Astérisque avant le choix de la police de caractères : symbole, lisibilité et identité graphique

Avant de choisir une police de caractères, il est utile de comprendre la fonction des signes typographiques qu’elle devra afficher. L’astérisque, symbole ASCII de code 42, peut servir de renvoi, de marque d’omission, d’accentuation informelle, de puce ou encore d’opérateur informatique.

La forme de ce caractère ne relève donc pas d’un simple détail décoratif. Selon la police, l’astérisque peut prendre l’apparence d’une petite étoile, de trois traits sécants ou d’un signe plus expressif, et cette différence peut modifier la perception d’un texte, d’une interface ou d’un lettrage.

Qu’est-ce que l’astérisque ?

L’astérisque est un caractère typographique en forme d’étoile. Son nom vient du grec asteriskos, qui signifie « petite étoile », lui-même dérivé de astêr, « étoile ».

En informatique, le symbole astérisque utilisé est usuellement le caractère ASCII de code ASCII 42. La standard ASCII ne spécifie pas la représentation graphique du symbole, ainsi la représentation dépend des situations.

Le symbole ASCII astérisque * de code ASCII 42 est généralement représenté par trois traits sécants en un point commun central.

Sur une machine à écrire, le caractère peut présenter une géométrie très simple, parfois formée par la superposition du signe « - » et du caractère « x ». Dans une police numérique, il peut au contraire être dessiné comme une étoile à cinq ou plusieurs branches, avec des traits réguliers, des extrémités arrondies ou une construction plus expressive.

Comparaison des formes astérisque typographiques

Les principaux usages de l’astérisque

Le renvoi vers une note de bas de page

Placé après un mot, l’astérisque indique un renvoi vers une note en bas de page : par exemple, on peut trouver « gentilé* » dans un texte avec en bas de page la mention : « * ce mot désigne un nom d’habitant ».

Une deuxième note peut être introduite par deux astérisques (**), une troisième par trois astérisques (***), etc.

Dans certains ouvrages du début du XXe siècle, l’astérisque baissé et l’astérisque sont utilisés pour ouvrir et fermer chaque note de bas de page.

À l’origine, l’astérisque peut donc être considéré comme un signe de navigation dans le texte. Il doit rester suffisamment visible pour être repéré, mais assez discret pour ne pas rivaliser avec le mot auquel il se rattache.

Le remplacement d’un mot ou d’un nom

Des astérisques, à l’instar de points de suspension, peuvent remplacer un mot que l’on ne veut pas citer, par exemple le nom d’une personne dont on souhaite conserver l’anonymat (« Mme de *** »), un juron ou une insulte par respect de la bienséance (« m**** »), ou un nom sacré pour ne pas le profaner (« D**u »).

Le nombre d’astérisques est alors typiquement de trois, ou identique au nombre de caractères à remplacer ; l’initiale, et éventuellement la dernière lettre du mot, peuvent rester visibles.

L’accentuation dans les communications textuelles

De manière informelle, sur les systèmes de communication textuelle démunis de mise en forme, des astérisques peuvent être placés avant et après un mot sur lequel on souhaite mettre l’accent quand l’italique ou le gras ne sont pas disponibles (« je ne suis *absolument* pas d’accord »).

L’encadrement par les astérisques est utilisé pour décrire une action, d’après IRC. Utilisé aussi en courrier électronique, en mode texte seul, il permet de simuler le gras.

Dans les applications intégrant la syntaxe Markdown, l’encadrement par un double astérisque permet de mettre automatiquement le texte en gras.

L’astérisque dans les listes

L’astérisque peut être utilisé comme puce ou tiret dans les listes.

Cette utilisation impose de distinguer clairement le signe de liste des astérisques employés comme appels de note ou comme marqueurs d’accentuation. Une police dont l’astérisque est trop discret peut rendre la structure d’une liste moins immédiatement perceptible.

Pourquoi examiner l’astérisque avant de choisir une police de caractères ?

Une police ne se résume pas à la forme de ses lettres. Les signes de ponctuation, les symboles et les caractères spéciaux participent eux aussi à son identité visuelle.

Le symbole ASCII astérisque * de code ASCII 42 est dans cette impression représenté sous une forme stylisée, avec cinq branches.

Deux polices de même corps peuvent donc produire des résultats très différents. L’une peut afficher un astérisque compact et géométrique ; l’autre, un symbole large, léger, étoilé ou irrégulier. Cette variation est particulièrement visible dans les notes, les interfaces, les textes techniques, les formulaires et les compositions de bande dessinée.

Le choix doit prendre en compte la relation entre l’astérisque et les caractères voisins. Un signe trop haut peut sembler détaché de la ligne de texte. Un signe trop bas peut être confondu avec une marque de ponctuation. Un signe trop large peut perturber l’espacement, tandis qu’un signe trop petit peut disparaître à l’impression ou sur un écran de faible définition.

Corps, chasse et positionnement

Les caractères neutres Oo Oo illustrent un contexte. Le rectangle coloré indique la chasse et le corps de ces caractères ; le caractère à représenter est affiché sur un autre fond coloré, p. ex. : C.

La chasse désigne l’espace horizontal occupé par le caractère, tandis que le corps correspond à l’espace vertical de la police. L’astérisque doit être évalué dans ces deux dimensions, car sa lisibilité dépend autant de son dessin que de sa place dans la ligne.

Un diacritique est composé avec le caractère « ◌ », l’affichage est représenté avec le corps et la chasse de ce caractère « ◌ ».

Élément à examinerQuestion de conception
FormeL’astérisque ressemble-t-il à une étoile, à trois traits ou à un signe géométrique ?
CorpsLe symbole reste-t-il lisible à petite taille ?
ChasseL’espace autour du signe est-il équilibré ?
PositionLe signe paraît-il correctement aligné avec la ligne de texte ?
GraisseLe symbole conserve-t-il une présence cohérente avec la police ?

La forme de l’astérisque et le contexte graphique

L’astérisque peut être imprimé dans un programme écrit en assembleur, affiché sur un clavier QWERTZ allemand, produit par une machine à écrire ou rendu dans un éditeur de texte. Le contexte technique modifie son apparence et la manière dont il est perçu.

Sur un support strictement fonctionnel, un astérisque simple et très lisible peut être préférable. Dans un projet éditorial ou artistique, une forme plus marquée peut participer à l’identité graphique, à condition de ne pas compromettre la compréhension des renvois, des listes ou des marqueurs de texte.

La standard ASCII ne spécifie pas la représentation graphique du symbole, ainsi la représentation dépend des situations.

Astérisque et lettrage manuel

Le choix d’une police de caractères devient particulièrement important lorsque le texte doit remplacer un lettrage manuel.

À l’opposé, un lettrage effectué à l’origine à la main, auquel on substituerait une typographie informatique uniforme, pourrait être plus problématique, tant pour le public que pour les artistes impliqué∙es.

Les glyphes tous semblables présentent une régularité qui tranche avec l’expressivité singulière de chaque caractère manuel ; rigoureusement posées sur la même ligne de base, les lettres sont plaquées sur la surface du cartouche ou de la bulle qui leur préexiste et qu’elles ne remplissent pas toujours harmonieusement.

En effet, alors que presque tous les éléments de la planche ont été tracés par la main de l’artiste, un lettrage fait non pas manuellement, mais avec une machine à écrire ou avec un ordinateur, perdrait sa « graphiation » et avec elle une partie des « qualités iconiques et charnelles » de la typographie, détonnerait, parfois intentionnellement, et limiterait souvent aussi les possibilités du lettrage d’exprimer autre chose que la seule signification du texte.

Ces remarques concernent également l’astérisque. Un signe parfaitement régulier peut sembler étranger à une composition dont les lettres, les bulles et les effets sonores ont été dessinés à la main. À l’inverse, un astérisque trop ornemental peut nuire à la lisibilité d’un appel de note ou d’un élément documentaire.

Le cas de la bande dessinée

Bien que le lettrage des albums d’Astérix soit par exemple constant d’une œuvre à une autre - au point où la police créée par Uderzo, bien reconnaissable, fait partie de l’identité de l’œuvre - il y a des fluctuations dans la forme du texte.

Ainsi, les personnages parlant fort voient leurs paroles converties en texte écrit avec des lettres grasses et de taille plus importante, tandis que les peuples Goths s’expriment en écriture gothique, plus précisément en Fraktur, cet alphabet anguleux utilisé notamment en Allemagne jusqu’au début du XXe siècle.

La police de caractères ne transmet donc pas uniquement le contenu verbal. Elle peut aussi exprimer le volume sonore, l’origine supposée d’un personnage, le ton, la langue, l’époque ou l’atmosphère d’une scène.

Bien sûr, un changement de ton ou un accent peuvent aussi être exprimés à travers le vocabulaire utilisé dans un texte, en utilisant par exemple des barbarismes ou une transcription phonétique.

Dans ce type de composition, l’astérisque peut être traité comme un élément du décor typographique. Sa forme peut renforcer le caractère manuscrit, humoristique, historique ou fantastique d’une page, mais elle doit rester cohérente avec l’ensemble du lettrage.

Lettrage de bande dessinée et polices expressives

Une traduction peut modifier l’effet visuel

C’est précisément ce qu’on constate dans la première traduction allemande d’Astérix et les Goths, parue en 1965 dans le magazine Lupo modern sous le titre de Siggi und die Ostgoten : que les personnages crient ou chuchotent, qu’ils parlent le gotique ou le gaulois, leurs paroles conservent la même police de caractère, dactylographiée, dans la même taille.

Néanmoins, lorsqu’un personnage parle une langue germanique, le texte change de couleur et passe du noir au rouge.

Il y a donc bien un élément visuel marquant le passage d’une langue à une autre, mais le changement de couleur est minime par rapport à celui de l’écriture entière, semblant ainsi indiquer une différence tout aussi minime entre la langue des Goths et celle des Gaulois.

La Fraktur nécessitant un certain effort pour être déchiffrée, notamment lorsque l’on passe d’un type d’écriture à un autre, le public de la version originale devrait au contraire mieux comprendre l’incompréhension entre les différents peuples représentés.

Cette comparaison montre qu’une couleur ne produit pas le même effet qu’un changement de police. Une différence de forme, de graisse, de largeur ou de structure peut rendre une opposition linguistique ou narrative beaucoup plus immédiatement perceptible.

Les majuscules et la lisibilité

Traditionnellement, les bandes dessinées en langue allemande sont lettrées en écriture imprimée.

Ce qu’affirme le chercheur Bernd Dolle-Weinkauff dans son livre retraçant l’histoire de la bande dessinée allemande, l’une des raisons essentielles de cette tradition de polices dactylographiées à la disposition mécanique, qui n’imitent pas l’écriture manuscrite, serait « le mépris des pédagogues pour le lettrage manuel, dans le cadre de leur combat contre la littérature indécente qu’est la bande dessinée ».

Ce mépris émanerait avant tout d’une particularité de la typographie de nombreuses bandes dessinées : le lettrage se fait le plus souvent en lettres capitales.

Le temps gagné en ne traçant pas de lignes additionnelles est précieux et il ne fallut pas longtemps pour que les comic strips adoptent presque universellement l’écriture seulement en majuscules.

La mauvaise qualité de l’encre et celle du papier avait tendance à causer des bavures, et les majuscules restaient plus lisibles.

La taille régulière permettait des lettres plus rapprochées, ce qui faisait gagner de la place dans les cases.

Les capitales ont également la particularité d’offrir une apparence homogène et immédiatement identifiable. Elles peuvent être plus faciles à intégrer dans des bulles étroites, à condition que la police soit conçue pour conserver une bonne distinction entre les caractères.

Pour choisir une police destinée à un texte contenant des astérisques, il est donc utile de vérifier simultanément les capitales, les minuscules, les chiffres, les signes de ponctuation et les symboles courants.

L’astérisque dans les langages informatiques

Déréférencement et pointeurs en C

En C et dans certains langages qui lui ont emprunté cette syntaxe, il représente l’opération de déréférencement, qui donne la valeur indiquée par un pointeur.

Il sert également à représenter le type des pointeurs ; par exemple, int* signifie « pointeur vers un objet de type int ».

Dans ce contexte, la forme du symbole doit être sans ambiguïté. Une police fantaisiste peut convenir à un titre ou à une affiche, mais elle est moins adaptée à du code si elle rend l’astérisque difficile à distinguer d’un autre signe.

Expressions rationnelles et noms de fichiers

Dans les syntaxes comme les expressions rationnelles, ou les noms de fichiers, l’astérisque remplace un nombre quelconque de caractères.

Le symbole possède alors une fonction logique ou de recherche. Il ne s’agit plus seulement d’un marqueur visuel : sa présence peut modifier le résultat d’une commande, d’un filtre ou d’une expression.

Dans un éditeur de texte, une documentation technique ou une interface de programmation, la priorité doit être donnée à la lisibilité, à l’alignement et à la distinction entre les caractères voisins.

Les usages mathématiques

L’astérisque a de nombreux usages mathématiques.

Il peut être utilisé pour désigner l’adjoint d’un opérateur.

Plus généralement, en géométrie non commutative, il désigne l’involution, généralisation de l’adjonction.

En théorie des groupes, il peut être utilisé comme symbole d’un antimorphisme de groupes ou pour désigner la loi inverse.

Ces usages exigent une grande précision typographique. Selon le domaine, la position du symbole, son espacement et son rapport avec les lettres ou les opérateurs peuvent avoir une signification particulière.

Astérisque, obèle et références typographiques

Signifiant « petite étoile », asteriskos en grec, de astêr, « étoile », l’astérisque est représenté par le symbole *.

Placé à la suite d’un mot, il renvoie à une note de bas de page ; placé devant un mot, il en signale une forme particulière.

Le nom Astérix est lié à cette origine typographique. Remplacez la terminaison -isque par -ix, en référence au chef gaulois Vercingétorix, et vous obtenez Astérix.

Mais ce nom a également un sens caché ! Nous l’avons vu, le grec astêr signifie « étoile ». Quant au mot celte rix, il se traduit par « roi ». Littéralement, Astérix est le « roi des étoiles ».

Un nom prédestiné pour une star de bande dessinée !

Ce que les créateurs n’avaient pas prévu, en baptisant ainsi leur personnage principal, c’est que ce nom deviendrait populaire au point d’éclipser celui dont il était issu : l’astérisque.

Difficile, quand on a appris le patronyme du guerrier gaulois avant même de soupçonner l’existence du signe typographique, de ne pas s’emmêler les pinceaux une fois arrivé à l’âge adulte.

De plus, si l’on se prive de bien articuler le mot « astérisque », on bascule inévitablement vers « astérix ».

Et Obélix dans tout ça ? Comme Astérix, le nom Obélix dérive d’un autre signe typographique : l’obèle.

Loin d’être une coïncidence, ces choix constituent un hommage à la mémoire du grand-père de Goscinny, imprimeur-typographe.

Issu du grec obelos, « broche » à rôtir, l’obèle correspond à l’origine au signe ÷, utilisé aujourd’hui pour la division.

Puis il a pris la forme d’une croix latine, simple † ou double ‡, pour marquer les passages modifiés ou ajoutés dans les manuscrits anciens.

Utilise-t-on encore l’obèle ? Oui, après le nom d’une personne ou d’une date pour signaler un décès.

Mais aussi comme appel de note, en complément de l’astérisque.

À l’image du « couple » formé par Astérix et Obélix, l’astérisque et l’obèle sont intimement liés !

À tous les « déçus » qui étaient convaincus qu’Obélix découlait d’obélisque, il est évident que l’imposant monument égyptien n’est pas sans rappeler la carrure du Gaulois aux nattes rousses, tout aussi impressionnante.

En conclusion, rappelons que l’astérisque et l’obélisque sont, à l’image de nos deux irréductibles, de genre masculin.

Choisir une police pour une identité visuelle

Importez des polices dans votre Identité visuelle pour que votre équipe crée des designs fidèles à votre image de marque.

Les polices que vous avez importées peuvent être utilisées de la même manière que les polices de la bibliothèque Canva.

Sélectionnez une zone de texte.

Sélectionnez la police dans la barre d’outils.

Les polices que vous avez importées apparaîtront dans les polices que vous avez importées. Il vous faudra peut-être faire défiler vers le bas pour les voir.

Pour le définir comme en-tête, sous-titre ou zone de corps de texte sous Identité visuelle, voir Configurer et utiliser les polices de la marque.

Une police choisie pour une identité visuelle doit donc être testée avec les signes réellement employés par la marque. L’astérisque peut apparaître dans des mentions, des listes, des notes, des interfaces, des campagnes ou des contenus techniques.

Familles et graisses

Pour les polices avec plusieurs poids, vous les verrez regroupées.

Sélectionnez la flèche à côté pour la liste.

Si les polices ne sont pas correctement regroupées au moment de l’importation, cela peut être dû à un problème de métadonnées dans le fichier de police.

Supprimez alors les polices depuis l’Identité visuelle et actualisez les métadonnées en leur attribuant le nom de famille correct avant de les réimporter.

Veillez à télécharger à la fois le fichier standard et le fichier en gras ou en italique si vous souhaitez utiliser des polices en gras ou en italique.

Pour chaque famille de polices, vous pouvez ajouter jusqu’à 18 styles.

Les boutons « B » et « I » seront grisés si vous n’avez téléchargé que la version standard, et non la version en gras ou en italique.

Si vous avez des polices téléversées avant juillet 2023, vous devrez les téléverser à nouveau avec les styles supplémentaires pour vous assurer qu’elles sont automatiquement regroupées.

Lorsque des conceptions avec des versions de police plus anciennes sont téléchargées, elles doivent être mises à jour avec les versions les plus récentes.

Les polices de style « condensées » seront toujours téléchargées séparément.

Canva ne prend pas en charge les polices variables.

Vérifier la disponibilité du symbole

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi vous rencontrez des problèmes avec vos polices importées.

En savoir plus sur les raisons d’une erreur d’importation de la police.

Une police peut être correctement sélectionnée dans un menu tout en produisant un résultat inattendu dans le document final. Il est donc nécessaire de vérifier directement l’astérisque, les appels de note, les listes, le texte en gras et le texte en italique.

Vous ne trouvez pas les polices que vous avez téléchargées ? Il peut s’agir d’une Identité visuelle différente.

Pour changer d’Identité visuelle, accédez au nom de l’Identité visuelle actuel et sélectionnez l’Identité visuelle que vous souhaitez utiliser.

Une méthode de test avant la sélection finale

Une vérification simple permet d’éviter qu’une police séduisante dans l’alphabet ne se révèle inadaptée aux signes réellement utilisés.

  1. Afficher l’astérisque seul à plusieurs tailles.
  2. Tester un appel de note placé après un mot.
  3. Comparer un, deux et trois astérisques.
  4. Vérifier l’usage du signe dans une liste.
  5. Tester l’astérisque entre deux mots pour simuler une accentuation.
  6. Afficher le symbole dans une ligne de code, notamment dans int*.
  7. Comparer la version normale, la version grasse et la version italique.
  8. Contrôler l’alignement, la chasse et l’espace avec les caractères voisins.
  9. Imprimer le résultat et le consulter sur écran.

Cette méthode permet de comparer la fonction, la lisibilité et l’expression graphique du signe dans des situations concrètes.

Critères de sélection selon le projet

ProjetPriorité pour l’astérisque
Texte éditorialLisibilité du renvoi et équilibre avec les notes
Interface numériqueVisibilité à petite taille et distinction des symboles
Code informatiquePrécision, alignement et absence d’ambiguïté
Bande dessinéeCohérence avec le lettrage et expressivité
Identité visuelleRégularité entre les différents styles de la famille
Liste ou formulaireDistinction entre puce, note et marqueur spécial

Un lettrage bien adapté, imitant au mieux le lettrage original, est alors un choix éditorial qui, loin de présenter des avantages économiques, relève plutôt d’une sensibilité pour la vision originelle derrière l’œuvre ou d’une certaine proximité avec les professionnel∙les du lettrage.

Si l’on peut supposer qu’il existe bel et bien une telle adhésion à des idéaux artistiques chez la plupart des éditeurs de bandes dessinées, davantage aujourd’hui qu’à l’époque de Rolf Kauka, des contraintes extérieures autres que financières peuvent également peser sur les pratiques d’adaptation.

Lorsqu’une police est choisie pour son caractère expressif, l’astérisque doit donc être observé au même titre que les lettres. Il peut devenir une signature graphique, un marqueur de structure ou un opérateur fonctionnel, selon le contexte dans lequel il apparaît.

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