Les années 90 ont laissé une empreinte particulière dans l’imaginaire collectif : les cours de récréation étaient animées par les billes, les Pogs, les scoubidous et les jouets farceurs, tandis que les consoles et les ordinateurs imposaient progressivement leurs héros, leurs univers et leurs nouvelles technologies.
Cette décennie a également été marquée par l’avènement du CD-ROM, l’explosion de la mode « multimédia », l’arrivée de la 3D sur console et la multiplication de jeux qui sont devenus des références nostalgiques.
Les jouets de la récréation dans les années 90
Les jeux traditionnels et d’adresse
Si vous avez grandi dans les années 90 (ou avant !), il est fort probable que vous passiez vos récréations à jouer aux billes, à les échanger ou à les comparer jalousement avec vos camarades de classe.
Certaines étaient particulièrement prisées et valaient plus de points.
Aujourd’hui encore, il est possible d’acheter des sachets de billes pour des prix très raisonnables.
Alors, le jeu des osselets c’est une génération avant la mienne, on n’y jouait déjà plus trop quand j’ai fait mes armes.
D’ailleurs c’est mon paternel qui a du m’apprendre à y jouer.
Il suffit de lancer en l’air le daron (l’osselet généralement de couleur rouge hein, pas le paternel) et pendant ce temps prendre dans sa main un osselet resté par terre, et rattraper le daron avant qu’il ne retombe.
Et au fil des tours on ajoute de la difficulté en ramassant de plus en plus d’osselets.
Le principe est le même que pour les osselets classiques mais les Jojo’s sont typiques des années 90.
C’est à partir de cette période que les fabricants misent surtout sur l’aspect collection des jeux.
Les jojo’s sont en forme de petits personnages complètements délirants de différentes couleurs.
Leurs formes différentes leur confèrent des rebonds différents, augmentant la difficulté du jeu des osselets classiques.
Le disque volant c’est un peu l’ancêtre du frisbee en plus petit : sa forme lui permet de planer une fois lancé dans les airs et de se passer le disque entre joueurs comme on se passerait une balle.
Les raquettes en velcro c’est aussi LE jeu de plage par excellence (avec le volley).
Un espèce de Tennis pour feignasses puisqu’il suffit que la balle touche l’espèce de raquette pour que le velcro accroche et que la balle reste plantée sur la raquette.
Alala le diabolo c’est vraiment un art pour certains, une torture pour d’autres.
C’est un des nombreux éléments de jonglerie et d’ailleurs il n’est pas rare de le voir dans les cirques.
Bon la version plastoc simplifiée pour les cours de récré évite de se faire trop mal en lançant le diable dans les airs mais il faut être tout autant habile.
Le yo-yo n’est pas que le jouet de notre enfance : il est considéré comme l’un des jouets les plus anciens au monde.
Il s’agit de faire rouler un cercle en bois ou en plastique le long d’une ficelle accrochée au doigt.
On effectue ensuite des figures plus ou moins complexes.
Les jouets à collectionner
J’ai déjà fait un article complet sur les Pogs qui a eu sa grosse période dans la cour de récré (même si cette période a rapidement été remplacée par une autre mode).
As-tu déjà su comment jouer aux Pogs?
Moi non, je voulais juste les collectionner.
Les enfants les plus cool de l’école avaient des slammers de qualité.
La franchise Mon Petit Poney, avec son dessin-animé et ses livres, a marqué les années 90.
Le principe ?
Des poneys en plastiques à la crinière multicolore, disponibles dans de nombreuses couleurs flashy (bleu, rose, violet…) et décorés de strass, de dessins et de paillettes.
Les Madballs ce sont ces horribles têtes de monstres en forme de boule déformable, à collectionner uniquement - ou pour se faire peur.
La collection je vous dit, dans les 90’s ils n’avaient que ça à la bouche !
Les jouets créatifs
Pendant les années 90, la mode était aux loisirs créatifs.
On fabriquait dans nos chambres des colliers en plastique, des parfums aux senteurs plus ou moins agréables, on peignait des toiles de maître grâce à des formes vides portant des numéros…
Et on réalisait de petites figurines en plâtres à couler dans des moules mako moulages qu’il fallait ensuite peindre avec beaucoup de minutie.
Autre indispensable des cours de récré de notre enfance, le scoubidou a deux vertus : permettre aux enfants d’apprendre à tisser des objets de leurs mains et les occuper pendant de longues minutes ou heures !
Le spirograph a traversé les années sans prendre une ride !
Quoi de plus satisfaisant que de dessiner des motifs complexes grâce à des roues en plastique ?
Le spirograph a aussi l’avantage d’offrir de nombreuses combinaisons.
La pâte à modeler est un incontournable et un jouet indémodable.
Combien de moquettes de maisons pavillonnaires n’ont-elles pas souffert de morceaux de play-doh incrustées entre ses fibres ?
Le jeu le plus intemporel qui soit.
Je ne vais pas décrire comment faire un puzzle évidemment mais il reste un grand classique des jeux ludo-éducatifs et il est également très pratiqué par les adultes pour se détendre ou faire des collections (il existe même des puzzles 3D).
Les jouets électroniques et imaginatifs
L’ondamania a porté de nombreux noms : slinky, ressort…
Il s’agit d’un jouet en forme de ressort, le plus souvent décoré aux couleurs de l’arc en ciel mais qui se trouve aussi en métal.
Même s’il était très populaire dans les années 90, l’ondamania ne date pas d’hier : il a été inventé dans les années 40 par un ingénieur en mécanique.
Jouet culte de notre enfance, ce téléphone avec ses yeux qui bougent et sa sonnerie, a été remis au goût du jour par la marque Fisher Price.
Dans le temps, on achetait un chien robot pour occuper nos enfants.
Aujourd’hui, nos enfants programment leur propre site web à 6 ans.
Pourquoi avoir un vrai animal quand on peut en avoir un virtuel qui va vous déranger en classe?
Quelle étrange créature.
Pourquoi on voulait ça?
C’est même pas beau!
Encore une fois, on a un genre d’animal de compagnie virtuel.
La vraie boule magique de notre enfance, conçue par les meilleures sorcières et avec du crin de licorne dedans mélangé à de la bave de crapaud.
Vous souvenez-vous de cette « eight-ball » ?
Il fallait poser une question, secouer la boule, et un message de réponse s’affichait.
Alors bien sûr les réponses restent assez énigmatiques et libres d’interprétation (il faut qu’elles puissent convenir à tous types de questions).
Si je ne dis pas de bêtise, le Télécran a vraiment été popularisé par Toy Story en 1996 même s’il existait avant.
Un écran, deux molettes qui permettent de créer des lignes en insufflant un mouvement horizontal pour une molette et vertical pour la deuxième, permettant de faire à peu près toutes les formes à conditions d’avoir de l’inspiration.
Et pour effacer il suffisait de le secouer.
Le jouet que je voulais plus que tout à l’enfance, c’était l’Easy Bake Oven.
Même si le petit four n’avait pas l’air très sécuritaire, et que ses pâtisseries avaient l’air plutôt chimiques.
Chaque fois qu’une annonce du Easy Bake Oven passait à YTV, mon cœur pleurait un peu.
L’Easy Bake Oven existe depuis les années 60, mais vous pouvez facilement en trouver une édition récente dans les magasins de jouets.
Les farces et attrapes
Le bon temps des farces et attrapes pour piéger son voisin.
On vous a déjà présenté le coussin péteur et les pétards Pif Paf, mais ce lot contient d’autres merveilles.
L’encre invisible déjà pour écrire des messages secrets qui se révéleront à la chaleur d’une bougie.
Le bandage doigt pour faire croire à une grave blessure de guerre, la vitre cassée pour faire croire à votre victime qu’elle a trop de force, le bonbon truqué qui se lèche sans fin, et le faux sucre qui flotte à mettre dans un café.
Là par contre vous risquez de vous faire punir par le surveillant si vous tentez ça dans la cours de récré (je le dis d’expérience, j’avais fini dans le bureau du directeur une fois pour ça).
Décidément encore la thématique des flatulences.
Comme ce gredin de Denis la Malice, lâchez une bombe puante et observez les réactions de votre entourage (en vous éloignant ou en vous bouchant le nez).
Il suffit de remplir un ballon d’eau mais c’est beaucoup plus facile avec une pompe.
Soit vous la jouez tactique et vous tentez de piéger quelqu’un en cachant la bombe, ou alors vous y allez à la warrior en lui courant après… au risque que la bombe explose sur vous !
C’est exactement le principe du punching ball mais là il s’agit de déverser sa rage et son agressivité sur un ballon en plastique maintenu par une corde.
Malheureusement je suis trop grand pour ça mais je me souviens du fun des ballons sauteurs : on les chevauchait comme des chevaux sauvages en s’agrippant à la poignée et en rebondissant fougueusement contre le sol.
Que cela soit dans les foires ou lors de goûters d’anniversaire, on a tous pratiqué un jour la course en sac qui provoque bien des fous rires.
Parfois on se demande quel esprit torturé a pu avoir l’idée un jour « tiens si on se mettait dans un sac et qu’on sautillait comme des malades pour faire la courses » !

Les jeux vidéo nostalgiques des années 90
La 1ère moitié des années 90, c’est aussi l’avènement du CD Rom.
Je pense que ça mérite une rubrique tant le support faisait rêver par sa capacité de stockage et aussi les perspectives de relances économiques du secteur (la fin du piratage nous disait on ).
En résulte donc des investissements massifs de sociétés extérieures au JV et l’explosion de la mode « multimédia ».
Concrètement en matière de jeux, ce sont des titres avec de la vidéo à fonds, dans les intros ou dans le « gameplay » (jeux d’aventure en FMV).
Les grands jeux de plateforme
Super Mario World
Le jeu de plateforme 16 bits phare de Nintendo nous a présenté Yoshi et a mis en valeur la palette de couleurs éclatantes de la SNES.
Ses contrôles serrés, ses mondes remplis de secrets et sa bande-son emblématique en ont fait un classique instantané.
Sonic the Hedgehog
La mascotte rapide de Sega est arrivée avec le battage médiatique du « blast processing », catapultant la Genesis dans une compétition sérieuse avec Nintendo.
Les loopings de Green Hill Zone et l’attitude agressive de Sonic ont incarné le cool du début des années 90.
Donkey Kong Country
Les sprites 3D pré-rendus pionniers ont donné à la SNES des visuels qui rivalisaient avec les jeux 32 bits.
Le jeu de plateforme de DKC, sa bande sonore jazzée et son équipe coopérative (Donkey et Diddy) en ont fait un méga-succès pendant les fêtes de fin d’année.
Donkey Kong Country 2
La suite qui a raffiné tout ce qui faisait le charme de DKC, avec Diddy et Dixie Kong.
Des niveaux plus difficiles, de nouveaux compagnons animaux et une bande-son d’une beauté envoûtante signée David Wise.
Crash Bandicoot
Le marsupial de Naughty Dog est devenu la mascotte de Sony, combinant des images en 3D et des jeux de plateforme de type couloir.
Ramasser des fruits Wumpa, briser des caisses et déjouer des rochers, voilà ce qui définissait la routine des enfants des années 90 après l’école.
Super Mario 64
Le jeu de plateforme 3D révolutionnaire qui permettait aux joueurs de se déplacer librement dans le château de Peach, en plongeant dans les peintures de différents mondes.
Il a été le premier à proposer des commandes par stick analogique et des systèmes de caméra 3D pour les jeux sur console.
Banjo-Kazooie
L’adorable duo de Rare a offert aux fans de plates-formes un monde plein d’esprit et d’objets à collectionner qui rappelle Mario 64, mais avec plus d’humour.
La montagne en spirale, les rimes de Gruntilda et les transformations ont fait le charme de la N64.
Spyro the Dragon
Le jeu de plateforme 3D fantaisiste mettant en scène un dragon violet ironique.
Les mécanismes de glisse, la collecte de pierres précieuses et les voix comiques ont donné à Spyro une saveur unique parmi les mascottes.
De nombreux joueurs se souviennent d’avoir traversé des mondes paisibles en écoutant la bande originale de Stewart Copeland.
Les jeux de rôle et d’aventure
Monkey Island
Une aventure point-and-click hilarante mettant en scène l’aspirant-pirate Guybrush Threepwood.
L’esprit, la conception des énigmes (comme les combats à l’épée insultants) et le cadre fantaisiste des pirates ont défini les aventures de LucasArts au début des années 90.
Final Fantasy VI
Sorti en Amérique du Nord sous le nom de FFIII, il mettait en scène un vaste ensemble d’acteurs, un monde steampunk et un méchant qui détruisait la planète à mi-parcours.
Sa narration émotionnelle et sa bande-son grandiose restent légendaires dans les cercles de JRPG.
Secret of Mana
Ce jeu d’action et de réflexion est réputé pour son mode multijoueur coopératif (jusqu’à trois joueurs), qui permet à des amis d’affronter des monstres en temps réel.
De superbes graphismes en pixels, un système de menu en anneau et un scénario émotionnel mémorable en ont fait un joyau de 16 bits.
EarthBound
Un jeu de rôle décalé et moderne mettant en scène Ness et ses amis luttant contre des bizarreries telles que des hippies malveillants.
Son humour décalé, sa banlieue contemporaine et son histoire sincère en ont fait un jeu culte.
Chrono Trigger
Un RPG légendaire impliquant un voyage dans le temps, une équipe de développement de premier plan et des fins multiples.
Ses graphismes lumineux, son système de combat basé sur les combos et sa narration émotionnelle ont placé la barre très haut pour le genre.
Super Mario RPG
Une collaboration entre Nintendo et Square qui a fusionné le charme des jeux de plateforme de Mario avec des mécanismes de JRPG.
Il était fantaisiste, comique et introduisait de nouveaux personnages comme Mallow et Geno.
Final Fantasy VII
Le jeu qui a propulsé les JRPG dans le grand public occidental.
L’histoire épique de Cloud, Tifa et Sephiroth à Midgar et au-delà a conquis les cœurs du monde entier.
Des cinématiques en 3D d’avant-garde, une musique émouvante et la mort choquante d’un personnage sont restées gravées dans l’histoire du jeu.
Baldur’s Gate
Le RPG de Bioware, basé sur D&D, entraîne les joueurs dans une quête épique le long de la Sword Coast.
Ses combats en temps réel avec pause, ses interactions profondes entre les membres du groupe et ses embranchements narratifs ont redéfini les RPG occidentaux sur PC.
Castlevania: Symphony of the Night
Un chef-d’œuvre en 2D dans un monde en 3D, permettant aux joueurs d’explorer le château de Dracula dans la peau d’Alucard.
Sa conception « Metroidvania » non linéaire et ses éléments RPG ont captivé les fans.
Les jeux de combat et d’action
Street Fighter II
Le jeu qui a déclenché le boom des jeux de combat dans les années 90.
Les différents combattants (Ryu, Chun-Li, Guile) disposaient chacun de coups spéciaux et de combos, ce qui a donné lieu à d’interminables matchs contre dans les salles d’arcade comme dans les salons.
Mortal Kombat
Célèbre pour ses acteurs numérisés, ses morts sanglantes et sa brutalité « Finissez-le ».
C’était une légende des cours de récréation au début des années 90, suscitant une controverse qui a conduit à la création du système de classification ESRB.
Tekken 3
Le summum des combats en 3D sur PS1, avec des combos fluides, une équipe variée (y compris la capoeira d’Eddy Gordo) et un gameplay à 60 images par seconde.
Arcade-perfect sur console, il est devenu un incontournable des fêtes de fin d’année.
Mario Kart 64
Le party racer par excellence de l’époque, avec ses circuits en 3D, ses bananes et sa fameuse carapace bleue.
Le mode multijoueur local à quatre joueurs a donné lieu à des rivalités entre frères et sœurs et à des querelles entre amis - le mode Battle avec le bloc Fort était un classique.
NBA Jam
Du basket-ball deux contre deux endiablé, avec des dunks défiant la gravité et des commentaires grandiloquents (« Il est en feu ! »).
Il a dominé les salles d’arcade et les salons, offrant une action sportive accessible à tous.
GoldenEye 007
Une référence en matière de FPS sur console, avec une campagne solo robuste et de légendaires matchs à mort à quatre joueurs sur écran partagé.
Des règles internes telles que « Pas d’Oddjob » étaient de rigueur, et les mines de proximité provoquaient rires et fureur.
Les jeux de tir à la première personne
Wolfenstein 3D
Le « grand-père des jeux de tir à la première personne », qui permet aux joueurs de faire exploser des forteresses nazies dans un environnement de couloirs en 3D.
Bien que basique au regard des normes actuelles, il était révolutionnaire en 1992.
Doom
Le jeu de tir définitif qui a consolidé le genre FPS et s’est répandu comme une traînée de poudre grâce au shareware.
Les joueurs abattaient des démons sur des cartes frénétiques basées sur des couloirs, accompagnés par des pistes MIDI inspirées du heavy metal.
Quake
Un véritable jeu de tir en 3D d’id Software qui a élevé le genre FPS au-delà de la 2.5D de DOOM.
Les graphismes gothiques, la bande-son sombre de Trent Reznor et les matchs à mort intenses ont établi un nouveau standard pour les jeux de tir sur PC.
Duke Nukem 3D
Irrévérencieux, nerveux et plein de sarcasmes, Duke Nukem 3D nous a offert des environnements destructibles, des salles d’arcade interactives et des références comiques à foison.
Son rythme de tir rapide et son environnement urbain unique contrastaient avec les couloirs de DOOM.
Turok 2
Un jeu de tir à la première personne connu pour ses niveaux étendus, ses armes imaginatives (le Cerebral Bore !) et ses actions de chasse au dinosaure sanglantes.
Turok 2 a montré que la N64 était capable de gérer des FPS plus agressifs que GoldenEye.
Half-Life
Le jeu de tir révolutionnaire de Valve propose une narration fluide, une intelligence artificielle avancée et des décors immersifs sans aucune scène.
Le voyage silencieux de Gordon Freeman à travers Black Mesa a changé notre vision de la narration dans les jeux de tir.
Les jeux d’horreur et les expériences atmosphériques
Myst
Une aventure lente et atmosphérique qui mettait en scène de superbes mondes pré-rendus et demandait plus de réflexion que de réflexes.
Son ambiance calme mais inquiétante, son histoire énigmatique et ses énigmes déroutantes ont captivé un large public.
Resident Evil
L’origine du « survival horror », qui se déroule dans un manoir infesté de zombies.
Les munitions limitées et les angles de caméra fixes et obsédants augmentent la tension.
Les dialogues ringards (« Jill sandwich ! ») et les fenêtres de chien qui font peur sont à jamais gravés dans l’esprit des fans.
Resident Evil 2
Développant la formule d’horreur du premier RE, il introduit Raccoon City, des campagnes doubles (Leon et Claire) et une histoire plus intense.
Le commissariat claustrophobe a ouvert la voie à une histoire plus profonde.
MDK
Une merveille technologique pour l’époque, dotée d’un éclairage avancé et de vastes niveaux ouverts.
Il raconte l’histoire de science-fiction d’un prisonnier écrasé sur une planète étrangère.
La nostalgie naît de la découverte des paysages impressionnants et de la musique chorale envoûtante.
9 : The Last Resort
Il existe un hôtel de luxe dédié à la création artistique : The Last Resort.
Les artistes en mal d’inspiration avaient l’habitude d’y séjourner pour en sortir avec des chefs-d’œuvre.
La rumeur dit que les 9 muses de la Grèce antique y ont élu domicile.
Ce lieu particulier, mi-hôtel mi-musée, coupé du monde pour laisser les artistes travailler en paix (l’hôtel a même son propre centre commercial pour ne pas obliger ses clients à se mêler au commun des mortels) était tenu par un certain Thurston Last.
Un jour vous recevez une lettre d’un notaire, vous informant du décès de Thurston Last, dont vous êtes le seul (bien que lointain) héritier (vous ne connaissiez même pas l’existence de ce monsieur).
Et le jeu commence quand vous vous présentez devant la porte de votre nouvelle demeure.
Tout de suite vous ressentez une ambiance malsaine et vous découvrez vite que deux petits démons (les Toxic Twins) ont pris possession du lieu, chassé les muses et perverti l’ambiance créatrice.
A vous de redonner sa gloire d’antan à ce refuge pour artistes, en chassant les Toxic Twins, ramenant les 9 Muses (d’où le titre du jeu) et en réparant la « Muse Machine ».
9 est un jeu d’aventure à la première personne, dans la lignée de Myst.
Tout se fait à la souris.
Les graphismes en SVGA (640x480 256 couleurs) sont somptueux, largement plus beaux que ceux de certains jeux en 65000 couleurs.
Les décors sont complètement fous, représentant des pochettes de vinyles aux décors psychédélique, des clowns géants, des machines improbables (orgue à vapeur...)
On sent que les concepteurs du jeu ont voulu se lâcher sur les décors.
On retrouve d’ailleurs cette même qualité dans les bruitages et musiques (malheureusement assez rares).
Par contre tous les dialogues sont doublés, avec un doublage français de qualité (même si ce n’est pas le même casting que pour la VO).
Si les décors sont complètement barrés, c’est aussi le cas des énigmes qui vont de « très simple » (une sorte de memory sonore) à « extrêmement complexe ».
Pour certaines énigmes, ce n’est pas la résolution elle-même le plus dur, mais bien de découvrir ce qu’on attend que vous fassiez.
Donc vous aurez noté que le plus gros défaut de ce jeu est la difficulté de certaines énigmes.
C’est encore plus vrai quand on sait que l’interface a la particularité de ne pas comporter d’inventaire.
Vous pouvez porter un objet et le mettre dans votre poche, mais vous ne pouvez en porter qu’un seul à la fois.
Voilà comment définir ce jeu en 3 mots : envoûtant, beau, difficile.
Le code du digicode, prouvant que vous êtes bien l’héritier légitime du manoir est (n’oubliez pas les tirets) :0821-1996-A92C
Comme tout bon jeu d’aventure, 9 se joue à la souris mais utilise quelques raccourcis clavier :
- Quitter : « ESCAPE » (Esc, Ech, Echap)
- Options et Menu Sauvegarder/Charger: « CTRL » + « , » (en QWERTY, donc « CTRL »+« M » en AZERTY)
- Ranger l’objet porté ou le remettre comme curseur : « ESPACE »
Tribeca est la société de production co-fondée par l’acteur Robert De Niro.
En 1995, la filiale Tribeca Interactive est créée pour développer des jeux vidéo.
Producteur exécutif, De Niro veut une réalisation exceptionnelle pour le premier jeu du studio : 9.
Le jeu coûte donc très cher a réaliser, d’autant plus que De Niro a réussi à convaincre quelques stars de participer au doublage : les Toxic Twins sont joués par Joe Perry et Steven Tyler du groupe Aerosmith, Cher joue la diseuse de bonne aventure Isadora, tandis que Thurston Last est interprété par Christopher Reeve.
Grâce à ses indéniables qualités graphiques et son ambiance envoûtante, le jeu reçut un bon accueil des critiques.
Les jeux de réflexion et de gestion
Lemmings
Un phénomène de puzzle mettant en scène de petits lemmings aux cheveux verts qui marchent aveuglément vers leur destin à moins que vous ne leur assigniez des tâches (grimpeur, bâtisseur, bloqueur, etc.).
Ses jolis sprites et ses niveaux ingénieux en ont fait l’un des jeux préférés des particuliers et des consoles.
SimCity 2000
Une simulation de construction de ville avec des graphismes isométriques, des infrastructures avancées (métros, canalisations d’eau) et une formule addictive de zonage et de planification urbaine.
Les joueurs passaient des heures à perfectionner les lignes d’horizon, à équilibrer les budgets ou à déclencher des catastrophes pour le plaisir.
StarCraft
Le légendaire STR de Blizzard met en scène trois races distinctes (Terran, Zerg, Protoss) parfaitement équilibrées.
Sa campagne captivante et son système de matchmaking Battle.net en ont fait un phénomène esport, en particulier en Corée du Sud.
Warcraft II
Reprenant les bases du STR de son prédécesseur, il y a ajouté des batailles navales et des guerres en 2D entre orcs et humains.
Ses lignes de voix accrocheuses (« Zug zug ! ») et son multijoueur robuste en réseau local ou par modem ont fait des ravages.
Warcraft II: Beyond the Dark Portal
L’extension de Warcraft II, qui ajoute de nouvelles campagnes en Draenor et des missions avancées pour l’Alliance et la Horde.
Elle a mis à l’épreuve les compétences des fans de STR les plus dévoués, en proposant une histoire plus profonde.
Command & Conquer
Un autre jeu de stratégie en temps réel de référence, opposant le GDI à la Confrérie du Nod dans une guerre d’un futur proche.
Ses mécanismes faciles à prendre en main et ses scènes de coupes FMV amusantes ont séduit des millions de personnes.
Les jeux de course et de sport
F-Zero
Ce jeu de course futuriste a séduit les premiers possesseurs de SNES avec ses graphismes Mode 7 « 3D » et sa vitesse effrénée.
Les joueurs ont été captivés par les circuits à fort enjeu et la bande-son qui tue.
Gran Turismo
Le « vrai simulateur de conduite », vénéré pour ses effets physiques réalistes, sa ...
Après y'a l’avènement de la 3d, des jeux de course qui depotent comme daytona ...
Les tendances et catégories marquantes de la décennie
Le catch
Un courant très important du JV dans la 2ème moitié des années 90 et ignoré ou raillé en France : le catch !
En terme de popularité « mainstream », le catch est à son zenith aux USA et au Japon, c’est perçu comme quelque chose de cool chez les djeuns américains, aux cotés des sports extrêmes, de MTV et la NBA.
Il faut voir le nombre de titres de catch sortis sur consoles 16 bits et sur PS1, c’est assez hallucinant (même si encore une fois, ça ne fera pas les gros titres de l’actu JV en France), surtout si on compare avec maintenant ou un seul jeu sort par an sur consoles de salon.
Les mascottes et les jeux à humour absurde
Rocket Knight, Ardy LightFoot, Aero The Acro-Bat, Crash Bandicoot, Zool...
Les jeux à humour absurde, bizarroïde et un peu pipi-caca : Clay Fighter, Earthworm Jim, Boogerman, South Park...
Toilet Kids ?
Parodius et Star Parodia, pour rester dans les Sh’m’up barrés, mais en moins pipi-caca.
Les ovnis vidéoludiques
Et puis quelques ovnis inclassables : Normality, Millennium Auction, Mr. Bones, ToeJam & Earl...
Une bonne partie des jeux façons Dragon’s Lair, du coup ?
Et certains titres Playstation plus ou moins expérimentaux comme « Incredible Crisis » ?
Sinon en jeux ovnis, y’a LSD sur PS1, un simulateur de dro...
Et y’a aussi les Cho Aniki dans le genre WTF.
Pour Mr Bones je ne suis pas vraiment d’accord.
C’est barré OK mais c’est pas pour ça que c’est 90’s.
L’ambiance même du jeu est peut-être plus ’70s, mais le concept étrange du jeu (auquel je n’ai pas joué) me paraît bien se situer parmi les ovnis de la décennie !
Pour Mr Bones je ne suis pas vraiment d’accord.
C’est barré OK mais c’est pas pour ça que c’est 90’s.
Les jeux cyberpunk et les adaptations
J’ai rajouté comme catégories les jeux cyberpunk et les adaptation des Simpson, tant il y en a...
- Greendog: The Beached Surfer Dude!
- Bart vs.
- Bart vs.
- The Simpsons: Bart vs.
- Panic!
Et Cool Spot a quand même un peu le séant entre deux chaises, dans ces catégories et variantes.
Ok, je suppose que tu voulais sans doute parler de « mascottes publicitaires », ici.
Autant pour moi s’il y a eu confusion, le terme à eu aussi ses heures de gloires au niveau des personnages « mascottes (plus ou moins) animalières ».
Pokémon et la culture de la cour de récréation
Le début de la Pokémania.
Collectionner 150 monstres, les échanger via un câble de liaison et affronter des amis a révolutionné le jeu sur console portable.
Les enfants se sont penchés sur les rumeurs concernant Mew, ont tapé des exploits de glitch (MissingNo.) et ont parlé stratégie à la récréation.
Mon Game Boy Color était toujours dans mon sac d’école pour jouer à Pokémon durant l’heure de lunch.
Pokémon Jaune
Une version légèrement actualisée de Rouge/Bleu avec Pikachu qui vous suit partout, capitalisant sur la popularité de l’anime.
Les fans ont adoré la nouveauté d’avoir un Pikachu à l’écran qui montrait différentes humeurs.
Des souvenirs qui dépassent les jeux eux-mêmes
Les pubs de Perfection étaient terrifiantes.
Mais, le jeu faisait bien plus peur.
Un jouet que même nos parents voulaient quand ils étaient petits, le Monsieur Patate est un jouet que l’on reconnaît immédiatement.
Nerf a fait plein de jouets et ceux-ci sont toujours aussi populaires.
Les jouets de la récré prennent une place importante chez Génération-Souvenirs.
Pour retrouver toutes les références du dossier (et d’autres que nous n’avons pas incluses), cliquez ici.
On espère que ces articles vous auront donné de l’inspiration pour des cadeaux - et en attendant un prochain papier sur Noël vous pouvez toujours faire notre test.
On s’attaquera aussi aux bonbons et il y aura de quoi faire.