Comment se déplacer pour faire des excursions au Mexique

Se déplacer au Mexique peut sembler vaste au premier regard, car le pays réunit des villes animées, des régions rurales et de longues distances. Pourtant, chaque zone propose des moyens variés pour circuler avec aisance, que l’on voyage seul, en couple ou entre amis.

Les billets d’avion achetés pour le Mexique et le ou les logements réservés, vous vous posez maintenant la question de comment se déplacer pour visiter ce vaste pays. La meilleure solution va dépendre de vos lieux d’arrivée et de départ ainsi que votre programme de visite.

Choisir son moyen de transport selon l’excursion

Comprendre les distances aide grandement à se déplacer au Mexique, car une région peut exiger plus de temps que prévu. Les zones rurales ou montagneuses nécessitent parfois des trajets plus lents, et il peut être judicieux de partir en avance pour éviter les aléas.

SituationMoyen de transport adapté
Déplacement entre plusieurs villesBus longue distance
Excursion dans une grande villeMétro, bus rapides, taxis officiels ou Uber
Plages, cenotes et villages prochesColectivos, micros, peseros, combis et camiones
Visite autonome d’une régionVoiture de location
Très longue distance ou séjour courtAvion
Sites touristiques de la péninsule du YucatánTren Maya, bus ou voiture selon l’itinéraire

Le bus, le moyen de transport de référence

Le bus est le seul vrai moyen de transport terrestre entre les villes au Mexique. Il va absolument partout, dans des conditions de confort toutefois variables selon les régions et les parcours.

Le bus est le principal moyen de transport collectif au Mexique, outre l’avion. Le train pour le transport de personnes est très peu développé.

Le bus est vraiment le transport de référence au Mexique. Il a été développé aussi bien pour les trajets courts, d’un quartier à l’autre, que pour des trajets plus longs, d’une ville à une autre ou même d’un bout à l’autre du pays.

Pour se déplacer au Mexique entre plusieurs villes, les bus longue distance restent un choix courant car ils desservent pratiquement tout le territoire. Ils circulent jour et nuit et permettent d’arriver rapidement dans de nouveaux environnements.

Les bus sont plutôt confortables pour les longs trajets.

La compagnie principale étant ADO, si l’on devait comparer avec la qualité des bus français, il y a fort à parier que les bus mexicains emporteraient la bataille ! Très confortables et bien équipés avec wifi et prises, ils sont conçus pour les longues distances, les trajets de nuit faisant parfois 14 ou 16 heures de route.

C’est aussi un moyen économique de voyager à travers le pays.

Bus longue distance ADO au Mexique

Les gares routières

Dans les grandes villes, les compagnies sont généralement regroupées dans un même central (terminal) de autobuses (ou central camionera), assez souvent excentré.

Il faut donc s'y rendre en taxi ou, moins cher mais moins pratique, en bus urbains.

Ces gares routières offrent souvent cafétérias, boutiques, sanitaires (quelquefois avec douches) et consignes à bagages.

Les bus se prennent dans les gares (Terminal de autobuses), c’est toujours très bien indiqué sur les plans.

Les gares routières disposent généralement d’un comptoir pour acheter un billet et demander des précisions sur le trajet.

Ça se complique lorsque les compagnies possèdent chacune leur propre terminal... ce qui n’est pas si rare.

Entre les 2, il y a aussi des villes avec un terminal pour les bus de 1re classe et un autre pour les bus de 2de classe - ou un terminal pour les bus circulant dans la région et un autre pour les longues distances.

Les différentes classes de bus

Bus de 2de classe

Bus de 2de classe : ouvent appelé servicio ordinario. Ce sont des bus de 45-50 places, généralement sans confort particulier et souvent un peu vieux, qui s’arrêtent généralement à la demande - ce que ne font pas les bus de 1re classe (voir ci-après).

Cependant, les meilleurs ont parfois la TV, des toilettes et même l’AC !

Les bus locaux et les compagnies régionales peuvent proposer des prix plus compétitifs.

Bus de 1re classe

Bus de 1re classe : ou servicio ejecutivo. Moins de sièges, donc plus de place, et un meilleur niveau de confort, avec TV, w-c, sièges inclinables, rideaux aux fenêtres, AC et même le wifi.

Ils font moins d’arrêts et sont donc plus rapides que les 2de classe.

Plus cher, évidemment, mais pas tant que ça.

Les bus de 1ère classe sont quant à eux plus confortables, moins de sièges donc plus de place, télé, wifi, toilettes,..

Bref, pour les longs trajets ou les parcours de nuit, on vous les conseille vivement.

Bus de luxe

Bus de luxe (servicio de lujo) : le top, avec écran TV individuel, prise USB, w c hommes et w-c femmes séparés... et surtout des sièges (20-27 par bus) très larges et super inclinables.

Le grand confort !

À comparer avec les tarifs des compagnies aériennes à bas prix...

Pas la peine de prendre les bus de « luxe » qui sont vraiment très cher même si plus confortables.

Principales compagnies de bus

  • ADO (Autobuses de Oriente)
  • Autovías
  • Estrella Blanca
  • Estrella Roja
  • ETN-Turistar Lujo
  • Omnibus de México
  • Primera Plus
  • OCC

ADO (Autobuses de Oriente) : la plus grande et la plus réputée, notamment dans le sud et le centre du pays.

ETN, Primera Plus, OCC, Estrella Blanca : d’autres compagnies confortables, souvent avec Wi-Fi, clim, sièges inclinables.

Réserver et prendre le bus

À noter : certains sites internet des compagnies de bus n’acceptent pas les règlements avec une carte de paiement étrangère.

Dans ce cas, passer par une « plate-forme » de réservation qui regroupe la majorité des compagnies de bus, par exemple : miescape.com.mx.

Pour acheter votre billet, il faut se rendre sur place. Si vous êtes dans une grande ville, il suffit d’aller au terminal de bus.

Le prix du bus est très intéressant au Mexique avec des tarifs allant de 10 € à 50 € selon la distance et la classe.

Quelques recommandations pour ces bus :

  • Évitez les places derrières les chauffeurs souvent glaciales à cause de la clim et évitez celles également proches des toilettes.
  • Surveillez vos bagages en soutes lors des arrêts intermédiaires.
  • Prévoyez des vêtements plus chaud la nuit pour dormir dans ces bus.

Les bus locaux et les guajoloteros

On a oublié de mentionner les bus locaux, dits guajoloteros - de guajolote, dindon - car on y voyageait autrefois (et encore parfois aujourd’hui !) entre cages à poulets, seaux remplis de poissons, sacs de cochonnaille... ») à l’intérieur du pays.

Il faut également faire l’expérience des bus locaux, dits guajoloteros - de guajolote, dindon.

Véritable immersion dans le Mexique populaire entre des cages à poules, des sceaux de poissons et des sacs de viandes!

Les colectivos, micros, peseros, combis et camiones

Quelle différence ? Tous désignent aujourd’hui à peu près le même type de minibus ou minivan, qui dessert une ligne fixe.

En ville, ils circulent d’un quartier à l’autre, ou en périphérie, en rondes incessantes.

L’itinéraire est fixe et annoncé sur le pare-brise.

Un simple signe de la main suffit à les arrêter.

On paie généralement en montant, ou un peu avant d’arriver.

Outre les bourgades proches, les colectivos desservent aussi des grandes lignes de ville à ville.

Dans ce cas, ils ne partent que quand ils sont pleins (ou assez pleins), mais leurs fréquences sont souvent nombreuses, parfois dès avant l’aube - en revanche, ils s’arrêtent souvent vers 17h-18h.

La compétition faisant rage, les chauffeurs crient pour annoncer leur destination.

Un colectivo est plus rapide qu’un bus et de prix similaire (voire moins cher).

En revanche, il est rare qu’il conduise mieux...

Les habitants utilisent souvent les colectivos pour se rendre d’un village à l’autre, ce qui donne une manière authentique de voyager à proximité des communautés locales.

Colectivo entre Playa del Carmen et Tulum

Les colectivos dans le Yucatán et la Riviera Maya

Très répandus dans la péninsule du Yucatan, ce sont des mini vans qui parcourent la périphérie des villes sur de courts trajets.

Le moyen le plus original et le moins cher est de prendre un "collectivos".

Il s'agit de minibus 10-12 places que l'on peut prendre n'importe où sur la route.

Il sont très nombreux à circuler sur la ligne Playa Del carmen - Tulum.

Il suffit de lever le bras pour en arrêter un.

Il s'arrêtera s'il reste de la place.

Pour aller de Playa del Carmen à Tulum par exemple, vous pourrez prendre des bus locaux appelés les collectivo.

Pour les plus longues distances, il existe un très bon réseaux de bus desservant les grandes villes (Cancun, Merida, etc..) mais aussi les sites archéologiques (Coba, Chichen Itza, etc...).

Pour visiter des sites comme Chichen Itza c’est la meilleure solution.

Les colectivos, ces petits vans partagés, restent également utilisés pour rejoindre des plages, des cenotes ou des zones reculées.

Se déplacer dans les grandes villes

Pour se déplacer au Mexique dans les centres urbains, il est courant d’utiliser le métro, les bus rapides ou les taxis officiels.

Mexico City possède un métro dense qui traverse les quartiers importants et permet d’éviter les embouteillages fréquents.

Monter à bord reste simple puisqu’il suffit d’acheter une carte rechargeable aux bornes prévues.

Dans les villes côtières ou touristiques, les taxis autorisés sont repérables sur les zones dédiées, et les applis de transport facilitent la prise de contact.

Leur utilisation réduit l’attente, ce qui sécurise les déplacements d’un point à l’autre.

Marcher dans les quartiers centraux reste également une bonne option pour apprécier l’ambiance mexicaine tout en rejoignant les points d’intérêt.

Dans les centres touristiques, marcher reste la meilleure façon de découvrir les ruelles, les restaurants et les plages tout en évitant le trafic.

Les taxis au Mexique

Le taxi est un moyen de transport pratique et économique.

Il faut cependant distinguer Mexico du reste du pays.

Les tarifs et les compteurs

En dehors de la capitale, les taxis n’ont presque jamais de compteur.

On vous demandera donc souvent le double du prix !

Mieux vaut se renseigner auparavant sur les tarifs en vigueur.

Dans certaines villes, les taxis disposent d’un tarifario officiel.

À Mexico, les taxis ont un compteur, donc pas de problème... à condition que le chauffeur le mette en route.

A Mexico, les taxis en verts sont très présents et permettent de se déplacer rapidement.

Hormis à Mexico où les taxis possèdent un compteur, dans le reste du pays, le prix d’un trajet est à diviser par 2.

Votre tête de touriste, fait grimper les prix et ils n’utilisent de ce fait pas leur compteur.

Les taxis prépayés

Pour éviter les arnaques et les attaques de taxis illégaux, les terminaux des bus et les aéroports ont désormais tous une station de taxis prépayés intégrée.

On achète son billet au comptoir à l’intérieur et on paie un prix fixe selon le parcours.

Les taxis officiels à Mexico sont roses

Les taxis prépayés (à l’aéroport, aux gares routières) ou les taxis des hôtels et des grands restaurants, représentent une alternative sûre.

Et ce, à l’aller et au retour.

Quand le taxi devient intéressant

Pour certains trajets (même un peu longs), si l’on est 3 ou 4, le taxi ne revient souvent pas plus cher que le bus.

Les taxis classiques restent bien sûr aussi une possibilité.

Uber et les applications de transport

Dans les villes, le plus sûr et le moins cher, c’est de télécharger l’application Uber sur votre smartphone ou sur votre tablette ; nul besoin de posséder un abonnement et d’avois accès au réseau téléphonique, il suffit de se connecter au wifi.

Avec Uber, pas de paiement au chauffeur étant donné que tout est payé d’avance, pas de problème de communication non plus ; qui plus est, celui-ci connaît exactement votre destination puisqu’il l’a reçue à l’instant même où il a accepté votre course par le biais de l’application.

C’est aujourd’hui le moyen le plus sûr pour se déplacer dans les grandes villes mexicaines.

Les applications de transport restent une alternative stratégique, surtout dans les métropoles où la circulation demande de la vigilance.

Elles permettent d’indiquer son point d’arrivée, d’obtenir un tarif immédiat et de suivre le trajet en temps réel.

Dans la ville de Mexico, les VTC (voitures de transport avec chauffeur) sont nombreux.

Généralement, ils proposent un service de qualité et vous permettent de disposer du suivi de votre trajet.

Louer une voiture pour visiter le Mexique

Louer une voiture peut sembler pratique pour se déplacer au Mexique lorsqu’on souhaite s’éloigner des zones touristiques ou tracer sa propre route.

Chaque agence propose des véhicules adaptés aux longues distances, et les autoroutes facilitent la traversée de plusieurs États.

Il est tout à fait possible de voyager au Mexique avec son propre véhicule (voiture, van, camping-car) ou en louant une voiture.

Alors que si vous restez sur une seule région, l’utilisation de la voiture de location peut s’avérer judicieuse pour être autonome dans ses déplacements.

La location de voiture est particulièrement intéressante si vous souhaitez vous rendre sur des cenotes du Yucatan peu fréquentés comme nous avons pu le faire lors de notre séjour.

On évite ainsi les cenotes trop touristiques.

Conditions de location

Il est conseillé de louer à partir de la France, les prix étant plus intéressants qu’au Mexique.

Pour la location, sachez qu’elle n’est possible que pour les personnes âgées de plus de 21 ans.

En général, les compagnies mexicaines ne louent pas aux moins de 25 ans (parfois 22 ans) ni au plus de 75 ans.

Vous devez être âgé de plus de 21 ans et titulaire d’un permis de conduire national valide depuis plus d’un an.

À noter qu’il faut avoir au moins 21 ans et une carte de crédit (pour la caution) pour louer une voiture au Mexique.

La plupart exigent passeport, permis de conduire de plus d’un an (le permis national suffit) et carte de crédit internationale pour la caution (pas de carte de débit avec certaines compagnies).

Pour conduire au Mexique, votre permis français est suffisant.

À partir de 6 personnes, la location d’un minibus peut parfaitement être rentabilisée.

Prix, assurances et restitution

Prévoyez entre 50-70 €/jour tout compris (CDW, responsabilité civile…) pour louer une voiture au Mexique.

Nous avons voyagé en haute saison donc les tarifs étaient sûrement plus élevés.

Pour une petite voiture, il faut compter environ 600 pesos et pour une vento 900 pesos par jour.

Il convient néanmoins de vérifier les assurances, les horaires de restitution et la présence éventuelle de péages sur le trajet.

Faites-vous préciser la couverture de l’assurance (el seguro) et vérifiez soigneusement l’état du véhicule avant le départ.

Attention aux assurances à rallonge… Il faut savoir que des assurances particulières sont obligatoires au Mexique, souvent non incluses dans les tarifs que proposent les loueurs de véhicules sur leur site internet.

La facture à l’arrivée peut donc être bien différente de ce que l’on avait réservé avant le départ de France.

Il peut donc être judicieux de prévoir le rachat de franchise à la signature du contrat.

La plupart de nos cartes françaises sont des cartes de débit, vérifiez c’est noté sur le côté de la carte.

Après pour certaines catégories de voitures (Cat A ou B), nos cartes VISA ou MASTERCARD suffisent en fonction des agences.

Vérifier le véhicule avant de partir

Vérifiez toujours la présence de la roue de secours, état de la carrosserie, plein d’essence.

Les arnaques sont régulières dans les petites agences.

Vérifiez soigneusement l’état du véhicule avant le départ.

Faites bien noter chaque rayure.

Mieux : photographiez-les.

Lors de la remise de clefs du véhicule, vérifiez toujours la présence de la roue de secours, état de la carrosserie, plein d’essence.

Attention l’essence pour la plupart de ces voitures sera la Magma, et elle est très chère.

Attention aux arnaques lorsque vous mettez de l’essence.

Lorsque vous donnez du cash, dites bien à haute voix le montant du billet.

Il arrive en effet que l’opérateur de la station vous réclame de n’avoir donné qu’un billet de 100 alors que vous lui avez donné 500.

Restitution dans une autre ville

Avec certaines compagnies, il est possible de laisser sa voiture dans une autre ville que celle du départ, mais cela entraîne des frais supplémentaires.

Choisir la voiture pour se déplacer au Mexique

Mode de transport souvent délaissé des backpackers lors d’un autotour au Mexique, la location de voiture devient intéressante si le point d’arrivée est identique au point de départ.

Louer sa voiture à Mexico pour la rendre à Cancun est une très mauvaise idée.

Les frais de drop off sont exorbitants et plombent le budget.

Autant dire que ce moyen de transport est à privilégier uniquement si vous vous focalisez sur le Yucatan et Quintana Roo et si vous arrivez et repartez de Cancun.

Conduire au Mexique : règles et précautions

Conduire au Mexique n’a rien d’impossible, même si on a vu plus organisé...

Attention tout de même aux routes mexicaines, au code de la route assez spécial et à la conduite des mexicains.

La conduite des mexicains est de type "latine" : il est donc recommandé d'être prudent et vigilant sur la route.

Les topes

Le Mexique est le royaume du dos-d’âne, les topes, aussi appelés reductores de velocidad ou encore vibradores !

On en trouve un peu partout en travers des routes, souvent peu, voire pas annoncés...

Redoutable la nuit !

Destinés à faire respecter les limites de vitesse, ils achèvent surtout les suspensions !

Les trajets sont souvent longs du fait des espèces de dos d’ânes appelés “topes” qui obligent les conducteurs à franchir ces obstacles au ralenti.

Particularité Mexicaine, la présence de « topes », ce sont des dos d’ânes obligeant son passage au ralenti.

Attention aux suspensions et carrosseries.

Topes dos-dâne sur route mexicaine

Circulation et priorités

  • Attention, les feux sont placés APRÈS les carrefours, comme aux États-Unis.
  • Aux carrefours sans feu, il n'y a souvent ni stop ni priorité.
  • On passe alors un par un, dans l'ordre d'arrivée.
  • Les lignes blanches et panneaux sont peu respectés.
  • Attention aux sens interdits souvent non signalés , y aller mollo en tournant dans une rue, elle peut s’avérer à sens unique !

Attention à l'utilisation du clignotant.

En effet, si un camion ou un véhicule lent qui vous précède met son clignotant à gauche, cela peut signifier 2 choses : qu’il va tourner à gauche ou que vous pouvez le doubler.

À vous de deviner !

Stationnement

En ville, on trouve de nombreux parkings (estacionamientos), heureusement moins chers qu'en Europe.

Ils sont indiqués par un « E ».

Il vaut mieux les utiliser plutôt que de se garer dans la rue.

D’abord, on ne sait jamais très bien si c’est autorisé ou non.

Et ensuite, on n’est jamais sûr de retrouver son véhicule à cause des vols.

Dans les parkings, il faut souvent laisser sa voiture avec la clé de contact, les gardiens la déplacent selo, les besoins.

Dans ce cas, les Mexicains ne laissent aucun objet de valeur à l'intérieur.

Le plus courant est de tomber sur un gars qui s'est approprié un bout de trottoir et qu'il « loue » moyennant une propina (5 à 10 pesos).

En échange de quoi, il surveille votre véhicule.

Routes, autoroutes et grandes villes

L’état des routes et la configuration des rues dans les villes coloniales (trottoirs rehaussés) occasionnent facilement de petits dégâts à la carrosserie et au bas de caisse, sans compter les cailloux qui viennent étoiler le pare-brise de temps en temps.

Les loueurs ne laissent souvent rien passer au retour.

Abords des grandes villes : on quitte et on entre dans les grandes métropoles par une série de voies rapides à sens unique, qui parfois s’entrecroisent... un vrai casse-tête.

Les panneaux sont rares, voire inexistants et souvent placés au dernier moment.

Mexico a été elue 1re ville la plus embouteillée du monde devant Bangkok et Jakarta (Paris n’arrive qu’à la 35e place).

Quatre-voies et autoroutes (autopistas et carreteras de cuota) : Piétons sortis du néant, cyclistes chargés d’énormes ballots qui zigzaguent, chiens errants et ouvriers mal signalés sont aussi de la partie...

On en a même vu qui se sont trouvés nez à nez avec des vaches.

À 120 km/h, la rencontre peut être douloureuse.

Attention aussi aux camions.

Ici, la règle est simple : priorité au plus gros !

Conduite de nuit et contrôles

Conduite de nuit : déconseillée.

À Mexico, la pratique veut qu’on ne s’arrête ni aux feux ni aux stops - insécurité oblige.

Mais ralentissez quand même et regardez bien de tous côtés.

Les contrôles de police par des agents peu scrupuleux sont malheureusement répandus.

Ils inventeront un excès de vitesse pour soutirer de l’argent aux touristes (à payer immédiatement et en cash uniquement bien sûr).

Dans ce cas, mieux vaut garder son calme, rester courtois, puis demander à ce que l’amende soit envoyée directement à l’agence de location qui se chargera de la payer.

Et si vous voyagez de l’état de Oaxaca vers le Chiapas il y a des zones à éviter comme la route 199 de San Cristobal de las Casas à Palenque.

Le Tren Maya

Le train pour le transport de personnes est très peu développé.

Quasi inexistant comme en Argentine, le train avait quasiment disparu au Mexique, au profit du transport routier.

Mais depuis peu, le pays mise à nouveau sur le ferroviaire, notamment pour des raisons touristiques et écologiques.

Le Tren Maya : c’était le colossal projet de fin de mandat du président AMLO, dont le 1er tronçon a été inauguré fin 2023.

Ce train rapide moderne permet de connecter les États de Tabasco, du Chiapas, de Campeche, du Quintana Roo et du Yucatán, soit un tour complet de la péninsule.

Au total, la ligne compte 34 gares (souvent excentrées) courant sur plus de 1 500 km.

Il permet de rejoindre les villes les plus touristiques et les principaux sites archéologiques de la péninsule.

Le train le plus connu au Mexique est le Tren Maya.

Il a été mis en service partiellement début 2024 et permet de relier les principaux sites du Yucatan.

Son but est de pouvoir relier Cancun, Tulum, Playa del Carmen, Bacalar, Mérida, Palenque.

En 2025, certaines sections sont déjà en service comme Cancún - Campeche.

Carte du trajet du Tren Maya

Les billets sont en vente avec plus ou moins un mois d’anticipation, sur le site internet officiel et dans les gares (pièce d’identité demandée).

Différents tarifs pour les nationaux et touristes internationaux selon confort et destination.

Prévoir d’arriver 1h avant le départ du train.

À l’heure où nous bouclons ce guide, certaines stations ne sont pas encore en fonction.

L’avion pour les longues distances

L’avion permet d’éviter de longs trajets en bus et n’est parfois pas beaucoup plus cher (surtout en basse saison) grâce à la concurrence entre les différentes compagnies low cost (il faut quand même ajouter les transferts aéroport/ville).

Si vous ne souhaitez pas prendre les bus par manque de temps, de confort ou d’envie, se déplacer en avion au Mexique est possible et très répandu.

Le pays étant très vaste, l’avion représente parfois la manière la plus rapide de se déplacer au Mexique lorsqu’on prévoit de couvrir plusieurs centaines de kilomètres.

Les aéroports régionaux sont nombreux et relient quotidiennement les principales villes du nord, du centre et du sud.

Des vols courts d’1 h 30 permettent par exemple de passer du golfe du Mexique au Pacifique sans perdre une journée entière dans les transports terrestres.

Si votre budget le permet et que votre durée de séjour n’est pas très longue, c’est un bon moyen de visiter le pays.

De ce fait, nous avons pris un vol intérieur pour faire Cancun / Mexico avant de revenir en France.

La compagnie était Aéro Mexico, filiale d’Air France.

Les vols internes sont souvent moins chers lors de la réservation en étant sur place plutôt qu’à l’avance sur internet.

Les principales portes d’entrée

Pour les voyageurs français, deux aéroports permettent d’arriver au Mexique.

L’aéroport international de Mexico-Benito Juárez (MEX)

Les principales arrivées au Mexique se font via cet aéroport situé à Mexico City.

Air France a des vols directs depuis Paris-Charles de Gaulle (environ 12h de vol).

C’est un excellent point de départ pour explorer le centre et le sud du pays.

Vous pouvez également depuis cet aéroport reprendre un vol intérieur pour rejoindre le Yucatan ou une autre région du pays.

L’aéroport international de Cancún (CUN)

Plusieurs compagnies proposent des vols directs depuis la France, notamment Air France, Transavia et des charters.

Cancun c’est l’aéroport idéal pour explorer le Yucatán, Quintana Roo ou le Chiapas.

Même si la ville de Cancun est sans intérêt c’est une bonne porte d’entrée pour visiter le pays.

Exemples de stratégies pour les excursions

Pour résumer, je vous recommande de prendre les bus locaux pour les longs trajets et pour aller de ville en ville si vous avez un parcours de visites dépassant les limites du Yucatan.

Alors que si vous restez sur une seule région, l’utilisation de la voiture de location peut s’avérer judicieuse pour être autonome dans ses déplacements.

Dans notre cas, nous avons fait un mix des 2.

Lors d’un séjour dans le Yucatán ou la Riviera Maya, il est fréquent de planifier une excursion à Playa del Carmen afin de découvrir facilement des lieux emblématiques sans préparer toute l’organisation soi-même.

Les colectivos, ces petits vans partagés, restent également utilisés pour rejoindre des plages, des cenotes ou des zones reculées.

Depuis peu, un train touristique circule sur la péninsule du Yucatán et relie plusieurs sites culturels majeurs, ce qui ouvre une alternative agréable pour voyager entre Cancún, Valladolid ou Tulum.

Dans les centres touristiques, marcher reste la meilleure façon de découvrir les ruelles, les restaurants et les plages tout en évitant le trafic.

Se déplacer au Mexique devient rapidement naturel dès lors que l’on combine les transports urbains, les liaisons interrégionales et quelques habitudes locales.

Chaque zone invite à ajuster son rythme, à choisir le moyen le plus pratique et à profiter des routes, des gares ou des terminaux comme de véritables points de transition entre deux ambiances.

Conseils pratiques avant les excursions

Argent et retraits

Pour éviter les frais bancaires exorbitants lors de ses vacances au Mexique, mieux vaut partir avec une carte bancaire sans frais (Boursorama, N26, Revolut…).

Vous trouverez plein de banques ou d’ATM à Playa del Carmen.

La somme maximale que vous pourrez retirer est de 10 000 pesos, avec des frais d’environ 48 pesos par retrait (2€).

La banque la moins chère étant Santander (34 MXN par retrait, environ 1,50€), suivie de Ci Banco (58 MXN par retrait, environ 2,50€).

Petite astuce importante à connaître : répondre “non” à la question “acceptez-vous la conversion”.

Téléphone et connexion

Les deux principaux opérateurs téléphoniques au Mexique sont Telcel et Movistar.

Prendre une carte SIM prépayée sur place.

Prendre une eSIM Holafly : une solution 100% en ligne simple et rapide.

Ainsi, vous avez directement internet à votre arrivée au Mexique.

Dans les villes, le plus sûr et le moins cher, c’est de télécharger l’application Uber sur votre smartphone ou sur votre tablette ; nul besoin de posséder un abonnement et d’avois accès au réseau téléphonique, il suffit de se connecter au wifi.

Eau et ravitaillement

L’eau n’est pas potable au Mexique.

Il est également déconseillé de consommer des glaçons faits avec de l’eau du robinet ou de manger des fruits et des légumes non lavés.

Privilégiez l’eau en bouteille ou une gourde filtrante comme celle de HumaGreen.

Langue et communication

La langue principale est bien sûr l’espagnol.

Dans la péninsule du Yucatan, très touristique, beaucoup des résidents parlent anglais, même si souvent approximativement.

Cependant, dans le reste du pays, la communication en anglais peut être plus compliquée.

Si l’on ne maîtrise pas l’espagnol, pas d’inquiétude, les Mexicains se montrent en général très patients, ils essaient de comprendre et sortent même le traducteur si besoin !

Sécurité et régions

Non, il n’est pas dangereux de voyager au Mexique.

Pour certains, le Mexique est synonyme de cartels de drogue et de conflits armés.

Attention, c’est quand même le cas dans certaines régions du Mexique où il faut éviter de s’y rendre comme l’État du Tamaulipas, l’État de Guerrero ou encore l’État du Colima.

Attention cependant, certains états classés rouges sont à éviter en autocar.

Climat et saison

La meilleure période pour voyager au Mexique s’étend d’octobre à juin.

Les températures sont agréables.

La meilleure période est d’Octobre à Avril puisque c’est la fin de la saison des pluies (de mai à octobre).

Attention, cela varie bien sûr selon les régions, les altitudes.

Le Mexique est un pays immense constitué de 32 États.

Selon l’endroit où vous vous rendez, le climat, les mœurs et même le décalage horaire est différent, renseignez donc vous bien sur la région en question dans laquelle vous vous rendez.

Il y a 6 heures de décalage horaire avec la France dans l’État du Quintana Roo.

Attention si vous passez la ville de Campeche, le décalage passe à 7h, c’est donc par exemple le cas à Mexico.

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