La cathédrale Notre-Dame de Rouen revêt chaque été son habit de lumière ! Du 29 mai au 26 septembre 2026, découvrez les spectacles : Floraison sauvage, en collaboration avec le festival Normandie Impressionniste, et Première impression.
L’entrée de la cathédrale est gratuite. La visite de la crypte est payante et se fait sur réservation auprès de l’office de tourisme de Rouen. En été, le spectacle « Cathédrale de lumière » projette chaque soir un son et lumière sur la façade de l’édifice, gratuitement, depuis la place.
Billets et conditions d’accès
| Expérience | Tarif ou réservation | Informations pratiques |
|---|---|---|
| Visite de la cathédrale | Entrée gratuite | Accès au monument pendant les horaires d’ouverture |
| Visite de la crypte | Visite payante sur réservation | Réservation auprès de l’office de tourisme de Rouen |
| Spectacle « Cathédrale de lumière » | Gratuit | Projection sur la façade depuis la place de la Cathédrale |
La place est très fréquentée en été et pendant les week-ends. Pour éviter l’affluence à l’intérieur, une visite en semaine, tôt le matin ou en début d’après-midi, est préférable.
Les spectacles de lumière en 2026
Floraison sauvage : une création de Mika Ninagawa
Floraison sauvage est une nouveauté.
Les estampes japonaises ont profondément influencé les impressionnistes, leur ouvrant de nouvelles libertés de composition, de cadrage et d’usage du vide. Ce dialogue entre Japon et impressionnisme renaît aujourd’hui sur la façade de la cathédrale de Rouen, immortalisée par Claude Monet.
Mika Ninagawa y déploie un visuel intense, immersif et résolument pop : ses fleurs éclatantes recouvrent l’architecture dans une rencontre saisissante entre tradition japonaise et culture contemporaine, entre esthétique Rinpa et énergie des néons de Tokyo.
Du rose de l’aube aux teintes ombrées du crépuscule, les images évoluent et se transforment, jusqu’à faire vibrer la pierre elle-même. Entre Orient et Occident, nature et modernité, cette projection prolonge, à l’échelle de la ville, l’expérience de Giverny : celle d’un monde en perpétuelle métamorphose.
L’école Rinpa est un mouvement artistique Japonais à partir du 17ème siècle. Il se distingue par son approche décorative, son utilisation audacieuse des couleurs et ses motifs stylisés inspirés par la nature.

Première impression : l’univers des peintres impressionnistes
Cette création originale vous plonge dans l’univers de l’impressionnisme : les canots, les nénuphars, le pont de Giverny, le ressac de la mer sur les falaises si chères aux peintres de l’époque…
La cathédrale passe de l’ombre à la lumière, se noie dans les reflets de l’eau, tantôt transparente ou multicolore, elle devient tout à coup vivante et vous donne à chaque tableau de nouvelles impressions.
De l’impressionnisme au pointillisme, l’image poursuit son chemin et d’une neige vidéo apparaît une jeune femme sur sa balançoire, comme échappée d’un film de Renoir « Une partie de campagne » ; le cinéma arrive, annonçant les arts numériques.
Spectacle Son et Lumière de la Cathédrale de Rouen
Un monument gothique emblématique
La cathédrale Notre-Dame, officiellement cathédrale primatiale Notre-Dame-de-l'Assomption de Rouen, est le monument le plus prestigieux de la ville de Rouen.
Cette église placée sous le vocable de Notre-Dame-de-l'Assomption est la cathédrale de l'archidiocèse de Rouen, chef-lieu de la province ecclésiastique de Normandie.
C'est une construction d'architecture gothique dont les premières pierres remontent au haut Moyen Âge. Comme la plupart des grands édifices religieux du gothique normand, la cathédrale est dotée d'une « tour-lanterne » sur la croisée du transept.
La cathédrale Notre-Dame de Rouen occupe la place de la Cathédrale, au centre de la ville. Monument gothique dont la construction remonte au XIIe siècle, elle est la cathédrale la plus haute de France, avec une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres.
La façade occidentale est l'un des éléments les plus caractéristiques de l'édifice. Large de 61,60 mètres - un record en France - elle présente trois portails richement sculptés et deux tours dissemblables : la tour Saint-Romain au nord, partie la plus ancienne, et la tour de Beurre au sud, de style gothique flamboyant.
Cette asymétrie voulue est l'une des singularités du bâtiment. Au-dessus de la croisée du transept, la flèche en fonte construite entre 1825 et 1876 par l'architecte Jean-Antoine Alavoine domine l'ensemble.
À son inauguration, elle était le plus haut édifice du monde - un titre qu'elle conserve jusqu'en 1880, détrônée par la cathédrale de Cologne.

Que voir à l’intérieur de la cathédrale ?
La nef, les vitraux et le déambulatoire
L'intérieur se signale par la hauteur de la nef centrale et par la succession de vitraux qui couvrent plusieurs siècles, du XIIIe siècle à l'époque contemporaine.
Les visiteurs soulignent systématiquement la hauteur de la nef et l'effet produit à l'entrée dans l'édifice. Les vitraux et les gisants du déambulatoire sont fréquemment mentionnés comme des points d'intérêt majeurs.
Plusieurs avis signalent que certaines zones restent peu éclairées, rendant les tableaux difficiles à voir. Un avis note l'absence de cartels d'identification sur certains gisants.
Les tombeaux des ducs de Normandie
Le déambulatoire abrite plusieurs tombeaux à gisants de ducs de Normandie : celui de Rollon, premier duc de Normandie, celui de son fils Guillaume Ier, ainsi que les gisants de Richard Cœur de Lion et de son frère Henri le Jeune.
Le tombeau de Richard Cœur de Lion ne contient que le cœur du roi, déposé ici à sa mort en 1199.
La Cathédrale abrite dans le déambulatoire quelques sépultures des anciens ducs de Normandie, telles celle de Rollon, le fondateur du duché et celle de Richard Cœur de Lion, qui aimait tant la ville et fit déposer son cœur dans la crypte après sa mort.
La chapelle de la Vierge et l’escalier des Libraires
La chapelle de la Vierge, au fond de l’édifice, conserve plusieurs tombeaux de cardinaux et un retable sculpté du XVIIe siècle.
L'escalier des Libraires, adossé au transept nord, est un escalier du XVe siècle en pierre finement taillée qui reliait autrefois le cloître à la bibliothèque du chapitre.
La cathédrale conserve également son palais archiépiscopal et ses constructions annexes d'époque, une configuration rare en France.
La crypte : une visite sur réservation
Malgré la construction de la cathédrale gothique subséquemment, la crypte qui abritait possiblement les reliques de la Vierge subsiste et peut être visitée.
La construction de la cathédrale gothique débute vers 1145, sur les fondations de l’édifice roman dont la crypte est conservée.
Les cryptes de la cathédrale peuvent se visiter, sur réservation, auprès de l’office de tourisme de Rouen.
La visite de la crypte est payante et se fait sur réservation auprès de l'office de tourisme de Rouen.
Une histoire qui remonte à l’Antiquité tardive
Un lieu de culte existe sur cet emplacement depuis l'Antiquité tardive. La première mention d'un évêque à Rouen remonte à 314 ; des fouilles archéologiques menées en 1986 ont confirmé la présence d'une basilique paléochrétienne dans le périmètre de la cour d'Albane.
D'après la légende, dans la deuxième moitié du IIIe siècle, Mellon aurait implanté un lieu de culte dans une maison particulière, cédée par Præcordius.
Il est reconnu qu'à cette époque existait un quartier d’habitation en ce lieu. Aux alentours de 260-280, un incendie détruit le quartier, au moment des premières incursions franques.
La première mention d’un évêque à Rouen remonte à l'an 314. Mais cette date, un an après l'autorisation du culte chrétien dans l'Empire romain, semble trop précoce pour imaginer l'existence d'un édifice religieux.
Par contre, quelques dizaines d'années plus tard, un sermon de l'évêque Victrice daté d’environ 395-396 sous-entend la présence d'une cathédrale dans la cité et évoque la construction d'une basilique à proximité.
Victrice participa au chantier.
De la cathédrale romane à l’édifice gothique
En 1954, l'archéologue Georges Lanfry effectue des fouilles au niveau de la dernière travée de la nef et découvre les bases d'une crypte construites par l'archevêque Maurille de Rouen en 1063.
Sous la tombe du prélat, sont également découverts des vestiges plus anciens constitués de quatre colonnettes qui sont peut-être les bases d'un ciborium préroman.
Ce qui confirme l'existence d'une ancienne église bien plus petite que la cathédrale actuelle, peut-être 30 m de long et 15 m de large.
Au Ve siècle, ces deux basiliques sont réunies par des galeries. L’introduction de la réforme de saint Chrodegang au milieu du VIIIe siècle affecte la basilique nord au chapitre canonial.
Vers 841, les destructions occasionnées par les raids vikings et l'incendie de Rouen provoquent des dommages importants qui seront réparés par la suite.
Au IXe siècle, on procéda à plusieurs réaménagements, mais en 841, le feu allumé par les hommes du Nord détruisit le groupe cathédral.
Au Xe siècle, après le traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 911, Rouen devint la capitale du jeune duché de Normandie.
Le chef viking Rollon aurait reçu le baptême en 912, sous le prénom Robert, dans la basilique primitive.
Vers 1030, l’archevêque Robert le Danois reconstruisit le chœur dans un style roman et inséra une crypte en dessous afin d’agrandir la basilique Notre-Dame existante.
Les travaux s'interrompent à la mort de l’archevêque Robert en 1037.
Un autre archevêque, Maurille, achève le chantier ainsi que la reconstruction de la nef en 1063.
Il procède à sa dédicace le 1er octobre 1063, en présence du duc Guillaume et des évêques suffragants.
La cathédrale romane, de plan cruciforme, présente une nef et des collatéraux « de même longueur et de même largeur que la nef actuelle ».
Les grandes étapes de la construction gothique
En 1144, Geoffroy Plantagenêt, époux de Mathilde l'Emperesse, devient solennellement duc de Normandie dans la cathédrale de Rouen.
L'année suivante, Hugues III d'Amiens met en chantier la « Tour neuve », un beffroi à six mètres au nord de l'ancien massif de la façade romane.
Achevée en 1164, la tour Saint-Romain introduit l’art gothique pour la cathédrale de Rouen.
Vers 1170, la façade principale est refaite, percée de trois portails : un central dédié à saint Romain et deux latéraux dédiés à saint Jean et saint Étienne.
Les travaux continuent avec la démolition de la nef romane et l’élévation des premières travées de la nef, commencée vers 1185 par l’archevêque Gautier de Coutances.
Le transept et le chœur encore debout restent ouverts au culte.
L'archevêque Gautier lance les travaux pour relever la cathédrale, notamment grâce aux dons de Jean sans Terre.
En 1204, Philippe II Auguste assiste à la célébration dans la nef reconstruite.
Dès 1214, Enguerran, qui a succédé à Jean d'Andely, travaille sur la chapelle axiale.
La construction du chœur est en cours en 1220.
La nef est achevée entre 1234 et 1237 avec la dernière clef de voûte signée du maçon Durand.
Vers 1237, la cathédrale semble être achevée lors de la consécration de l’archevêque Pierre de Colmieu.
Vers 1265/1275, des chapelles sont ajoutées aux bas-côtés de la nef sous la pression des confréries et corporations.
En 1280, Guillaume de Flavacourt concède l’espace entre le transept nord et la rue Saint-Romain.
Cette cession a permis la réalisation du portail des Boursiers, actuel portail des Libraires, précédé d'une avant-cour.
Un portail est réalisé au sud du transept : le portail de la Calende.
À cette période est construit un cloître dans la cour d’Albane, dont seule la galerie orientale surmontée de vastes salles et l'amorce de la galerie méridionale sont réalisées.
La façade, les tours et la flèche
Les travaux sur la façade occidentale reprennent à partir de 1370, pour se terminer vers 1450.
C’est alors qu’une série d’arcatures sont construites et remplies de plus de 60 statues.
Jenson Salvart remplace les fenêtres hautes de la cathédrale afin d’y apporter davantage de lumière.
Guillaume Pontifs achève également la tour Saint-Romain par la réalisation d’un étage haut, couvert d’un toit en hache aux pans d'ardoise incurvés, de 1468 à 1478.
Elle abritait neuf cloches, auxquelles se sont ajoutés en 1467 la Marie d’Estouteville et en 1470, la Guillaume.
La présence de ces nombreuses cloches y a donné le surnom de la « tour aux onze cloches ».
De 1477 à 1479, il reprend complètement la librairie des chanoines, bibliothèque du chapitre, et construit l’« escalier des Libraires » qui permet son accès depuis le transept de la cathédrale, en 1479.
La façade occidentale, visuellement déséquilibrée par la présence unique de la tour Saint-Romain, voit commencer fin 1485 une tour au sud de la façade : la tour de Beurre.
Jacques Le Roux achève la tour de Beurre en 1506.
La réalisation de la tour désordonne beaucoup la façade. Des fissures apparaissent et la rose de Jean Périer réalisée vers 1370 menace de se ruiner.
Elle cause la reconstruction du portail central entre 1508 et 1511 par Roulland Le Roux.
La flèche gothique d’origine, dite « l’aiguille » ou « tour grêle » du XIIIe siècle, subit un incendie le 5 octobre 1514.
L’année suivante, Roulland Le Roux consolide la tour-lanterne, et y rajoute un étage en prévision d'une nouvelle flèche.
Le charpentier darnétalais Robert Becquet réalise une flèche en bois en forme de pyramide, recouverte de plomb doré, du style Renaissance.
La cathédrale est saccagée par les huguenots en 1562.
En 1683, un ouragan dévaste la façade occidentale, détruit la rosace et renverse trois des quatre tourelles du couronnement qui crèvent les voûtes et ruinent l’orgue.
Restaurations et événements modernes
Lors de la Révolution française, la cathédrale devient le temple de la Raison.
Les cloches sont brisées et la Georges d’Amboise fondue.
La Révolution conserve convenablement la cathédrale par l’utilisation de la chapelle de la Vierge comme grenier à foin, tandis que le reste de l’édifice a servi de salle de concert.
La foudre frappe le 15 septembre 1822, brûlant la flèche de style Renaissance.
L’architecte Alavoine propose la construction d’une flèche en fonte dans le style gothique.
Commencée en 1825, elle est achevée en 1884 avec la pose de quatre clochetons en cuivre, œuvres de Ferdinand Marrou, en suivant des dessins de Barthélémy.
Diverses campagnes de restaurations sont entreprises au cours du XIXe siècle, menées par Alavoine, Barthélémy, Desmarest et Sauvageot.
Les bombardements alliés de 1944 causent d'importants dommages à la nef et fragilisent la structure portant la flèche, nécessitant des travaux de consolidation d'urgence.
Classé Monument Historique.
La cathédrale de Rouen vue par Claude Monet
Entre 1892 et 1894, Claude Monet peint depuis des fenêtres situées en face de la façade occidentale une série de 30 tableaux représentant la cathédrale à différentes heures du jour et dans différentes conditions météorologiques.
Ce travail, conduit au cours de deux séjours à Rouen au printemps 1892 et 1893, est achevé dans l’atelier de Giverny.
Vingt toiles sont présentées en 1895 chez le marchand Durand-Ruel.
Le dialogue entre Japon et impressionnisme renaît aujourd’hui sur la façade de la cathédrale de Rouen, immortalisée par Claude Monet.
Horaires d’ouverture
| Période | Semaine | Dimanches et fêtes |
|---|---|---|
| Du 1er avril au 31 octobre | De 7h30 à 19h | De 8h à 18h |
| Du 1er novembre au 31 mars | De 7h30 à 12h et de 14h à 18h | De 14h à 18h |
La cathédrale est fermée le lundi matin et ouvre plus tôt le dimanche pour les offices.
Fermeture : lundi matin, 1er janvier, 1er mai et 11 novembre.
Fermeture du déambulatoire 30 minutes avant l’heure de fermeture de la Cathédrale.
Les horaires d’ouverture concernent la visite du monument ; les spectacles de lumière se déroulent en été sur la façade, depuis la place.
Comment accéder à la cathédrale ?
La cathédrale se trouve place de la Cathédrale, dans le centre historique de Rouen, à environ 15 minutes à pied de la gare Rouen-Rive-Droite.
Les lignes de tramway T2 et T3 desservent l'arrêt Cathédrale, à quelques mètres de la place.
La station de métro Théâtre des Arts est à environ 4 minutes à pied.
Plusieurs lignes de bus, 27, 33 et F5, s'arrêtent à proximité.
Le quartier du centre historique, qui entoure directement la cathédrale, offre l'accès le plus immédiat au monument et à la vieille ville.
Que visiter autour de Notre-Dame de Rouen ?
À deux minutes à pied, le Gros-Horloge - horloge astronomique du XIVe siècle - relie la cathédrale à la place du Vieux-Marché, où Jeanne d’Arc fut brûlée en 1431.
Le quartier du centre historique regroupe des hôtels de différentes catégories, des hébergements de type appart-hôtel et plusieurs adresses dans les rues à colombages.
Les visites guidées, notamment celle du samedi après-midi, sont saluées comme un apport utile à la compréhension du lieu.