Il y a peu de choses qui soient aussi ennuyantes que de devoir retenir sa vessie dans un bus sans toilettes. Avec une préparation adaptée, il est toutefois possible de réduire l’inconfort et de mieux gérer une envie pressante pendant un long trajet.
Les envies fréquentes d’uriner, cela vous parle ? Dans ce cas, vous souffrez peut-être de pollakiurie : un trouble de la vessie aussi gênant que difficile à prononcer. Pourtant, il existe bien des moyens de le prévenir ou de le traiter partiellement.
Avant de monter dans l’autocar
Utiliser les toilettes juste avant le départ
Vous Souvenez-vous lorsque vos parents vous obligeaient à aller aux toilettes avant un grand voyage, même si vous n'en aviez pas envie ? C'est particulièrement important si vous vous apprêtez à faire un long voyage en bus sans arrêt et surtout si le bus n'est pas équipé en toilettes.
Profitez de la dernière occasion que vous aurez d'utiliser des toilettes propres et confortables chez vous. Cela rendra le trajet en bus plus agréable.
Vérifier la présence de toilettes et les arrêts
Aujourd'hui, la plupart des bus faisant de longs voyages sont équipés de toilettes. Vous pouvez appeler au préalable et demander à la compagnie de bus si c'est le cas pour votre ligne.
Le problème est que souvent les toilettes de bus ne sont pas très propres (elles ne sont pas toujours vidées entre chaque voyage) et dans un bus plein il y a souvent la queue pour les utiliser.
Sur de longs trajets, il y a en général un ou deux arrêts prévus pour des pauses. Même si le bus ne possède pas de toilette, vous pourrez au moins vous arrêter quelque part pour vous soulager.
N'hésitez pas à appeler en amont afin de vérifier l'information et vous préparer mentalement. Si vous savez où et quand sera votre prochain arrêt, il sera plus facile de vous distraire l'esprit lorsque l'envie se fera pressante. Si vous n'avez pas un objectif en vue, vous retenir sera une véritable torture.
Boire suffisamment, mais éviter les excès
S'hydrater est important pour la santé, cependant si vous êtes sur le point d'embarquer dans un bus pour un long voyage, il est conseillé d'éviter de boire trop d'eau ou tout autre liquide.
Si vous n'aimez pas avoir cette sensation de soif, amenez une bouteille d'eau et buvez de petites gorgées tout le long du voyage, plutôt que de tout engloutir en une fois.
Refusez ce grand café au lait ou cette boisson gazeuse géante avant votre départ ! La caféine est diurétique et vous donnera envie de faire pipi plus souvent que d'habitude. Si vous avez besoin de votre café du matin, essayez de le boire bien avant de prendre le bus.
Une tasse de café corsé ou un coca bien frais vous semblent être les remontants idéaux pour enchaîner les kilomètres de l'Autoroute du Soleil. Pourtant, ces types de boissons caféinées vous donnent envie d'uriner plus rapidement.
Il en va de même pour le thé, les boissons énergisantes, les autres boissons gazeuses désaltérantes et l'alcool.
| À limiter avant et pendant le trajet | Approche recommandée |
|---|---|
| Café, thé, boissons énergisantes | Boire le café bien avant le départ ou choisir de petites gorgées d’eau |
| Boissons gazeuses | Éviter les grands volumes consommés en une seule fois |
| Alcool | Ne pas en consommer avant le voyage |
| Eau et autres liquides | Maintenir une hydratation raisonnable sans boire excessivement |
Choisir des vêtements confortables
Si vous portez un pantalon ou une jupe avec une taille serrée, vos vêtements ne feront qu'empirer les choses en appuyant sur votre vessie.
Mettez-vous à l'aise en desserrant vos vêtements autant que possible. Si vous portez une ceinture, défaites-la.
Minimiser la pression exercée sur votre vessie pourra aider à réduire la fréquence des mictions pendant un voyage en voiture. Choisissez donc des vêtements qui ne compriment pas trop votre vessie ou qui ne sont pas trop serrés.
Anticiper les fuites éventuelles
Si vous avez un long voyage en perspective et que vous pensez que vous pourriez avoir du mal à contrôler votre vessie, il n'y a pas de honte de vouloir se protéger en cas d'urgence !
Allez à la pharmacie et choisissez des serviettes protectrices pour éviter les accidents. Assurez-vous de porter votre couche avant de monter dans le bus.

Que faire lorsque l’envie devient pressante dans le bus ?
Rester immobile et trouver une position confortable
Vous agiter ne fera que bousculer votre vessie et la sensation n'en deviendra que plus pressante.
Vous aurez peut-être envie de taper des pieds ou de bouger d'un côté à l'autre, mais ça ne fera qu'empirer les choses. Essayez de trouver une position confortable et restez dans cette position. C'est une des meilleures façons de gérer une envie pressante dans un bus.
Essayez de décroiser vos jambes, restez le plus immobile possible et lisez quelque chose de distrayant afin de penser à autre chose.
Se distraire pour réduire la sensation d’urgence
S'il n'y a vraiment pas d'endroit où aller uriner dans les deux heures à venir, essayez de gérer au mieux en essayant d'oublier votre inconfort physique.
Choisissez une lecture ou une vidéo qui vous absorbe suffisamment pour oublier votre vessie.
Si vous savez où et quand sera votre prochain arrêt, il sera plus facile de vous distraire l'esprit lorsque l'envie se fera pressante.
L'envie irrésistible d'uriner est en partie psychologique. Donc, penser à du rafting en eaux vives ou à des geysers d'eau ne fera qu'empirer les choses ! Pensez à des déserts, sans les mirages, et à d'autres choses sèches.
Éviter les mouvements qui stimulent la vessie
Ces deux actions peuvent relâcher un peu vos muscles pelviens, rendant l'envie de faire pipi plus pressante.
Plus vous serez secoué, plus la pression sur votre vessie sera importante.
Le froid peut rapprocher les envies d'uriner.
La manœuvre de Knack et le contrôle du périnée
Que ce soit pour les hommes ou les femmes, la quantité d'urine relâchée par votre vessie est contrôlée par les muscles du plancher pelvien.
La manœuvre de Knack est un exercice conçu pour renforcer les muscles du plancher pelvien et qui vous permet d'avoir plus de contrôle au moment d'uriner.
Si vous êtes dans un bus et que vous avez vraiment besoin d'uriner, utiliser la manœuvre de Knack permet d'envoyer un message au cerveau indiquant que ce n'est pas le bon moment d'aller faire pipi et donc l'envie se fera moins pressante.
Comment repérer les muscles du plancher pelvien
- Repérez vos muscles du plancher pelvien.
- Tendez vos muscles et toussez en même temps.
Pour retenir une envie urgente, il est primordial de savoir contracter efficacement les muscles du périnée.
Renforcer les muscles du plancher pelvien, en faisant des exercices de Kegel - contractez les muscles, maintenez la contraction pendant deux secondes et détendez les muscles pendant trois secondes.
Essayez de maintenir la contraction pendant cinq secondes, puis 10 secondes à la fois.
Rééduquer progressivement la vessie
Préparer votre vessie à un long voyage en voiture ne commence pas au moment de claquer la porte, mais souvent des mois à l'avance par un entraînement adéquat.
Parfois, votre vessie s'est habituée à un comportement mictionnel inadapté. Si vous allez aux toilettes régulièrement par précaution, avant d'avoir besoin d'uriner, votre vessie n'est plus habituée à retenir l'urine pendant longtemps.
Avant de partir en voyage, il peut donc être utile de réapprendre à votre vessie à attendre un peu plus longtemps, jusqu'à ressentir une réelle envie d'uriner.
La rééducation de la vessie reste une alternative efficace, si la pollakiurie est provoquée par une hyperactivité vésicale.
Le·la professionnel·le de santé cherche à identifier les moments clé des besoins urinaires impérieux.
Comprendre les envies fréquentes d’uriner
Nous éliminons en moyenne 350 ml d'urine par miction, toutes les 3 à 4 heures. Mais parfois, les passages aux toilettes sont beaucoup plus rapprochés et cela perturbe notre quotidien.
Cette envie fréquente d'uriner appelée pollakiurie survient d'ailleurs, de jour, comme de nuit.
En termes médicaux, l'envie fréquente d'uriner s'appelle la pollakiurie. On parle de pollakiurie diurne, lorsqu'une personne va aux toilettes plus de 7 fois par jour.
La pollakiurie nocturne se caractérise par plus d'une miction par nuit.
Normalement, nous urinons environ six à huit fois par jour, parfois une fois la nuit. Si vous avez besoin d'uriner plus souvent - disons, toutes les heures -, c'est que vous avez une vessie hyperactive.
On parle alors de pollakiurie. Entre 10 et 45 % des femmes en souffrent, tout comme 7 à 30 % des hommes. Le risque augmente avec l'âge.
Les personnes atteintes de pollakiurie ont beaucoup de mal à se retenir d'uriner et laissent de temps à autre s'échapper quelques gouttes.
Causes possibles
- L'envie fréquente d'uriner est fréquemment associée à une cystite ou à une pyélonéphrite.
- Elle provoque alors des brûlures urinaires lors de la miction.
- L’hyperactivité vésicale est également impliquée dans la pollakiurie.
- Le détrusor, principal muscle de la vessie, subit des contractions involontaires.
- De nombreuses maladies prostatiques engendrent une envie fréquente d'uriner.
- Les maladies neurologiques altèrent les signaux nerveux.
- Certains traitements affectent aussi la fonction vésicale et donnent une envie fréquente d'uriner.
- Avoir tout le temps envie de faire pipi est courant chez une personne enceinte !
Il existe parfois une cause sous-jacente, comme une hypertrophie de la prostate, une irritation de la paroi vésicale, une cystite latente ou un trouble neurologique. Mais le plus souvent, la cause est inconnue.
Le grand coupable de ces envies pressantes ? Des contractions incontrôlées de la vessie.
Le cerveau reçoit un signal indiquant que la vessie est pleine alors qu'elle ne l'est pas, ou bien le signal arrive trop tard, ce qui provoque une envie soudaine et très pressante d'uriner.
Plus de 40 % des patients souffrent à un moment ou à un autre de fuites urinaires incontrôlées.
Ce phénomène peut se produire spontanément, mais il peut aussi être déclenché par le froid, le stress ou certains produits comme la caféine.
Quand les envies répétées nécessitent un avis médical
En soi, l'envie fréquente d'uriner n'a rien de nocif.
Si cette envie de faire pipi tout le temps ne passe pas, il vaut mieux prendre un avis médical.
Vous avez une vessie hyperactive et cela vous inquiète vraiment ? Un bon conseil : osez en parler, par exemple avec votre médecin traitant ou un spécialiste.
Il vous posera des questions détaillées sur vos symptômes et les causes possibles et procédera à un examen physique.
En fonction du diagnostic sous-jacent éventuel, une décision sera prise quant aux examens complémentaires, tels que la tenue d'un journal urinaire, un questionnaire pour évaluer la gravité de vos symptômes, une échographie urinaire ou une analyse d'urine.
Les problèmes liés à une vessie hyperactive se traitent et ne devraient pas contrôler votre vie. Prenez rendez-vous avec un urologue pour discuter des traitements qui s'offrent à vous.
Une vessie hyperactive peut causer des problèmes aux patients dans tous les aspects de leur vie - professionnelle, sociale et sexuelle.
Si vos symptômes vous perturbent ou perturbent votre vie, parlez-en avec votre médecin. Des traitements qui pourraient vous aider sont disponibles.
La nycturie et les troubles urinaires
Définition
La nycturie se définit comme le fait de se réveiller systématiquement plus de deux fois par nuit pour aller aux toilettes.
Si cette affection touche davantage les personnes âgées, toutes les classes d'âge peuvent être concernées.
Pourquoi faut-il la prendre au sérieux ?
Devoir se lever plusieurs fois par nuit pour uriner altère la qualité du sommeil et donc les possibilités de récupération.
- Une asthénie, c'est-à-dire une fatigue très importante, pendant la journée ;
- Des désordres métaboliques ;
- Une perte d’efficacité au travail ;
- Un risque accru d’accidents de la circulation ;
- Une augmentation des troubles dépressifs ;
- Un risque aggravé de développer certaines maladies, comme le diabète de type 2, des pathologies cardiovasculaires ou un affaiblissement du système immunitaire.
La nycturie est la principale cause de perturbation du sommeil chez la personne âgée.
Mesures pouvant aider
En fin de journée, il est préférable de réduire autant que possible sa consommation d'eau et autres liquides.
Les boissons telles que l'alcool, le café et les sodas sont déconseillées car irritantes pour la vessie.
Le processus de digestion a tendance à stimuler la production d'urine. Il est également conseillé de ne pas manger trop lourd.
Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université Loyola de Chicago, faire de l'exercice physique aide à dormir plus sereinement.
En analysant le mode de vie de milliers d'hommes atteints d'hypertrophie bénigne de la prostate, ils se sont aperçus qu'il y avait 13 % de cas de nycturie en moins chez les sportifs que chez les sédentaires.
Les traitements contre l'hypertension et l'obésité provoquent l'élimination d'eau. Si vous constatez des réveils fréquents pour uriner, consécutifs à la prescription de votre traitement, parlez-en à votre médecin.
D'autres options de traitements existent afin de cibler la ou les causes du problème.
Le contrôle des quantités d'eau du corps est, entre autres, lié au niveau de sel en circulation. En suivant un régime alimentaire pauvre en sel, vous serez susceptible de vous lever moins souvent la nuit pour aller aux toilettes.
La nycturie est un problème aux conséquences souvent sous-estimées. Si vos envies d'uriner vous réveillent trop souvent, consultez. Votre médecin pourra identifier la cause de votre nycturie et vous aidera à retrouver un sommeil de qualité.
Hyperactivité vésicale : mécanisme et facteurs favorisants
La vessie hyperactive regroupe un ensemble de symptômes urinaires, mais il ne s'agit pas d'une maladie.
L'envie d'uriner se produit plus fréquemment que ce qui est considéré comme normal.
S'il y a de l'urine dans la vessie, la contraction involontaire peut causer des fuites, appelées incontinence d'urgence.
Les reins produisent de l'urine qui se déverse dans votre vessie. Lorsque vous urinez, l'urine passe de la vessie par une ouverture et s'écoule dans un tube appelé l'urètre.
Lorsque votre vessie se remplit, les signaux nerveux envoyés à votre cerveau déclenchent le besoin d'uriner.
Lorsque vous urinez, les signaux nerveux coordonnent la relaxation des muscles du plancher pelvien et des muscles de l'urètre, c'est-à-dire les muscles du sphincter urinaire.
- Des muscles pelviens affaiblis ;
- Des signaux envoyés au cerveau et à la vessie entraînant l'évacuation d'urine au mauvais moment ;
- Le diabète, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques et les accidents vasculaires cérébraux ;
- Une chirurgie pelvienne ou du dos, une hernie discale et des radiations ;
- Les diurétiques et la caféine, qui peuvent rapidement remplir la vessie ;
- Une infection des voies urinaires ;
- Le surpoids, qui exerce une pression sur la vessie ;
- La carence en œstrogènes après la ménopause ;
- Des tumeurs ou des calculs vésicaux ;
- Une hypertrophie de la prostate, la grossesse ou la constipation ;
- Le déclin de la fonction cognitive dû au vieillissement.
Le risque d'avoir une vessie hyperactive augmente avec l'âge.
Certaines femmes peuvent également souffrir d'un trouble appelé incontinence mixte, ce qui arrive lorsque l'incontinence d'urgence et l'incontinence à l'effort surviennent simultanément.
L'incontinence d'effort est la perte d'urine lorsque vous exercez un stress physique ou une pression sur votre vessie, lors d'activités physiques comme la course ou le saut.
Solutions médicales et rééducation
Le traitement privilégié de l'hyperactivité vésicale : médicaments, physiothérapie et modification du mode de vie.
Les symptômes de la vessie hyperactive sont traitables.
Médicaments
Les anticholinergiques : ces pilules ou patchs aident à réduire les spasmes des muscles de la vessie. Ils sont particulièrement efficaces lorsqu'ils sont associés à un entraînement de la vessie.
Les injections de neuromodulateurs dans le muscle de la vessie peuvent être bénéfiques aux femmes souffrant d'incontinence en raison d'une hyperactivité vésicale.
L'injection de neuromodulateurs dans la vessie la détend, ce qui fait plus de place pour l'urine et réduit les chances de développer une infection urinaire.
Rééducation périnéale
En complément, l'usage d'une sonde vaginale, comme Perift Care ou Perifit Care +, permet de s'entraîner à contracter son périnée, de chez soi.
Une solution de traitement innovante peut optimiser la résilience musculaire du plancher pelvien.
Autres traitements
En cas d'infection des voies urinaires ou gynécologiques, le·la médecin privilégie le traitement médical.
Enfin, la chirurgie est envisagée en dernier recours.
Une opération consiste à poser un pace-maker dans la vessie qui régule son activité.
Si aucune pause n’est possible
Voyez s'il y a une chance qu'il s'arrête au prochain arrêt pour que vous puissiez utiliser les toilettes, d'autres passagers en profiteront sûrement aussi.
Faites attention cependant de ne pas distraire le chauffeur. Il est important de ne pas hausser la voix ou de faire quoi que ce soit de dangereux.
Il est possible que le chauffeur vous dise non et vous devrez attendre. Si c'est un autobus devant respecter des horaires, il est fort probable que le chauffeur ne s'arrêtera pas.
Si le chauffeur vous dit non, demandez quand sera le prochain arrêt.
Quand ça doit arriver, ça arrive. Mais essayez de trouver un endroit pour vous soulager.
Une solution d’urgence respectueuse
Couvrez vos cuisses avec une veste et urinez dans un récipient.
Choisissez-en un avec un couvercle afin de respecter un minimum d'hygiène et refermez après utilisation.
Vous ne seriez pas en train de lire cet article si vous envisagiez d'uriner dans vos vêtements, mais il est utile de rappeler qu'uriner sur un siège de bus n'est pas hygiénique et impoli envers les autres passagers.
S'il n'y a pas de moyen de l'éviter et que vous ne trouvez pas de récipient pour vous soulager, faites de votre mieux pour vous retenir jusqu'à ce que le bus s'arrête.
Si vous paniquez, vous attirerez l'attention sur vous et augmenterez votre embarras.
Restez simplement assis à votre siège et attendez que les autres personnes partent. Puis prévenez le chauffeur.
S'il reste d'autres personnes dans le bus, ne vous inquiétez pas ! Vous ne les reverrez probablement jamais.
Ne pas confondre envie pressante et rétention urinaire
La rétention urinaire est l'incapacité d'uriner ou la vidange incomplète de la vessie.
Les personnes souffrant de la vidange incomplète de la vessie peuvent présenter une fréquence urinaire ou une incontinence urinaire.
Si les personnes peuvent uriner, les médecins mesurent le volume d'urine restant dans la vessie après la miction.
Les personnes peuvent présenter une rétention urinaire en raison d'une détérioration des contractions des muscles de la vessie, d'un blocage de l'ouverture de la vessie ou d'un manque de coordination entre les contractions de la vessie et le relâchement du sphincter urinaire.
La rétention urinaire est plus fréquente chez les hommes parce que l'augmentation de volume de la prostate, telle que celle due à l'hypertrophie bénigne de la prostate, peut provoquer un rétrécissement de l'urètre.
Les médicaments, en particulier ceux à effets anticholinergiques, tels que les antihistaminiques et certains antidépresseurs, peuvent provoquer une rétention urinaire tant chez les hommes que chez les femmes.
D'autres causes comprennent une masse dure de selles remplissant le rectum et comprimant l'urètre et une vessie neurogène chez les personnes atteintes de diabète, de sclérose en plaques, de maladie de Parkinson ou qui ont précédemment fait l'objet d'une intervention chirurgicale pelvienne ayant endommagé les nerfs de la vessie.
Signes possibles
Parfois, les personnes ne peuvent pas du tout uriner.
Dans de tels cas, la vessie se tend très douloureusement pendant quelques heures en se remplissant d'urine et il se produit un gonflement de la partie inférieure de l'abdomen.
Plus fréquemment, les personnes peuvent uriner un peu mais ne peuvent pas vidanger la vessie entièrement.
Les personnes peuvent toutefois avoir des difficultés à débuter la miction, présenter un faible débit mictionnel ou avoir la sensation que leur vessie ne s'est pas vidangée entièrement.
Comme la vessie demeure relativement pleine, les personnes peuvent parfois subir des pertes d'urine, uriner la nuit ou uriner fréquemment.
Comme l'urine retenue peut constituer un terrain favorable pour les bactéries, les personnes peuvent développer une infection des voies urinaires.
Diagnostic et prise en charge
Immédiatement après la miction, les médecins insèrent un cathéter dans la vessie pour voir combien d'urine en sort ou procèdent à une échographie de la vessie pour mesurer le volume d'urine présent.
Le volume d'urine restant après la miction est appelé volume résiduel post-mictionnel.
Si ce volume est supérieur à environ 100 millilitres, ou un peu plus chez les adultes plus âgés, la rétention urinaire est diagnostiquée.
Les médecins procèdent à un examen clinique, comprenant généralement un toucher rectal.
Chez les hommes, le toucher rectal peut indiquer si la prostate est hypertrophiée.
Tant chez les hommes que chez les femmes, le toucher rectal permet d'identifier une surcharge fécale.
Les médecins peuvent prélever un échantillon d'urine pour dépister une infection.
Des analyses de sang et des examens par imagerie peuvent s'avérer nécessaires pour déterminer la cause de la rétention urinaire.
Si les personnes ne peuvent pas uriner du tout, les médecins insèrent immédiatement un mince tube de caoutchouc dans la vessie, une sonde urinaire, pour évacuer l'urine retenue et soulager les personnes.
La cause de la rétention urinaire est traitée.
Une intervention chirurgicale est parfois nécessaire pour extraire l'urine de la vessie, de l'urètre et de l'organisme.
ENVIE D'URINER : COMMENT ÇÀ MARCHE ?
Les réflexes essentiels pour un long trajet
- Utiliser les toilettes avant de quitter son domicile.
- Vérifier à l’avance la présence de toilettes dans l’autocar.
- Demander quels arrêts sont prévus et à quels moments.
- Éviter les grands volumes de café, de sodas, d’alcool et de boissons énergisantes.
- Boire de petites gorgées plutôt que de grandes quantités d’un seul coup.
- Porter des vêtements qui ne compriment pas la vessie.
- Rester assis et immobile lorsque l’envie devient pressante.
- Se distraire avec une lecture ou une vidéo.
- Utiliser les muscles du plancher pelvien pour mieux contrôler l’urgence.
- Prévoir une protection absorbante ou un récipient fermé en cas de trajet particulièrement long.
- Consulter si les envies fréquentes, les brûlures, les fuites ou les difficultés à uriner persistent.