Une voiture hybride est un véhicule qui intègre deux types de motorisations : une motorisation thermique (essence ou diesel) et une motorisation électrique.
La voiture hybride se définit comme un véhicule qui recourt à deux types d’énergie pour rouler : le carburant et l’électricité. L’interaction entre le moteur thermique et le moteur électrique est la clé du fonctionnement optimal d’une voiture hybride.

Quel moteur utilise une voiture hybride à vitesse de croisière ?
En général, le moteur thermique fonctionne en vitesse de croisière, puisqu’il est directement rattaché aux roues motrices.
Le moteur thermique d’une voiture hybride a plusieurs responsabilités. Il est essentiellement utilisé pour les phases de conduite à vitesse élevée et lors des accélérations intenses.
Le moteur thermique, relié aux roues motrices, assure l’essentiel de la locomotion en vitesse de croisière. Il contribue aussi à la recharge des batteries.
Lorsque la voiture roule à vitesse stabilisée sur une route départementale, une voie rapide ou une autoroute, le moteur thermique assure généralement la plus grande partie de la propulsion. Le moteur électrique peut toutefois rester actif pour compléter la puissance nécessaire, maintenir la vitesse ou exploiter l’énergie disponible dans la batterie.
En vitesse de croisière, l’objectif du système hybride est de choisir la combinaison la plus efficace entre les deux motorisations. L’ordinateur de bord analyse la vitesse, la charge de la batterie, la pression exercée sur l’accélérateur, la pente et les conditions de conduite.
Comment fonctionne l’alternance entre les deux moteurs ?
L’accélération, le type de terrain, la charge et la puissance de la batterie enclenchent automatiquement l’alternance entre les sources d’énergie.
En fonction de la vitesse et des conditions de conduite, l’ordinateur de bord active le moteur le plus approprié ou les deux simultanément.
L’ordinateur joue le rôle de l’arbitre. Il sait d’où vient l’énergie (thermique et électrique), en quelles quantités respectives et où elle doit être distribuée à tout moment.
Plusieurs milliers de fois par seconde, l’ordinateur analyse ce que le conducteur demande, son mode de conduite et l’énergie disponible à un moment donné.
L’alternance entre les tractions électrique, hybride et thermique est gérée automatiquement par le véhicule, via un système d’électronique embarquée (l’ordinateur).
- Au démarrage et à basse vitesse, le véhicule roule généralement en mode électrique.
- Lors d’une accélération forte, le moteur thermique joue le plus grand rôle.
- À vitesse de croisière, le moteur thermique assure l’essentiel du travail.
- Lors d’une décélération ou d’un freinage, le moteur électrique fonctionne comme un générateur.
- À l’arrêt, les moteurs s’éteignent pour économiser le carburant.
Le fonctionnement au démarrage et à basse vitesse
En général, le moteur électrique prend en charge la propulsion à basse vitesse, notamment lorsqu’il roule à moins de 50 km/h.
Au démarrage puis à une vitesse à moins de 40 km/h, si il y a assez d’électricité dans la batterie pour assurer ce déplacement avec le moteur électrique, l’ordinateur éteint le moteur thermique.
Le rendement de ce dernier est faible dans les vitesses basses et lors des accélérations et il consomme donc beaucoup. C’est pourquoi, l’ordinateur passe le relais au moteur électrique.
La phase de démarrage impliquant généralement une surconsommation, l’utilisation de l’électrique à ce moment-là représente un vrai plus.
Dans certains modèles de voitures hybrides, comme la full-hybrid, le moteur électrique peut fonctionner seul à basse vitesse, garantissant une conduite silencieuse et sans émissions.
À chaque arrêt, les deux moteurs s’éteignent, sans pour autant que l’alimentation électrique ne soit coupée sur le véhicule hybride. Les moteurs s’éteignent pour économiser le carburant, les systèmes électriques du véhicule, quant à eux, fonctionnent sur la batterie.
Le rôle du moteur thermique à vitesse stabilisée
Le moteur thermique joue un rôle central lorsque la vitesse augmente et lorsque la voiture doit maintenir une allure régulière sur une longue distance.
Le moteur thermique peut également servir de générateur d’électricité. En effet, lorsqu’il tourne sans fournir directement de la force motrice, il peut produire de l’électricité qui est ensuite stockée dans la batterie pour une utilisation ultérieure par le moteur électrique.
Enfin, le moteur thermique joue un rôle crucial dans le maintien du niveau de charge de la batterie.
Lorsque la batterie de la voiture est faible, le moteur à essence peut également être utilisé pour générer de l’électricité et recharger la batterie.
La voiture hybride rechargeable ou non rechargeable dispose d’un unique réservoir de carburant. Lorsque la batterie est à plat, la voiture continue à rouler grâce à son moteur thermique.
Oui, une voiture hybride peut bel et bien fonctionner avec de l’essence. En fait, c’est l’un des éléments clés de son fonctionnement.
Le moteur thermique, qui fonctionne principalement à l’essence, est combiné à un moteur électrique. Ensemble, ils travaillent de manière synchronisée pour assurer une conduite optimale.
Il est à noter que la quantité d’essence consommée par une voiture hybride dépend de plusieurs facteurs, dont le type de conduite, la vitesse et la topographie de la route.
Que se passe-t-il lors d’une forte accélération ?
La phase d’accélération nécessite en général une puissance maximale.
Par exemple, il s’agit souvent de phases où vous devez vous insérer sur une voie rapide, doubler un véhicule ou monter une côte.
C’est pourquoi, quelle que soit la technologie hybride, il s’agit d’une phase où le moteur thermique joue le plus grand rôle.
Le moteur électrique peut venir en complément du moteur thermique afin de disposer d’une plus grande puissance.
Si une pression plus forte est exercée sur la pédale d’accélération, si la physionomie du terrain exige davantage de puissance, dans le cas d’une forte pente ou encore si la batterie n’est plus suffisamment chargée, le véhicule sollicite le moteur thermique.
Ce dernier va, selon les cas, compléter le moteur électrique (traction hybride) ou le remplacer totalement (traction 100% thermique).
J’ai besoin d’accélérer fortement ou de monter une pente raide : l’ordinateur ordonne à mes deux moteurs de travailler ensemble.
La récupération d’énergie pendant les ralentissements
Enfin, lors des phases de freinage ou de décélération, l’énergie cinétique est récupérée et transformée en énergie électrique pour recharger la batterie.
L’énergie cinétique est récupérée lors des phases de freinage et de décélération.
L’énergie cinétique est l’énergie que possède un corps du fait de son mouvement.
Le moteur thermique (à essence) est coupé, l’énergie cinétique développée par la rotation des roues est récupérée par le moteur électrique qui, agissant comme un générateur d’électricité, alimente la batterie pour une utilisation ultérieure.
Lorsque le véhicule décélère, freine ou que le véhicule descend, l’énergie cinétique se voit transformée en électricité.
Lors du freinage d’un véhicule hybride classique, le moteur thermique récupère l’énergie. Ce système convient bien à une utilisation en ville.
Le système de recharge de la batterie est une composante essentielle d’une voiture hybride.
Le plus courant est la récupération d’énergie lors des phases de freinage ou de décélération.
Vitesse de croisière et vitesse maximale en mode électrique
La vitesse maximale d’une voiture hybride en mode électrique dépend de la technologie d’hybridation, de la capacité de la batterie, de la puissance du moteur électrique, du niveau de charge, de la pente, de la charge du véhicule et de la pression exercée sur la pédale d’accélérateur.
Votre vitesse maximale va dépendre de la technologie d‘hybridation de votre véhicule, lorsque vous roulerez en 100 % électrique.
Sachez que seules les full-hybrid et les hybrides rechargeables offrent cette possibilité.
Ainsi, la vitesse maximale à laquelle vous roulerez en 100 % électrique variera entre 50 et 60 km/h pour une hybride non-rechargeable, et de 130 km/h pour une hybride rechargeable.
La première n’atteint sa vitesse maximale que lorsque vous accélérez sans forcer. La seconde peut rouler à 130 km/h jusqu’à ce que sa batterie soit complètement vidée.
La voiture hybride rechargeable peut rouler jusqu’à 135 km/h lorsqu’elle sollicite son moteur électrique, tandis qu’un véhicule hybride non rechargeable roule à 70 km/h maximum.
Ces valeurs sont indicatives et ne correspondent pas nécessairement à une vitesse électrique durable ou utile dans toutes les conditions. La vitesse stabilisée réellement possible dépend notamment du relief, de la charge de la batterie, du vent, du nombre de passagers et de la puissance électrique disponible.
Nous savons que de nombreuses Toyota hybrides (dont l’Auris II) peuvent rouler en électrique de façon stabilisée (certes sur quelques kilomètres), jusqu’à 74 km/h. Au delà, elles basculent sur le thermique.
Avec les batteries Li-Ion ce seuil a été relevé, ce qui donne des vitesses maxi plus élevées en électrique.
Juste une précision pour la Yaris 3 (les autres je ne sais pas mais je pense aussi), le poids ou le nombre de passager embarqué à une incidence sur cette vitesse stabilisée maximale.
Sur une route bien planne, aucun HEV Toyota ne tient meme 60kmh stabilisés.
La vitesse maximale en mode électrique ne signifie donc pas qu’une voiture hybride pourra rouler sans interruption à cette allure. Il faut également tenir compte de l’énergie disponible et des limites de la transmission.
La puissance du moteur électrique, combinée à la capacité de la batterie HT et de sa composition, déterminent en partie la vitesse maxi (stabilisée) en EV d’un véhicule hybride.
Mais ce qui limite surtout la vitesse en électrique, ce n’est pas la puissance du moteur en lui même, il est largement dimensionné, mais celle de la batterie d’une part, qui ne peut pas sortir plus de 30Kw, pendant quelques secondes, ou 20Kw, un peu plus, mais à peine.
Mais il y a aussi des raisons plus mécaniques qui limitent la vitesse des HSD en électrique, selon les générations.
De mémoire, les P2 étaient limitées à 50, les P3 à 70, et les P4 elles, à 112 km/h. La raison est liée à la transmission, afin d’empêcher MG1 de tourner trop vite.
Les P2 ne sont pas limitées à 50 km/h en électrique. Soit on est en mode hybride, c’est l’usage standard, de 0 à 65 km/h on peut rouler en électrique avec juste les MG qui tournent. Soit on est en mode « panne sèche » vrai manque d’essence ou simulé, alors la vitesse est limitée à 85 km/h avec seuls les MG qui tournent.
Une P4 peut rouler à 80 en électrique sur quelques centaines de mètres plat, ..., pour les Belges du forum, je le fais régulièrement entre le carrefour de Nossegem et Kortenberg, dans les deux sens, sur un bon kilomètre.
J’ai même fait une fois l’essai d’un démarrage (laborieux) en EV, avec un SoC de départ de 65%, et suis monté à plus de 80 sans déclencher le thermique en parvenant à limiter la puissance en dessous de 12/15 KW, juste pour voir, car ça n’a effectivement aucun intérêt, seulement de mieux cerner les capacités de la voiture.
Différence entre vitesse de croisière et vitesse électrique maximale
Il faut distinguer trois notions :
- La vitesse maximale théorique en mode électrique.
- La vitesse stabilisée que la voiture peut maintenir sur une route plane.
- La vitesse de croisière réellement adaptée à la consommation et à l’autonomie.
Une voiture peut atteindre une vitesse électrique élevée pendant quelques secondes ou sur une courte distance, sans pouvoir la maintenir sur une longue portion de route.
Interessant à connaitre pour la théorie..mais en pratique la vitesse maxi electrique n’est d’aucun intérêt à l’usage.
Pour qu’il y ait un intérêt il faut considérer que la batterie permettra de monter la colline suivante, ce qui n’est pas le cas sauf si elle est bien plus petite.
Le seul cas où une vitesse en électrique supérieure à 70km/h est intéressant c’est en revanche de pouvoir vider la batterie avant d’attaquer une descente qui ferait déborder la batterie si celle-ci n’est pas suffisamment vidée.
La vitesse de croisière la plus pertinente dépend donc moins de la vitesse maximale électrique que de la capacité du système à maintenir une allure régulière sans solliciter inutilement la batterie.
Différences selon les technologies hybrides
Micro-hybride et mild-hybrid
Vous la trouverez aussi sous le nom de « micro-hybridation », « mild Hybrid » ou encore « Hybride 48V ».
Il s’agit d’un moteur électrique de petite taille qui vient « pousser » le moteur thermique lors des reprises.
Gardez bien en tête qu’avec une mild Hybrid, vous ne pourrez pas rouler en permanence à l’électrique.
L’hybride léger ou mild-hybrid fonctionne avec une activation permanente du moteur essence, le moteur électrique lui servant ponctuellement de soutien.
Le fonctionnement en tout électrique n’est pas possible car le bloc électrique ne joue qu’un rôle de soutien au moteur thermique.
Cette technologie assiste le moteur thermique à l’aide d’un alterno-démarreur jouant le rôle de générateur en récupérant l’énergie cinétique lors des freinages ou des décélérations.
Représentant la technologie la plus simple et donc la moins onéreuse à l’achat, la micro-hybridation du fait de sa faible batterie ne permet cependant que de réduire très légèrement la consommation du véhicule.
Les performances restent limitées et la réduction d’émissions de Co2 reste faible.
Hybride classique ou full-hybrid
La voiture hybride simple, aussi appelée full hybrid, est la plus courante.
Elle est équipée de deux moteurs, un thermique et un électrique, qui travaillent de façon autonome ou conjointe selon les besoins.
Dans les phases de faible sollicitation, comme la conduite en ville ou à basse vitesse, c’est le moteur électrique qui prend le relais.
L’hybridation complète ou full-hybrid se distingue par une batterie de plus grande capacité que la technologie mild-hybrid.
Ce type de véhicule ne peut pas se recharger. La batterie se recharge automatiquement en fonctionnement grâce à la motorisation thermique et lors des phases de freinage.
Au sein d’une full-hybrid les 2 moteurs sont en mesure d’intervenir simultanément ou séparément.
Un véhicule full-hybrid a une batterie d'une capacité avoisinant le 1kWh.
Dans l’hybride classique, la propulsion « tout électrique », sans recours au moteur thermique, n’est possible que sur 3 ou 4 km.
Dans l’hybride classique, le moteur électrique est là pour « soulager » le moteur à essence.
Par ailleurs, lors de la phase d'accélération, le moteur thermique prend le relais à partir de 40 km/h pour un véhicule hybride classique.
Alors que, le moteur thermique ne prend le relais que si une vitesse de 120 ou 130 km/h est dépassée dans le cas d’un véhicule hybride rechargeable, à condition que la batterie ait une charge suffisante.
Hybride rechargeable ou plug-in hybrid
La voiture hybride rechargeable, aussi appelée plug-in hybrid, se distingue par sa grande capacité de stockage d’énergie.
Une voiture est qualifiée d’hybride rechargeable lorsqu’elle peut être alimentée via une borne électrique.
L’hybride rechargeable combine deux moteurs en un : le thermique et l’électrique.
Vous aurez à recharger votre véhicule en le branchant à une borne électrique (celles des voitures électriques conviennent parfaitement) ou à votre domicile.
La batterie affiche une puissance comprise entre 8 et 12 Kw.
Un véhicule hybride rechargeable aura une capacité avoisinant les 8 et 12 kWh.
L’hybride rechargeable permet ainsi de profiter d’une autonomie comprise généralement entre 20 et 60 km.
Il est ainsi possible de rouler en mode tout électrique jusqu’à 130 km/h environ.
La voiture hybride rechargeable peut rouler jusqu’à 135 km/h lorsqu’elle sollicite son moteur électrique.
Lors des trajets courts, principalement en milieu urbain, le moteur électrique est privilégié.
La batterie se recharge principalement via une prise de courant externe, à la maison ou sur une borne publique.
La durée de rechargement dépend de la puissance de la borne utilisée. Le rechargement peut durer de quelques minutes à plusieurs heures.
Les batteries plus volumineuses peuvent par conséquent stocker une plus grande quantité d’électricité.
Si vous effectuez surtout des trajets de la vie de tous les jours avec votre voiture, ce type de moteur est idéal pour vous.
Les architectures de motorisation hybride
En plus de la technologie d’hybridation, ces véhicules vous offrent aussi trois architectures de motorisation différentes.
Ces architectures caractérisent le positionnement des moteurs et leur mode de fonctionnement.
Hybride en série
Les hybrides dites « série » sont plutôt rares.
Le moteur thermique sert exclusivement de générateur au bloc électrique.
Le moteur thermique fonctionne en permanence, il fait tourner un générateur qui produit de l’électricité.
Cette électricité est alors stockée dans une batterie qui alimente un second moteur, électrique, et qui entraîne les roues.
Dans ce cas, le moteur électrique est le seul à agir sur les roues.
L’intérêt de cette motorisation hybride en série est que le moteur thermique fonctionne toujours au même régime, sans accélérer.
Hybride parallèle
Les hybrides dites « parallèles » sont les plus courantes.
Dans ce cas, les 2 moteurs sont à même de propulser la voiture séparément.
Avec la motorisation hybride parallèle, quand le moteur démarre et à faible vitesse, c’est le moteur électrique qui entraîne les roues.
Puis, à l’accélération, le moteur thermique se met en marche et sa puissance vient s’ajouter à celle du moteur électrique.
Les roues sont alors entraînées par les moteurs qui fonctionnent ainsi en parallèle.
Le moteur électrique vient en appui de la motorisation thermique.
Hybride à dérivation de puissance
Les hybrides à dérivation de puissance combinent les deux précédentes solutions.
Les véhicules hybrides full ou intégrale, parfois désignés comme HEV, reposent sur une alternance intelligente entre les motorisations électrique et thermique.
Les éléments qui permettent de maintenir la vitesse de croisière
Le moteur thermique
Le moteur thermique permet le déplacement du véhicule en vitesse de croisière.
Il est relié aux roues motrices et assure également la recharge des batteries.
Le moteur électrique
Le moteur électrique est lui aussi relié aux roues, il assure le déplacement du véhicule lors de son utilisation en vitesses basses.
Il donne lieu également à une autonomie électrique et des vitesses de pointe de 120 à 130km/h dans le cas d’une voiture hybride rechargeable.
Il transforme l’énergie cinétique en électricité et alimente la batterie.
La batterie
Le système de batterie emmagasine l’électricité produite et la redistribue au moteur électrique ; mais aussi aux équipements de la voiture comme l’éclairage, le système électrique des vitres ou encore le tableau de bord.
Le système de batterie sert à stocker l’énergie nécessaire au bon fonctionnement du véhicule hybride.
Il dure en principe toute la vie du véhicule et n’est jamais branché sur le réseau extérieur, sauf dans le cas de l’hybride rechargeable.
L’ordinateur de bord
L’ordinateur de bord gère l’intervention de chaque moteur pour optimiser la consommation d’énergie.
Il optimise ainsi l'utilisation du moteur thermique, notamment avec la fonctionnalité Start and Stop, ce qui permet de réduire sa consommation en carburant.
La transmission
La boîte de vitesses automatique joue un rôle crucial dans les véhicules hybrides.
Grâce à un système électronique et électro-hydraulique, elle permet un changement de rapport sans intervention du conducteur.
Contrairement aux véhicules à boîte manuelle, les boîtes de vitesses hybrides ont généralement cinq modes indiqués par des lettres.
L’électronique associée à la partie électrique permet le passage des vitesses.
Cette technologie permet une transition fluide et imperceptible entre les différents modes de conduite.
La consommation à vitesse de croisière
La voiture hybride fonctionne sur un principe d’optimisation.
Elle améliore le rendement du moteur thermique, donc économise le carburant, et elle réduit les émissions de CO2.
Étant donné que la consommation en carburant d’une voiture hybride est limitée, celle-ci émet moins de CO2 qu’une voiture thermique.
Une consommation faible et un entretien auto amoindri, cela revient donc moins cher globalement ; en plus de vous offrir une meilleure qualité d’air et une pollution sonore réduite.
Le niveau d’économie de carburant n’est pas facile à évaluer : il dépend de la qualité de la conduite de l’utilisateur (ce qu’on appelle l’éco-conduite).
Vous économiserez environ 10 % de carburant.
En ville, votre économie de consommation peut se monter à 40 %.
Lorsque vous roulez en 100 % électrique, vous ne consommez aucun carburant.
Ces économies sont généralement plus faciles à obtenir en ville, car les phases de freinage et de décélération permettent de récupérer régulièrement de l’énergie.
Si vos vacances vous amènent à emprunter l’autoroute, votre véhicule assure là aussi le travail, grâce à son moteur thermique.
Sur un long trajet, l’hybride classique peut consommer moins que l’hybride rechargeable lorsque la batterie de cette dernière est vide.
Cette différence est importante car elle explique pourquoi sur un long trajet, l’hybride classique consomme moins que l’hybride rechargeable.
Relief, charge et gestion de la batterie
La consommation d’une voiture hybride à vitesse de croisière varie selon la topographie de la route.
Si la route comporte une montée importante, le moteur thermique est généralement sollicité, avec l’aide du moteur électrique lorsque la batterie le permet.
La phase d’accélération nécessite en général une puissance maximale.
Dans le cas d’une forte pente, le véhicule sollicite le moteur thermique.
Dans les descentes, le système peut récupérer une partie de l’énergie cinétique grâce au freinage régénératif.
Comme d’autres en ont parlé, mon problème est surtout lors de grandes descentes, genre Lons le Saunier, col de la Savine, ou col de la Faucille pour ceux qui connaissent le Jura.
Même en brake, la batterie arrive vite à 100% car je n’ai pas de possibilité de la décharger au préalable.
Le niveau de charge disponible avant une longue descente peut donc influencer la quantité d’énergie récupérable.
Il serai intéressant de pouvoir déterminer manuellement quel doit être le niveau de charge nominal que le système va chercher à atteindre.
Celui-ci est de 6/8e.
Ce serai bien de pouvoir le faire descendre à 3/8e en prévision du descente, ou au contraire 7/8e en prévision d’une cote; sans forcément passer en EV.
La gestion automatique de la batterie cherche toutefois à préserver son fonctionnement et à maintenir une réserve d’énergie pour les accélérations, les montées et les phases de circulation à basse vitesse.
Quelle vitesse adopter sur autoroute ?
Sur autoroute, la voiture hybride fonctionne principalement avec son moteur thermique, car la vitesse est élevée et constante.
Le moteur électrique peut intervenir en complément lors d’une relance, d’une montée, d’un dépassement ou lorsque la batterie dispose d’une énergie suffisante.
À vitesse stabilisée, une conduite régulière permet de limiter les changements fréquents entre les motorisations.
Une vitesse élevée augmente généralement la consommation, car la résistance à l’air devient plus importante et la motorisation doit fournir davantage d’énergie pour maintenir l’allure.
La vitesse de croisière doit donc être adaptée à la route, au relief, à la charge du véhicule et au niveau de charge de la batterie.
Selon les trajets que vous effectuez, vous n’aurez pas besoin du même moteur.
Par exemple, si vous vous déplacez souvent en milieu urbain, votre véhicule « à demi électrique » garde de belles performances.
Si vos vacances vous amènent à emprunter l’autoroute, votre véhicule assure là aussi le travail, grâce à son moteur thermique.
Pour résumer, que vous avaliez les kilomètres ou que vous ne vous serviez de votre véhicule que pour de courts trajets réguliers, la motorisation hybride peut vous convenir.
Seul impératif : conduire un peu en ville.
Principe de fonctionnement d'une voiture hybride - 48 volts : Comment ça marche VRAIMENT ?
Recharge et autonomie selon la vitesse
Le système de recharge de la batterie est une composante essentielle d’une voiture hybride.
Il existe différents moyens de recharger la batterie de ces véhicules.
Pour les voitures hybrides rechargeables, une prise de charge externe est également disponible.
Cette option permet de recharger la batterie électrique pour une utilisation en tout électrique sur des distances plus longues.
Le temps de recharge varie en fonction de la puissance du chargeur utilisé et de la capacité de la batterie.
La batterie se recharge principalement via une prise de courant externe, à la maison ou sur une borne publique.
Il est également possible de recharger votre véhicule avec une prise de courant standard.
Il vous faudra simplement utiliser le câble de recharge fourni ou en option d’achat lors de l’acquisition de votre véhicule hybride rechargeable.
Vous pouvez également installer une WallBox.
C’est une borne de recharge pouvant être installée dans une copropriété, dans le garage d’une maison individuelle ou dans une entreprise.
Il s’agit d’un boîtier fixé au mur relié au tableau électrique par un circuit unique, qui peut supporter une intensité de charge plus importante qu’un circuit classique de courant.
La WallBox est protégée des éventuels risques de surchauffe.
Attention à bien respecter le délai de charge afin de ne pas endommager votre véhicule et votre installation électrique.
| Technologie | Recharge | Autonomie électrique | Vitesse électrique indiquée |
|---|---|---|---|
| Mild-hybrid | Récupération d’énergie | Aucune autonomie en 100 % électrique | Le moteur électrique sert de soutien |
| Full-hybrid | Freinage régénératif et moteur thermique | Quelques kilomètres | Entre 50 et 60 km/h selon les modèles |
| Hybride rechargeable | Prise, borne ou récupération d’énergie | Généralement entre 20 et 60 km | Environ 130 km/h |
Avantages et limites de la voiture hybride à vitesse de croisière
Les avantages
- Cette technologie offre une bonne économie de carburant, une réduction significative des émissions et une conduite fluide, notamment en milieu urbain.
- La voiture hybride combine la et l’autonomie du moteur thermique, le silence et la propreté du moteur électrique.
- L’ajout du moteur électrique peut améliorer les performances de la voiture, notamment en termes de démarrage et d’accélération.
- Contrairement à un véhicule 100% électrique, une voiture hybride n’est pas limitée par l’autonomie de sa batterie.
- Lorsque vous roulez en 100 % électrique, vous ne consommez aucun carburant.
- Le moteur thermique prend en charge les longs trajets lorsque la batterie est déchargée.
- La récupération d’énergie permet de recharger la batterie lors des freinages et des décélérations.
Les limites
- Le prix d’achat d’une voiture hybride est généralement plus élevé que celui d’un modèle 100% thermique.
- Les véhicules hybrides sont des véhicules électrifiés, c’est donc sans surprise que vous verrez que leurs prix sont plus élevés que ceux des voitures thermiques.
- Les batteries des voitures hybrides ne sont pas éternelles.
- Les propriétaires de voitures hybrides observent une différence significative de la capacité de la batterie au bout de 5 ans environ.
- La batterie n’est pas hors service, elle perd juste en autonomie.
- Lorsqu’une voiture hybride fonctionne en tout-électrique, elle ne fait pas de bruit.
- La micro-hybride et la mild-hybrid ne disposent d’aucune autonomie lorsque vous roulez en 100 % électrique.
- La vitesse électrique maximale peut être limitée par la puissance de la batterie, le relief et la transmission.
Prix et dispositifs associés
Concernant le tarif global, les hybrides rechargeables sont plus chers que les véhicules traditionnels.
| Modèle | Prix indicatif | Puissance |
|---|---|---|
| Peugeot 3008 Hybrid 195 e-DSC7 | À partir de 44 990 € | 195 ch |
| Renault Rafale E‑Tech 4×4 rechargeable | À partir de 54 500 € | 300 ch |
| Volkswagen Tiguan eHybrid | À partir de 55 500 € | 204 ch |
| Volkswagen Tiguan eHybrid | À partir de 60 000 € | 272 ch |
Depuis 2020, les véhicules hybrides ne sont plus éligibles au système de bonus-malus écologique.
Seules les voitures dégageant moins de 20g de CO2 /km figurent dans ce système.
Les voitures hybrides sont soumis au malus écologique dans les mêmes conditions que les autres véhicules thermiques.
Dans certaines régions, il était possible de bénéficier d’une exonération partielle (le plus souvent, 50%) ou totale de la taxe régionale et de la taxe de gestion accompagnant l’achat d’un véhicule hybride.
Mais, ces dispositifs sont désormais limités et dépendent des politiques régionales en vigueur.
A noter que le tarif de la carte grise ne change pas entre une voiture hybride et une voiture thermique.
Quelle motorisation hybride choisir pour la vitesse de croisière ?
La mild-hybrid convient surtout aux conducteurs qui souhaitent réduire légèrement leur consommation sans recharger leur véhicule.
Si vous effectuez surtout des trajets de la vie de tous les jours avec votre voiture, ce type de moteur est idéal pour vous.
L’hybride rechargeable représente une transition vers la voiture « 100 % électrique ».
Les hybrides rechargeables sont le meilleur investissement des gens qui roulent beaucoup : le véhicule est cher à l’achat.
Un conducteur qui réalise principalement des trajets urbains profitera davantage de la conduite électrique et de la récupération d’énergie.
Un conducteur qui effectue régulièrement de longs trajets à vitesse de croisière pourra compter sur le moteur thermique lorsque la batterie est vide.
Le choix doit donc tenir compte de la distance quotidienne, de la possibilité de recharger, du relief, de la fréquence des trajets autoroutiers et du budget d’achat.
Quelques repères historiques et techniques
La première voiture hybride à être commercialisée fût la Toyota Prius, dont la mise sur le marché a eu lieu en 1997.
Le succès est conséquent, puisque plus de 8 millions de modèles ont été vendus à travers le monde ; la marque japonaise décrivant sa voiture comme une « voiture familiale propre ».
Cependant, près d’un siècle auparavant, le premier véhicule hybride a été conçu par Henri Pieper en 1899.
Il existe 4 catégories de véhicules hybrides regroupées sous la bannière de 2 grandes familles.
La famille des véhicules hybrides « classiques » comprends 2 catégories: le véhicule micro-hybride (MHEV), l’hybride léger (mild-hybrid) et le véhicule 100% hybride non rechargeable (full-hybrid).
La seconde famille est celle des véhicules hybrides rechargeables qui se compose, comme son nom l’indique, des véhicules hybrides rechargeables (plug-in hybrid).
Par conséquent, leur motricité, leur type de transmission, leur mode de recharge, leur consommation mais aussi leur impact environnemental diffèrent.
Les véhicules hybrides sont des véhicules électrifiés, c’est donc sans surprise que vous verrez que leurs prix sont plus élevés que ceux des voitures thermiques.
Pourquoi un tel écart de prix ? En raison de la technologie embarquée évidemment, mais aussi pour la puissance plus élevée des modèles hybrides.