Le secteur situé entre Cholet et le Puy du Fou s’inscrit dans un territoire rural où les activités agricoles, touristiques et paysagères se côtoient. Le Puy du Fou, fondé par Philippe de Villiers, accueille plus de 2,3 millions de visiteurs en 2019.
Ancien président du Département de la Vendée, Philippe de Villiers est aussi le fondateur du Puy du Fou. Son intervention publique met en lumière les tensions possibles entre le développement de certains projets dans les espaces ruraux et la préservation des paysages qui entourent le parc.
Un territoire rural proche du Puy du Fou
Le territoire vendéen proche du Puy du Fou est associé à une activité agricole importante et à une identité paysagère fortement valorisée. L’élevage y prend place dans un environnement où les paysages, les villages et les espaces ouverts participent également à l’attractivité touristique.
Cette proximité entre activités agricoles et destination touristique donne une importance particulière aux transformations du paysage. Les infrastructures, les équipements et les projets implantés dans les environs peuvent modifier la perception du territoire par les habitants comme par les visiteurs.
La question du paysage ne concerne donc pas uniquement les espaces directement occupés par le parc. Elle s’étend aussi aux secteurs visibles depuis les sites touristiques et depuis les lieux de représentation.

L’élevage et l’identité des espaces ruraux
L’élevage contribue à maintenir une activité économique et humaine dans les campagnes. Il participe également à la structuration des paysages, grâce aux prairies, aux parcelles agricoles, aux haies et aux bâtiments liés aux exploitations.
Dans un territoire touristique, cette présence agricole peut compléter l’image culturelle et historique portée par le Puy du Fou. Les visiteurs découvrent un parc de spectacles, mais aussi un environnement rural qui constitue une partie du cadre général de leur séjour.
La coexistence entre élevage, tourisme et protection des paysages repose toutefois sur un équilibre. Les activités doivent s’inscrire dans un espace partagé, où les projets d’aménagement peuvent susciter des interrogations sur la visibilité, le bruit, les infrastructures et l’évolution du cadre de vie.
La visibilité nocturne de la Cinéscénie
Don Quichotte combattait les moulins à vent ; Philippe de Villiers, lui, s’attaque aux éoliennes.
Dans une longue lettre ouverte adressée aux Vendéens, le fondateur du Puy du Fou fait part de son inquiétude […] face à la prolifération à venir des éoliennes en Vendée.
Il cite deux projets de parcs à Mouchamps et Chantonnay qui dresseront un mur de clignotants rouges, polluant ainsi le cône de visibilité nocturne de la Cinéscénie.
Autrement dit, les points rouges perturberaient le regard et l’attention du public pendant les représentations.
Et Philippe de Villiers de s’alarmer : Notre aventure culturelle […] pourrait être mise en péril par une telle perturbation.

Les projets éoliens dans le débat territorial
La lettre ouverte de Philippe de Villiers.
Mais sa charge va au-delà.
« L’éolien est une imposture écologique, selon le créateur du Puy du Fou.
On ne nous dit pas que les aimants servant à la fabrication des rotors font appel à dix-sept métaux rares dont l’extraction, en Chine, produit des déchets radioactifs facteurs de leucémie, écrit-il, en renvoyant vers une publication d’avril 2019 de l’université de Sydney.
Philippe de Villiers met en exergue aussi la grande difficulté du recyclage des pales et s’interroge : Que deviendront dans 20 ans les socles en béton ?
Il poursuit : Je viens de découvrir que, selon plusieurs études d’experts […], les infrasons, ondes sonores de basses fréquences, produits par les éoliennes mettent en danger la santé humaine, dans un rayon de dix kilomètres.
Il convoque enfin la Ligue de protection des oiseaux qui, en 2017, a réalisé une enquête sur la mortalité désastreuse des oiseaux qui viennent par millions s’empaler sur les ailes géantes.
Ces affirmations sont présentées dans la lettre comme des arguments contre les projets éoliens. Elles s’inscrivent dans un débat plus large sur les effets environnementaux, paysagers et sanitaires attribués aux installations.
Élevage, paysages et infrastructures
Les espaces d’élevage sont directement concernés par les choix d’aménagement qui transforment les campagnes. Les installations peuvent modifier les vues, l’organisation des parcelles et la perception des distances entre les différents lieux de vie, de travail et de loisirs.
Dans le secteur compris entre Cholet et le Puy du Fou, la question paysagère prend une dimension particulière en raison de la fréquentation touristique du parc et de la présence de représentations nocturnes.
Les paysages agricoles ne sont pas seulement un décor. Ils correspondent à des espaces de production, à des lieux de vie et à des territoires façonnés par l’élevage et les autres activités rurales.
Les enjeux environnementaux soulevés
Philippe de Villiers fustige un business qui brasse beaucoup d’argent.
Pour toutes ces raisons, il en appelle aux Vendéens : Ne laissez pas faire.
Demandez des explications à vos élus
Exigez la transparence.
La demande de transparence concerne les conséquences des projets sur les paysages, les activités locales et les équilibres existants. Elle rejoint les préoccupations des habitants, des exploitants agricoles et des acteurs touristiques qui souhaitent comprendre les transformations envisagées.
Le débat oppose ainsi plusieurs priorités : la production d’énergie, la préservation des paysages, la protection de la biodiversité, la santé humaine, l’activité agricole et l’attractivité touristique.
Débat sur l'installaton d'éoliennes en Vendée : Réactions
Un débat récurrent autour de l’éolien
Ce n’est pas la première fois que Philippe de Villiers s’en prend à l’éolien.
Son opposition s’appuie sur la crainte de voir les projets modifier durablement le paysage vendéen. Dans un territoire où l’élevage et le tourisme occupent une place importante, les décisions d’aménagement peuvent être perçues comme des choix touchant à la fois l’économie locale, le cadre de vie et l’identité régionale.
La proximité du Puy du Fou rend également visible la question de la compatibilité entre les infrastructures énergétiques et les activités culturelles. Les projets cités à Mouchamps et Chantonnay sont présentés comme susceptibles d’affecter le cône de visibilité nocturne de la Cinéscénie.
Les acteurs concernés entre Cholet et le Puy du Fou
- Les exploitants et les professionnels de l’élevage, qui travaillent dans les espaces ruraux concernés.
- Les habitants, directement concernés par les changements du paysage et du cadre de vie.
- Les visiteurs du Puy du Fou, dont l’expérience peut dépendre de la qualité des paysages et de l’obscurité nocturne.
- Les élus, auxquels Philippe de Villiers demande des explications et de la transparence.
- Les associations environnementales, notamment celles qui s’intéressent aux oiseaux et à la biodiversité.
- Les porteurs de projets énergétiques, qui défendent l’implantation d’équipements dans les territoires ruraux.
Une cohabitation à organiser
La présence de l’élevage entre Cholet et le Puy du Fou rappelle que les campagnes remplissent plusieurs fonctions simultanées. Elles sont des lieux de production agricole, des espaces habités, des paysages touristiques et des territoires susceptibles d’accueillir de nouvelles infrastructures.
Cette diversité impose d’examiner les projets selon leurs effets sur les activités existantes. Les paysages agricoles, les exploitations d’élevage, la visibilité de la Cinéscénie et la protection de la biodiversité appartiennent à un même espace géographique.
La discussion sur les éoliennes ne se limite donc pas à la question de l’énergie. Elle concerne aussi l’avenir des paysages ruraux, l’organisation des activités locales et la manière dont le territoire situé entre Cholet et le Puy du Fou souhaite évoluer.