La France occupe une place conséquente dans le ciel européen et mondial, portée par le 2e aéroport d’Europe, Roissy Charles de Gaule, et un réseau dense d’aéroports qui tissent des liens entre régions, pays européens et territoires d’outre-mer.
Les recherches “aéroport France” ou “tous les aéroports de France” couvrent souvent la métropole et les territoires français d’Outre-mer. Pour découvrir une vieille ville de province, l’aéroport régional constitue souvent une porte d’entrée pratique vers un centre historique, un quartier ancien, un port méditerranéen ou un patrimoine architectural remarquable.
Pourquoi choisir un aéroport régional pour visiter une vieille ville française ?
Pour l’Europe et la Méditerranée, les aéroports régionaux peuvent proposer des vols directs plus pratiques.
Comparez la distance depuis votre ville, le temps d’accès au terminal, les parkings, les compagnies présentes, les vols directs, les horaires, les correspondances et les coûts annexes.
Mesurez le trajet complet jusqu’au terminal : voiture, train, RER, tram, navette, bus, taxi, stationnement et marge de sécurité.
Un aérodrome est le terme administratif large pour une plateforme aéronautique. Un aéroport désigne généralement une plateforme accueillant des passagers, du fret, des services d’aérogare ou des vols commerciaux.
Les principaux aéroports français proches de villes historiques
Nice Côte d’Azur : la vieille ville entre mer et collines
Fondé pour accompagner l’essor touristique de la Côte d’Azur, l’aéroport de Nice est aujourd’hui la deuxième plateforme française après la région parisienne.
Sa position géographique privilégiée nourrit un trafic dense vers l’Europe, le bassin méditerranéen, le Moyen-Orient et l’Amérique du Nord.
Avec près de 15 millions de voyageurs annuels (2024), Nice relie les Plus grands aéroports mondiaux, stimulant le développement économique de la région.

Entre mer et collines, Nice se parcourt d’abord sur la Promenade des Anglais, 7 km face à la Baie des Anges, entre plages de galets, chaises bleues et palaces.
Perdez-vous dans les ruelles du Vieux-Nice, autour du Cours Saleya et de son marché, puis visitez la cathédrale Sainte-Réparate.
Grimpez à la Colline du Château pour le panorama sur la ville, le port et le littoral.
Côté musées, faites halte au musée Matisse et au musée national Marc Chagall.
Flânez aussi dans le quartier du Port Lympia et goûtez une socca, une salade niçoise ou des vins de Bellet.
Marseille-Provence : le Vieux-Port et le quartier du Panier
Né de la vocation portuaire de Marseille, l’aéroport de Marignane évolue au gré de modernisations successives.
Il s’affirme désormais comme un pôle d’échanges européens, méditerranéens et africains, et dessert plusieurs destinations d’outre-mer, avec une fréquentation dépassant 11 millions de voyageurs par an en 2024.
Découvrez Marseille.
Baignez-vous sur les plages ensoleillées des Catalans ou du Prado.
Visitez la Basilique Notre-Dame de la Garde et admirez la vue imprenable sur la ville et la mer.
Promenez-vous sur le Vieux-Port et dans le quartier coloré du Panier.
Terminez votre journée en savourant une bonne bouillabaisse en bord de mer.

Toulouse-Blagnac : la Ville rose et l’histoire aéronautique
Toulouse-Blagnac, aux portes de la Ville rose, est un symbole de l’industrie aéronautique française.
Ce site, siège historique d’Airbus, est à la fois plateforme de transport de passagers (près de 8 millions de passagers annuels) et de fret aérien.
Son réseau s’étend vers l’Europe, l’Afrique du Nord, le Canada et quelques destinations outre-mer.
La vieille ville de Toulouse offre une découverte urbaine complémentaire à l’identité aéronautique de la plateforme régionale.
Montpellier Méditerranée : une porte d’entrée vers le centre historique
Desservant l’une des métropoles les plus dynamiques du sud, Montpellier Méditerranée bénéficie d’un trafic en légère hausse avec 1,8 millions de passagers en 2024, alimenté par la vitalité touristique du Languedoc et des liaisons régulières avec la France, l’Europe méridionale et le Maghreb.
Son implantation permet de rejoindre une ville ancienne, des quartiers historiques et les paysages méditerranéens du Languedoc.
Perpignan-Rivesaltes : patrimoine catalan et Méditerranée
Aéroport historique de l’aéropostale et le plus au sud de la Méditerranée en France, Perpignan-Rivesaltes connaît une croissance importante, avec le cap des 500 000 passagers en 2024.
La plateforme constitue un point d’accès vers Perpignan, son patrimoine catalan et les destinations du littoral méditerranéen.
Bordeaux-Mérignac : rejoindre le centre historique de Bordeaux
L’aéroport de Bordeaux en région Nouvelle-Aquitaine voit croître année après année son trafic se stabiliser avec 6,6 millions de passagers en 2024.
Il relie l’Atlantique au reste du pays et à des centres économiques européens majeurs.
Bordeaux associe un centre historique remarquable, des quais aménagés et une forte identité urbaine et viticole.
Nantes-Atlantique : une grande porte d’entrée du Grand Ouest
Plus au nord dans la région des Pays de la Loire, Nantes-Atlantique dépasse les 7 millions de voyageurs et s’impose comme le pôle régional du Grand Ouest, avec des liaisons vers l’Europe, le Canada et plusieurs vols saisonniers vers l’outre-mer.
Les vols depuis l’aéroport Nantes-Atlantique ✈
L’aéroport donne accès à Nantes, à son patrimoine ancien et aux différents quartiers historiques de la métropole.
Lille-Lesquin : une ville historique à la frontière européenne
Lille, à la frontière franco-belge, joue un rôle régional et européen stratégique.
Les vols depuis l’aéroport Lille-Lesquin ✈
La ville constitue une destination adaptée aux voyageurs recherchant une architecture ancienne, des places historiques et une atmosphère marquée par les influences flamandes.
Strasbourg : patrimoine rhénan et ouverture européenne
Strasbourg, Metz, Nancy ou Dole complètent une desserte internationale et domestique, tournée vers le Rhin, l’Europe centrale, le Maghreb et occasionnellement l’outre-mer.
Les vols depuis les aéroports de :
- Strasbourg ✈
- Metz-Nancy Lorraine ✈
- Dole-Jura ✈
Strasbourg associe un centre historique, une identité rhénane et une situation européenne qui renforce l’intérêt de son aéroport régional.
EuroAirport Bâle-Mulhouse : une plateforme trinationale
L’EuroAirport Bâle-Mulhouse, situé à Saint-Louis dans le département du Haut-Rhin, se démarque par son statut binational et sa desserte de l’Est de la France, de la Suisse et de l’Allemagne voisine, pour un total de près de 9 millions de passagers en 2024.
Cette plateforme permet d’explorer les villes historiques de l’espace rhénan et les centres urbains situés de part et d’autre des frontières.
Ajaccio, Bastia, Calvi et Figari : les vieilles villes de Corse
Outre les liaisons ferry vers la Corse, l’Île de la Méditerranée dispose de 4 aéroports internationaux du nord au sud du territoire.
Les principaux aéroports sont ceux de Bastia et Ajaccio, complétés par ceux de Figari et Calvi, aux rotations plus saisonnières.
Bien que les liaisons soient principalement depuis la France, des vols directs existants depuis l’Italie, la suisse, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, le Luxembours et la Suisse notamment.
Les vols depuis et vers les aéroports de :
- Ajaccio Napoléon-Bonaparte ✈
- Bastia Poretta ✈
- Calvi Saint-Catherine ✈
- Figari Sud-Corse ✈
Ajaccio et les îles sanguinaires en Corse
Les aéroports corses facilitent l’accès à des villes anciennes, des ports historiques et des villages méditerranéens, avec une offre qui varie selon les saisons.
Le Bourget : d’un aéroport historique à l’aviation d’affaires
L’aéroport du Bourget, premier aéroport commercial de France, lieu mythique de l’aviation, a célébré ses 100 ans en 2019.
Un siècle que le lieu est occupé par une activité aéroportuaire.
Pourtant, dès sa création son existence a été remise en cause.
Aéroport de Paris, Aéroport pour Paris, son maintien provient de ce rapport « d’utilité » qu’il entretient avec la capitale.
Equipement du Grand Paris, l’aéroport du Bourget en est aussi un instrument.
Les répercussions sont pour certaines visibles: la physionomie du territoire, sa sociologie, son économie, son identité.
Premier aéroport commercial de l’agglomération parisienne ouvert en 1919, Paris-Le Bourget a évolué au fil des décennies.
Depuis la montée en puissance d’Orly puis de Roissy, il opère aujourd’hui comme première plateforme européenne de l’aviation d’affaires, tout en accueillant le prestigieux Salon du Bourget, vitrine mondiale de l’aéronautique.

La création du camp d’aviation
Créer en 1914 pour protéger Paris des attaques aériennes allemandes, le camp d’aviation du Bourget se trouve dès son origine dans un rapport de dépendance vis-à-vis de la capitale.
En quatre ans, plus de 220 ha de terres sont réquisitionnés, puis expropriés définitivement, soulevant les contestations des élus locaux.
Dugny est la plus concernée, la ville étant amputée de 200 ha et coupée en deux.
Le port aérien de Paris après 1919
En 1919, la paix revenue, le service de navigation aérienne en charge de la mise en œuvre d’un réseau d’aviation marchande à l’échelle nationale retient le site du Bouget-Dugny pour recevoir le futur port aérien de Paris.
La bonne desserte par la route et l’absence de coût d’acquisition semblent avoir été décisifs dans le choix de cette installation « civile » qui se partage toutefois l’espace avec une base militaire.
Pour faire face à l’augmentation rapide du nombre de voyageurs, un vaste projet de modernisation du port aérien est initié en 1920 par le ministère des travaux Publics.
Inaugurées en 1922, les installations sont critiquées dès l’origine pour leur démesure avant d’être conspuées quelques années plus tard pour leur étroitesse.
Les débats sur le maintien de l’aéroport
La réalité des chiffres alimente les débats existants depuis 1919 sur la pertinence d’installer le port aérien de Paris sur le territoire du Bourget-Dugny.
Ils opposent ses défenseurs aux tenants d’un transfert complet de l’installation jugée trop exiguë, mal desservie, incompatible avec une présence militaire et implantée dans un environnement peu qualifiant pour les voyageurs arrivant par les airs.
La création du ministère de l’Air en 1928, administration commune à l’aviation commerciale et militaire, exacerbe encore les tensions.
Les divers travaux de planification ou grands projets sur la région parisienne rendent comptent de ces questionnements.
Dans son plan d’aménagement et d’extension de Paris de 1919, Léon Jaussely propose de débarrasser l’aéroport du Bourget de la présence militaire et de déplacer l’équipement plus à l’est[3].
Pierre Cot, ministre de l’Air, met un terme à ces controverses en 1933 en entérinant le maintien du port aérien et de la base militaire au Bourget, et annonce sa modernisation par la construction d’une nouvelle aérogare.
La présence de l’aéroport est confirmée dans le PARP de 1934 qui intègre également sa liaison avec Paris par voie autoroutière, la future A1[5].
Les conséquences pour Dugny et Le Bourget
La progressive affirmation du site du Bourget comme port aérien de Paris et base aérienne militaire se répercute inévitablement sur le territoire.
Les édiles locaux se sentent toutefois écartés des instances de décisions et perçoivent ce développement comme une contrainte.
L’extension de l’aéroport qui atteint désormais les 260 ha occupe les 2/3 du territoire de Dugny.
L’occupation militaire qui se concentre sur cette ville s’accompagne de nouvelles expropriations pour l’aménagent d’une caserne et la construction d’une cité-jardin pour officiers.
Une appropriation que contestera en permanence la commune, tout comme l’exonération d’impôt foncier dont bénéficie l’aéroport, mais sans succès.
A l’inverse, la ville du Bourget moins impactée par l’étendue de la plateforme soutient son essor pour ce qu’il participe au dynamisme commercial.
Engagées depuis la fin des années 1920 dans l’élaboration de leur plan d’aménagement, les villes se préoccupent de fournir les équipements nécessaires à cette population croissante composée des populations civiles et militaires liées à l’aéroport mais surtout des salariés des entrepirses du secteur[6].
Là encore l’installation aéroportuaire a limité les terrains disponibles et empêché l’aménagement de certaines liaisons communales laissant des quartiers entiers isolés.
Restreintes dans leur extension spatiale, les communes le sont également dans leur extension verticale à partir de 1935 et l’instauration des servitudes aéroportuaires visant à limiter la hauteur des constructions aux abords des aérodromes.
La Seconde Guerre mondiale et la reconstruction
La Seconde guerre mondiale et la période de l’occupation allemande ne peut être considérée comme une parenthèse historique sans conséquence pour l’aéroport du Bourget et son territoire.
Au contraire, saisissant sa dimension à la fois symbolique et stratégique, les forces occupantes utilisent le site comme caserne pour hauts gradés et base principale de la Luftwaffe dont nombre d’avions partiront pour la bataille d’Angleterre.
S’affranchissant de toute contraintes, les autorités allemandes concrétisent l’extension et la modernisation des installations telle que le réclamaient certains détracteurs dix ans auparavant.
Cibles d’importants bombardements alliés en 1943 et 1944, le site est lourdement endommagé tandis que le territoire de Dugny se trouve quasiment anéanti et 10% de sa population portée disparue.
L’activité militaire du Bourget reprend dès la Libération et s’étend avec la création de la Base aérienne 104.
La vocation commerciale de la plateforme un temps remise en cause est finalement actée par son nouveau gestionnaire l’Aéroport de Paris (AdP), établissement public créé en 1945 et placé sous tutelle du ministère des Travaux publics et des transports.
Des travaux de reconstruction et de modernisation sont entrepris permettant de répondre à un accroissement du trafic voyageur qui passe entre 1946 et 1953 de près de 300 000 à 600 000 passagers.
Orly, Roissy et l’avenir incertain du Bourget
AdP, à qui l’on a confié la mission de développer l’activité aéroportuaire à l’échelle de la région parisienne, estime toutefois que la priorité doit être donnée à la constitution du grand aéroport d’Orly reléguant Le Bourget à un site de réserve.
Même si le gestionnaire revient sur sa stratégie au regard de l’insuffisance du seul Orly face aux perspectives d’une aviation de masse, l’idée a germé dans l’esprit des planificateurs d’urbaniser les terrains du Bourget.
En 1958, le ministère de la Construction s’entretient avec son homologue des Travaux publics pour envisager le déplacement à terme de la plateforme devenu un véritable obstacle au développement de l’agglomération.
Pour seconder Orly, la piste d’un nouvel aéroport est évoquée, le futur Roissy.
Si un compromis assure le maintien provisoire du Bourget, sa disparition est actée dans le PADOG de 1960 qui destine l’emprise libérée à la création d’un des quatre centres urbains nouveaux de la région[7].
Le programme délimite également un périmètre d’étude pour l’aménagement du futur aéroport Nord de Paris.
Contrant tous les plans, l’aéroport du Bourget a maintenu son activité commerciale et la maintient bien au-delà de l’annonce de la création du futur Roissy, mieux, le site va encore s’étoffer.
C’est d’abord par nécessité que Le Bourget fut conservé, absorbant un trafic exponentiel de passagers en attendant l’ouverture du nouvel Orly en 1961 puis, après cette date, en tant qu’aéroport complémentaire avant la création de Roissy.
C’est également par opportunité que la plateforme reste active, pour sa capacité à intégrer de nouvelles activités en quête de lieux d’implantation : le salon de l’aéronautique en 1953 et la base aéronautique navale venant d’Orly en 1955.
AdP aura en outre favoriser l’installation de nouvelles compagnies et de sociétés de maintenance générant, vers 1960, près de 5000 emplois dont le départ paraît difficilement concevable.
La reconversion vers l’aviation d’affaires
Ces évolutions ont été intégrées par le District de la région parisienne qui révise les intentions du PADOG dans son SDAURP présenté en 1965.
L’emprise reste l’un des « pôles restructurateurs » de la banlieue mais devient « zone de grands équipements et d’activités (…) liées au futur aéroport de Roissy »[8].
Dans cette perspective, en 1971, AdP et la préfecture de région proposent que les terrains du Bourget soient affectés à l’aviation d’affaires et à décollage court lorsque la plateforme sera fermée au trafic international.
Une mutation qui naturellement servira les logiques d’attractivité du Grand Paris et favorisera le développement de nouvelles entreprises de prestations de services tel Dassault Falcon dont on connaît la réussite.
La libération progressive des espaces à partir de l’ouverture de Roissy décide également les Armées à implanter leur musée de l’Air au Bourget.
Le SDAURIF de 1976 confirme ces dernières évolutions.
Le Bourget y est toujours identifié comme l’un des pôles structurants de la banlieue, associant installation aéroportuaire réduite en partie nord, et équipements en partie sud (centre d’exposition, musée).
Ces multiples et longues incertitudes quant au devenir de la plateforme aéroportuaire ont placé les Villes dans l’expectative de décisions de l’administration centrale.
Cette instabilité aura suscité autant de craintes que d’espoirs, peu propices à une vision prospective du développement urbain et obligeant à une adaptation permanente.
Aéroport, urbanisme et développement des territoires
Toutefois les Villes ne limitent pas leur développement, elles le poursuivent pour répondre aux besoins d’une population en plein « boom ».
Ces servitudes cristallisent la contestation des élus d’autant que sont créés de nouvelles zones liées aux nuisances sonores apparues avec l’essor des avions à réaction.
De la contrainte aéroportuaire peut également naître une opportunité.
L’autoroute du Nord n’aurait ainsi probablement pas desservi le territoire sans l’existence de l’aéroport.
Son tracé se calquant en outre sur celui de la zone de bruit intense, il délimite un couloir de servitude qui, bien qu’impropre à l’habitat, est en revanche favorable à l’implantation d’activités à dominante industrielle.
La présence de l’autoroute aura également favorisé la venue d’importants opérateurs de logements.
Dans les années 1960, La Société centrale immobilière de la Caisse des dépôts et consignations réalise ainsi au Blanc-Mesnil, le long de l’axe autoroutier, la cité des Tilleuls.
Autre projet d’anticipation, cette-fois non réalisé, celui des « jardins du Bourget » proposé par la préfecture d’Ile de France en 1976.
Ce projet de vaste parc urbain « ordonnancé à la Française » placé dans le prolongement du parc de La Courneuve intègre bien les orientations du SDAURIF mais fait abstraction du maintien de la zone militaire dont les pistes sont ici remplacées par un large bassin.
La stabilisation des activités
A partir de 1977-1980 les activités de la plateforme se stabilisent.
L’aviation d’affaire, la zone de maintenance, le musée et le centre des expositions sont pérennisés.
Seuls les militaires quittent le site par étapes et jusqu’en 2011.
La loi de 2010 relative au Grand Paris, suivi par l’accord pour la réalisation du Grand Paris Express en 2011, offrent l’occasion aux villes de mieux articuler les activités aéroportuaires avec les enjeux de territoire.
Elles s’associent aux côtés de la préfecture de région pour constituer un pôle métropolitain doté d’un Contrat de développement territorial axé sur l’excellence aéronautique et l’aviation d’affaire.
La future ligne 17 du Grand Paris Express qui desservira l’aéroport est le réel moteur de cette dynamique territoriale.
Ses projets de réaffectation d’anciennes emprises militaires, de programmes de logements, et d’ouvrages de franchissement, permettront en outre de créer des continuités urbaines sur un secteur jusqu’alors très décousu par la présence de l’aéroport.
histoire du Bourget
Les grandes plateformes françaises et leur rôle régional
Les dix premiers aéroports de France en termes de trafic passagers forment un réseau essentiel pour les déplacements nationaux et internationaux.
L'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle occupe la première place avec son statut de hub international majeur.
Juste derrière arrive l’aéroport d’Orly, qui est également crucial pour la région parisienne.
Nice-Côte d'Azur, Lyon-Saint-Exupéry et Marseille-Provence complètent le top cinq.
Toulouse-Blagnac, Bordeaux-Mérignac, Nantes Atlantique, Beauvais-Tillé et Montpellier Méditérranée forment le reste du classement, o... mais aussi des plateformes régionales, insulaires et ultramarines.
Bâle-Mulhouse, Toulouse, Nantes, Paris-Beauvais et Bordeaux structurent l’essentiel du trafic régional.
Classement éditorial 2025 : chiffres passagers arrondis ou exacts selon publications publiques ADP, DGAC/tendanCiel, UAF et sites aéroportuaires.
Les chiffres peuvent varier selon le périmètre retenu : passagers commerciaux, transit, aéroport binational ou territoire ultramarin.
| Aéroport | Rôle principal | Repère de trafic indiqué |
|---|---|---|
| Paris-Charles de Gaulle | Hub international majeur | Plus de 70 millions de passagers par an |
| Paris-Orly | Liaisons nationales et ultramarines | Premier plan régional |
| Nice Côte d’Azur | Tourisme et liaisons internationales | Près de 15 millions de voyageurs annuels (2024) |
| Marseille-Provence | Échanges européens, méditerranéens et africains | Dépassant 11 millions de voyageurs par an en 2024 |
| Lyon-Saint Exupéry | Carrefour pour l’est et le sud-est | Plus de 10 millions de passagers annuels |
| Toulouse-Blagnac | Industrie aéronautique, passagers et fret | Près de 8 millions de passagers annuels |
| Bordeaux-Mérignac | Connexion entre l’Atlantique et l’Europe | 6,6 millions de passagers en 2024 |
| Montpellier Méditerranée | Tourisme et liaisons régionales | 1,8 millions de passagers en 2024 |
| Perpignan-Rivesaltes | Aéroport historique de l’aéropostale | 500 000 passagers en 2024 |
| EuroAirport Bâle-Mulhouse | Desserte trinationale | Près de 9 millions de passagers en 2024 |
Paris-Charles de Gaulle
Paris-Charles de Gaulle est le principal aéroport français pour le trafic passagers, les correspondances internationales et les vols long-courriers.
Au nord-est de Paris, l’aéroport Paris Charles de Gaulle (Roissy CDG) s’impose depuis son inauguration en 1974 comme la première porte d’entrée aérienne du pays et le deuxième en Europe * après Heathrow au Royaume-Uni.
Construit pour accompagner le développement du trafic aérien national et désengorger l’aéroport d’Orly, Roissy CDG symbolise la modernité avec son terminal 1 circulaire, unique en son genre à l’époque.
Avec aujourd’hui un trafic de plus de 70 millions de passagers par an, il irrigue tous les continents grâce à plus d’une centaine de compagnies internationales.
Plateforme de correspondance majeure, l’aéroport de Paris Roissy CDG joue un rôle déterminant dans l’économie locale et nationale.
L'aéroport Charles de Gaulle à Paris est situé à environ 23 kilomètres au nord-est de Paris et dispose de trois terminaux principaux, construits entre 1974 et 2007.
Sa capacité de transport de passagers est officiellement d'environ 72 millions de passagers par an, un chiffre qui était déjà légèrement dépassé avant la pandémie de COVID-19.
On s'attend à ce que la limite de capacité soit encore dépassée dans les années à venir.
Dans ce contexte, le véritable problème n'est pas tant le traitement des passagers et des bagages que l'espace disponible dans l'espace aérien.
Seule une technologie moderne permet de coordonner les mouvements aériens de manière à éviter une densité excessive.
Au sol, CDG est cependant souvent critiqué pour les longs temps d'attente et les distances entre les terminaux.
Paris-Orly
Paris-Orly, situé au sud de la capitale, s’enracine dans l’histoire de l’aviation dès les années 1950 avec le transfert des activités d’Air France en 1952 depuis Le Bourget.
Longtemps principal aéroport de la région parisienne, Orly conserve un statut de premier plan notamment pour les liaisons nationales et ultramarines.
Il accueille la majorité des vols réguliers vers les DOM-TOM, tout en voyant son trafic international se diversifier ces dernières années.
Les rénovations régulières au fil des années des terminaux confortent sa diversification et son adaptation à l’évolution de la demande passagers.
Le réseau régional et les vieilles villes
La France s’est dotée, siècle après siècle, d’infrastructures aéroportuaires reflétant ses ambitions politiques, économiques et sociales.
D’un réseau dense, orienté d’abord par la centralité parisienne, la géographie a évolué vers la complémentarité régionale et l’ouverture européenne.
Après l’Île-de-France, la côte d’Azur dispose des 3 et 4e aéroport de France en nombre de passagers autour des 2 pôles urbains de la région, Nice et Marseille.
L’Occitanie dispose de 2 aéroports avec plus de 100 000 passagers annuels, l’un au cœur historique de l’avionneur Airbus, l’autre à proximité de la côté méditerranéenne.
Auvergne-Rhône-Alpes : innovation et transversalité
Grand-Ouest : croissance et ouverture
Du Pays-Basque à la Bretagne, la côte Atlantique dénombre plusieurs aéroports au trafic variable selon la situation et les saisons.
Grand-Est : frontières et mixité
Corse : entre continent et Île de beauté
Outre-mer : ponts aériens essentiels
Depuis l’Hexagone Paris-Orly et Paris-CDG se révèlent des plaques tournantes pour relier la métropole à la Corse et les territoires d’Outre-mer.
Des villes comme Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes proposent régulièrement des vols directs vers la Corse, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion ou la Guyane, adaptant leur offre selon les saisons et la demande.
Compagnies aériennes et choix du vol
Le secteur aérien français est l'un des plus actifs d'Europe, soutenu par un réseau dense d'aéroports et une présence tout aussi forte de compagnies aériennes nationales et internationales.
La France étant l'un des pays les plus visités au monde, le tourisme y joue un rôle particulier.
Les principales compagnies aériennes en France sont Air France, EasyJet France et Ryanair DAC.
Air France est de loin la plus grande compagnie aérienne nationale, qui est également l'une des plus grandes au monde.
Fondée en 1933, elle a son siège à l'aéroport Charles de Gaulle de Paris.
Air France exploite un vaste réseau de lignes nationales et internationales et propose des vols passagers et fret.
En 2004, Air France a fusionné avec la compagnie aérienne néerlandaise KLM pour former l'un des plus grands groupes aériens au monde, le groupe Air France-KLM.
Cette fusion, l'une des premières du genre dans le secteur du transport aérien, a créé un partenariat dans lequel les deux marques ont conservé leur indépendance opérationnelle, mais opèrent sous une direction commune.
Elles partagent des ressources, coordonnent les horaires de vol et offrent des avantages à leurs clients grâce à des programmes de fidélité communs.
Une autre compagnie aérienne est EasyJet France, une filiale de la compagnie britannique EasyJet.
Elle dessert principalement des destinations européennes et est connue pour ses tarifs avantageux.
EasyJet, compagnie à bas coût britannique, propose des vols abordables à travers toute l'Europe.
Fondée en 1995, elle a révolutionné le voyage en proposant des tarifs compétitifs tout en maintenant des normes de sécurité élevées.
Avec une flotte moderne et un réseau étendu, la compagnie low-cost rend le voyage accessible à tous.
Transavia France est une compagnie aérienne à bas coût filiale du groupe Air France.
Avec une approche économique, elle offre une gamme de destinations européennes à des tarifs abordables.
Volotea s’est vite imposée comme l’un des acteurs majeurs du marché aérien low-cost en Europe.
Depuis quelques années, elle développe ses lignes aériennes notamment en France et propose des vols au départ de 23 aéroports français.
Ryanair, compagnie aérienne irlandaise, est un leader des vols à bas prix en Europe.
Air Corsica dessert principalement des destinations en Corse et dans le sud de la France.
Services utiles pour préparer une escapade en vieille ville
Grâce à notre programme de vols dynamique, mettant en avant les vols directs, trouvez facilement le vol qui vous intéresse au départ de votre aéroport.
Nous vous donnons aussi le choix entre des centaines de compagnies aériennes y compris les compagnies low-cost.
Comparez et réservez des hôtels, des voitures de location et des parkings à proximité de votre aéroport de départ.
Aéroports Voyages est un site de réservation fluide, sans publicité intrusive, avec des options de paiement variées et sécurisées.
Les prix sont transparents et sans surprise.
Réserver un billet d’avion
Nous vous proposons un service de réservation de billets d'avion multi-trajets et multi-compagnies aériennes.
Nous privilégions les vols directs pour réduire l'empreinte carbone, autant que possible.
Vous pouvez opter pour des assurances voyages et des assurances annulation à des tarifs très compétitifs pour partir en toute sérénité.
Réserver un hôtel
Faites votre choix parmi des milliers d'hébergements partout dans le monde.
Hôtels luxueux, chaines, maison d’hôtes, vous avez le choix et bénéficiez des services des spécialistes du domaine.
Louer une voiture
Avec notre moteur de recherche et de réservation, nous vous proposons un large choix de loueurs partout dans le monde.
Réserver une place de parking
Trouvez et réservez facilement et en toute sécurité votre place de parking au meilleur prix, au départ de votre aéroport.
Formalités et guide des destinations
Le guide des destinations Aéroports Voyages a à cœur de vous inspirer et vous informer pour vos vacances.
Pour cela, nous avons créé un guide des destinations sous la forme de pages pays, territoires et villes.
Nous listons les principales activités à faire et points d'intérêts pour chaque destination.
Nous détaillons aussi les formalités administratives nécessaires pour vous permettre de préparer votre départ sereinement (passeport, carte nationale d'identité, visa, ESTA...).
Évolution et enjeux du réseau aéroportuaire
Aujourd’hui, les défis s’accumulent : transition énergétique, hausse de la concurrence ferroviaire, adaptation à la demande, enjeux sanitaires, sécuritaires et environnementaux.
La loi de 2010 relative au Grand Paris, suivi par l’accord pour la réalisation du Grand Paris Express en 2011, offrent l’occasion aux villes de mieux articuler les activités aéroportuaires avec les enjeux de territoire.
La future ligne 17 du Grand Paris Express qui desservira l’aéroport est le réel moteur de cette dynamique territoriale.
La présence d’un aéroport peut donc transformer durablement la physionomie d’une ville : elle influence les déplacements, les activités économiques, les logements, les nuisances sonores et les possibilités d’aménagement.
Les aéroports régionaux peuvent en même temps renforcer l’attractivité des vieilles villes de province en facilitant les vols directs, les séjours courts et les échanges européens.