Le projet de planétarium Vulcania

Le parc Vulcania se trouve en Auvergne, plus précisément en plein coeur des volcans du Puy de Dôme.

Le parc Vulcania, c'est un complexe pour en apprendre plus sur notre Terre mais également pour parcourir l'espace.

Depuis sa réouverture, Vulcania propose à ses visiteurs de faire un tour parmi les étoiles dans son tout nouveau planétarium.

Un chantier mené sur un site emblématique

Bonjour, Jeanne PARISY, je suis conducteur de travaux chez Eiffage Construction Auvergne.

Nous réalisons un projet de conception-réalisation en tous corps d’état, en marché public pour le compte de la Région Auvergne Rhône Alpes sur le site de Vulcania.

Il s’agit d’un parc d’attractions sur la région du Puy-de-Dôme.

Nous avons eu une phase d’étude de conception sur une période de 1 an puis le chantier a démarré le 31 aout 2020.

Puis nous avons réalisé le gros œuvre cet hiver.

A ce jour, nous sommes en phase de clos et couvert, pour une réception qui aura lieu fin mars- début avril 2022.

Lors du premier confinement, nous étions en étude de conception.

Nous nous sommes adaptés pour réaliser notre conception en télétravail.

Lorsque nous avons démarré les travaux, nous avons appliqué les règles de l’OPPBTP** sur le chantier, ce qui a eu un impact sur la gestion de nos chantiers.

Aujourd’hui, nous avons de nouvelles problématiques sur l’approvisionnements des matériaux comme le bois, ferrailles, aluminium, allant jusqu’aux vitrages.

Nous, service travaux, désirions une solution de gestion de documents externe, globalisée sur Eiffage Auvergne, que nous pourrions utiliser systématiquement d’un chantier à l’autre.

Au démarrage d’un projet, la mise en place d’une solution GED est une chose assez fastidieuse.

Sur ce projet en particulier, j’utilise AxeoBIM essentiellement pour son module GED (gestion électronique des documents) pour de la diffusion de documents, visas, suivi des visas.

Ce que j’apprécie le plus, c’est que la solution est très intuitive, j’ai bien compris son fonctionnement.

Une architecture pensée comme un paysage

En 2002, en Auvergne, ouvrait le parc à thème Vulcania.

Son architecture semi-enterrée, imaginée par l’architecte autrichien Hans Hollein, visait l’immersion du visiteur dans les entrailles de la Terre et la juste insertion dans le paysage de la chaîne des Puys, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Vingt-et-un ans plus tard, c’est l’agence AA Group qui livre à Vulcania le plus grand planétarium de France.

Conçu dans la veine de Hans Hollein, ce bâtiment-paysage présente un socle tectonique de béton brut, coiffé d’une lentille métallique qui s’adresse à l’univers.

Maître d’ouvrage : Région Auvergne-Rhône-Alpes | Architecte : AAGROUP | Photos : J.

Le planétarium, un bâtiment tout neuf.

Il nous a semblé évident de concevoir ce nouveau planétarium non pas comme une construction mais plutôt comme un prolongement du paysage.

L’architecture existante est d’ailleurs « sculptée dans la roche volcanique ».

En effet la grande majorité du parc est en partie enterrée (avec notamment son cratère de 35 mètres de profondeur).

De chaque côté, on retrouve ensuite deux autres volumes plus bas.

Celui de la façade EST, orienté vers la chaîne des volcans, correspond aux salles de médiation.

Leurs murs en béton de la façade d’entrée de teinte grise reprennent l’aspect des murs « volcaniques » des bâtiments existants de Vulcania avec des murs en béton désactivé, faisant apparaître des agrégats noirs.

Le rappel de cette teinte dite « pierre de Volvic » favorise une insertion discrète afin de limiter son impact visuel dans le paysage.

Le volume plus bas des salles de médiation, destinées aux scolaires, se détache du volume principal et permet de fragmenter la forme du bâtiment pour en limiter l’impact visuel.

Dès lors, l’ensemble offre différents points de vue piéton, présentant une graduation des volumes venant s ’adapter à la topographie existante.

La seconde partie du bâtiment, le « dôme » métallique, correspond à une partie du hall et à la salle du planétarium.

Ici, à l’opposé d’un bâtiment linéaire et discret, l’accent est mis sur la verticalité du projet.

Cette émergence est recouverte de zinc, y compris en toiture.

La forme fait écho au paysage proche, composé de collines avoisinantes.

Sa volumétrie ainsi que son aspect métallique renvoient quant à eux à l’image d’une « navette spatiale ».

Pressenti à l’extérieure par son émergence en zinc, le volume de la salle du planétarium est ensuite représenté à l’intérieur par un volume cylindrique.

Ce cylindre fonctionne comme un « pivot » qui guide le visiteur autour duquel il déambule.

Sa « peau extérieure » est revêtue d’un bardage bois composé de tasseaux verticaux entre lesquels sont intégrés des luminaires type LED.

La teinte naturelle des bois, rappelant aux visiteurs l’environnement très boisé du site, la verticalité des tasseaux fait écho à celle des arbres environnant, tout en affirmant une connexion avec le ciel et l’espace.

L’implantation de la salle du pré-show est située derrière celle du planétarium.

Elle doit être propice à la diffusion de vidéos et préparer le visiteur au passage dans la salle obscure du planétarium.

Une expérience immersive pour les visiteurs

Embarquez avec Le Grand Schiaparelli pour un voyage spectaculaire à travers le Système solaire, de Mercure à Pluton.

Explorez les merveilles et les dangers de notre univers et vivez l’aventure comme si vous pilotiez l’Observatorium.

Plongez dans un voyage spatio-temporel à travers notre galaxie et découvrez les mouvements cosmiques qui façonnent notre voisinage galactique.

Assistez à des événements spectaculaires, des trajectoires d’étoiles aux nuages de gaz et poussières, et observez la fusion en cours de notre galaxie avec une galaxie satellite.

Explorez ces géants rocheux du système solaire, vestiges du tout début de notre univers.

Découvrez les missions audacieuses qui les étudient et ramènent leurs précieuses capsules sur Terre, révélant les ingrédients originels de notre planète.

Partez pour une immersion exceptionnelle sur la Lune et accompagnez les astronautes dans leur mission fascinante à la recherche de l’eau lunaire.

Venez vivre des moments uniques au Planétarium de Vulcania avec nos animateurs scientifiques !

Avec Ce soir dans le ciel, vous aurez l’occasion d’identifier les merveilles du ciel étoilé observables à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope, et de reconnaître constellations, planètes et autres objets du ciel profond.

Explorez les planètes et satellites naturels de notre Système solaire à la recherche de volcans extra-terrestres !

Embarquez à bord d’un vaisseau spatial et partez de la Lune jusqu’à Vénus, Mars et les lunes de Jupiter.

Découvrez des paysages volcaniques fascinants et spectaculaires.

À Vulcania, on ne parle pas seulement de volcanisme.

Le système solaire et les phénomènes naturels, au sens large, sont les deux autres thématiques autour desquelles la programmation est construite.

Inauguré en 2021, le roller coaster Namazu a permis de traiter des séismes.

Mais quel meilleur outil qu’un planétarium pour parler de la Terre dans l’espace ?

« Comme à l’accoutumé, nous sommes partis de la connaissance scientifique pour imaginer un événement familial et ludique, explique Frédéric Goulet, directeur commercial de Vulcania.

Nous avons développé le concept avec notre équipe scientifique, entourée d’experts comme l’astrophysicien Nicolas Laporte, professeur à Cambridge.

Jamy Gourmaud, célèbre animateur d’émissions de télévision comme « C’est pas sorcier » sur France 3, a apporté son savoir-faire en communication grand public.

En arrivant dans le bâtiment, le visiteur pénètre dans le hall, dont le plafond en pente de plus de 10 m de haut préfigure le voyage vers le ciel.

Au sud-ouest, l’espace de documentation, précédé d’une pergola inclinée, s’ouvre sur les volcans endormis de la chaîne des Puys.

Au sud-est, les quatre salles d’atelier bénéficient d’un rapport au paysage encore plus ténu avec des vues sur les puys de Côme, de Dôme et de Clierzou.

L’atelier « Dans la peau d’un astronaute » propose de découvrir la logistique et les avancées de la conquête de l’espace.

On ne rentre pas dans le planétarium en passant directement de la lumière du hall au noir de l’amphithéâtre.

La découverte commence par un pré-show d’une dizaine de minutes dans un espace logé au nord-est du bâtiment.

Après le visionnage du film de Jamy Gourmaud, arrive le moment tant attendu : l’entrée dans le planétarium qui va immerger quelque 300 personnes dans le monde des étoiles.

Les sièges sont plus ou moins inclinés, selon que l’on se situe en haut ou en bas des gradins, de sorte que le spectateur bénéficie du meilleur angle de vision où qu’il soit.

L’entreprise RSA Cosmos, grande spécialiste des planétariums, s’est chargée de concevoir et de mettre en œuvre l’écran hémisphérique de 22 m de diamètre.

« Nous avons ce qui se fait de mieux au monde », se félicite Frédéric Goulet.

« Le CNES, centre national d’études spatiales, a contribué à la validation scientifique des films et à la fourniture de documents d’images », ajoute David Paulet, chef de projet de AA Group.

La diffusion est assurée par 12 projecteurs en 10K, qui donnent à l’image une finesse étonnante, avec un traitement des noirs pourtant si difficile à obtenir quand on travaille sur des séquences de l’espace sidéral.

Vue de profil, la forme conique étêtée du planétarium fait écho à celles des volcans.

Mais vues du ciel, son enveloppe métallique et sa volumétrie évoquent un vaisseau spatial.

Une mise en œuvre technique exigeante

Le niveau bas du projet est réalisé avec du béton gris et du béton lavé anthracite, semblable à celui de Hans Hollein.

La coiffe est faite de zinc à joint debout.

Cette opposition plastique entre le bas et le haut de l’édifice, entre la « matière tellurique » et la « matière cosmique », est garantie par la faible hauteur des toits-terrasses des espaces annexes (ateliers, documentation, sanitaires, etc.), judicieusement végétalisés.

« Des mouvements de terrain ont été créés, souligne Bruno Masson, cofondateur d’AA Group.

Une partie du bâtiment est enterrée pour limiter son impact visuel.

Nous l’avons travaillé comme un paysage au milieu du parc naturel régional des volcans d’Auvergne.

Pour réussir cette intégration, les responsables de l’ouvrage ont fait appel à SOPREMA Entreprises, qui s’est chargée d’étancher et de végétaliser 1 300 m2 de toitures-terrasses sur support béton.

Le climat de montagne a impliqué la mise en œuvre de relevés d’acrotère de 25 cm, au lieu de 15 cm, ainsi qu’une finition en rive.

En raison de l’incendie accidentel du planétarium durant sa construction, SOPREMA Entreprises a dû s’y prendre à deux reprises pour réaliser la végétalisation en rouleaux pré-cultivés Sopranature Toundra, déroulés sur un substrat de 7cm et une couche de drainage de même épaisseur.

Ce n’est qu’au début du printemps, deux semaines avant l’ouverture de l’attraction, que l’agence de Clermont-Ferrand a pu couvrir de végétaux les toitures-terrasses qui bordent la lentille en zinc du planétarium.

« Compte tenu de la période de pose, et de l’alternance de pluie et de beau temps, le résultat fut spectaculaire en très peu de temps, indique Jean-Marc Secaud, directeur de l’agence de Clermont-Ferrand.

Les lignes de vie, qui permettent d’éviter les garde-corps, ont été rapidement masquées par les plantations.

Élément Donnée
Diamètre du dôme 22 mètres
Surface de projection 750m²
Nombre de séances 4
Nombre de personnes quelque 300 personnes
Projecteurs 12 projecteurs en 10K
Toitures-terrasses végétalisées 1 300 m2
Relevés d’acrotère 25 cm
Substrat 7cm

Inauguré le 28 avril 2023, le planétarium fut très bénéfique du point de vue de la fréquentation de Vulcania, en augmentation de 20% environ.

Autre avantage de ce projet à 9,7 millions d’euros : les files d’attente se sont réduites pour les autres attractions.

De nouveaux projets d’investissement sont en cours de réflexion.

On évoque des activités, mais aussi des hébergements, afin que Vulcania devienne un vrai parc de destination.

Ce programme s’inscrit dans une stratégie de long terme alliant innovation, attractivité touristique et ancrage territorial, avec un objectif clair : proposer au moins une nouveauté majeure chaque saison.

Depuis plus de vingt ans, Vulcania s’appuie sur un modèle unique mêlant ambition scientifique, expérience immersive et responsabilité environnementale.

Le parc s’est notamment illustré avec des réalisations emblématiques comme le plus grand planétarium de France inauguré en 2023, le CinéMax qui est l’un des plus grands écrans d’Europe, ou encore Namazu, roller-coaster familial primé à son ouverture en 2021 aux Parksmania Awards.

Première concrétisation du plan, l’année 2025 a été marquée par une nouvelle version de l’attraction Terre en colère, illustrant la volonté du parc de renouveler régulièrement ses contenus à forte dimension sensorielle et interactive.

Dans un contexte où le tourisme évolue vers des pratiques plus responsables, éducatives et expérientielles, Vulcania confirme son positionnement singulier en France.

Le parc combine attractions, écrans « grand format », spectacles et ateliers interactifs pour proposer une découverte scientifique accessible et ludique des volcans et des phénomènes naturels.

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tags: #projet #de #planetarium #vulcania