Les animaux des parcs naturels de Croatie

La Croatie possède une biodiversité exceptionnelle, liée à la diversité de ses paysages : forêts, montagnes, zones karstiques, rivières, plaines inondables, îles et littoral adriatique. La Croatie se caractérise par une flore unique et d'une grande biodiversité, une des plus riches d'Europe par le nombre d'espèces végétales.

La faune croate comprend toutes les espèces animales qui de manière permanente ou temporaire habitent ses régions. On trouve des espèces endémiques dans presque tous les groupes d'animaux, celles-ci étant les plus fréquentes dans les régions karstiques, les rivières du bassin versant de la mer Adriatique et sur les îles.

Les premières codifications en matière de protection de l'environnement en Croatie remontent au xiiie siècle, lorsque l'abattage des arbres fut réglementé dans les régions de Trogir, Korčula et Dubrovnik. Aujourd'hui, la loi sur la protection de la nature définit 9 catégories de protection géographiques.

Les espaces protégés croates et leurs milieux naturels

Les parcs nationaux renferment de vastes territoires, en grande partie intacts et comportant un ou plusieurs écosystèmes protégés. Les parcs naturels comportent des espaces cultivés présentant d'importantes caractéristiques écologiques, et où certaines activités économiques sont autorisées.

Sur l'ensemble des 12 parcs naturels, 7 se situent en zone montagneuse les parcs naturels du Velebit, de Dinara, du Biokovo, de la Medvednica, du Papuk, de l'Učka, ainsi que celui du Žumberak-Samobor.

Les parcs naturels insulaires de Telašćica et de l'archipel de Lastovo se distinguent, quant à eux, par une grande biodiversité à la fois terrestre et marine. Le parc du Kopački rit et celui de Lonjsko polje, situés dans une région de plaine inondable, abritent les habitats d'espèces animales rares, mais aussi des exemples typiques de l'architecture traditionnelle.

Les autres catégories de protection de la nature sont : la réserve naturelle spécifique, le parc régional, le monument naturel, le paysage significatif, le parc-forêt et le monument d'architecture paysagère.

Certaines aires protégées sont intégrées aux systèmes internationaux de protection de la nature. Outre les lacs de Plitvice, depuis 2017 sont également inscrites sur la Liste du patrimoine naturel mondial deux forêts de hêtres primaires situées sur le massif du Velebit.

Quant au massif du Velebit et au parc régional Mur-Drave (partie intégrante de la réserve de biosphère transfrontalière Mur-Drave-Danube), ils participent au réseau international des réserves de biosphère MAB (The Man and The Biosphere/L'homme et la biosphère).

De même, le parc naturel de Kopački rit et de Lonjsko polje, le delta de la Neretva, la réserve ornithologique de Crna Mlaka et le parc naturel du lac de Vrana (Vransko jezero) sont inscrits sur la liste des zones humides d'importance internationale de Ramsar.

MilieuEspaces ou régions représentatifsFaune remarquable
Montagnes et forêtsVelebit, Gorski Kotar, Plitvice, PaklenicaOurs, loups, lynx, rapaces, chauves-souris
Zones karstiques et souterrainesVelebit, Plitvice, Manita PecEspèces endémiques, reptiles, amphibiens, troglobies
Rivières et lacsPlitvice, Krka, SavaTruites, loutres, écrevisses, cincle plongeur
Plaines inondablesKopački rit, Lonjsko polje, SlavoniePygargue à queue blanche, cigogne noire, loutre, chacal doré
Îles et littoralKornati, Mljet, Telašćica, LastovoRapaces, vautours, grand dauphin, espèces insulaires
Carte des parcs naturels de Croatie

Une faune différente selon les régions de Croatie

En raison des variations climatiques qu'elles connaissent et de leur situation géographique, les régions littorales croates, qui font partie intégrante de l'espace méditerranéen, diffèrent considérablement par la composition et l'apparence de leur végétation des autres régions de plaines ou de montagne de l'intérieur du pays, appartenant, quant à elles, à l'espace eurosibérien.

Le caractère unique de la flore est tout aussi important que sa biodiversité. On trouve un grand nombre d'espèces endémiques, particulièrement sur les îles de l'Adriatique et les massifs montagneux du Biokovo et du Velebit.

Les forêts de Slavonie sont peuplées de martres, de chats sauvages, de chevreuils et de renards. Dans les régions montagneuses, on peut croiser des sangliers, des ours brun, des loups gris et même quelques lynx, notamment dans le parc national des lacs de Plitvice.

Sur la côte Adriatique, les rapaces sont nombreux : faucons pèlerins, éperviers, busards et chouettes notamment. Une colonie permanente de grands vautours griffons loge dans le parc national de Paklenica, non loin de Zadar.

Si vous partez en voyage en Slavonie, vous découvrirez de belles forêts de chênes, réputés pour leur hauteur et leur qualité extraordinaire. Même si les forêts sauvages d’autrefois ont disparu avec le développement de l’industrie du bois, elles restent encore denses et alternent avec les plaines fertiles de Slavonie, grenier à céréales de la Croatie.

Les massifs du Gorski Kotar et du Velebit sont ponctués de forêts de sapins et de hêtres ainsi que de pâturages destinés à l’élevage. Le long du littoral, les vignes, les oliviers, les lauriers, les pins et les cyprès feront le bonheur des amoureux de la Méditerranée.

Les grands mammifères des parcs croates

Ours brun, loup et lynx

La présence d’ours Ursus arctos, de loups Canis lupus, de lynx Lynx lynx et de loutres Lutra lutra, également strictement protégés et constituant au niveau mondial des espèces en voie d’extinction, confirment la qualité et l’état de conservation des habitats, des habitats forestiers pour les ours, loups et lynx et des habitats aquatiques pour la loutre.

Toutes ces espèces aiment les zones calmes et abritées qui leur assure un nombre suffisant de proies, un abri pour le repos quotidien et surtout un abri pour l’éducation des jeunes. Le lynx est particulièrement exigeant à cet égard.

Le lynx a le statut d’espèces gravement menacée (CR), figurant à l’Annexe IV de la Directive sur les habitats. La loutre, l’ours et le loup figurent à l’Annexe I (Convention de Berne) et à l’Annexe IV de la Directive sur les habitats.

L’ours brun est une espèce strictement protégée en Europe car il a pratiquement disparu de l’Europe occidentale. Il reste cependant très nombreux en Croatie et Slovénie. Cette région est presque intégralement couverte de forêts et forment un habitat naturel parfait pour cette espèce.

Le lynx est probablement l’un des animaux les plus rares vivant en Europe. Il est extrêmement difficile de l’observer. Dans les Balkans, il n’y a que très peu d’individus.

Cerfs, chevreuils, sangliers et chamois

La famille des mammifères est représentée par 53 espèces. On peut donc trouver dans le parc des chevreuils (Capreolus capreolus), des cerfs élaphes (Cervus elaphus), des chamois (Rupicapra rupicapra) et des sangliers (Sus scrofa).

Les chevaux posovacs, les vaches Slavonie-Syrmian et les cochons Turopolje, vivent en liberté dans les prairies à côté des 62 espèces de mammifères sauvages : les 3 grands herbivores, cerfs chevreuils et sangliers qui passent toute la journée dans les forêts.

La loutre, le chat forestier et le chacal doré

La Loutre, est relativement commune et le Chat forestier fréquente les prairies les moins humides. Le Loup des Balkans ne fait que de timides apparitions lors de ses erratismes de la Bosnie.

C’est surtout le Chacal doré qui occupe les lieux et en avril 2015 nous avons eu une quinzaine de contacts en dix jours de présence. Ce petit « loup » fréquente tous les types de milieux dans la région, avec une préférence pour les zones humides.

Les oiseaux des parcs naturels et des zones humides

La richesse ornithologique de Plitvice

Le parc possède une faune ornithologique riche et diverse. Jusqu’à présent, 168 espèces d’oiseaux ont été enregistrées.

En raison de la préservation de la surface des habitats forestiers (environ 76% de la surface), il existe une grande diversité et une grande richesse d’espèces associées aux habitats forestiers.

Parmi les espèces d’oiseaux, se distinguent les piverts, les hiboux, les oiseaux prédateurs et les mésanges, qui sont un indicateur de la bonne conservation et de la qualité des habitats forestiers.

Au total 9 espèces de piverts, 12 espèces de prédateurs et 8 espèces de chouettes ont été détectés. La moitié des espèces de prédateurs et des chouettes nichant dans le parc sont liées aux habitats forestiers qui représentent environ 80% de la superficie du parc.

Les espèces les plus nombreuses dans le parc sont la buse Buteo buteo, le faucon Strix uralensis, et la chouette des bois Strix aluco.

Particulièrement importantes sont les populations de faucons qui représentent environ 10 %, la chouette chevêchette Glaucidium passerinum environ 8% et la chouette de Tengmalm Aegolius funerus environ 5% de leurs populations croates respectives.

Les pelouses constituent environ 23 % de la surface du parc. Elles sont importantes pour trois espèces d’oiseaux nicheurs, le busard cendré Circus pygargus, la chouette des marécages et le râle des genêts Crex crex.

La population totale de râles des genêts dans le parc national compte environ 40 à 60 males. Des habitats particulièrement importants pour cette espèce se trouvent dans la partie sud du parc (Homoljačko et Brezovačko polje).

Espèces d’oiseaux menacées

Sur le nombre total d’oiseaux nicheurs enregistrés, 37 figurent sur la liste des espèces menacées (Règlement sur les espèces strictement protégées, JO 144/2013).

Dans la catégorie des espèces gravement menacées (CR) figure une espèce - la bondrée apivore Pernis apivorus- un des oiseaux nicheurs les moins nombreux et les plus rares du parc.

Dans la catégorie des espèces vulnérables (VU), figurent 6 espèces - la chevêchette Glaucidium passerinum, le râle des genêts Crex crex, la cigogne noire Ciconia nigra, le faucon pèlerin Falco peregrinus, le chevalier guignette Actitis hypoleucos, le pigeon colombin Columba oenas.

Dans la catégorie des espèces menacées (EN) figurent 2 espèces - le busard cendré Circus de pygargus et la marouette ponctuée Porzana porzana.

Dans la catégorie des NT - figurent le hibou Bubo Bubo, le faucon Strix uralensis, la chouette de Tengmalm Aegolius funereus, le martin-pêcheur Alcedo atthis, le pivert tridactyle Picoides tridactylus, l’hypolaïs ictérine Hippolais icterina, le pouillot véloce Phylloscopus trochilus, le faucon hobereau Falco subbuteo.

Le parc est régulièrement ou ponctuellement habité par 17 espèces figurant à l’Annexe I de la Directive sur les oiseaux.

Les oiseaux de Slavonie et de la Sava

En Croatie, coule une grande rivière qui prend sa source dans les Alpes Juliennes en Slovénie, en amont du lac de Bohinsko et au-dessus de la grande cascade de Savica, c’est la SAVA. La Sava sert de frontière entre la Croatie et la Bosnie Herzégovine.

Cette partie d’Europe est peu connue des francophones et ce sont surtout des naturalistes anglo-saxons qui fréquentent ce lieu d’exception où nichent 185 espèces d’oiseaux, dont l’Aigle impérial et 57 couples d’aigles pomarin.

Le Pygargue à queue blanche est le plus grand rapace de Croatie. Il niche dans la forêt et nous l’observons régulièrement sur son aire avec les aiglons.

Avec son envergure de 2 mètres et demi, il est facilement visible dans toutes nos sorties. Ses serres sont redoutables et elles lui permettent de capturer tout un éventail de proies.

18% de la population croate de pygargues niche dans la Slavonie croate. La stabilité des couples nicheurs est un indicateur de la préservation des ripisylves et des forêts de plaine de la Sava centrale.

Les oiseaux représentent le groupe de vertébrés le plus nombreux, avec 254 espèces recensées en date. On trouve donc 112 espèces d’oiseaux nicheurs dans la région étendue du Parc, 24 d’entre elles ont des colonies habitant les rochers et les falaises de Velika Paklenica et Mala Paklenica.

Les espèces en danger telles que l'Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) et l’Autour des palombes (Accipiter gentilis) sont une ressource inestimable du Parc.

Les zones forestières sont peuplées de Picidae, dont le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos) et le Pic mar (Dendrocopos medius) sont des espèces rares.

Vautours et grands rapaces

On reconnaît le vautour fauve grâce notamment à sa tête blanche. Ses 2 plus grands cousins, le vautour moine et le gypaète barbu, ont déjà disparu de cette région il y a quelques dizaines d’années.

Il y a 100 ans, ils étaient présents un peu partout en Croatie. Aujourd’hui, ils ne sont plus qu’une centaine de couples qui nichent sur 5 îles croates : Crès, Prvic, Krk, Plavnik et Rab.

Jusqu’à la fin de l’année 1999, il était possible de voir trois couples de Vautour fauve (Gyps fulvus).

Animaux sauvages dans les parcs croates

Les animaux de Plitvice : un parc exceptionnel

Le monde animal du Parc national de Plitvice est diversifié et riche du fait de la diversité et l’état de conservation des habitats. La biodiversité de la faune n’a pas été entièrement explorée.

S’agissant des vertébrés, 259 espèces ont été relativement bien étudiées, à l’exception des petits mammifères (sauf les chauves-souris), alors que la faune des invertébrés, bien que beaucoup plus nombreuse, a fait l’objet de recherches moins importantes.

Papillons et autres insectes

Parmi les insectes, se distingue un groupe de papillons composés de 321 espèces identifiées jusqu’à présent (80 espèces de papillons de jour et 245 espèces de papillons de nuit).

Trois espèces intéressantes de la famille des azurés se distinguent tout particulièrement: l’azuré des mouillères Phengaris alcon alcon, le grand azuré Phengaris arioniet l’azuré des montagnes Phengaris alcon rebeli.

L’azuré des mouillères Phengaris alcon alcon est une espèce gravement menacée (CR) de papillons qui dans le parc affiche la plus grande densité, celui-ci constituant une des zones croates les plus adaptées et les mieux conservées pour ces espèces de papillons globalement menacés.

Parmi les espèces menacées, se distinguent par sa beauté le Grand porte-queue Papilio machaon, le diane Zerynthia polyxena, le semi-apollon Parnassius mnemosyne (Convention de Berne I Annexe IV de la Directive sur les habitats et les espèces) et le damier de la succise Euphydryas aurinia.

Le Damier de la succise et l’écaille chinée Euplagia quadripunctaria.

Il y a relativement peu de données sur les invertébrés du Parc. La plupart des espèces d’invertébrés connues appartiennent aux catégories privilégiées par les visiteurs, comme les papillons.

Bien que la famille des papillons diurnes ait été étudiée, celle des papillons de nuit, elle, reste peu connue.

Plus de 100 espèces de papillons diurnes ont été enregistrées dans le Parc, la famille la plus représentée est celle des Lycénidés (Lycaenidae).

Les papillons ayant la plus grande envergure sont le Flambé (Iphiclides podalirius) et le Machaon (Papilio machaon).

Trichoptères et libellules

Un groupe d’insectes particulièrement intéressant sont les trichoptères ave 89 espèces enregistrées jusqu’à présent, dont une espèce endémique, le Drusus croaticus et une sous-espèce endémique, le Ryacophila dorsalis plitvicensis.

Les libellules sont à l’instar des trichoptères, un groupe spécifique et intéressant d’insectes en raison de leur cycle de vie reliant les écosystèmes terrestres et aquatiques, les bioindicateurs d’écosystèmes aquatiques revêtent en outre une grande importance.

Ils n’ont pas été systématiquement étudiés ou entièrement répertoriés.

Parmi les espèces menacées pour le moment identifiées (8) se distingue l’Aeschne grande Aeshna grandis dans la catégorie (EN). L’agrion orné Coenagrion ornatum est une espèce Natura du parc.

En raison de leurs caractéristiques écologiques, les trichomes constituent un groupe intéressant d’insectes. Ils peuvent faire office d’indicateurs de la qualité de l’habitat.

Écrevisses et poissons

Parmi les invertébrés, qui peuplent principalement les écosystèmes aquatiques, et qui revêtent une importance primordiale, se distinguent deux espèces menacées et strictement protégées d’écrevisses à dix pattes (décapodiques), l’écrevisse des rivières Astacus astacus et l’écrevisse de ruisseaux Austropotamobius torrentium.

Il existe une grande variété de vertébrés. Les lacs et leurs affluents constituent des eaux typiques de truites.

La structure ichtyofaune a été modifiée en raison des opérations de repeuplement au cours du passé, des apports involontaires, du changement du niveau trophique ou de tout autre facteur (changement climatique, etc.).

La truite de ruisseaux Salmo trutta.

Amphibiens et reptiles

Les amphibiens et les reptiles sont représentés par 14 espèces.

Sur les 14 espèces d’amphibiens, 6 figurent à l’Annexe II de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne) - BE2 et à l’Annexe IV de la Directive 92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages - DS4.

La découverte de l’espèce de salamandre noire Salamandra atra et du triton crêté italien Triturus carnifex, une espèce typique des Alpes et des massif dinariques occidentaux, est particulièrement intéressante.

Malheureusement, la présence d’espèces allochtones Pelophylax kurtmulleri originaires d’Albanie et de Grèce a été confirmée.

Comme les amphibiens, les reptiles sont représentés par 14 espèces intéressantes et importantes dans la région du parc.

Parmi eux, 9 espèces figurent à l’Annexe II de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne) - BE2 et à l’Annexe IV de la Directive 92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages - DS4, une espèce est visée à l’Annexe IV de la Directive 92/43/CEE concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages - DS4 et une espèce est considérée comme menacée (DD principe de précaution).

Parmi les lézards, la présence du lézard vivipare Zootoca vivipara est particulièrement intéressante.

Le lézard vivipare est ovovivipare dans la plupart des régions qu’il habite (naissance de jeunes vivants), et ovipares à l’extrême sud (ponte d’œufs).

Le lézard du Velebit Iberolacerta horvathi a également été identifié dans la zone du parc.

Dans la zone du parc, deux des trois espèces croates de vipère Vipera ammodytes.

Oiseaux liés à l’eau et aux forêts

Indicateur de la qualité des habitats aquatiques et de la pureté des eaux (oligotrophique), le cincle plongeur Cinclus cinslus, souvent observé ou entendu le long des lacs et des cours d’eau, est particulièrement intéressante.

Les habitats rocheux des lacs inférieurs sont également le lieu privilégié de nidification de l’espèce natura du faucon gris Falco peregrinus et des chouettes Bubo bubo.

Chauves-souris et carnivores

Plus de 50 espèces de mammifères ont été signalées dans le parc.

Toutes les espèces de chauves-souris du parc sont régies par la Directive concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (Directive 92/43/CEE du Conseil) et l’Annexe II de la Convention sur la protection de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe (Convention de Berne) et sont des espèces protégées en Croatie.

La barbastelle d’Europe (Barbotella barbastellus), le minioptère de Schreibers Miniopterus schreibersi, le murin de Capaccini Myotis capaccinii.

24 espèces de chauves-souris ont été recensées dans le parc.

La présence d’ours Ursus arctos, de loups Canis lupus, de lynx Lynx lynx et de loutres Lutra lutra confirme la qualité et l’état de conservation des habitats.

Les milieux karstiques et les animaux souterrains

Les conditions de vie extrêmes des habitats souterrains font que la plupart des espèces n’y séjournent pas. Cependant, un petit nombre d’entre elles s’y sont parfaitement adaptées.

Il n’y a pas d’organisme autotrophique dans les sous-sols, de ce fait, la chaîne alimentaire est réduite et dans les grottes aucun animal ne se nourrit de plantes.

La substance organique nécessaire au développement de la vie est pulvérisée depuis la surface ou bien transportée par les eaux et ruisseaux souterrains.

Les animaux passant toute leur vie dans les sous-sols sont qualifiés de troglodytes. Ils ont évolués de façon à s’adapter à l’absence de lumière, leur peau n’est pas pigmentée et ils n’ont pas d’yeux.

On distingue deux types d’habitats pour la vie souterraine - le sol et l’eau. En plus de petits lacs et de cours d’eau permanents ou ponctuels, cet habitat inclut une fine couche d’eau goutant sur la roche calcaire ou suintant des murs des grottes.

La plupart des animaux de petite taille se trouvent dans de fines pellicules d’eau sur le sol ou bien dans les dépôts de résidus organiques.

Les espèces endémiques de crabe les plus communes dans Manita Pec sont le Proasellus coxalis lucifugus et le Bogidiella sketi.

L’espèce la plus intéressante dans le groupe des pseudoscroprion est l‘endémique Chthonius radjai.

Parmi les insectes trouvés dans la grotte on compte le Typhlotrechus bilimeki Likanensis et le Leptodirus hochenwarti velebiticus.

Deux autres espèces de Typhlotrechus ont été trouvées : le Redensekia likana likana et le Spelaeodromus Pluto.

Sniježnica de l’autre cote de Babin vrh, est l’habitat de l’espèce commune mais toute aussi curieuse Astagobius angustatus vukusici.

Certaines espèces habitant les caves font des apparitions en surface, notamment pendant la nuit, elles sont appelées troglophiles.

La raison de ces excursions nocturnes est la recherche de nourriture.

Les chauves-souris appartiennent aussi à ce groupe car elles se reposent et nourrissent leur progéniture dans la grotte mais partent en quête de nourriture en dehors de la grotte.

Faune souterraine des grottes karstiques

Les animaux de Paklenica

Les oiseaux représentent le groupe de vertébrés le plus nombreux, avec 254 espèces recensées en date.

On trouve donc 112 espèces d’oiseaux nicheurs dans la région étendue du Parc, 24 d’entre elles ont des colonies habitant les rochers et les falaises de Velika Paklenica et Mala Paklenica.

Les espèces en danger telles que l'Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), le Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus) et l’Autour des palombes (Accipiter gentilis) sont une ressource inestimable du Parc.

Les zones forestières sont peuplées de Picidae, dont le Pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos) et le Pic mar (Dendrocopos medius) sont des espèces rares.

La famille des mammifères est représentée par 53 espèces. On peut donc trouver dans le parc des chevreuils (Capreolus capreolus), des cerfs élaphes (Cervus elaphus), des chamois (Rupicapra rupicapra) et des sangliers (Sus scrofa).

Le Parc naturel de Sjeverni Velebit est la plus grande zone protégée de Croatie.

Le parc naturel fait partie du réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO.

Une grande partie du parc est composée de roches sédimentaires, de calcaire et de dolomies.

Pour cette raison, il y a un nombre important de grottes dans la partie sud du parc naturel de Velebit.

Le Parc naturel de Sjeverni Velebit est une zone de montagne particulièrement intéressante pour les espèces adaptées aux reliefs calcaires, aux forêts et aux habitats souterrains.

Les zones humides de Kopački rit, Lonjsko polje et la Sava

Le parc du Kopački rit et celui de Lonjsko polje, situés dans une région de plaine inondable, abritent les habitats d'espèces animales rares, mais aussi des exemples typiques de l'architecture traditionnelle.

Cette partie d’Europe est peu connue des francophones et ce sont surtout des naturalistes anglo-saxons qui fréquentent ce lieu d’exception où nichent 185 espèces d’oiseaux, dont l’Aigle impérial et 57 couples d’aigles pomarin.

Les chevaux posovacs, les vaches Slavonie-Syrmian et les cochons Turopolje, vivent en liberté dans les prairies à côté des 62 espèces de mammifères sauvages.

Les 3 grands herbivores, cerfs chevreuils et sangliers passent toute la journée dans les forêts.

La Loutre, est relativement commune et le Chat forestier fréquente les prairies les moins humides.

Le Loup des Balkans ne fait que de timides apparitions lors de ses erratismes de la Bosnie.

C’est surtout le Chacal doré qui occupe les lieux, avec une préférence pour les zones humides.

Le Pygargue à queue blanche est le plus grand rapace de Croatie.

Il niche dans la forêt et nous l’observons régulièrement sur son aire avec les aiglons.

La stabilité des couples nicheurs est un indicateur de la préservation des ripisylves et des forêts de plaine de la Sava centrale.

Les reptiles, amphibiens et poissons des milieux croates

Les rivières karstiques du bassin adriatique abritent 88 espèces de poissons, dont 44 sont endémiques.

Plus de 50 % des espèces de reptiles sont endémiques.

31 espèces d'amphibiens et de reptiles y ont été répertoriées, dont 11 espèces de serpents.

Les plus communs dans le parc sont le serpent balkanique non toxique (Hierophus gemonensis), le serpent léopard (Zamenis situla), le serpent Esculape (Zamenis longissimus).

Le grand dauphin est la principale espèce de cétacé que l’on trouve en adriatique.

Les parcs naturels insulaires de Telašćica et de l’archipel de Lastovo se distinguent par une grande biodiversité à la fois terrestre et marine.

Les parcs naturels insulaires et la faune marine

Les îles Kornati

Le Parc naturel des îles Kornati est un spectacle naturel et paysager unique en Méditerranée.

Il est situé au large de la Dalmatie et constitue l’archipel qui compte le plus d’îles en Méditerranée.

La zone est un parc naturel depuis 1980.

L’île de Kornat occupe à elle seule les deux tiers du parc et est presque complètement abandonnée.

Le parc est tranquille, ordonné, propre et presque inhabité.

L’air est parfumé d’essences et de fleurs.

Un paradis à explorer, pour ceux qui aiment la mer, la nature et le silence.

Pour atteindre les îles, vous pouvez utiliser des bateaux privés ou des bateaux d’excursion qui partent de Zadar, Sibenik, Murter ou Biograd.

Le parc naturel de Mljet

L’île de Mljet est la plus méridionale des grandes îles de Croatie.

L’intérieur du parc présente aussi deux baies magnifiques, Veliko et Malo Jezero.

Au centre de la baie de Veliko se trouve l’îlot Sainte-Marie, sur lequel se situe le monastère bénédictin du même nom qui remonte au XIIe siècle.

L’île est presque entièrement couverte de forêts de pins d’Alep et chênes verts.

Au milieu de cette végétation dense et luxuriante, il est possible de tomber sur une «slatina», c’est-à-dire une source d’eau douce riche en anguilles.

Grâce à sa nature intacte, le parc de Mljet présente une faune très riche.

Vous pouvez accéder au parc en bateau ou à pied depuis les villages de Polače et Pomena, qui sont reliés à Malo et Veliko Jezero par des sentiers pédestres.

Le grand dauphin est la principale espèce de cétacé que l’on trouve en adriatique. Blue World propose des excursions en mer pour les observer en prônant un comportement responsable.

Observer les animaux dans les parcs naturels

Notre séjour est tourné vers le naturalisme de terrain, avec des affûts et des sorties pour observer l’ensemble de la Faune du Parc.

La pratique des affûts demande une cohésion du groupe dans les miradors d’observation et dans les affûts ouverts pour les mammifères.

Ceux qui ont l’habitude de privilégier la marche devront faire un effort pour l’immobilité, le silence et la patience.

Les sorties naturalistes permettent de bien prospecter le milieu, à la découverte de tous les rapaces et des indices de présence des carnivores.

La Croatie compte 11 parcs naturels. Dans ces parcs naturels protégés, la présence humaine est tolérée.

À visiter donc avec précaution en prenant garde à laisser la plus faible empreinte de son passage derrière soi (ne pas s’écarter des sentiers et parcours indiqués lors des promenades ou des excursions).

Certains sont touristiques et bien organisés (transferts en bus, parkings, itinéraires et trajets bien connus) alors que d’autres sont beaucoup plus sauvages et moins bien balisés.

  • Ne pas s’écarter des sentiers et parcours indiqués.
  • Privilégier l’immobilité, le silence et la patience lors des affûts.
  • Respecter les zones calmes et abritées utilisées par les animaux.
  • Éviter de perturber les habitats forestiers, aquatiques, rocheux et souterrains.
  • Choisir, lorsque cela est possible, des déplacements et un hébergement limitant l’empreinte environnementale.

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