Le Cap-Vert est un archipel d’une dizaine d’îles qui se trouvent au large du Sénégal. Ancienne colonie portugaise, ce petit pays au large du Sénégal, allie influences africaines, européennes et créoles.
Un trek au Cap-Vert, c’est un voyage au croisement des influences africaine, européenne et sud-américaine. Accompagnés d'un guide, vous effectuerez la traversée intégrale de Santo Antão, et passerez d’une côte ouest aride à des paysages orientaux verdoyants.

Comprendre les traversées au Cap-Vert
Le Cap-Vert c’est 10 îles, chacune avec son identité, mais toutes avec des paysages spectaculaires et un climat ensoleillé toute l’année.
- São Vicente : une des portes d’entrée, berceau culturel, artistique et musical.
- Santo Antão : l’île juste en face, à 1 h de traversée en ferry, et un paradis pour la randonnée.
- São Nicolau : une île discrète, traditionnelle avec une atmosphère rurale.
- Sal : la destination plage de l’archipel capverdien.
- Santiago : la plus grande de l’archipel, avec une diversité de paysages, une culture créole, des marchés traditionnels et une histoire riche.
- Fogo : l’île volcan, qui abrite l’unique volcan actif de l’archipel.
- Brava : l’île aux fleurs avec une végétation luxuriante.
En fonction des liaisons, cela sera soit en ferry soit en avion. Sur place, beaucoup nous interrogeait sur la fiabilité, le retard, les annulations pour ces connexions.
| Liaison | Transport | Caractéristiques |
|---|---|---|
| São Vicente ↔ Santo Antão | Ferry | Ferry quotidien, parfois plusieurs rotations par jour. Traversée courte, environ 1 h. Très peu d’annulations enregistrées, sauf mer vraiment agitée. |
| Sal ↔ Boa Vista | Avion | Vols courts et réguliers, liaison très touristique et bien desservie. |
| Sal ↔ Santiago | Avion | Vols intérieurs fréquents et bonne disponibilité toute l’année. |
| São Vicente ↔ Santiago | Avion | Vols réguliers mais parfois sujets à des ajustements d’horaires. |
| Santiago ↔ Fogo | Avion | Fréquences limitées, annulation possible en cas de fort vent ou de visibilité réduite. |
| Brava et Maio | Ferry ou avion | Liaisons plus compliquées et aléatoires. |
São Vicente ↔ Santo Antão : la liaison la plus fiable de tout l’archipel. C’est le combo le plus simple à intégrer dans un itinéraire, notamment pour la randonnée et le slow travel.
En résumé, pour un premier voyage ou un itinéraire familial, l’idéal est de rester sur 2 à 3 îles bien connectées et d’éviter les enchaînements trop ambitieux.
La traversée de Santo Antão, itinéraire de référence
S’il y a un incontournable à faire au Cap-Vert pour les amateurs de randonnées, c’est définitivement de faire la grande traversée de Santo Antao.
Ce trek de onze jours permet de parcourir l’île d’est en ouest tout en dormant chez l’habitant. En partant de Vila das Pombas pour aller jusqu’à Tarrafal, on passe ainsi par une très grande variété de paysages tout en découvrant la culture locale du Cap-Vert.
L’île de Santo Antao, pour sa part, se trouve au nord-ouest du pays. Si on va sur certaines îles de l’archipel pour se faire dorer au soleil, comme à Sal ou à Boa Vista par exemple, on va définitivement sur Santo Antao pour se dégourdir les jambes.
La traversée de l’île de Santo Antao représente environ 120 km de marche qui se répartissent sur onze journées d’une durée allant de 3 à 8 heures de marche.
Nous avons parcouru l'île de Santo Antão à pied et en autonomie. Une randonnée de 10 jours perdue au milieu des montagnes, un trek difficile tant par le dénivelé que la chaleur étouffante.
Les temps de marche sont donnés à titre indicatif et sont non contractuels. Les temps de randonnée peuvent évoluer en fonction de la condition physique du groupe ou encore des conditions météo.

Accéder à Santo Antão depuis São Vicente
De Lisbonne, TAP Portugal offre des vols directs pour Mindelo sur l’île de São Vicente. De là, il faudra prendre un traversier, 1 heure, pour atteindre le village de Porto Novo sur Santo Antao.
Après quelques jours passés à Mindelo et sur l’île de São Vicente, je prends le traversier au petit matin qui m’amène sur l’île de Santo Antao, 800 escudos.
Après le petit déjeuner, transfert pour le port et traversée en bateau, 1 h, pour rejoindre l'île de Santo Antão.
Depuis Porto Novo, transfert par la nouvelle route pavée menant à Tarrafal, ayant remplacé l'ancien chemin de terre qui mettait voiture et voyageurs à rude épreuve.
À Santo Antao, on vous recommande les localités de Paul, Ribeira Grande ou Ponta do Sol au nord de l’île, afin d’être bien placé pour randonner dans les différentes vallées.
De Porto Novo aux vallées de l’est
Le trek commence dans les paysages contrastés de Santo Antão, entre vallées agricoles, crêtes volcaniques et villages isolés.
Après avoir traversé en véhicule l'oasis de Madeiral, départ à pied au milieu des paysages désertiques de l'est de l'île. La pluie est rare sur cette partie de l'île et le paysage est lunaire jusqu'à ce que se découvre au détour d'un virage la petite oasis de Santa Luzia de Terra, où une résurgence d'eau douce permet à quelques arbres de survivre lovés au fond d'un vallon aux roches colorées.
Après un petit détour par ce havre de verdure, l'itinéraire rejoint la côte et longe ses différentes plages : Tôpim fréquentée par les surfers, Boca de Lapa où quelques grottes permettent de s'abriter du soleil et enfin Saragarça.
De là, au revoir la mer, bonjour le volcan, à la faveur d'une piste puis d'un peu de hors-piste, le sentier monte sur le rebord du cratère du volcan de Viana, découvrant une impeccable caldeira circulaire témoignant de l'origine volcanique de l'île.
La vallée de Paul et la montée vers Pico da Cruz
La première étape conduit dans la vallée de Paul, l’une des régions les plus luxuriantes de l’île.
En m’enfonçant dans le creux de la vallée de Paul, la réputation de vallée la plus luxuriante de l’île prend tout son sens.
En chemin, je croise de nombreux petits villages et je traverse constamment des cultures de canne à sucre qui poussent en terrasses sur ce terrain bien escarpé.
La vallée réputée la plus luxuriante du pays cultive canne à sucre, ignames, mangues, avocats, bananes et café.
Après plusieurs heures de marche, le trek se poursuit vers les hauteurs.
Pour cette deuxième journée, mon plan plutôt audacieux est d’atteindre le village de Xoxo en passant par le Pico da Cruz, 1535 mètres.
Cela représente une montée d’environ 1200 mètres suivie d’une descente tout autant vertigineuse, le tout réparti sur 8 heures de marche au gros soleil.
Après quelques heures de marche, j’atteins le sommet du Pico da Cruz à 1585 mètres, deuxième sommet de l’île.
Par temps dégagé, on peut y voir les îles de São Vicente et de São Nicolau ainsi que le Tope de Coroa, le sommet de l’île vers où je me dirige tranquillement à pied.
Après quelques instants au Pico da Cruz, je poursuis mon chemin vers l’ouest où je croise le cratère de Cova de Paul.
S’il y a un détour qui vaut la peine d’être fait, c’est d’aller voir le point de vue sur la vallée de Paul qu’on peut observer de la crête du cratère du Cova de Paul.
Vraiment l’un des plus beaux panoramas de l’île!
De Cova et Corda vers les villages de montagne
Au départ de Rabo Curto le sentier pavé s'élève en direction des crêtes boisées qui chapeautent l'île.
En zigzaguant doucement, il finit par rejoindre la forêt d'altitude de pins des Canaries, puis le cratère volcanique de Cova, à la frontière entre le versant aride et le versant vert de l'île.
Vous plongez dans le cratère, le traversez et basculez de l'autre côté dans Paul.
La journée commence à plat sur un canal d'irrigation, mais se met vite à monter, jusqu'à rejoindre le village de Corda et traverser la route du même nom, célèbre ouvrage pavé traversant l'île.
Après avoir foulé cet ouvrage historique, un sentier plonge dans Ribeira Da Torre, que vous prenez pour rejoindre une des plus spectaculaires vallées de l'île.
À la sortie de la vallée de Torre, je rejoins le village de Corda qui est complètement mort.
Je poursuis donc rapidement mon périple vers le village de Coculi qui s’avérera être une étape un peu décevante.
Ponta do Sol, Fontainhas et la côte nord
Le village de Ponta do Sol est le « camp de base » de la plupart des touristes qui visitent l’île de Santo Antao.
En effet, ceux-ci y restent habituellement quelques jours et se font déposer chaque matin en aluguer ou en taxi au sommet des différentes vallées de l’est de l’île pour descendre chacune d’elle dans la journée.
Ponta do Sol est un village de pêcheurs qui est bien charmant.
On y retrouve plusieurs petits restaurants, des bars, pour prendre une bonne Strela bien froide, et des hôtels de qualité.
L’une de mes occupations préférées de l’endroit sera d’errer dans le port qui accueille les pêcheurs qui viennent y vendre leurs prises de la journée.
Nous prenons le départ en direction de Fontainhas : C'est l'un des plus beaux villages du Cap Vert avec ses maisons colorées agrippées à l'arête d'une montagne vertigineuse.
Puis nous empruntons un impressionnant chemin taillé dans la montagne qui nous fera passer par les villages accrochés à la montagne qui répondent aux noms de Fontainhas, Formiguinhas et Corvo.
Ce spectaculaire chemin est agrippé aux montagnes vertigineuses qui se jettent dans une immense étendue d'eau azur.
Au bout de celui-ci, nous atteignons une plage de sable noir.
L'arrêt baignade s'impose pour jouer avec les vagues.
Puis nous passons par le village de pêcheurs Cruzinha avant d'atteindre Chã de Igreja, petit village perché dans la tranquille vallée.
Le meilleur moment pour voir ce village dans son aspect le plus photogénique est de septembre à novembre, soit en plein pendant la saison des « pluies ».

De Chã de Igreja à Ribeira Alta
Nous remontons un vieux chemin pavé dans une vallée encaissée jusqu'à Selada do Mocho qui nous laissera apercevoir d’un côté l’océan et de l’autre les sommets.
Ascension à Boca das Ambas das Ribeiras puis nous continuons en direction du village de Caibros blotti entre les champs de canne à sucre et remontons la vallée du même nom.
Après le passage d'un petit col, nous atteignons Chã de Pedra.
Nous partons sur une randonnée en boucle dans les vallées cultivées aux pentes escarpées, entre les terrasses de canne à sucre et cultures maraîchères.
Nous rejoignons un chemin empierré qui nous emmène jusqu'à un plateau où un superbe panorama nous attend.
La descente de la vallée d'Alto Mira, entre oasis de cultures et profond canyon que vous surplombez, vous amène à la mer.
Un chemin pavé entre mer et montagne nous conduit dans la vallée de Ribeira Alta d'où une grande montée en lacets permet de passer les derniers contreforts qui séparent ces vallées reculées des voies de communication.
Le village de Ribeira Alta m’apparaitra donc comme une oasis en plein milieu du désert de par sa verdure.
Il faut savoir que dans l'ouest de l'île, les cours d’eau déviés dans les villages permettent aux habitants d’y faire leurs cultures.
Les paysages arides de l’ouest
Très rapidement, le vert de l’est de l’île laissera sa place aux beiges, ocres et jaunes de l’ouest de l’île.
L’île devient géographiquement de plus en plus aride et désolante.
On se croirait plutôt au Cap-Jaune qu’au Cap-Vert!
Encore une journée à caractère austère.
Depuis Monte Trigo départ matinal à l'assaut des montagnes.
Depuis le petit village de Cha de Feijoal, vous rejoignez le rebord de la falaise qui délimite le plateau de Norte et qui vous ouvre un large panorama sur le reste de l'île que vous traverserez les prochains jours.
Vous vous engagez dans cette falaise à la faveur d'un sentier panoramique qui vous mène au col d'Alto Mira.
En bas de la falaise, il est temps de dire au revoir à votre guide, qui vous aura aidé à traverser la partie la plus désertique de l'île.
Vous continuez seuls.
Après avoir suivi une piste pavée sur quelques centaines de mètres, vous prenez un petit sentier qui vous fait traverser les premières oasis de culture.
Ici les sources permettent l'existence de quelques oasis au milieu des montagnes minérales.
Nous quittons Ribeira da Cruz et randonnons dans des paysages arides, sur des vieux chemins oubliés, surplombant des gorges profondes.
Nous passons par Martienne avant de remonter vers la maison de notre hôte à Casa Luciano.
Une maison perchée sur un éperon tel un nid d’aigle qui surveille le plus haut sommet de l’île : le Top de Coroa, 1979 m.
L’ascension du Tope de Coroa
La cerise sur le gâteau : l'ascension du Tope de Coroa, le plus haut sommet de l'île de Santo Antão qui culmine à 1 979 m d'altitude.
Ce volcan au cône quasi parfait se dresse au cœur d'un vaste paysage désolé.
À son pied, des champs de lave dont les bouillonnements ont été figés pour l’éternité.
Nous découvrons un paysage lunaire et moucheté de couleurs issues de la palette d’un peintre excentrique.
Nous pouvons observer des cratères volcaniques, des pentes abruptes tombant dans l’océan, la baie de Tarrafal et l'île de São Vicente qui se dessine à l'horizon par temps clair.
Sur le chemin, je ne croiserai personne.
Le sommet est le point culminant de l’île, mais le sentier qui y mène est le moins emprunté.
Je ne marcherai pas sur une route pavée, avec le chemin pour le Tope de Coroa.
Je croiserai aucune âme qui vive.
Nous contournons le plus haut sommet et traversons la zone la plus désertique, la plus isolée, la plus chaude.
Nous empruntons la plus grande descente qui nous mène vers l’océan.
Monte Trigo et la côte la plus occidentale
Le plus haut sommet de l'île se jette dans les eaux turquoise de l'océan.
Nous arrivons au village de pêcheurs de Monte Trigo pour y passer la nuit.
Le village est uniquement accessible à pied ou en bateau.
Pour cette nuit, prévoir un minimum de toilette et de rechange car vous ne retrouverez votre bagage suiveur que le lendemain soir.
NB : Vous n'aurez pas accès à votre grand sac de voyage. Prévoyez dans le petit sac à dos de la journée le minimum nécessaire et votre sac de couchage pour 1 jour.
Dernière étape de randonnée sur la côte la plus à l'ouest de Santo Antão.
Seuls au monde, entre océan, désert de roches volcaniques et plages sauvages de sable noir, une nature sauvage, à l’état brut, hostile, colorée, fascinante!
Tout comme Monte Trigo, Tarrafal vit de la pêche et on sent très bien l’ambiance relaxe qui y règne.
Tarrafal et la fin de la traversée
Pour cette dernière étape de la grande traversée de l’île, je longe la côte en ayant le sublime Tope de Coroa à ma gauche.
Je vois le village de Tarrafal se rapprocher tranquillement et je me sens de plus en plus léger à l’idée que la fin du périple approche!
Arrivé à ma pension, je dépose mon sac et je débouche aussitôt une Strela bien froide!
Tarrafal, c'est le charme d'un petit village de pêcheurs et d'une magnifique plage de sable noir à l'abri des alizés, niché entre des falaises abruptes et la mer, un village du bout du monde.
On y retrouve également une plage au sable noir, la seule plage de sable de l’île à ma connaissance.
Cette plage n’est pas vraiment comparable aux plages de la Polynésie française, de Cuba ou de la République dominicaine, mais ça fait quand même du bien!
Nous finissons notre traversée de Santo Antão par une marche dans la vallée de Tarrafal, tout à l'ouest de l'île.

Relief, volcanisme et altitudes
L'activité volcanique de ces îles s'explique par la présence d'un point chaud associé à un phénomène de houle bathymétrique, qui aurait formé les îles.
En raison de leur formation d'origine volcanique, la plupart des îles ont un relief escarpé.
Le Pico do Fogo, « Pic de feu », est le plus grand volcan actif de la région.
Point culminant du Cap-Vert, 2 829 m, il possède une caldeira en arc de cercle d'environ huit kilomètres de diamètre et de 1 600 mètres d'altitude.
Sur l'île de Santiago, se trouve un autre sommet remarquable. Il s'agit du Pico da Antónia, un ancien volcan dont l'altitude atteint 1 394 mètres.
Préparer la randonnée
Carte et applications
Un indispensable pour faire cette randonnée est de se procurer la carte de l’île de Santo Antao à 1 : 40 000 produite par AB Kartenverlag.
Nous avons utilisé une carte de Santo Antão 1:50000 très utile et fidèle aux différents sentiers possibles.
Comme un peu partout dans le monde, maps.me est un incontournable.
Par contre, j’ai particulièrement apprécié l’application Wikilock pour cette traversée. Le trajet complet s’y trouvait.
Ce n'est que le dernier jour que nous avons découvert une application assez utile : Komoot.
Cela permet de savoir exactement le nombre de kilomètres parcourus, ainsi que le dénivelé entre 2 points.
Durée, difficulté et dénivelé
Cela demande un minimum de préparatifs, mais le périple demeure tout de même accessible à tous.
Les dénivelés sont importants, mais les chemins sont très bien entretenus.
Je mettrais la difficulté de cette randonnée au même niveau que le GR20 à la Réunion.
Ce qui est le plus compliqué, c'est la chaleur.
Il faut bien gérer son eau afin de pouvoir s'hydrater en continu.
J'ai été surpris de voir les cours d'eau asséchés, il n'a pas plu depuis 1 an et demi.
Au niveau du balisage, il n'y en a quasiment pas.
Niveau 3 dynamique + avec des randonnées comprises entre 3 h et 7 h 30 avec de bons dénivelés positifs et négatifs.
Une bonne condition physique est requise car l'effort est continu pendant ce voyage.
Hébergement et autonomie
Non, il n’est pas nécessaire de traîner une tente ou de la nourriture pour ce trek.
On peut dormir chez l’habitant ou dans un hôtel toutes les nuits.
Par contre, il faut savoir que j’ai fait ce trek dans la basse saison, en juin.
Comme la plupart des villages sont petits, il se pourrait que les quelques pensions qui accueillent les touristes de passage soient pleines de septembre à novembre.
Il peut donc être sage de traîner une tente et quelques réserves de nourriture si vous êtes en haute saison.
La plupart des villages disposent de petits commerces où l’on peut acheter de quoi manger pour la randonnée, ce qui me suffisait pour la journée.
Plus on s’éloigne des villages, plus il sera difficile de trouver de l’eau et de la nourriture.
Les hébergements sont de conforts modestes mais propres et sympathiques.
Ce sont de petites structures qui facilitent les échanges avec nos hôtes.
Les sanitaires peuvent parfois être communs.
Chez l’habitant ou à l’école du village, il s’agit de nuits en bivouac sur les terrasses des maisons où un sac de couchage est nécessaire.
Les matelas sont fournis tous les soirs.
Saison de randonnée
La haute saison est de septembre à novembre, soit pendant la saison des pluies.
Il peut paraître étrange de visiter un pays en pleine saison des pluies, mais sachez qu’il pleut en moyenne 7 jours par mois pendant cette période.
Cela permet d’apprécier des paysages plus verdoyants.
De mon côté, j’y suis allé en juin, soit le moment de l’année le plus chaud.
Hébergement, repas et vie locale
Au Cap-Vert, les repas sont mis à l'honneur avec des plats typiques servis tout le long de votre voyage.
Au déjeuner, le repas sera soit pris chez l'habitant au cours de la randonnée, soit sous forme d'un pique-nique préparé par nos hôtes et le guide la veille.
Nous essayons de privilégier au maximum et dans la mesure du possible le repas avec les Cap-Verdiens afin d'accentuer les échanges avec ces derniers et de pouvoir goûter les spécialités du pays.
Le cachupa est le mets national cap-verdien.
C'est une sorte de ragoût dont les ingrédients de base sont le maïs et les haricots secs.
On peut manger partout du poisson frais pêché localement et grillé.
Dans la même idée, la soupe de poisson est un autre plat très courant, caldo peixe.
De manière générale, on a goûté à des plats simples, frais, faits maison.
Arrivé à Meio de Espanha, j’assisterai à la préparation du grogue.
Deux mules actionnent alors un moulin qui permet de presser la canne à sucre pour en extraire le précieux jus.
Après une semaine de fermentation, on distille le tout pour finalement récolter le grogue.
Le contenu en alcool du grogue à sa source est plutôt élevé, autour de 60 %.
On y boit beaucoup de ponche mel et je découvre qu’ici, on mange les mangues avec la pelure.
Transports, argent et informations pratiques
Vous pouvez choisir un vol direct low cost avec Transavia depuis Paris Orly ou certaines grandes villes de France, avec Cabo Verde Airlines depuis Paris CDG, ou alors voler avec TAP, la compagnie aérienne nationale portugaise via Lisbonne.
Il faut compter 6 h environ de vol en direct.
Il faut savoir que les vols directs ne sont pas tous les jours ni avec toutes les îles.
C’est au final les vols qui détermineront votre voyage, sa durée et les îles à visiter.
Nous avons dû pas mal fouiller en ligne pour trouver les meilleures connexions existantes et avoir un peu de flexibilité avec nos dates.
Nous avons fait le choix de ne pas louer de voiture.
Nous avons privilégié des transports locaux avec chauffeur qui nous attendait à l’aéroport, au ferry, nous déposait sur nos lieux de randos.
Il faut savoir que conduire sur certaines îles peut être un peu délicat, notamment à Santo Antao.
La monnaie locale est l’Escudo capverdien.
Les cartes bancaires sont très rarement utilisables.
Vous aurez besoin de retirer de l’argent car il n’est pas rare que les cartes de crédit internationales ne soient pas acceptées.
Nous vous recommandons d’emporter des euros en espèces et de prévoir l’appoint pour le paiement de la taxe aéroport.
Il est recommandé de boire de l'eau minérale en bouteille, facilement disponible.
Un passeport en cours de validité est obligatoire.
Même sans visa, il faut obligatoirement remplir l’EASE, pré-enregistrement en ligne, avant le départ.
Aucun vaccin obligatoire pour les voyageurs venant d’Europe.
Une assurance voyage avec couverture médicale est fortement recommandée.
Durant votre voyage, vous serez accompagné par un guide francophone.
Combiner Santo Antão avec São Vicente et Santiago
Ces dix jours ont filé à toute vitesse. Cet itinéraire à travers São Vicente, Santo Antão et Santiago mêle randonnées grandioses, nature sauvage et immersion culturelle.
Mindelo est la capitale culturelle de la lusophonie.
Mindelo se réveille pour la plus grande des fêtes populaires, le carnaval et son grand défilé de mardi gras qui embrase la ville.
Santiago est un peu un condensé des autres îles : diversité de paysages, culture créole, marchés traditionnels et histoire.
Nous sommes partis 10 jours au Cap Vert, du 31 janvier au 9 février 2026, incluant les vols.
Attention c’était un peu court sur chaque île et on recommande davantage 13 jours plein pour ce programme.
Franchement 10 jours étaient un peu juste surtout en faisant 3 îles.
Notre coup de cœur reste Santo Antão, une île de montagnes vertes qui séduit les randonneurs attirés par ses paysages et ses ribeiras, canyons ourlés de cultures en terrasses.