionnés aux sorties de Guéret, mais aussi au niveau du carrefour de la Croisière.
Le 18/11/2018 à 9h25
Le carrefour de la Croisière apparaît ainsi parmi les points occupés lors de la reprise des blocages des Gilets jaunes en Creuse, aux côtés des sorties de Guéret.
"Gilets jaunes" : déjà des points de blocage au lendemain de la journée de mobilisation
Des actions fondées sur le filtrage et les opérations escargot
Les barrages observés dans d’autres secteurs reposent sur plusieurs formes d’action. Certains manifestants interrompent temporairement la circulation, tandis que d’autres laissent passer les véhicules au ralenti ou organisent des déplacements collectifs sur les axes routiers.
À Altkirch, les gilets jaunes ont décidé de tenir un barrage filtrant sur la Rd419 entre Altkirch et Carspach sur le principe: 15 minutes de blocage, 5 minutes de passage.
Une trentaine de gilets jaunes filtrent la circulation venant de Bâle à Saint-Louis. Dans une bonne ambiance: "on veut être solidaires".
Le même petit groupe de Saint-Louis est présent depuis 7h ce matin à la frontière du Lysbuchel et s'est rendu en début d'après-midi au poste frontière situé sur l'A35 pour une action du même type : barrage filtrant qui n'excède pas 2 minutes et laisse passer pas mal de voitures...
À Roppenheim, les Gilets jaunes marchent sur la route en direction de l'autoroute vers Strasbourg, du rond-point jusqu'à la sortie du centre de marques.
Opération escargot en cours à ROPPENHEIM.
Opération escargot en cours en à 16h15, à Colmar.
Une opération escargot démarre en direction de la zone commerciale de Houssen avec ensuite barrage filtrant des ronds-points Hypertapid et GiFi dans la zone.
Opération escargot entre La Croisière Cernay et Morschwiller, une quinzaine de véhicules.
Les conséquences sur la circulation
Les blocages des ronds-points et des accès autoroutiers entraînent des ralentissements variables selon les lieux et les horaires. Dans certains cas, la circulation est totalement interrompue ; dans d’autres, elle reste possible grâce à un filtrage ou à un passage alterné.
Il y a environ 500m de bouchon à Roppenheim sur la RD4 au niveau du rond point à proximité du village de marques.
Du côté de Roppenheim, le bouchon s'est allongé sur la RD4.
À 11h40, l’accès à Colmar en venant du nord à partir du giratoire du Rosenkranz est fermé, a-t-on appris dans un communiqué de la direction des routes du Haut-Rhin.
À 11h30, à Sarre-Union, depuis 8h ce samedi matin, les barrages filtrants ont repris au rond-point de Thal-Drulingen qui permet notamment l’accès à l’autoroute A4.
Environ 40 personnes stoppent les automobilistes et poids-lourds pendant quelques minutes avant de rouvrir la route.
À Dorlisheim, il n'y a plus de bouchon sur la RD500 entre Obernai et Dorlisheim.
À Colmar, une opération escargot se déroule sur le contournement entre le Rosenkranz et la Semm.
Les barrages filtrants dans la zone commerciale de Houssen ont été levés à 16h30 et la dernière opération escargot sur le contournement autoroutier s'est terminée au même moment.
Les revendications des manifestants
Les revendications restent toujours centrées autour des problèmes de pouvoir d’achat et la hausse des taxes.
Au rond point Alinéa/Cora WITTENHEIM/pôle RD, une cinquantaine de gilets jaunes filtrent en demandant un mot de passe à certains automobilistes: "Macron démission ou tu passes pas! Allez dis le dans le mégaphone"
Environ 200 manifestants sont présents au Pont d'Aspach.
Les camions à plaque d’immatriculation étrangère sont stoppés 1/4h, les conducteurs incités à signer pétition demandant la démission de Macron.
À Roppenheim, leur porte parole ce matin, Stephan Beiner, explique que les gendarmes leur ont demandé de cesser les filtrages et de rester sur le bas côté.
Consigne respectée pour le moment.
Mais selon lui la grogne monte: " les gens ici acceptent mal ces consignes. Ça fait une semaine que tout se passe bien. On ne comprend pas pourquoi on nous demande ça aujourd'hui. Les esprits commencent à chauffer. Si on nous pousse sur le bas côté, ou est l'intérêt pour nous? Comment on peut communiquer sur notre mouvement?"
Ils n'ont pas l'intention de partir, selon Stephan Beiner toujours: "On restera jusqu'à ce qu'on se fasse entendre. Il y a trop de gens qui comptent sur nous".
Les principaux points de mobilisation mentionnés
- Le carrefour de la Croisière, entre la N145 et l’A20, en Creuse.
- Les sorties de Guéret.
- Les ronds-points de la zone commerciale de Carrefour, à Guéret.
- Le rond-point de Thal-Drulingen, près de Sarre-Union.
- Le rond-point de Roppenheim, près du village de marques.
- Le rond-point de la RD1004 à Wasselonne.
- Le rond-point de la gare à Erstein.
- Le rond-point de la Liberté à Colmar.
- Le Kaligone à Kingersheim.
- Le Pont d’Aspach.
- Le rond-point de la RD419 entre Altkirch et Carspach.
- Le tunnel de Schirmeck.
- Le tunnel Maurice-Lemaire.
- Les accès aux zones commerciales et aux grandes surfaces.
Mobilisation à proximité des zones commerciales
Les gilets jaunes ont les grandes surfaces dans le collimateur.
À Issenheim, quelques dizaines de gilets jaunes ont installé des barrages aux entrées de la zone commerciale du Leclerc.
À Altkirch, les gilets jaunes cessent leur action en ville et se rassemblent au rond point de la RD419 entre Altkirch et Carspach.
Les gilets jaunes quittent le supermarché Super U d'Altkirch pour circuler en ville. Ils bloquent les accès à la gare SNCF.
Après Leclerc ce matin, Super U en début d'après midi, ils se trouvent maintenant sur le parking du Lidl.
À 14h20, les gilets jaunes bloquent l'entrée du supermarché Super U du centre-ville d'Altkirch.
À Altkirch la tension monte autour du magasin Leclerc.
Les gilets jaunes se sont emparés des chariots de l'hypermarché pour bloquer la station service.
Les manifestants disent vouloir contraindre le magasin à fermer.
À Dorlisheim, ce samedi matin, ils étaient des centaines au rendez-vous du carrefour du Trèfle, pour une visite dans les rayons de Cora, notamment.
À Mulhouse, la colère gronde chez certains automobilistes et du côté de la direction de Carrefour qui a fait des photos.
À Illzach, les gendarmes parlementent pour fluidifier plus l'accès à Carrefour.
Les deux ronds points sont à présent bloqués.
Des rassemblements parfois transfrontaliers
Une vingtaine de véhicules allemands se sont rassemblés à Lauterbourg pour aller ensuite soutenir les Gilets jaunes de Roppenheim.
À Roppenheim, les Gilets Jaunes étaient environ 300 à 17h.
Ils ont été rejoints par un groupe de 60 Allemands, die patrioten von NRW et die Frauenbundnis Kendel.
À 13h25, près de 70 gilets jaunes ont formé une chaîne humaine en partant du rond point de Vogelgrun pour se diriger vers la frontière, en scandant " les allemands avec nous".
Ils se sont arrêtés au rond-point de l'île du Rhin et non à la frontière.
À 13h, une trentaine de gilets jaunes sont rassemblés le long du pont de Kehl pour montrer qu'ils sont toujours là.
Il n'y a pas de perturbations.
Une petite dizaine d'allemand sont présents.
Les gilets jaunes sont au milieu du pont.
La circulation est à peine ralenti.
Des coups de klaxon de soutien se font entendre.

Présence des forces de l’ordre et incidents
Les actions ont parfois été encadrées par les gendarmes et les policiers, notamment lorsque les barrages affectaient directement la circulation ou les accès aux commerces.
À Sarre-Union, ces deux manifestations ont été préalablement déclarées auprès des autorités locales et se déroulent sous la surveillance des gendarmes.
En milieu d’après-midi, quelques manifestants présents au rond-point de Thal-Drulingen, près de Sarre-Union, ont voulu ouvrir les barrières de péage.
L’opération n’aura duré que quelques minutes avant qu’ils ne soient délogés par les gendarmes.
Un homme d’une cinquantaine d’années a été interpellé par le PSIG de Saverne et placé en garde à vue.
À 16h, un homme a été placé en garde à vue, ce matin, car il avait exhibé une arme, qui s'avérera être un pistolet d'alarme, devant des gilets jaunes qui l'avaient arrêté au rond point de la RD39 à Mulhouse.
Des gendarmes voyant qu'une discussion houleuse démarrait, et prévenus par des gilets jaunes, sont immédiatement intervenus.
Cet homme âgé de 30 ans a été entendu et sera jugé prochainement lors d'une audience de plaider coupable au tribunal correctionnel de Mulhouse.
À Dorlisheim, deux gilets jaunes ont été pris à part par les gendarmes qui les retiennent à l'intérieur du magasin Intersport, pour un contrôle a priori.
Les gilets jaunes ne sont pas contents et réclament la "libération de leurs compatriotes".
Ils ont été relâchés par les gendarmes.
Ils avaient mis deux caddies sur la chaussée, ce qui a entraîné leur contrôle par les forces de l'ordre.
À 14h30, les gendarmes ont pris possession du rond point à l'entrée de Carrefour à Mulhouse et dirigent les automobilistes.
Mais l'entrée principale est toujours filtrée.
À Altkirch, la situation est confuse.
Certains gilets jaunes restent sur les ronds points.
Quelques manifestants ont le visage dissimulé.
Des obstacles, palettes et poutres, sont posés en travers de la chaussée.
Les gendarmes sont nombreux.
Mais tout se passe dans le calme.
Organisation et évolution des rassemblements
Les groupes présents sur les différents sites se réunissent parfois en assemblée générale afin de déterminer la suite du mouvement.
Les gilets jaunes tiennent une AG pour décider de la suite du mouvement.
Après tenue d'une AG, les gilets jaunes ont décidé de tenir un barrage filtrant sur la Rd419 entre Altkirch et Carspach.
Certains évoquent l'idée de se rendre au péage de l'A36 à Fontaine, d'autres disent déjà être prêts à passer la nuit.
Une partie des gilets jaunes de Dorlisheim ont rejoint ceux présents depuis une semaine à Rothau, à proximité du tunnel de Schirmeck, en tout début de ce samedi après-midi.
Après regroupement et covoiturage, plusieurs dizaines de manifestants ont pris la route, afin de se rendre jusqu’au tunnel Maurice-Lemaire, côté vosgien.
Ils ont décidé d’y organiser une opération péage gratuit.
La marche vers le tunnel démarre en ce moment-même.
À proximité du tunnel de Schirmeck, plusieurs dizaines de gilets jaunes occupent également toujours le terrain, cet après-midi.
Les gilets jaunes du tunnel de Schirmeck se sont réunis et ont débattu de la suite du mouvement.
Ils reviendront dimanche matin, mais ne resteront pas sur place cette nuit.
Le tunnel est rouvert depuis 21h environ.
Une mobilisation soutenue par des ravitaillements locaux
Les rassemblements bénéficient parfois d’un soutien matériel ou alimentaire de la part de riverains, d’entreprises et de personnes venues encourager les manifestants.
Ils sont toujours ravitaillés par ailleurs.
Ce matin, ils ont reçu une cargaison de bretzels gratinés et de pommes.
Ambiance conviviale au Pont d'Aspach où des entreprises locales ont prêté ou donné du matériel.
Le responsable du secteur annonce que les Gilets jaunes d’Altkirch vont faire la jonction avec leurs tracteurs jusqu’au Pont d’Aspach.
À Dorlisheim, la moitié à peu près compte suivre le mouvement qui veut aller à Schirmeck, l'autre moitié compte rester ici.
Peut être pour goûter la paella qui se prépare...
Des niveaux de participation différents selon les sites
La mobilisation n’a pas la même ampleur sur tous les points de rassemblement.
À Dorlisheim, 250 gilets jaunes sont rassemblés.
Une soixantaine de gilets jaunes sont présents à la croisière de Cernay.
À Wasselonne, 90-100 gilets jaunes sont présents au rond-point de la RD1004.
À Erstein, ils sont une quinzaine au rond point de la gare.
À Wissembourg, on compte une bonne vingtaine de gilets jaunes au barrage filtrant de Schweigen depuis le début d'après-midi.
À Saint-Louis, une trentaine de gilets jaunes filtrent toujours la circulation venant de Bâle.
Ils sont environ 150 sur l'ensemble du rond-point du Nouveau-Monde à Soultz.
Environ 200 manifestants sont présents au Pont d'Aspach.
À Roppenheim, les Gilets Jaunes étaient environ 300 à 17h.
Une trentaine de Colmariens participent ce samedi 24 novembre à la manifestation parisienne.
Des actions maintenues malgré les consignes
À Roppenheim, les manifestants ont reçu la consigne de cesser les filtrages et de rester sur le bas côté.
Consigne respectée pour le moment.
Mais ils n'ont pas l'intention de partir, selon Stephan Beiner.
À Wasselonne, les 70 gilets jaunes sont en liaison avec ceux de Marmoutier pour mener une action commune.
Cela se décidera en ce début d'après-midi.
Une rencontre est en cours à Sarre-Union entre les organisateurs locaux et Marc Séné, maire, président de Comcom et conseiller départemental pour tenter de trouver des solutions à l'échelle locale.
À Sélestat, changement de plan : les gilets jaunes rejoignent ceux du rond-point Eugène de Châtenois.
Donc pas de blocage en ZI Nord comme c'était prévu initialement.
La RD430 est partiellement rouverte au Kaligone à Kingersheim.
Circulation des poids lourds et mesures exceptionnelles
Les mouvements des derniers jours ont ralenti la circulation des poids-lourds sur le territoire national.
Il est donc nécessaire de prendre des mesures exceptionnelles pour permettre l’acheminement des marchandises sur les sites stratégiques et le retour des chauffeurs à leur domicile, indique la préfecture du Haut-Rhin dans un communiqué.
Les perturbations concernent particulièrement les axes autoroutiers, les frontières, les zones commerciales et les principaux carrefours. Le carrefour de la Croisière, par sa position entre la N145 et l’A20 et par son trafic quotidien, reste particulièrement sensible aux opérations de blocage ou de filtrage.