Environ une personne sur quatre a peur de l'avion. Cette angoisse, qui se nomme aérodromphobie ou encore aviophobie n'empêche pas forcément la personne concernée de voyager, mais comment faire pour s'envoler vers des destinations lointaines si chaque trajet est un véritable cauchemar ?
La peur des voyageurs se manifeste bien souvent de la même façon : inquiétude et insomnies avant le voyage, palpitations et crises d'angoisse pendant la durée du vol, en particulier au moment du décollage et de l'atterrissage.
Cet inconfort plus ou moins intense peut se traduire par des nausées, des sueurs ou des vomissements.
Pour certains voyageurs, cette peur découle d'un traumatisme lié à une mauvaise expérience lors d'un précédent vol. D'autres n'ont pas vécu d'accident mais vivent dans l'appréhension de ce risque. D'autres encore souffrent de claustrophobie de manière générale, et éprouvent une sensation d'étouffement lorsqu'ils restent de façon prolongée dans un espace clos.
Chaque phobique réagit à des stresseurs différents (bruits suspects ou mouvements anormaux de l appareil, turbulences, virages, ralentissements, vision du sol par le hublot, ailes tremblotantes, etc.) et chaque phobique se sert de différentes informations réduisant l’impact de ces stresseurs.

Qu’est-ce que l’Atarax ?
Famille du médicament : Anxiolytique et antiallergique
Dans quel cas le médicament ATARAX est-il prescrit ?
Ce médicament est un anxiolytique (tranquillisant) et un antihistaminique antiallergique. Il a également des propriétés sédatives et atropiniques.
Il est utilisé :
- dans le traitement de l'anxiété légère chez l'adulte,
- comme tranquillisant dans les heures qui précèdent une anesthésie générale,
- dans le traitement symptomatique des démangeaisons,
- dans le traitement de certains troubles du sommeil (insomnies d'endormissement) chez l'enfant de plus de 3 ans après échec de la prise en charge psychologique.
L’Atarax contient de l’hydroxyzine. Il s’agit donc d’un médicament différent des benzodiazépines comme le Xanax ou le Lexomil, même s’il peut également produire un effet anxiolytique et une somnolence.
Présentations du médicament ATARAX
| Présentation | Informations |
|---|---|
| ATARAX 25 mg | comprimé sécable (blanc) ; boîte de 30 |
| ATARAX | sirop (arôme noisette) ; flacon de 200 ml avec seringue-doseuse |
| Statut | Ordonnance obligatoire (Liste I) |
| Remboursement | Remboursable à 65% |
Composition du médicament ATARAX
Composition : hydroxyzine dichlorhydrate, lactose, saccharose et alcool.
Atarax avant un vol : que peut-on attendre du médicament ?
L’Atarax peut diminuer l’anxiété légère et provoquer un effet sédatif. Il peut donc donner l’impression d’être plus calme avant ou pendant un vol.
Cette action ne signifie toutefois pas que le médicament traite la cause de l’aviophobie. Les médicaments psychotropes ont une action brève, car ils anesthésient l’angoisse, mais n’ont aucun effet sur leur cause.
L’efficacité des médicaments allopathiques a été démontré par des essais thérapeutiques, cependant les médicaments agissent comme une béquille.
Les médicaments font partie des solutions les plus rapidement évoquées pour lutter contre le mal de l’air, et le mal des transports en général.
Vous faites partie des 20% de passagers qui éprouvent du malaise, du stress ou de l’angoisse en avion ? L’automédication ou la prescription de médicaments (notamment d’anxiolytiques) est un réflexe largement répandu en France.
Atarax peut être utilisé dans le traitement de l’anxiété légère chez l’adulte, mais la décision de le prendre avant un vol doit être discutée avec un médecin ou un pharmacien, en tenant compte de l’état de santé, des autres traitements et du niveau de sédation recherché.
Posologie et prise d’Atarax : pourquoi il ne faut pas improviser
Posologie usuelle :
- Adulte : 30 à 100 mg par jour selon les indications.
- Chez le sujet âgé, la dose maximale ne doit pas dépasser 50 mg par jour.
La dose maximale journalière ne doit pas dépasser 100 mg chez l'adulte et chez l'enfant de plus de 40 kg et 2 mg par kg chez l'enfant jusqu'à 40 kg.
Ces indications générales ne constituent pas une recommandation personnalisée pour prendre Atarax avant un avion. La dose, l’horaire et la durée du traitement doivent être déterminés selon la prescription médicale.
Ce médicament vous a été prescrit dans une situation précise ; ne le réutilisez pas ultérieurement sans avis médical et ne le conseillez pas à une autre personne.
La durée de prescription des anxiolytiques doit être la plus courte possible. Dans certaines situations, le traitement doit toutefois être prolongé. Il appartient alors au médecin de réévaluer périodiquement la nécessité de le poursuivre ou de l'interrompre.
Somnolence, vigilance et sécurité pendant le trajet
Ce médicament peut induire une somnolence, parfois intense chez certaines personnes.
La conduite et l'utilisation de machines dangereuses sont fortement déconseillées, surtout dans les heures qui suivent la prise du médicament.
Dans un avion, une somnolence importante peut diminuer la vigilance et rendre plus difficile la compréhension des consignes de sécurité ou la réaction en cas de problème.
L’Atarax peut aussi provoquer des effets atropiniques. Ces effets peuvent notamment favoriser une sécheresse de la bouche, une vision floue ou des difficultés urinaires chez certaines personnes.
Alcool et Atarax en avion : une association à éviter
Évitez la prise de boissons alcoolisées pendant le traitement.
La somnolence peut être augmentée par la prise d'alcool ou d'autres médicaments sédatifs.
Il est important de noter que la prise d’alcool ou de produits stupéfiants est absolument déconseillé en vol.
Les effets sont multipliés par 3 en altitude.
Attention toutefois à ne pas faire de mélange avec l'alcool car l'altitude modifie les effets de l'alcool.
Comme l’alcool, les médicaments procurent un état second qui masque les symptômes sans les adresser.
Contre-indications et précautions concernant Atarax
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
- risque de glaucome à angle fermé ;
- risque de rétention des urines (adénome de la prostate...) ;
- porphyrie ;
- insuffisance rénale grave ;
- prédisposition aux torsades de pointes visible sur l'électrocardiogramme ;
- situations favorisant les torsades de pointes : maladie cardiaque, baisse importante du taux de potassium ou de magnésium dans le sang, antécédent familial de mort subite, ralentissement important du cœur ;
- en association avec les médicaments susceptibles de provoquer des torsades de pointes.
L'hydroxyzine peut rarement provoquer des troubles du rythme cardiaque, notamment des torsades de pointes.
En cas de survenue de palpitations, d'un pouls irrégulier, trop lent ou trop rapide, de malaise ou d'une fatigue anormale, interrompez le traitement et consultez un médecin.
Ce médicament présente des effets atropiniques. Il peut provoquer un glaucome aigu chez les personnes prédisposées : œil rouge, dur et douloureux, avec vision floue. Une consultation d'extrême urgence auprès d'un ophtalmologiste est nécessaire.
Des précautions sont nécessaires en cas d'insuffisance hépatique, d'insuffisance rénale, de myasthénie grave, de démence, de confusion des idées et chez la personne âgée.
Grossesse : seul votre médecin peut apprécier la nécessité du traitement pendant la grossesse. Si une grossesse survient pendant le traitement, consultez votre médecin.
Allaitement : les données disponibles ne permettent pas de savoir si ce médicament passe dans le lait maternel : il est déconseillé pendant l'allaitement.
Interactions médicamenteuses importantes
Ce médicament ne doit pas être associé avec les médicaments connus pour donner des torsades de pointes tels que des antiarythmiques (amiodarone, quinidine, disopyramide, sotalol...), certains neuroleptiques (halopéridol...) certains antidépresseurs sérotoninergiques (citalopram, escitalopram...), certains antibiotiques (érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine...), certains antifongiques, certains antipaludéens (hydroxychloroquine), certains anticancéreux (torémifène, vandétanib...) et la méthadone : augmentation du risque de troubles du rythme cardiaque.
Par ailleurs, informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez un médicament susceptible d'entraîner un ralentissement du rythme cardiaque ou une baisse du taux de potassium sanguin ou un médicament ayant des effets atropiniques ou sédatifs (tranquillisants, somnifères, médicaments contre la toux ou contre la douleur contenant des opiacés...).
Les autres médicaments envisagés contre la peur en avion
Les médicaments contre la peur en avion sont globalement les mêmes que ceux qui interviennent pour soigner le mal des transports. Ils sont aussi bien prescrits pour le stress en vol que pour les malaises en bateau, la voiture, etc…
Antihistaminiques contre les nausées
Parmi les plus répandus, on trouve les antihistaminiques :
- Mercalm
- Nausicalm
- Nautamine
A partir de leurs principes actifs (dimenhydrinate, ou diphénhydramine pour la Nautamine), ces médicaments visent à éviter les nausées.
Ils peuvent être vendus sans prescription, sur conseil du pharmacien. Cela dit, ils ne sont plus en accès libre car leurs effets secondaires sont importants.
Tout d’abord, certains de ces médicaments sont liés à des effets secondaires. C’est notamment le cas des antihistaminiques, qui peuvent entrainer une sécheresse de la bouche, de la somnolence et une baisse de la vigilance (il est interdit de conduire après les avoir pris).
Problème : l’apparition d’effets secondaires en vol peut elle-même créer des angoisses chez certains patients.
Vogalib et Scopoderm
Aux côtés de ces médicaments, on trouve parfois le Vogalib, qui intervient pour prévenir les vomissements.
Sur prescription, certains passagers utilisent du Scopoderm. Ce patch diffuse de la Scopolamine derrière l’oreille. Il agit sur les neurotransmetteurs et sert de tranquillisant.
SCOPODERM : patch que l’on colle derrière l’oreille et qui agit par voie transcutanée.
La molécule scopolamine agit sur l’oreille interne pour éviter la transmission d’information perturbante au cerveau.
Anxiolytiques et benzodiazépines
Enfin, d’autres passagers optent, sur prescription médicale, pour des médicaments qui ne sont pas directement liés au mal des transports : les antidépresseurs et les anxyolitiques.
Ce sont des traitements psychotropes délivrés sur ordonnance médicale uniquement.
Les benzodiazepines sont les principales substances utilisées pour traiter l’anxiété aiguë.
Lors d’une crise de panique ou pour affronter une situation redoutée les patients prennent donc volontiers un benzodizépine.
Ce médicament est efficace sur les symptômes immédiats mais peut engendrer une forme de dépendance psychologique et physique puis une surconsommation.
LEXOMIL : Ce médicament qui combat l’anxiété est de la famille des benzodiazepines. Il a une longue durée d’action ( donc à privilégier pour un très long vol ) et provoque un état de somnolence.
XANAX 0,25 (générique: alprazolam) : traitement idéal pour les phobiques du vol aérien. Prendre 1 comprimé une heure avant le vol.
Ces indications ne remplacent pas l’avis du médecin prescripteur. La durée d’action, la somnolence, les interactions et le risque de dépendance doivent être évalués individuellement.
Antidépresseurs et trouble panique
Le traitement médicamenteux par antidépresseur est indiqué si les attaques de panique sont fréquentes ou intenses.
En effet, certains antidépresseurs ont une action sur l’angoisse, en dehors de leur action antidepressives.
Le médecin prescrit, le plus souvent, des antidépresseurs de la famille des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (agissant sur la sérotonine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau).
L’escitalopram appartient à la classe des médicaments appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS).
Il agit en augmentant la concentration d’un neurotransmetteur, appelé sérotonine, dans le cerveau.
Une augmentation de la concentration de sérotonine peut améliorer l’humeur.
Il est utilisé pour traiter la dépression (épisodes dépressifs majeurs) et les troubles anxieux tels que le trouble panique avec ou sans agoraphobie, le trouble anxiété sociale, le trouble anxiété généralisée et les troubles obsessionnels compulsifs.
Le SEROPLEX est particulièrement recommandé dans les cas d’attaque de panique avec ou sans agoraphobie.
Le patient commence toujours par prendre des doses faibles.
Cela vise à éviter une recrudescence de l’anxiété, souvent constatée en début de traitement (malaises, troubles digestifs, attaque de panique).
En général, la dose qui convient à la personne est atteinte en 1 à 2 semaines, et une amélioration est constatée entre la 3e et la 6e semaine.
Si le traitement se révèle efficace, il doit être poursuivi à la même dose sur une durée longue (au moins 1 an après la dernière attaque de panique).
Un antidépresseur n’est donc pas un médicament à prendre ponctuellement juste avant un vol pour obtenir un effet immédiat.
Bêtabloquants
Un bétabloquant est un médicament qui prend la place de l’adrénaline sur les récepteurs beta du système sympathique.
LE PROPONOLOL est prescrit généralement prescrit pour faire baisser la tension artérielle, c’est l’anti trac par excellence.
Il n’est pas sédatif (calmant), mais supprime les manifestation d’angoisses, les palpitations, le tremblement, en bloquant donc l’action de l’adrénaline.
Les bêtabloquants sont pour beaucoup une solution de facilité, efficace et sans danger.
Des médecins spécialisés le confirme : une dose légère prise de manière irrégulière chez un sujet non asthmatique qui n’a pas de dysfonctionnements cardiaques est absolument inoffensive.
Un médicament qui agit sur le rythme cardiaque ou la pression artérielle nécessite néanmoins une évaluation médicale, notamment en cas d’asthme, de maladie cardiaque ou de traitement associé.
Pourquoi les médicaments peuvent devenir une béquille
Ces médicaments bien connus sont souvent conseillés contre le mal de l’air, et sont considérés comme efficaces.
Cependant, la plupart d’entre eux ne sont pas du tout recommandés lorsque le patient souhaite guérir durablement de sa peur de l’avion.
Il reste que la prise de médicaments s’inscrit rarement dans un cadre durable d’amélioration des troubles psychologiques liés à l’avion.
Le principal risque de ces remèdes est de vous éloigner d’une guérison durable en masquant les symptômes et en vous évitant de vous confronter à leur cause.
En utilisant les médicaments contre la peur de l’avion de façon répétée, ils peuvent devenir une béquille indispensable.
Vient alors un risque de dépendance : si le vol s’est bien passé grâce aux antihistaminiques, le passager peut redouter de reprendre l’avion sans aide pharmacologique.
Le fait d’envisager un vol sans médicament (ou sans alcool) devient alors une source d’angoisse supplémentaire qui s’ajoute à la peur de l’avion préexistante.
De plus, les médicaments comme les anxiolytiques proposent un contournement du problème qui ne permet pas de le résoudre durablement.
Selon Thierry Merle : « on déconseille la prise d’anxiolytique essentiellement car ils empêchent l’exposition à la situation et leurs effets secondaires peuvent parfois aggraver les symptômes. »
Comme l’alcool, les médicaments procurent un état second qui masque les symptômes sans les adresser.
Au contraire, c’est bien l’exposition au vol en état de conscience qui permet de conclure un vrai processus thérapeutique et de guérir de sa peur de l’avion.
Ce que montrent les observations sur l’alprazolam
D’après les recherches du CTPA portant sur plus de 2500 sujets, ce sont 60% des personnes ayant peur de l’avion qui ont déjà testé un médicament en vol, alors que leur efficacité n’a été jugée favorablement que dans 12% des cas !
Ce sont généralement les anxiolytiques qui sont utilisés mais de nombreux cas d’effets négatifs sont identifiés.
Une étude réalisée par Wilhelm et Roth est à ce titre particulièrement intéressante.
Les chercheurs sont partis de l’hypothèse que le médicament avait pour but de passer un vol moins désagréable que d’habitude, ce qui permet petit à petit de ne plus avoir d’anxiété en vol, puis de se débarrasser progressivement des médicaments.
Ils ont donc demandé à deux groupes de personnes ayant peur de l'avion de réaliser deux vols à une semaine d’intervalle en prenant à chaque fois une pilule avant le décollage.
Avant le premier voyage, la moitié des sujets recevaient une dose de 1mg d’alprazolam qui est la molécule du xanax, alors que le deuxième groupe recevait un simple placebo.
Le rythme cardiaque du groupe qui avait reçu un vrai médicament était de 114 battements par minute, alors qu’il n’était que de 105 pulsassions par minute dans le groupe n’ayant reçu qu’un placebo !
La proportion de personnes du groupe xanax ayant subi une crise de panique n’était que de 7% dans le premier vol, alors qu’il était de 43% dans le groupe placebo.
Une semaine après cette expérience, un deuxième voyage était réalisé, mais personne ne recevait plus de médicament ni de placebo.
Dans le groupe qui avait pris un anxiolytique au premier vol, le rythme cardiaque a encore augmenté, passant de 114 à 123 pulsations minutes.
Pour le groupe placebo, le constat inverse a été réalisé, le rythme cardiaque moyen s’abaissant à « seulement » 98 pulsations minutes.
Dans le deuxième vol non-médicalisé, 71% du groupe xanax a eu une une crise de panique, alors que la proportion n’était plus que de 30% dans le groupe placebo…
L’anxiolytique bloque la crise de panique dans la majorité des cas, mais la situation empire très fortement dès que l’on ne peut pas le prendre.
A l’inverse, les personnes qui ne prennent pas de médicament peuvent s’habituent plus facilement (rythme cardiaque qui diminue progressivement et moins de crises de panique sur le long terme).
Si l’on a surtout peur de faire une crise de panique, on peut penser qu’en prenant des anxiolytiques à chaque vol on passera un vol désagréable mais que l’on évitera la bouffée d’angoisse…
Sauf que l’efficacité du médicament décroit avec le temps, laissant de plus en plus de crises dominer le médicament, et l’effet secondaire est un renforcement de l’anxiété précédant chaque vol !
Après plusieurs voyages, l’anxiété anticipée devient suffisamment forte pour décider de totalement éviter l’avion.
Pourquoi les somnifères, l’homéopathie et les fleurs de Bach ne règlent pas la phobie
Les somnifère n’ont malheureusement pas de meilleurs résultats.
N’oubliez pas que la peur est liée avant tout à des pensées négatives automatiques comme « les turbulences sont dangereuses » ou « une petite panne et c’est la catastrophe »…
Mais tant que ces pensées sont présentes, le cerveau ne veut pas s’endormir ou se relaxer, il va lutter contre le médicament pour rester éveillé et alerte à tous les mouvements ou bruits jugés suspects…
Pour ce qui est de l’homéopathie ou des fleurs de bach, l’effet est identique à celui d’un placebo.
Les contre-indications des médicaments contre le mal des transports
Les médicaments contre le mal des transports ont aussi des contre-indications liées à l’âge et à l’état de santé.
Ils sont déconseillés en cas de glaucome, de troubles urinaires liés à la prostate, pour les personnes âgées, en cas de grossesse ou d’allaitement.
Malgré tout, ils ne sont pas à exclure dans tous les cas.
Selon Thierry Merle, psychologue spécialisé dans le traitement de la phobie de l’avion : « il y a des cas où un traitement pharmacologique est indiqué, notamment des antidépresseurs qui peuvent aider le patient à franchir le pas lorsque l’affrontement de la situation est impossible. »
Les thérapies pour traiter durablement la peur de l’avion
La prise en charge d’une personne souffrant d’anxiété ou d’attaque de panique fait appel à plusieurs thérapies (TCC, Psy, coaching, sophrologie …) et/ou a certains médicaments tels que des antidépresseurs, des anxiolytiques ou des bêtabloquants.
C’est lorsqu’ils sont associés que la prise en charge est la plus efficace.
Je vous rappelle que les Thérapies Cognitives et Comportementales ont une efficacité égale aux antidépresseurs après un délai de 3 à 6 mois.
Elles agissent sur les symptômes, permettent à la personne de comprendre comment elle fonctionne et comment elle peut sortir de l’angoisse.
Elle prend peu a peu conscience du caractère irrationnel de ses peurs et apprends des techniques pour désamorcer les crises à l’aide notamment des exercices de respiration.
L’efficacité de la thérapiesera de tute facon évaluée et si elle est insuffisante le traitement médicamenteux pourra se juxtaposer ou être réévaluer.
Des solutions d’accompagnement comme le coaching, les thérapies cognitives comportementales, la psychothérapie agissent de façon efficace et durable.
Votre 1ère séance de coaching est offerte !
Avez-vous déjà testé le coaching avant de prendre l’avion ?
Stages de gestion de la peur en avion
Pour guérir durablement de la peur de l’avion, l’exposition au vol vient compléter un traitement en plusieurs étapes.
D’après toutes les études comparatives publiées, la solution la plus efficace contre la peur de l’avion reste de réaliser un stage complet comprenant à la fois l’intervention d’un vrai psychologue, des explications techniques puis l’utilisation d’un simulateur de vol de qualité professionnelle.
Les résultats du stage 3Prêt à décoller" proposé par le Centre de Traitement de la Peur de l’Avion sont ainsi très encourageants : d’après une moyenne réalisée sur 167 stagiaires, l’anxiété dans le premier vol qui suit le stage n’est plus que de 3,7/10 au lieu de 9/10 auparavant.
Pour aider les voyageurs à faire face au problème, la plupart des compagnies aériennes proposent des stages de gestion de la peur en avion.
En général, le résultat est positif.
Chez Air France, par exemple, le stage d'une durée de 7h30 et le suivi vous coûtera 650 euros.
« J'ai effectué un stage avec la compagnie Swiss Air, il y a six ans, et ça a été une véritable révélation » témoigne Stéphane.
« Mon problème était la claustrophobie, et ça allait de pire en pire au fur et à mesure que je prenais l'avion. Le programme sur trois jours m'a aidé à comprendre puis rationaliser ma peur, et depuis je reprends l'avion pour aller aussi loin que je le souhaite. Je peux même dire que je prends plaisir à voler. »
Conseils pratiques avant et pendant le vol
Tout d'abord, essayez de bien dormir dans les jours précédant votre voyage en avion.
La veille puis le jour J, que ce soit chez vous, à l'aéroport ou dans l'avion, évitez les stimulants comme le café, les sodas, les chocolats, l'alcool...
Régaler-vous avec du chocolat qui a un effet anti-stress, euphorisant et stimulant.
Il est considéré comme un véritable anti-dépresseur car la fève de cacao contient des substances psychoactives (PEA).
En montant dans l'avion, n'hésitez pas à prévenir le personnel de vol que vous êtes stressé(e).
Les hôtesses et stewards sont formés pour vous rassurer et ils vous porteront davantage d'attention s'ils connaissent votre angoisse.
Ils feront en sorte que votre vol se déroule du mieux possible et vous expliqueront clairement ce qui se passe à un instant T.
Durant le vol, essayez de respirer profondément et de détendre vos muscles le plus possible.
Occupez votre esprit : écoutez de la musique zen, jouez à des jeux, regardez des films, prenez le temps de déguster votre repas...
Des turbulences surviennent sur de nombreux vols en raison des conditions climatiques.
Pour tenter de lutter contre le malaise qu'elles engendrent, certains spécialistes conseillent de choisir des sièges à l'avant de l'appareil.
La psychologue Patricia Furness-Smith, qui travaille notamment avec British Airways, conseille en cas de turbulences de suivre la "règle des 4R", dans son ouvrage "Flying with Confidence" (Voler en toute confiance).
Pourquoi les turbulences et les phases de vol déclenchent-elles l’angoisse ?
La peur peut être liée à des pensées négatives automatiques comme « les turbulences sont dangereuses » ou « une petite panne et c’est la catastrophe ».
Reste maintenant à gérer l'idée qu'une fois en l'air, j'ai n'ai aucun recours possible qui me permettrait de sortir vivant du crash.
Au moindre mouvement inhabituel de l'avion, je ressens des picotements dans la poitrine associés à un danger imminent et à des pensées irrationnelles : un des réacteurs explose, l'aile droite branlante s'arrache, les lumières s'éteignent, tout le monde hurle, les masques à oxygène tombent et on amorce une descente aux enfers...
Autour de moi, tout le monde a l'air tellement décontracté et innocent.
J'entends rire des marmots, des gens reussissent à lire ou à discuter de sujets qui me semblent à cet instant hyper futiles, chacun manipule ses petites affaires...
Mais merde ! On dirait que je suis le seul à être conscient des enjeux dramatiques de ce voyage !?
Ces réactions correspondent à l’emballement du système d’alarme et non à une preuve qu’un accident est en train de se produire. Les TCC apprennent progressivement à reconnaître ces interprétations et à les désamorcer.
Quelques repères sur la peur de l’avion et la sécurité aérienne
- On compte 80 000 vols par jour dans le monde, soit près de 30 millions par an.
- En 2012, nous avons été 3 milliards à nous déplacer en avion.
- Ce moyen de transport est réputé pour être le plus sûr au monde, pourtant 20% des passagers ont peur en avion.
- Dans le pire des cas, cette crainte rend impossible pour la personne tout déplacement aérien, c'est ce que l'on appelle un comportement d'évitement.
- 20% de la population mondiale a peur ou éprouve des difficultés à bord d'un avion selon une étude eDreams.
- Selon des chiffres de l'European Railway Agency (établis sur la période 2008 à 2012 dans les 27 pays de l'Union européenne), le nombre de morts par milliard de passagers au kilomètre est de 48,94 en deux-roues, 3,14 en voiture, 0,2 en bus, 0,13 en train, et 0,06 en avion.
- L'European Transport Safety Council estime que 90% des accidents d'avion sont "techniquement survivables", c'est-à-dire qu'au moins une personne y survit.
Quand demander un avis médical ?
Vous envisagez d’utiliser les médicaments pour soigner votre peur de l’avion ?
Sédatifs, antihistaminiques, antidépresseurs et autres : beaucoup d’idées reçues circulent à leur sujet.
On vous dit tout sur leurs effets secondaires, quand les utiliser et les cas où ils peuvent vous éloigner d’une guérison durable.
Demandez conseil à votre médecin avant toute prise d’Atarax ou d’un autre médicament, notamment si vous avez une maladie cardiaque, un glaucome, des troubles urinaires, une insuffisance rénale ou hépatique, de l’asthme, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.
Un médecin doit également vérifier les interactions avec les autres traitements, en particulier les médicaments sédatifs, les somnifères, les opiacés, certains antidépresseurs et les médicaments susceptibles de modifier le rythme cardiaque.
Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information.