Le patrimoine fortifié du sud et de l’est de la France se découvre à travers des villes anciennes, des villages de montagne et des ouvrages militaires qui racontent plusieurs siècles d’histoire. Entre les ruelles d’Antibes, la silhouette imposante du Fort-Queyras, le Fort Carré et la Ville Vieille de Nancy, chaque itinéraire associe architecture, mémoire, paysages et art de vivre.
Ces lieux ne se limitent pas à leurs remparts. Ils proposent aussi des musées, des ateliers d’artistes, des spécialités régionales, des activités sportives et des promenades dans des quartiers où l’histoire magnifie encore la vie quotidienne.
La vieille ville d’Antibes : ruelles, remparts et patrimoine maritime
La vieille ville d’Antibes est une de ces villes fascinantes où, à chaque coin de rue, hier magnifie aujourd’hui.
De la porte Marine, empruntez la rampe des saleurs et entrez dans la vieille ville par une des petites ruelles sur votre droite (rue de l’horloge ou rue du Saint Esprit). Laissez-vous guider par le hasard, levez les yeux, empruntez les traverses, faites des tours et des détours jusqu’à la Cathédrale.

De la cathédrale au château Grimaldi
Empruntez les escaliers et découvrez le château Grimaldi qui abrite le musée Picasso et cette belle échappée vers la mer (montée Dor de la Souchère).
Traversez la place Mariejol et empruntez la rue du bateau, puis la rue Barques en Cannes jusqu’au lavoir et trouvez les visages cachés dans le mur.
Entrez dans la Commune libre du Safranier qui se situe entre la rue de la Tourraque et la rue du Haut Castelet. Là, se trouvent des ateliers d’artiste, la maison où vécut Níkos Kazantzákis et la villa Fontaine …
Le Safranier, les boutiques et les spécialités locales
Remontez vers le cours Masséna par la rue des paveurs puis la rue de la Pompe (goûtez, au passage, une fameuse pissaladière).
Vous pourrez ensuite flâner dans les rues commerçantes et découvrir les nombreuses petites boutiques ou ateliers qui proposent des produits gourmets ou des objets qui ne laissent pas indifférents (rue Sade, rue Clémenceau, rue Thuret, boulevard d’Aguillon, rue James Close, rue de la République).
Remontez jusqu’à la place de Gaulle et son architecture Haussmannienne puis descendez le boulevard Albert 1er.
Les remparts et le Nomade
Faites une partie de pétanque sur le square Elie Levy, une photo sur le toit du Musée d’Archéologie, saluez, au passage, Victor Hugo puis revenez vers le port en empruntant les remparts.
Au bout des remparts, se trouve le très esthétique Nomade, sculpture en dentelle de lettres réalisée par Jaume Plensa ( accès ouvert des coursives, tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi).

Le Fort Carré d’Antibes : une sentinelle royale
Construit sur ordre du Roi de France Henri II au milieu du XVIe siècle, le Fort Carré sert à l'époque aussi bien de sentinelle pour la frontière toute proche avec le Comté de Nice que de poste de défense pour Antibes, dernier port français avant cette frontière.
Le Fort Carré n'est pas un fort Vauban !
Opérationnel dès 1585, le Fort Carré a connu sa première attaque en 1592, contre l'armée du Duc de Savoie.

Du déclassement militaire aux installations sportives
Lorsque Nice est rattachée à la France en 1860 et que la frontière recule, le bâtiment est déclassé militairement et les soldats le quittent au profit de casernes plus modernes construites au pied du Fort Carré.
C'est dans ces casernes que l'Armée installe, après la Seconde Guerre Mondiale, un centre de formation sportif militaire de haut niveau, mené par du personnel de l'École de Joinville.
Fort-Queyras : une forteresse au cœur de la vallée du Guil
Star de pierre sur son verrou glaciaire, dominant les gorges du Guil, Fort-Queyras en jette par sa silhouette caractéristique des ouvrages de Vauban!
Impossible de louper cet emblème chéri des Queyrassins, tu passes à ses pieds pour remonter la vallée !
Des origines médiévales à la transformation par Vauban
En raison de la position stratégique de ce verrou, il est probable qu'il ait été aménagé dès l'époque romaine.
Dès 1265, la présence d'un château médiéval construit par les comtes d'Albon défendait le Queyras contre les bandes de pillards.
Dès la fin du XVIIème siècle, Vauban transformera le Fort pour lui donner quasiment sa forme actuelle.
Il doublera l'étendue du château initial et enfermera le Fort dans une vaste enceinte.
En 1997, le cinéaste Philippe de Broca trouva même le Fort à son goût, puisque ce site historique devient le lieu de tournage du film de cape et d'épée «Le Bossu».

Informations pratiques pour la visite
Visite libre tous les jours de 10h00 à 18h00, dernière entrée 17h00.
Plan et panneaux explicatifs sur le parcours.
Il y a deux zones de parking, avant (20 places) et après (80 places) le chemin d'accès au Fort, le long de la digue.
| Élément | Information |
|---|---|
| Visite | Libre tous les jours |
| Horaires | De 10h00 à 18h00 |
| Dernière entrée | 17h00 |
| Parking avant | 20 places |
| Parking après le chemin d'accès | 80 places |
| Orientation | Plan et panneaux explicatifs sur le parcours |
Château-Ville-Vieille et le patrimoine du Queyras
Château-Ville-Vieille, village des Hautes-Alpes, t’accueille au cœur du parc naturel régional du Queyras.
Dominé par la forteresse de Château-Queyras, site emblématique de la vallée, le village conserve un riche patrimoine architectural et historique.
Après une passionnante visite guidée, sous le fort de Château-Queyras, le village abritant l’ancienne garnison fourmille de vie et d’activités.
Au gré des ruelles perchées ou des rives du Guil, restaurants dotés d’immenses terrasses, via ferrata et rafting t’embarquent pour un tourbillon de sensations.
Le château du Queyras, une place forte de montagne
En amont, tout le monde à bord te suppliera de faire un stop à Ville-Vieille qui connait et sans blague, une seconde jeunesse.
LE château du Queyras ! Une vraie place forte de roman picaresque.
Perchée sur ses falaises, la place inexpugnable a abrité les montagnards depuis la préhistoire.
Tout le village est marqué par sa présence.
Réhabilité par Vauban, il nous rappelle combien cette haute vallée du Guil où se réfugièrent naguère les bannis, les exclus, fut l’enjeu jadis de luttes et de convoitises.
Aujourd’hui, la paix et le silence les plus profonds te sont offerts dans ces hauts-lieux dont Château et Ville-Vieille marquent l’entrée.
Profites-en sans entrave, dans un cadre à couper le souffle.
Dans les pas d'Ariane : Le Fort Queyras
Gastronomie et activités selon les saisons
À Château-Ville-Vieille, dans les Hautes-Alpes, les restaurants mettent en valeur la cuisine du Queyras avec des produits du terroir.
Des siècles d’histoire t’attendent dans ce château du Moyen Age devenu fort grâce à Vauban.
Ça tombe bien, à Château Ville Vieille, on a des activités pour toutes les saisons !
- En hiver, on te propose des randonnées en raquette ou ski de rando.
- Au printemps et en automne, c’est la saison idéale pour se lancer dans de grandes randonnées contemplatives.
- Tu pourras admirer les couleurs incroyables de la nature qui s’éveille ou qui se prépare pour l’hiver.
- En été, tu pourras profiter du Guil pour te ressourcer, te mettre au yoga.
- Et pour les plus téméraires, on a du rafting ou de la via ferrata pour des sensations fortes garanties !
Tout au long de l’année, on organise des événements festifs pour te faire découvrir la culture locale et passer des moments inoubliables avec les habitants de Château Ville Vieille.
La Provence-Alpes-Côte d’Azur, entre fortifications et création artistique
Laissez-vous séduire par une terre vivante, vibrante, surprenante et haute en couleur.
Bercée toute l’année par un soleil intense, la Provence est un pays ou les plaisirs sont rois.
Le plaisir des yeux, avec une culture bouillonnante, des paysages colorés faits de vignes, de champs de lavandes, de montagnes verdoyantes et de côtes bordées d’une mer turquoise et translucide.
Le plaisir du palais, avec des spécialités savoureuses et multiples.
Avec ses couleurs et sa lumière, Provence-Alpes-Côte d’Azur séduit les plus grands noms de l’art depuis des générations.
La région Sud est une terre d’inspiration et de création.
D’Arles à Monaco, découvrez les collections majeures et lieux remarquables d’art moderne et contemporain, au cœur de sites exceptionnels, historiques, visionnaires, toujours surprenants.
La Ville Vieille de Nancy : un quartier entre fortifications et architecture
Confirmant que « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes », la vieille ville nancéienne brille par la convivialité de ses cafés, l’originalité de ses boutiques, la qualité de ses artisans, la beauté de son architecture.
Le tout encourageant le touriste à s’éloigner de sa to-visit list pour vagabonder, traînasser.
Une histoire qui commence au XIe siècle
Comme son nom l’indique, la Vieille Ville de Nancy ne date pas d’hier : son histoire commence au 11ᵉ siècle, quand Gérard d’Alsace, duc de Lorraine, fait bâtir une forteresse autour de laquelle s’agrège peu à peu un bourg.
À la Renaissance, sous Charles III, la ville prend de l’ampleur et s’embellit.
Après l’annexion de la Lorraine par la France en 1766, Nancy poursuit son évolution.
Située au nord de la place Stanislas, la Ville Vieille s’étire de la porte de la Craffe à l’arc Héré, et de la Pépinière aux abords du cours Léopold.

La Grande Rue et le patrimoine médiéval
On a rarement vu un quartier aussi polyvalent que celui-ci.
Incontournable pour une visite de Nancy sous l’angle historique et patrimonial, la Ville Vieille vit avec son temps.
Si la Ville Vieille est le cœur historique de Nancy, alors la Grande Rue en est une artère coronaire.
De dimension pas si impressionnante (250 mètres), elle est « grande » par son statut : une des plus anciennes rues de Nancy, elle constituait l’axe principal de la cité ducale.
Autre signe extérieur de grandeur : le prestige de ses occupants.
Petite artère pavée au cachet médiéval située à deux pas de la Grande Rue et du palais ducal.
La porte de la Craffe
Située à l’extrémité nord de la Grande Rue, la Porte de la Craffe est le plus ancien vestige des fortifications médiévales de Nancy.
À contenant rutilant, contenu passionnant.
Modeste église médiévale transformée au XIXe siècle en édifice ambitieux.