La France offre un immense terrain de jeu pour une semaine de randonnée : sommets alpins, hauts plateaux calcaires, volcans éteints, forêts jurassiennes, falaises bretonnes et villages cévenols.
Des vignobles de Bourgogne aux sentiers du Pays Basque, des côtes bretonnes aux calanques de la Méditerranée, des sommets des Alpes aux falaises de Normandie, de l'Alsace aux Pyrénées en passant par la Corse et le Massif Central, à chaque région française son charme et ses spécificités.
Avec ou sans bivouac, l’essentiel est de choisir un itinéraire correspondant à votre expérience, à votre condition physique et à votre envie d’autonomie.

Comment choisir une randonnée d’une semaine
Pour un premier trek, il est préférable de ne pas excéder 800m de D+ par jour : idéalement, des journées entre 400 et 600m de D+ sont parfaites pour un premier trek.
La distance idéale, c’est entre 15 et 20km. Mais parfois il faut rallonger un peu pour rejoindre l’hébergement. Je pose une limite exceptionnelle jusqu’à 25km.
On ne peut pas tout apprendre à faire en même temps.
Pour votre premier trek, maîtrisez en premier lieu la seule notion d’itinérance (préparation, réalisation sur le terrain, orientation) avant de passer au stade supérieur.
À moins d’être sous tente, l’hébergement en dur devient un critère de confort déterminant pour qualifier votre premier trek de réussi ou de catastrophique.
Ne faites pas une fixette sur la tente en vous disant que c’est la condition ultime de réussite de votre trek.
Bivouac ou hébergement en dur ?
Être autonome, c’est porter toute sa maison sur le dos pour en permanence avoir de quoi se couvrir, se changer, boire, manger, préparer ses repas et dormir.
L’autonomie, au début, c’est vraiment quelque chose qui peut sérieusement vous empoisonner la vie et gâcher votre premier trek.
Ce qui est cool avec le bivouac, c’est la possibilité de planter sa tente n’importe où.
- près d'un point d'eau, mais pas trop : important pour boire et faire une petite toilette ;
- abrité du vent, mais aussi des inondations : on peut être tenté de s'installer dans une cuvette pour éviter le vent.
Quand on arrive dans un parc naturel, on voit écrit partout « camping interdit ».
Les meilleurs itinéraires pour sept jours
1. Le chemin de Stevenson dans les Cévennes
Le Stevenson c’est un grand classique. Mais comment résister à la beauté des Cévennes ?
L’itinéraire complet démarre du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, et s’achève 275 kilomètres plus au sud, dans le Gard, à Alès.
Pour respecter les critères d’une randonnée d’une semaine, sa deuxième partie, entre Chasseradès et Saint-Jean-du-Gard, est particulièrement intéressante.
Ce classique de la randonnée propose des paysages alpins à couper le souffle, nécessitant une bonne préparation physique mais restant accessible.
Parcourez la partie nord du chemin de Stevenson en 7 jours, avec une moyenne de 180 à 680 m de dénivelé positif, ou optez pour la partie sud pour une première immersion dans cet itinéraire légendaire.
La première étape sert d’introduction. On marche en direction des Cévennes, là où l’itinéraire laisse derrière lui les paysages de la Haute-Loire.
Gros temps fort sur cette étape avec la montée vers le Mont-Lozère, un site exceptionnel, particulièrement au printemps.
Les Cévennes sont splendides à cette époque.
La descente vers Pont-de-Montvert est un vrai bonheur.
Une fois au sommet ? On continue de l'autre côté, vers le signal de Bougès.
Très chouette ascension, sur cette étape, vers le Signal de Bougès.
L’ambiance des Cévennes au-dessus du Pont-de-Montvert est sublime.
Le parcours de crête jusqu’au col du Sapet est également un bon moment de randonnée.
Après quelques petits bouts de route, on se retrouve assez vite dans une belle ambiance de sous-bois et de châtaigniers, à flanc au-dessus de la vallée de la Mimente.
Après Saint-Julien-d’Arpaon, on emprunte l’ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en sentier dans un étonnant cadre rocheux.
Changement d’ambiance net et sans appel. On tourne le dos aux Cévennes pour un climat plus méditerranéen sitôt franchi le Plan de Fontmort.
Une dernière étape qui perd de l’altitude et gagne en température.
Les amplitudes météo entre les Cévennes et la basse vallée du Gardon de Saint-Martin peuvent être importantes.
La magnifique Ligne des Cévennes - celle qui circule entre Nîmes et Clermont-Ferrand - dessert la Bastide-Puylaurent, en Lozère.
À partir de Saint-Jean-du-Gard, le truc sympa, si vous avez le temps, c’est d’attraper le train touristique à vapeur, le Train à Vapeur des Cévennes, qui va jusqu’à Anduze.

2. La traversée du Vercors
Moins d’engagement mais une immersion garantie au sein de ce Parc Naturel Régional absolument unique en France.
Ce que propose cet itinéraire incroyable et à la portée du plus grand nombre est, ni plus ni moins, que la traversée intégrale du massif du Vercors.
Cet itinéraire traverse le Vercors du Nord au Sud par le GR®91 et la réserve naturelle des Hauts-Plateaux.
De niveau modéré, cette randonnée se fait en 5 jours de marche avec une moyenne entre 300m et 700m de dénivelé positif par jour.
Elle peut être prolongée ou combinée avec des étapes d’approche et de sortie pour composer une semaine complète.
Une première étape d’échauffement sert principalement à gagner les hauteurs du Vercors.
L’étape au plus fort dénivelé permet de rallier le sommet du Moucherotte et de découvrir le paysage assez incroyable de la barrière Est du Vercors.
La partie 100% immersive démarre par l’entrée du marcheur dans la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux, un environnement immense, l’un des plus hauts déserts d’altitude d’Europe.
Les Hauts Plateaux sont un endroit fascinant et seules des cabanes, aménagées ici et là, permettent d’y passer la nuit.
Leur capacité d’accueil est limitée à 10 à 15 personnes maximum et la règle qui prévaut est celle du premier arrivé, premier servi !
La deuxième partie des Hauts-Plateaux est encore plus impressionnante avec l’apparition du Grand Veymont, point culminant du Vercors, dans le paysage.
L’ascension est possible pour les plus volontaires.
Les Hauts-Plateaux se poursuivent maintenant au fil d’une longue péninsule appelée la Montagne du Glandasse.
Déconnexion totale.
Les repères volent en éclats sur ce parcours, pulvérisés par l’espace qui avale le marcheur.
La dernière descente vers la civilisation permet de récupérer la vallée du Bes, 1200 mètres plus bas.
Le Vercors est peut-être la meilleure destination pour un baptême du bivouac : isolement total dans la plus grande réserve naturelle de France, nature sublime, dénivelé pas trop violent.
Le camp de base de tous les fanas du coin, c’est Pré-Peyret : une cabane 12 places à côté d’une des rares fontaines à peu près fiable du massif, avec vue sur le Grand Veymont.
Soyez prévenus : quand il fait chaud, l'eau devient rare.
La difficulté principale est celle de l’eau, qui est très peu présente sur ce grand plateau.
Les sources sont très souvent sèches dès la fin juillet, voire avant.
Les cabanes sont rustiques : pensez à prendre votre matelas et votre sac de couchage.
Par beau temps, les Hauts-Plateaux sont un petit paradis.
Dès que le mauvais est là - pluie, orage, neige ou pire brouillard - les choses se corsent.
Restez toujours sur le chemin balisé, c’est votre unique garantie d’être en sécurité.
Les lieux sont énormément paumatoires dès qu’on quitte les chemins.
C’est, de plus, truffé de dolines - trous - parfois très profondes.

3. La Grande Traversée du Jura
En voilà un autre d’itinéraire qui a conquis plus d’un marcheur : la GTJ et ses 397 km !
La Grande Traversée du Jura est un itinéraire au long cours qui parcourt les Montagnes du Jura du Nord au Sud, de Mandeure dans le Doubs, à Culoz dans l’Ain.
Elle offre la possibilité de la diviser en sections plus courtes pour débuter sur une première randonnée de plusieurs jours.
À pied, ses 400 kilomètres s’avalent en pente douce par étape quotidienne de 20 à 25 km pour l’intégrale, ou sinon par tronçon de 3 à 5 jours.
La topographie de la région, à la fois douce et ouverte, propose une belle alternance d’ambiances forestières et de vallons étirés à l’allure déjà alpine.
Sans oublier les lacs, les rivières, les couleurs des fleurs, ce beau mariage entre les prairies, les rochers et le ciel.
Depuis le centre de la Pesse, on monte en suivant les chemins de randonnée puis la combe aux bisons.
Une combe est une petite vallée très peu encaissée, très arrondie et peu pentue.
On va de village en village en croisant au passage des élevages de vaches, des producteurs de Comté, des forêts sereines et des clairières idylliques.
Après les prairies et les forêts jurassiennes, les itinéraires rejoignent les crêtes et les belvédères.
Le lac des Rousses ne tarde pas à apparaître, très beau spot qu’on traverse en aval avant d’entrer dans Les Rousses.
On attaque ensuite par la Forêt du Massacre, consacrée zone de protection de biotope.
Après le sommet du Crêt Pela, la vue se libère sur les sommets jurassiens.
Ces longs vallons bordés de bois, sans la moindre trace humaine sur des kilomètres, offrent une véritable immersion dans la nature.
Une dernière étape plus alpine permet de découvrir un autre visage du Jura : celui de la montagne.
Il faudra maintenant suivre le GR9 pour profiter du sommet du Montrond, puis du Colomby de Gex avant de descendre vers le refuge de la Loge, au pied du Crêt de la Neige, point culminant du massif avec 1718m d’altitude.
La Chartreuse, c'est comme le Vercors : un massif calcaire qui ne retient pas l'eau.
Si vous vous pointez tard après la fonte des neiges ou en période sèche, les rares sources seront complètement à sec.

4. Le GR 30 autour des lacs et volcans d’Auvergne
Les volcans d'Auvergne, vous les avez vus sur les bouteilles de Volvic.
Mais de plus près, c'est quand même plus impressionnant.
Pour une immersion plus profonde, le GR® 30 propose un périple de 9 jours à travers les superbes paysages des lacs et volcans d’Auvergne, au pied du majestueux Puy de Sancy.
Pour débuter, il est possible d’en faire une portion pendant une semaine.
Puy, ça veut dire « ancien volcan » en patois.
Le paysage est caractéristique : très peu de végétation, des grands plans inclinés dans lesquels on reconnaît le dessin d'un ancien cratère.
Le tour du Puy de Sancy, du côté du Mont-Dore, propose une succession de reliefs volcaniques.
Le parcours passe notamment par la Dent de la Rancune, le Puy de Champgourdeix, le Paillaret et le Puy Redon.
Sur le chemin de crête, on monte et on descend sans arrêt sur ces montagnes russes version Auvergne.
Avec le Puy Sancy en apothéose.
En été, randonner sous un télésiège est tout de suite beaucoup moins agréable.

5. La presqu’île de Crozon et le GR 34
Ce bout de la France a des airs de bout du monde.
Le Finistère a déjà ses trois pointes.
Mais la presqu'île de Crozon, elle, a aussi ses trois caps, qui sont autant d'univers totalement différents.
On passe du quasi-méditerranéen Cap de la Chèvre pour passer les bruyères de Kerguelen et arriver enfin aux chaos rocheux de Pen Hir, juste avant Camaret-sur-Mer.
Très bien balisé, puisqu'il suffit de suivre le GR 34, qui longe lui-même la mer.
Difficile de se perdre, donc.
Le départ se fait à Crozon, en direction de la plage de Morgat.
On traverse la pinède du bois du Kador, en direction de l'île Vierge, avec une ambiance Méditerranée.
Le passage au Cap Chèvre fait basculer le paysage vers l’Irlande, avec bruyère et végétation rase.
Le parcours continue par la plage de La Palue, où l’option surf est possible.
La Palue, c'est un peu la Mecque du surf en Bretagne.
Mais pas forcément le meilleur spot pour débuter : il y a du monde, des vagues assez puissantes.
Pour commencer, préférez la plage du Goulien.
Le passage par Pen Hir permet de découvrir un cap hyper découpé et sublime.
L’arrivée se fait à Camaret, avec un retour à Crozon par le bus Camaret-Quimper.

6. La côte d’Opale entre Calais et Boulogne-sur-Mer
Les géographes appellent ça « le bouton du Boulonnais ».
Au milieu de l'immense plaine picarde, une petite turgescence calcaire donne, dans l'arrière-pays, de belles collines bocagères et, sur le littoral, des falaises qui n'ont rien à envier à la Normandie.
Le tout avec vue sur l'Angleterre et des étapes gastronomiques bien ch'ti, à base de Welsh et de bières locales.
Le départ se fait de Sangatte, à côté de Calais.
Il faut suivre la côte direction Escalles et le cap Blanc-Nez.
Admirez la baie de Wissant et le cap Gris-Nez, puis rejoignez le GR 120 Littoral.
Prenez une bonne bouffée d'air sur les promontoires, puis direction Ambleteuse le long de falaises qui tombent dans la mer.
À marée basse et descendante, il est possible de traverser à gué.
La randonnée se poursuit vers Wimereux et Boulogne.
Sur le littoral, des falaises, estuaires et dunes ondulent un peu ces paysages du « plat pays ».
Pour les férus d’Histoire, Boulogne-sur-Mer dispose d’une incroyable basilique et aussi de beaux remparts médiévaux.
On y trouve aussi de petits restaurants typiques avec des moules, des tartes au maroilles et des gaufres.

7. Le tour des Aiguilles Rouges
Au départ de Chamonix, le tour des Aiguilles Rouges se fait sur 3 jours ou plus, avec environ 40 km sur un dénivelé positif et négatif d’environ 2840 m.
Le tour des Aiguilles Rouges est pour ainsi dire à couper le souffle.
L’apothéose arrive lorsque vous franchissez le col du Brévent.
Tout le long de l’itinéraire, vous trouverez des campings, gîtes ou Airbnb.
Cette randonnée constitue une option alpine courte pour les marcheurs déjà habitués à la montagne.
8. Le Tour du Mont-Blanc
Faire le tour du plus haut et majestueux sommet d’Europe est une expérience qui ne s’oublie pas.
Avec 170 km de long et plus de 10 000m de dénivelé, le parcours a la particularité de traverser trois pays : France, Suisse et Italie.
Le circuit, qui se réalise en boucle, part des Houches pour rejoindre Trient, en Suisse, puis Champex, Courmayeur, Les Chapieux, Les Contamines-Montjoie et enfin Les Houches.
Cette randonnée incontournable dans les Alpes peut se réaliser en 6, 7, 8 ou 9 jours.
Le chemin s’aventure entre alpages, glaciers et pics, franchissant cols et vallées.
Le Tour du Mont-Blanc est faisable à condition de randonner régulièrement en montagne.
Mais attention, les journées de randonnée sont longues, environ 8h par jour, avec un dénivelé important.
Le GR5 traverse également les Alpes du nord au sud, du lac Léman à la mer Méditerranée.
Au fil des 600 km qui le composent, cet itinéraire mythique déploie une palette de paysages exceptionnels : sommets aux neiges éternelles, pâturages verdoyants, lacs couleur émeraude, vallées granitiques et paysages désertiques.

9. La traversée du Mont-Lozère par le GR 70
À 1699m d'altitude, le Mont-Lozère ne peut pas vraiment prétendre viser la Lune : il rate même d'1m le petit cap des 1700m.
Et pourtant, cette longue ascension qui progresse entre les rochers et les bruyères a tout d'un voyage spatial.
Il s’agit d’un itinéraire non bouclé suivant intégralement le GR70 et son balisage blanc et rouge.
On part de Chasseradès et on monte au Bleymard via la montagne du Goulet.
Après une nuit au refuge des Alpiers ou en bivouac aux alentours, on traverse le mont Lozère et on atteint le signal de Finiels.
Il faut ensuite redescendre vers le Pont-de-Montvert.
Le GR de Stevenson, c'est pas loin du Chemin de Compostelle.
Dans le coin, les randonneurs ont une peur : les ampoules.
En rando, on utilise des chaussettes double-épaisseur, qui protègent le pied du frottement du tissu sur la peau.
10. La Chartreuse entre Entremont-le-Vieux et Saint-Pierre-de-Chartreuse
La Chartreuse est un massif très impressionnant avec ses sommets très à pic, mais toujours à taille humaine, et surtout hyper vert.
Le départ se fait depuis Epernay, à Entremont-le-Vieux.
Il faut monter vers le refuge de la Plagne en gardant le Mont Granier à votre gauche.
On suit ensuite le col de l'Alpette pour entrer sur les hauts-plateaux.
Un petit détour et un bivouac sont possibles au sommet du Pinet, avec 2h supplémentaires aller-retour.
Après la traversée de la forêt de l'Aulp, on débouche sur le cirque du col de Bellefont.
La descente se poursuit sur Saint-Pierre-de-Chartreuse via Perquelin.
Le retour peut se faire en bus ou par les chemins de randonnée de fond de vallée.
La Chartreuse, comme le Vercors, est un massif calcaire qui ne retient pas l'eau.
Les rares sources peuvent être complètement à sec après la fonte des neiges ou en période sèche.
11. La Côte basque entre Saint-Jean-de-Luz et San Sebastián
Vous avez 5 jours devant vous et une passion pour la Côte Basque ?
Les sentiers côtiers offrent une cure d’air frais express entre Saint Jean de Luz et San Sebastian.
Une étape de 2 nuits à Fontarrabie permet de visiter ce petit village fortifié.
Chaque journée comprend des randonnées longues de 4h30 à 7h, et les soirées sont consacrées à la découverte des spécialités gastronomiques locales.
Cet itinéraire constitue une bonne option pour une semaine raccourcie, en ajoutant des visites, des étapes de liaison ou une journée de repos.
12. Le Chemin de Saint-Guilhem
Le Chemin de Saint-Guilhem est une randonnée accessible, demandant tout de même un minimum de ressources physiques et logistiques.
Ce sentier traverse les beaux paysages de quatre départements occitans : la Lozère, l’Aveyron, le Gard et l’Hérault.
Découvrez ce chemin de randonnée en empruntant une portion pour débuter.
Cette formule permet d’adapter la durée au temps disponible, tout en profitant de paysages de moyenne montagne et de villages du sud.
13. Une portion du GR 20 en Corse
L’intégrale du GR20, long de près de 170 km, de Calenzana à Conca, peut se réaliser en 14 jours.
En deux semaines, vous avalez plus de 11 500 mètres de dénivelé et frôlez les hauts sommets s'élevant à 2 000 mètres d'altitude.
Cet itinéraire, très sportif et engageant, peut bien sûr s'effectuer en plusieurs tronçons.
Le GR20 n’est clairement pas une randonnée pour débutant.
Pour s’engager sereinement sur le GR20, il faudra d’abord valider un premier trek de moyenne montagne mais aussi un trek alpin.
Une semaine peut néanmoins être consacrée à une portion du parcours, à condition de disposer d’une bonne préparation physique et de notions d’autonomie matérielle.
Autres idées de randonnées sur quatre à sept jours
La Bretagne et les sentiers côtiers
Le sentier des douaniers est le plus long GR® de France et est considéré comme le plus facile.
Élu GR® préféré des Français en 2022, le GR® 340 propose une boucle de 4 jours en Bretagne avec 87 km de sentiers.
La côte de Granit Rose, la côte d’Émeraude, la baie de Saint-Brieuc, Paimpol et l’île de Bréhat offrent de nombreuses possibilités de séjours entre 6 et 8 jours.
Les abers bretons sont des vallées formées sur le littoral et envahies par la mer.
Partez à leur découverte en randonnant sur le sentier côtier pour faire le plein d’iode et de paysages exceptionnels.
Une autre option consiste à partir entre Paimpol et Saint-Brieuc pendant 3 ou 4 jours, entre sentiers surplombants, criques de galets, hauts-lieux de la résistance et petits villages.
Les Vosges
La Traversée du Massif des Vosges, par les GR53 et GR5, propose une itinérance douce en 17 étapes dans sa version intégrale, entre Wissenbourg et Belfort.
Elle chemine au pied des plus grands sommets vosgiens : le Grand Ballon, le Rothenbachkopf et le Hohneck.
Les sentiers traversent deux parcs naturels régionaux et dévoilent une collection de paysages : tourbières, étangs, lacs, forêts denses et chaumes.
Le sentier des Roches se fraie un chemin à travers les falaises à pic du versant oriental des Vosges.
Ce n'est jamais de l'escalade, mais pas loin.
Dans les Vosges, de nombreux refuges sont des fermes-auberges.
Le repas marcaire permet de découvrir des spécialités alsaciennes comme la tourte maison à la viande et le Munster.
Le Massif central et l’Aubrac
Le Massif Central est un trait d'union entre l’Atlantique et la Méditerranée.
Le plateau de l’Aubrac se découvre sur plusieurs jours, avec des paysages ouverts, des estives et une forte identité pastorale.
Les chaînes volcaniques, les gorges de l’Allier et le plateau de la Margeride composent des paysages variés et fascinants.
Le chemin de Compostelle peut être parcouru par portions sur une semaine ou quinze jours.
Les étapes entre le Puy-en-Velay et l’Aubrac ne présentent pas particulièrement de difficultés, mais peuvent être longues, jusqu’à 7h.
Cette portion est donc à réserver aux randonneurs expérimentés.
Les Alpes et les Pyrénées
Les possibilités de randonnée dans les Alpes comme dans les Pyrénées, à la journée ou de refuge en refuge, sont infinies.
Les massifs alpins du point culminant européen, le mont Blanc, de la Vanoise, des Écrins, du Queyras ou du Mercantour sont constellés de lacs glaciaires dans lesquels se reflètent les sommets enneigés.
Côté pyrénéen, à travers le cirque de Gavarnie, la vallée de Néouvielle ou le Val d’Azun, les chemins de randonnée offrent des panoramas tout aussi spectaculaires.
Le GR738 traverse le massif de Belledonne, de la Savoie à l’Isère, sur près de 140 km.
La traversée met en valeur le pastoralisme local et les productions liées aux activités d’alpage.
Le GR10 s’étend sur près de 1 000 kilomètres entre l’Atlantique et la Méditerranée, sur le versant nord français des Pyrénées.
Il faut une cinquantaine de jours pour réaliser l’intégrale, ou y revenir à plusieurs reprises.
Le tour du Queyras peut se découvrir sur un format court, avec ses paysages de haute montagne, ses lacs et ses villages.
Le massif du Verdon offre également un décor minéral spectaculaire sur un format court.
Conseils pratiques pour préparer une semaine de marche
Gérer l’eau
Le Vercors et la Chartreuse sont des massifs calcaires qui retiennent peu l’eau.
Quand il fait chaud, l'eau devient rare.
Les sources peuvent être sèches dès la fin juillet, voire avant.
Il faut donc organiser les étapes en fonction des points d’eau et prévoir une capacité de portage suffisante.
S’orienter
Même quand la boussole est cassée, il y a toujours un moyen de s’orienter et de trouver le nord en randonnée.
Avec une montre à aiguille, pointez la petite aiguille vers le soleil, puis tracez une droite à la moitié de l’angle formé par la petite aiguille et le midi.
Sur les Hauts-Plateaux du Vercors, restez toujours sur le chemin balisé, surtout par brouillard ou mauvais temps.
Évaluer les passages exposés
Un « itinéraire alpin » est indiqué en pointillés sur les cartes IGN 1/25 000e.
- « C'est aérien » : ça veut dire que c'est hyper vertigineux.
- « C'est exposé » : ça veut dire qu'il vaut mieux ne pas tomber.
- « C'est aérien et exposé » : c'est le genre des itinéraires alpins.
Le Dérochoir, dans le massif des Fiz, est un itinéraire alpin à vraiment éviter par temps de pluie et si vous avez le vertige.
Le sentier des Roches, dans les Vosges, demande également une attention particulière à cause des falaises.
Prévenir les ampoules
Tout est dans la chaussette.
En randonnée, les chaussettes double-épaisseur protègent le pied du frottement du tissu sur la peau.
Tenir compte de la météo et des réglementations
Une grande moitié ouest du territoire est sous l'influence d'un climat océanique avec des températures douces en hiver et agréables en été, tandis que le quart nord-est est marqué par un climat continental rendant les hivers plus rudes et les étés plus chauds.
Le long de la vallée du Rhône et dans le sud de la France, le temps est sec et chaud grâce au climat méditerranéen.
L’été, l’accès au massif de la Sainte-Victoire est réglementé à cause des incendies et peut être complètement interdit.
Du 1er juin au 30 septembre, l’accès aux Calanques est réglementé à cause des incendies.
Il convient de vérifier les conditions d’accès au massif avant le départ.
Dans les itinéraires alpins, la pluie, l’orage, la neige et le brouillard peuvent transformer rapidement les conditions de marche.
Quelle randonnée choisir selon son niveau ?
| Profil | Itinéraires adaptés | Points de vigilance |
|---|---|---|
| Première randonnée itinérante | Jura, Crozon, Côte d’Opale, Stevenson | Distance quotidienne, hébergements, météo |
| Premier bivouac | Vercors | Eau rare, cabanes limitées, orientation |
| Marcheur régulier | Chartreuse, Auvergne, Saint-Guilhem, Vosges | Dénivelé et étapes parfois longues |
| Randonneur expérimenté | Tour du Mont-Blanc, Aiguilles Rouges, GR20 | Altitude, dénivelé, passages exposés |
Si vous n’avez pas l’habitude de randonner, n’êtes pas en grande forme physique ou voulez partir avec des enfants en bas âge, choisissez des séjours avec au maximum 4h de marche par jour et peu de dénivelé.
Les randonnées de plusieurs jours sont considérées comme étant de niveau moyen au minimum.
Les suggestions sont non exhaustives et ne sont pas classées par ordre de difficulté ou de préférence.
Les voyages d'aventure et les activités outdoor sont un excellent moyen de sillonner l'hexagone pour découvrir l'authenticité et la richesse du territoire.
Balades, randonnées de plusieurs heures, trek sur plusieurs jours avec nuit en bivouac, hébergement en gîte ou en hôtel : les possibilités s’adaptent à vos envies.